Aller au contenu

Notes du thĂšme

Mots-clĂ©s principaux et transversaux 🌟

Page 155 sur 198

Confort de lecture

Aa

EMV 172 · Tome 3, p. 104-115

L’Evangile tel qu'il m'a Ă©tĂ© rĂ©vĂ©lĂ©

Voir dans son contexte

Détail

JĂ©sus parle du serment, du jeĂ»ne et de la priĂšre. Dans son sermon, il s'arrĂȘte sur la difficultĂ© de l'homme Ă  ĂȘtre honnĂȘte et sur ses faux-serments : trop souvent, l'homme est parjure, et celui qui exige un serment n'a lui-mĂȘme pas grande confiance envers le prochain. Quand on prononce un serment et qu'on jure quelque chose, en invoquant ce qui nous est le plus cher, on trompe notre prochain : on est voleur, sacrilĂšge, traĂźtre et homicide. Or, on ne trompe pas Dieu qui est la VĂ©ritĂ© mĂȘme. JĂ©sus encourage donc les hommes Ă  ne pas prononcer de faux serments, comme dans l'Evangile, et il enjoint autrui Ă  ne pas jurer sur les dĂ©funts, si sur la tĂȘte de notre famille, ni sur notre corps, qui appartient Ă  Dieu. Que notre oui soit un oui et un non soit un non.

Ensuite, le Christ insiste sur la priĂšre dite avec le coeur, oĂč on cherche Ă  ne pas se faire remarquer et oĂč on n'est pas envahi par les scrupules. Il faut cesser de compter le nombre d'heures oĂč on est en priĂšre : c'est moins les priĂšres sans Ăąme qui comptent que les actions et les paroles dites avec amour. JĂ©sus dĂ©clare ainsi qu'on peut tout faire en priant : qu'il s'agisse de rĂ©aliser un pain ou de faire notre travail, tant qu'on cherche Ă  aimer en tout. Il faut aussi ne pas avoir peur de demander car Dieu est un PĂšre qui veille sur nous et sur nos besoins.

Puis le Maßtre explique pourquoi Dieu peut ne pas exaucer notre priÚre. En effet, il peut nous refuser une grùce parce que cela nous ferait du mal à l'avenir. Parfois, donc, Dieu dit : "Je ne peux pas", parce que dans sa Sagesse, il voit que telle grùce, qui nous semble bonne maintenant, serait néfaste pour nous ensuite.

Enfin, JĂ©sus applique ce qu'il dit sur la priĂšre au jeĂ»ne : on ne doit pas s'afficher en public ni s'attrister, mais ĂȘtre joyeux et faire comme si on avait bien mangĂ©. Cacher cet jeĂ»ne aux autres sera un acte d'hĂ©roĂŻsme et Dieu nous rĂ©compensera de ne pas chercher les Ă©loges des hommes. De plus, celui qui fait un jeĂ»ne par amour se nourrit d'amour.

Le Sauveur renvoie alors les gens qui écoutent et accueillent deux pauvres. L'un est Ismaël, un homme rejeté par sa fille qui veut faire sa derniÚre Pùques ; l'autre est femme du nom de Sarath qui est malade. Il guérit cette derniÚre et Jésus lui demande de veiller sur le vieillard. Le Christ interroge ensuite Simon le Zélote pour savoir s'il peut les confier à Lazare, puisqu'ils sont deux pauvres qui n'ont rien, et celui-ci le lui garantit. L'épisode se finit sur la scÚne du vieillard heureux d'adopter une nouvelle fille et de trouver un nouveau protecteur.

EMV 172.1-9 · Tome 3, p. 104-112

L’Evangile tel qu'il m'a Ă©tĂ© rĂ©vĂ©lĂ©

Voir dans son contexte

Citation

172.1 Le sermon sur la montagne continue.

Au mĂȘme endroit et Ă  la mĂȘme heure. La foule est la mĂȘme – Ă  l’exception du Romain –, peut-ĂȘtre mĂȘme encore plus nombreuse car il y en a jusqu’au dĂ©but des sentiers qui descendent vers la vallĂ©e.

Jésus parle :

« Une des erreurs frĂ©quentes chez l’homme, c’est le manque d’honnĂȘtetĂ©, mĂȘme envers lui-mĂȘme. Comme l’homme a du mal Ă  ĂȘtre sincĂšre et honnĂȘte, il s’est façonnĂ© un mors pour s’obliger Ă  suivre la voie qu’il a dĂ©cidĂ©e. C’est d’ailleurs un mors que, tel un cheval indomptĂ©, il change facilement de place pour modifier Ă  son grĂ© sa marche, ou qu’il enlĂšve complĂštement, agissant Ă  sa fantaisie sans plus se soucier des reproches qu’il peut recevoir de Dieu, des hommes et de sa propre conscience. Ce mors, c’est le serment. Mais le serment n’est pas nĂ©cessaire entre gens honnĂȘtes, et Dieu, en ce qui le concerne, ne vous l’a pas enseignĂ©. Bien au contraire, il vous a fait dire : “ Ne portez pas de faux tĂ©moignages ” sans rien ajouter d’autre. Car l’homme devrait ĂȘtre franc sans qu’il soit besoin d’autre chose que de la fidĂ©litĂ© Ă  sa parole.

Quand le DeutĂ©ronome parle des vƓux, mĂȘme des vƓux venant d’un cƓur qui se croit liĂ© Ă  Dieu ou par sentiment de besoin ou par sentiment de reconnaissance, il dit : “ Ce qui sort de ta bouche, tiens-le, et exĂ©cute le vƓu que tu as fait volontairement Ă  YahvĂ© ton Dieu, de ta propre bouche. ” On parle toujours de parole donnĂ©e, sans autre chose que la parole.

Se sentir le besoin de faire un serment prouve que l’on n’est pas sĂ»r de soi ni de l’opinion des autres sur soi. Et celui qui exige un serment se dĂ©fie de la sincĂ©ritĂ© et de l’honnĂȘtetĂ© de celui qui le prononce. Comme vous le voyez, cette habitude du serment est une consĂ©quence de la malhonnĂȘtetĂ© de l’homme. Et c’est une honte pour l’homme. Une double honte, mĂȘme, car l’homme n’est mĂȘme pas fidĂšle Ă  cette chose honteuse qu’est le serment : se moquant de Dieu avec la mĂȘme facilitĂ© qu’il se moque du prochain, il arrive Ă  se parjurer avec la plus grande assurance et dans la plus grande tranquillitĂ© d’esprit.

172.2 Peut-il y avoir un ĂȘtre plus abject que le parjure ? Il utilise souvent une formule sacrĂ©e – donc demande la complicitĂ© et la garantie de Dieu – ou bien il invoque ce qui lui est le plus cher : son pĂšre, sa mĂšre, son Ă©pouse, ses enfants, ses dĂ©funts, sa vie mĂȘme et ses organes les plus prĂ©cieux, qu’il appelle Ă  l’appui de ses mensonges. Il amĂšne ainsi son prochain Ă  se fier Ă  lui. Il le trompe donc. C’est un sacrilĂšge, un voleur, un traĂźtre, un homicide. De qui ? Mais de Dieu, puisqu’il mĂȘle la VĂ©ritĂ© Ă  l’infamie de ses mensonges et le bafoue en le bravant : “ Frappe-moi, dĂ©mens-moi si tu peux. Tu es lĂ -bas, moi je suis ici et je m’en ris. ”

Oh oui ! Riez, riez bien, vous les menteurs et les railleurs ! Mais viendra le moment oĂč vous ne rirez plus, quand Celui Ă  qui est remis tout pouvoir vous apparaĂźtra, majestueux et terrible ; par son seul aspect il vous terrifiera et vous foudroiera de son seul regard, avant mĂȘme que sa voix ne vous prĂ©cipite vers votre destin Ă©ternel en vous marquant de sa malĂ©diction.

C’est un voleur, parce qu’il s’approprie une estime qu’il ne mĂ©rite pas. EbranlĂ© par son serment, son prochain la lui accorde et ce serpent s’en fait un ornement en se montrant pour ce qu’il n’est pas. C’est un traĂźtre, car par son serment il promet quelque chose qu’il ne veut pas tenir. C’est un homicide parce que, soit il dĂ©truit l’honneur de son semblable en lui ĂŽtant par son faux serment l’estime du prochain, soit il tue sa propre Ăąme, car le parjure est un pĂ©cheur abject aux yeux de Dieu qui voit la vĂ©ritĂ© mĂȘme si personne d’autre ne la voit. On ne trompe pas Dieu par des paroles menteuses ni par une conduite hypocrite. Lui, il voit. Pas un seul instant, il ne perd chacun de vue. Il n’est pas de forteresse assez bien gardĂ©e ni de souterrain assez profond oĂč ne puisse pĂ©nĂ©trer son regard. MĂȘme dans votre intĂ©rieur, la forteresse que chaque homme a autour de son cƓur, Dieu entre. Et il ne vous juge pas sur vos serments mais sur vos actes.

172.3 VoilĂ  pourquoi je substitue un autre ordre Ă  celui qui vous a Ă©tĂ© donnĂ©, quand le serment fut mis en usage pour mettre un frein au mensonge et Ă  la facilitĂ© de manquer Ă  la parole donnĂ©e. Je ne dis pas comme les anciens : “ Ne vous parjurez pas, mais soyez fidĂšles Ă  vos serments ”, mais : “ Ne faites jamais de serments. ” Ni au nom du Ciel qui est le trĂŽne de Dieu, ni par la terre qui est l’escabeau de ses pieds, ni par JĂ©rusalem et son Temple qui sont la citĂ© du grand Roi et la maison du Seigneur notre Dieu.

Ne jurez pas sur les tombes des trĂ©passĂ©s ni sur leurs Ăąmes. Les tombes sont pleines des restes de ce qui est infĂ©rieur dans l’homme et de ce qui lui est commun avec les animaux. Laissez les Ăąmes dans leurs demeures. Faites qu’elles ne souffrent pas et ne soient pas horrifiĂ©es s’il s’agit des Ăąmes de justes qui sont dĂ©jĂ  dans une prĂ©connaissance de Dieu. Et parce qu’il s’agit d’une prĂ©connaissance – c’est-Ă -dire une connaissance partielle car jusqu’au moment de la RĂ©demption ils ne possĂ©deront pas Dieu dans la plĂ©nitude de sa splendeur –, ils ne peuvent pas ne pas souffrir de vous voir pĂ©cheurs. Et, s’ils ne sont pas justes, n’augmentez pas leur tourment en leur rappelant leur pĂ©chĂ© par le vĂŽtre. Laissez les morts saints dans la paix et ceux qui ne le sont pas dans leur peine. N’enlevez rien aux premiers, n’ajoutez rien aux seconds. Pourquoi faire appel aux morts ? Ils ne peuvent parler. Les saints parce que la charitĂ© le leur dĂ©fend : ils devraient trop souvent vous dĂ©mentir. Les damnĂ©s parce que l’enfer n’ouvre pas ses portes et que les damnĂ©s n’ouvrent la bouche que pour maudire, et parce que toute voix est Ă©touffĂ©e par la haine de Satan et des satans – car les damnĂ©s sont des satans.

Ne jurez pas sur la tĂȘte de votre pĂšre ou de votre mĂšre, ni sur celle de votre femme ou de vos enfants innocents. Vous n’en avez pas le droit. Seraient-ils donc de l’argent ou une marchandise ? Seraient-ils une signature sur un papier ? Ils sont Ă  la fois plus et moins que cela. Ils sont le sang et la chair de ton sang, homme, mais ce sont aussi des crĂ©atures libres et tu ne peux t’en servir comme des esclaves pour garantir un faux que tu as fait. Et ils sont moins que ta propre signature car tu es intelligent, libre et adulte et non pas un interdit ou un enfant qui n’est pas au courant de ce qui se fait et doit donc ĂȘtre reprĂ©sentĂ© par ses parents. Tu es ce que tu es : un homme douĂ© de raison, par consĂ©quent tu es responsable de tes actes et tu dois agir par toi-mĂȘme, en garantissant tes actes et tes paroles par ton honnĂȘtetĂ© et ta sincĂ©ritĂ© personnelles, l’estime que tu as su toi-mĂȘme Ă©veiller chez autrui, et non pas l’honnĂȘtetĂ©, la sincĂ©ritĂ© de tes parents et l’estime qu’ils ont su inspirer. Les pĂšres sont-ils responsables de leurs enfants ? Oui, tant qu’ils sont mineurs. Ensuite, chacun est responsable de lui-mĂȘme. Les enfants des justes ne sont pas toujours des justes, et une femme sainte n’est pas toujours mariĂ©e Ă  un homme saint. Alors pourquoi fonder votre garantie sur la justice de votre conjoint ? Pareillement, des enfants saints peuvent naĂźtre d’un pĂ©cheur ; tant qu’ils sont innocents, ils sont tous saints. Alors pourquoi invoquer un ĂȘtre pur comme garantie de cet acte impur qu’est le serment qu’on n’a pas l’intention de tenir ?

Ne jurez pas non plus sur votre tĂȘte, sur vos yeux, votre langue et vos mains. Vous n’en avez pas le droit. Tout ce que vous avez appartient Ă  Dieu. Vous n’ĂȘtes que les gardiens temporaires, les banquiers des trĂ©sors moraux ou matĂ©riels que Dieu vous a accordĂ©s. Dans ce cas, pourquoi disposer de ce qui n’est pas Ă  vous ? Pouvez-vous ajouter un seul cheveu Ă  votre tĂȘte ou en changer la couleur ? Et, si cela vous est impossible, pourquoi garantir votre serment par votre vue, votre parole, la libertĂ© de vos membres ? Ne bravez pas Dieu. Il pourrait vous prendre au mot et assĂ©cher vos yeux, de mĂȘme qu’il peut rendre secs les arbres de vos vergers, vous enlever vos enfants ou vous arracher vos maisons, pour vous rappeler que le Seigneur, c’est lui, et vous ses sujets, et que maudit est celui qui s’idolĂątre au point de se considĂ©rer comme supĂ©rieur Ă  Dieu en le bravant par le mensonge.

172.4 Que votre oui soit oui, que votre non soit non, rien de plus. Tout ce que vous y ajoutez vous est suggĂ©rĂ© par le Malin, qui se gausse ensuite de vous car, comme vous ne pouvez tout retenir, vous tombez dans le mensonge, si bien qu’on vous bafoue et vous vous faites une rĂ©putation de menteurs.

De la sincĂ©ritĂ©, mes enfants, en parole comme dans la priĂšre. Ne faites pas comme les hypocrites quand ils prient : ils aiment Ă  rester debout dans les synagogues ou aux coins des places, bien en vue des hommes, pour ĂȘtre louĂ©s comme hommes pieux et justes ; mais quand ils sont en famille, ils offensent Dieu et leur prochain. Ne voyez-vous pas, Ă  la rĂ©flexion, que c’est lĂ  une sorte de parjure ? pourquoi vouloir soutenir ce qui n’est pas vrai dans le seul but de conquĂ©rir une estime que vous ne mĂ©ritez pas ? La priĂšre hypocrite vise Ă  prĂ©tendre : “ En vĂ©ritĂ©, moi, je suis un saint. Je le jure aux yeux de ceux qui me voient prier et ne peuvent nier qu’ils me le voient faire. ” La priĂšre faite dans cette intention n’est qu’un voile dont on recouvre une duplicitĂ© rĂ©elle, et elle devient blasphĂšme.

Laissez Ă  Dieu le soin de vous proclamer saints, et agissez de telle sorte que toute votre vie crie pour vous : “ Voici un serviteur de Dieu. ” Mais vous, par charitĂ© pour vous-mĂȘmes, gardez le silence. PoussĂ©s par l’orgueil, ne faites pas de votre langue un objet de scandale aux yeux des anges. Il vaudrait mieux devenir muets Ă  l’instant, si vous n’avez pas la force de commander Ă  votre orgueil et Ă  votre langue qui vous poussent Ă  vous proclamer vous-mĂȘmes justes et agrĂ©ables Ă  Dieu. Laissez aux hommes orgueilleux et faux cette pauvre gloire ! Laissez-leur cette rĂ©compense Ă©phĂ©mĂšre. Pauvre rĂ©compense ! Mais c’est celle qu’ils veulent et ils n’en auront pas d’autre, car ils ne peuvent en avoir qu’une : soit la vraie rĂ©compense qui vient du Ciel et qui est Ă©ternelle et juste, soit cette fausse rĂ©compense qui vient de la terre et dure autant que la vie de l’homme – sinon moins – ; mais comme elle est injuste, il faut ensuite la payer, aprĂšs la vie, par une trĂšs mortifiante punition.

172.5 Ecoutez comment vous devez prier : par vos lĂšvres, par votre travail, par tout votre ĂȘtre, sous l’impulsion d’un cƓur qui aime Dieu, oui, en voyant en lui un PĂšre, mais qui se souvient Ă©galement qu’il est le CrĂ©ateur et vous-mĂȘme une crĂ©ature, et qui se garde toujours avec un respectueux amour en prĂ©sence de Dieu, qu’il prie ou s’occupe d’affaires, qu’il marche ou se repose, qu’il reçoive un salaire ou en fasse bĂ©nĂ©ficier un autre.

Sous l’impulsion du cƓur, ai-je dit. C’est la qualitĂ© premiĂšre et essentielle, car tout vient du cƓur. La pensĂ©e, la parole, le regard, les actes sont le reflet du cƓur. C’est de son cƓur que le juste tire le bien, et plus il en tire, plus il en trouve, car le bien que l’on fait donne naissance Ă  un bien nouveau. C’est comme le sang qui se renouvelle dans le circuit des veines et revient au cƓur, toujours enrichi d’élĂ©ments nouveaux venant de l’oxygĂšne qu’il a absorbĂ© ou des sucs des aliments qu’il a assimilĂ©s. L’homme pervers, au contraire, ne peut tirer de son cƓur tĂ©nĂ©breux, rempli de mensonges et de poison, que mensonges et poison qui se dĂ©veloppent toujours plus, fortifiĂ©s qu’ils sont par les fautes qu’ils accumulent comme s’accumulent sur l’homme bon les bĂ©nĂ©dictions de Dieu. Croyez bien, en effet, que c’est le trop-plein du cƓur qui dĂ©borde des lĂšvres et se rĂ©vĂšle dans les actes.

Faites-vous un cƓur humble et pur, confiant, sincĂšre. Aimez Dieu de l’amour pudique d’une vierge pour son Ă©poux. En vĂ©ritĂ©, je vous dis que toute Ăąme est une vierge, mariĂ©e Ă  l’éternel Aimant, Ă  notre Seigneur Dieu. Cette terre est le temps des fiançailles dont l’ange donnĂ© Ă  tout homme comme gardien est le paranymphe spirituel ; toutes les heures, toutes les contingences de la vie, sont autant de servantes qui prĂ©parent le trousseau nuptial. L’heure de la mort, c’est l’heure de l’accomplissement des noces : c’est Ă  ce moment-lĂ  que viennent la connaissance, l’étreinte, la fusion, et, parĂ©e de son vĂȘtement d’épouse accomplie, l’ñme peut enlever son voile et se jeter dans les bras de son Dieu sans que cet amour de l’Epoux puisse scandaliser les autres.

Mais, pour le moment, vous ĂȘtes encore des Ăąmes sacrifiĂ©es dans les liens des fiançailles avec Dieu. Quand vous voulez parler Ă  l’Epoux, entrez dans la paix de votre demeure et surtout dans la paix de votre demeure intĂ©rieure ; tel un ange de chair assistĂ© par votre ange gardien, adressez-vous alors au Roi des anges. Laissez dehors tout ce qui appartient au monde : la manie de vous faire remarquer et celle d’édifier, les scrupules des longues priĂšres pleines de paroles, monotones, tiĂšdes et sans amour.

172.6 Pour l’amour de Dieu ! DĂ©barrassez-vous de l’habitude de mesurer votre temps de priĂšre. En vĂ©ritĂ©, certaines personnes passent de nombreuses heures en un monologue que seules les lĂšvres prononcent. C’est un vrai soliloque car l’ange gardien lui-mĂȘme n’écoute pas, tant c’est une rumeur vaine Ă  laquelle il essaie de remĂ©dier en se plongeant dans une ardente oraison pour le sot dont il a la garde. En vĂ©ritĂ©, certains n’emploieraient pas ces heures d’une autre maniĂšre, mĂȘme si Dieu apparaissait pour leur dire : “ Le salut du monde exige que vous abandonniez ce bavardage sans Ăąme pour aller en toute simplicitĂ© puiser de l’eau Ă  un puits et arroser le sol par amour pour moi et pour vos semblables. ” En vĂ©ritĂ©, il y a des personnes qui croient leur monologue plus important que l’accueil courtois d’un visiteur ou le secours charitable apportĂ© Ă  un nĂ©cessiteux. Ces Ăąmes sont tombĂ©es dans l’idolĂątrie de la priĂšre.

La priĂšre est un acte d’amour. On peut aimer aussi bien en faisant le pain qu’en priant, en assistant un malade qu’en mĂ©ditant, en vaquant Ă  ses tĂąches mĂ©nagĂšres qu’en faisant un pĂšlerinage au Temple, en sacrifiant jusqu’à nos justes dĂ©sirs de nous recueillir dans le Seigneur qu’en sacrifiant un agneau. Il suffit d’imprĂ©gner d’amour tout son ĂȘtre et toute son activitĂ©. N’ayez pas peur ! Le PĂšre voit. Le PĂšre comprend. Le PĂšre Ă©coute. Le PĂšre accorde ce qu’il faut. Que de grĂąces n’accorde-t-il pas pour un seul soupir d’amour vrai, parfait ! Quelle abondance de grĂąces pour un sacrifice intime fait avec amour ! Ne ressemblez pas aux paĂŻens. Dieu n’a pas besoin que vous lui disiez ce qu’il doit faire devant vos besoins. Cela, les paĂŻens peuvent le dire Ă  leurs idoles qui ne peuvent entendre. Mais n’agissez pas ainsi avec Dieu, avec le Dieu vrai, spirituel, qui n’est pas seulement Dieu et Roi, mais qui est aussi votre PĂšre et qui sait, avant mĂȘme que vous ne le lui demandiez, ce dont vous avez besoin.

172.7 Demandez et l’on vous donnera. Cherchez et vous trouverez. Frappez et l’on vous ouvrira. Car quiconque demande reçoit, qui cherche trouve et qui frappe Ă  la porte la voit s’ouvrir. Quand un enfant vous tend sa petite main en disant : “ PĂšre, j’ai faim ”, lui donnez-vous une pierre ? Lui donnez-vous un serpent s’il demande un poisson ? Non, au contraire : au pain et au poisson vous ajoutez une caresse et une bĂ©nĂ©diction, car il est doux Ă  un pĂšre de nourrir son enfant et de le voir sourire de bonheur. Si donc vous, dont le cƓur est imparfait, vous savez donner de bonnes choses Ă  vos enfants par le seul amour naturel que l’animal aussi Ă©prouve pour ses petits, combien plus votre PĂšre qui est dans les Cieux accordera-t-il, Ă  ceux qui le lui demandent, ce qui est bon et nĂ©cessaire pour leur bien. N’ayez pas peur de demander et n’ayez pas peur de ne pas obtenir !

Je vous mets nĂ©anmoins en garde contre une erreur dans laquelle on tombe facilement : n’imitez pas ceux dont la foi et l’amour sont faibles, les paĂŻens de la vraie religion. En effet, parmi les croyants, il y a des paĂŻens dont la pauvre religion est un enchevĂȘtrement de superstitions et de foi, un Ă©difice chancelant, envahi par des plantes parasites de toute espĂšce, au point de s’effriter et de tomber en ruine. Ces gens faibles et paĂŻens sentent mourir leur foi s’ils ne se voient pas exaucĂ©s.

Vous, vous n’avez pas peur de demander. Et cela vous paraĂźt juste. En effet, obtenir cette grĂące ne serait pas inutile Ă  tel moment prĂ©cis. Mais la vie ne se termine pas Ă  ce moment-lĂ . Et ce qui est bien aujourd’hui pourrait ne pas l’ĂȘtre demain. Cela, vous l’ignorez, puisque vous ne connaissez que le moment prĂ©sent et c’est encore une grĂące de Dieu. Mais Dieu connaĂźt aussi l’avenir. Il arrive donc souvent que, pour vous Ă©pargner une peine plus grande, il laisse une priĂšre non exaucĂ©e.

Pendant mon annĂ©e de vie publique, plus d’une fois j’ai entendu des cƓurs qui gĂ©missaient : “ Combien j’ai souffert alors, quand Dieu ne m’a pas Ă©coutĂ©. Mais maintenant je dis : ‘ Cela valait mieux, car cette grĂące m’aurait empĂȘchĂ© d’arriver Ă  cette heure de Dieu. ’ ” J’en ai entendu d’autres dire – et me dire – : “ Pourquoi, Seigneur, ne m’exauces-tu pas ? Tu l’accordes aux autres mais pas Ă  moi ! ” Bien que j’aie souffert de voir souffrir, j’ai pourtant dĂ» rĂ©pondre : “ Je ne le peux pas ”, car les exaucer aurait signifiĂ© entraver leur vol vers la vie parfaite. Il arrive aussi que le PĂšre dise : “ Je ne le peux pas. ” Ce n’est pas qu’il ne puisse accomplir l’acte immĂ©diat. Mais il s’y refuse parce qu’il en connaĂźt les consĂ©quences futures.

Ecoutez : un jeune enfant souffre des intestins. Sa mĂšre appelle le mĂ©decin et le mĂ©decin dit : “ Pour qu’il guĂ©risse, il lui faut une diĂšte absolue. ” L’enfant pleure, crie, supplie, paraĂźt s’affaiblir. La mĂšre, toujours pleine de pitiĂ©, unit ses lamentations Ă  celles de son fils. Cette interdiction absolue lui semble ĂȘtre de la duretĂ© de la part du mĂ©decin. Elle pense que ce jeĂ»ne et ces larmes peuvent nuire Ă  son enfant. Mais le mĂ©decin reste inexorable. A la fin, il lui dit : “ Femme, moi je sais, toi tu ne sais pas. Veux-tu perdre ton enfant ou veux-tu que je le sauve ? ” La mĂšre crie : “ Je veux qu’il vive ! ” “ Dans ce cas, poursuit le mĂ©decin, je ne peux autoriser de nourriture. Ce serait sa mort. ” C’est ainsi que, parfois, le PĂšre parle. Vous, en mĂšres pleines de pitiĂ© pour votre moi, vous ne voulez pas l’entendre pleurer parce qu’on vous refuse une grĂące. Mais Dieu dit : “ Je ne le peux pas. Ce serait mauvais pour toi. ” Un jour viendra – si ce n’est l’éternitĂ© – oĂč on en viendra Ă  dire : “ Merci, mon Dieu, de ne pas avoir Ă©coutĂ© ma sotte demande ! ”

172.8 Ce que j’ai dit pour la priĂšre, je le dis pour le jeĂ»ne. Quand vous jeĂ»nez, ne prenez pas un air triste comme le font les hypocrites qui intentionnellement affectent d’ĂȘtre Ă©puisĂ©s pour que le monde sache et croie qu’ils jeĂ»nent, mĂȘme si ce n’est pas vrai. Eux aussi ont dĂ©jĂ  obtenu leur rĂ©compense avec les Ă©loges du monde, et ils n’en auront pas d’autre. Mais vous, quand vous jeĂ»nez, ayez l’air gai, lavez-vous le visage Ă  plusieurs eaux pour qu’il paraisse frais et lisse, oignez-vous la barbe et parfumez vos cheveux, ayez sur les lĂšvres le sourire de quelqu’un qui a bien dĂ©jeunĂ©. En vĂ©ritĂ©, que ce ne soit pas tant la nourriture que l’amour qui vous soutienne ! L’homme qui jeĂ»ne par amour se nourrit d’amour. En vĂ©ritĂ©, je vous dis que le monde aura beau vous traiter de “ vaniteux ” et de “ publicains ”, votre PĂšre verra votre hĂ©roĂŻsme secret et vous en donnera double rĂ©compense, pour le jeĂ»ne et pour le sacrifice des Ă©loges que vous auriez pu recevoir.

Et maintenant que votre ùme a été nourrie, allez nourrir votre corps.

172.9 Que ces deux pauvres restent avec nous. Ils seront les hÎtes bénis qui donneront de la saveur à notre pain. La paix soit avec vous. »

Annotation

Evangile de Matthieu 5, 33-37

Mt 5, 33-37 : Vous avez encore appris qu’il a Ă©tĂ© dit aux anciens : Tu ne manqueras pas Ă  tes serments, mais tu t’acquitteras de tes serments envers le Seigneur. Eh bien ! moi, je vous dis de ne pas jurer du tout, ni par le ciel, car c’est le trĂŽne de Dieu, ni par la terre, car elle est son marchepied, ni par JĂ©rusalem, car elle est la Ville du grand Roi. Et ne jure pas non plus sur ta tĂȘte, parce que tu ne peux pas rendre un seul de tes cheveux blanc ou noir. Que votre parole soit “oui”, si c’est “oui”, “non”, si c’est “non”. Ce qui est en plus vient du Mauvais.

Evangile de Matthieu 6, 1.5.7-8

Mt 6, 1.5.7-8 : Ce que vous faites pour devenir des justes, Ă©vitez de l’accomplir devant les hommes pour vous faire remarquer. Sinon, il n’y a pas de rĂ©compense pour vous auprĂšs de votre PĂšre qui est aux cieux. (...)

Et quand vous priez, ne soyez pas comme les hypocrites : ils aiment à se tenir debout dans les synagogues et aux carrefours pour bien se montrer aux hommes quand ils prient. Amen, je vous le déclare : ceux-là ont reçu leur récompense.

(...) Lorsque vous priez, ne rabĂąchez pas comme les paĂŻens : ils s’imaginent qu’à force de paroles ils seront exaucĂ©s. Ne les imitez donc pas, car votre PĂšre sait de quoi vous avez besoin, avant mĂȘme que vous l’ayez demandĂ©.

Evangile de Matthieu, 6, 16-19

Mt 6, 16-19 : Et quand vous jeĂ»nez, ne prenez pas un air abattu, comme les hypocrites : ils prennent une mine dĂ©faite pour bien montrer aux hommes qu’ils jeĂ»nent. Amen, je vous le dĂ©clare : ceux-lĂ  ont reçu leur rĂ©compense. Mais toi, quand tu jeĂ»nes, parfume-toi la tĂȘte et lave-toi le visage ; ainsi, ton jeĂ»ne ne sera pas connu des hommes, mais seulement de ton PĂšre qui est prĂ©sent au plus secret ; ton PĂšre qui voit au plus secret te le rendra.

Evangile de Matthieu 7, 7-11

Mt 7, 7-11 : Demandez, on vous donnera ; cherchez, vous trouverez ; frappez, on vous ouvrira. En effet, quiconque demande reçoit ; qui cherche trouve ; à qui frappe, on ouvrira.

Ou encore : lequel d’entre vous donnera une pierre Ă  son fils quand il lui demande du pain ? ou bien lui donnera un serpent, quand il lui demande un poisson ? Si donc vous, qui ĂȘtes mauvais, vous savez donner de bonnes choses Ă  vos enfants, combien plus votre PĂšre qui est aux cieux donnera-t-il de bonnes choses Ă  ceux qui les lui demandent !

EMV 172.1 · Tome 3, p. 104

L’Evangile tel qu'il m'a Ă©tĂ© rĂ©vĂ©lĂ©

Voir dans son contexte

Citation

Le serment n’est pas nĂ©cessaire entre gens honnĂȘtes, et Dieu, en ce qui le concerne, ne vous l’a pas enseignĂ©. Bien au contraire, il vous a fait dire : “ Ne portez pas de faux tĂ©moignages ” sans rien ajouter d’autre. Car l’homme devrait ĂȘtre franc sans qu’il soit besoin d’autre chose que de la fidĂ©litĂ© Ă  sa parole.

EMV 172.3 · Tome 3, p. 105

L’Evangile tel qu'il m'a Ă©tĂ© rĂ©vĂ©lĂ©

Voir dans son contexte

Citation

On ne trompe pas Dieu par des paroles menteuses ni par une conduite hypocrite. Lui, il voit. Pas un seul instant, il ne perd chacun de vue. Il n’est pas de forteresse assez bien gardĂ©e ni de souterrain assez profond oĂč ne puisse pĂ©nĂ©trer son regard. MĂȘme dans votre intĂ©rieur, la forteresse que chaque homme a autour de son cƓur, Dieu entre. Et il ne vous juge pas sur vos serments mais sur vos actes.

EMV 172.3-4 · Tome 3, p. 106-108

L’Evangile tel qu'il m'a Ă©tĂ© rĂ©vĂ©lĂ©

Voir dans son contexte

Citation

VoilĂ  pourquoi je substitue un autre ordre Ă  celui qui vous a Ă©tĂ© donnĂ©, quand le serment fut mis en usage pour mettre un frein au mensonge et Ă  la facilitĂ© de manquer Ă  la parole donnĂ©e. Je ne dis pas comme les anciens : “ Ne vous parjurez pas, mais soyez fidĂšles Ă  vos serments ”, mais : “ Ne faites jamais de serments. ” Ni au nom du Ciel qui est le trĂŽne de Dieu, ni par la terre qui est l’escabeau de ses pieds, ni par JĂ©rusalem et son Temple qui sont la citĂ© du grand Roi et la maison du Seigneur notre Dieu.

Ne jurez pas sur les tombes des trĂ©passĂ©s ni sur leurs Ăąmes. Les tombes sont pleines des restes de ce qui est infĂ©rieur dans l’homme et de ce qui lui est commun avec les animaux. Laissez les Ăąmes dans leurs demeures. Faites qu’elles ne souffrent pas et ne soient pas horrifiĂ©es s’il s’agit des Ăąmes de justes qui sont dĂ©jĂ  dans une prĂ©connaissance de Dieu. Et parce qu’il s’agit d’une prĂ©connaissance – c’est-Ă -dire une connaissance partielle car jusqu’au moment de la RĂ©demption ils ne possĂ©deront pas Dieu dans la plĂ©nitude de sa splendeur –, ils ne peuvent pas ne pas souffrir de vous voir pĂ©cheurs. Et, s’ils ne sont pas justes, n’augmentez pas leur tourment en leur rappelant leur pĂ©chĂ© par le vĂŽtre. Laissez les morts saints dans la paix et ceux qui ne le sont pas dans leur peine. N’enlevez rien aux premiers, n’ajoutez rien aux seconds. Pourquoi faire appel aux morts ? Ils ne peuvent parler. Les saints parce que la charitĂ© le leur dĂ©fend : ils devraient trop souvent vous dĂ©mentir. Les damnĂ©s parce que l’enfer n’ouvre pas ses portes et que les damnĂ©s n’ouvrent la bouche que pour maudire, et parce que toute voix est Ă©touffĂ©e par la haine de Satan et des satans – car les damnĂ©s sont des satans.

Ne jurez pas sur la tĂȘte de votre pĂšre ou de votre mĂšre, ni sur celle de votre femme ou de vos enfants innocents. Vous n’en avez pas le droit. Seraient-ils donc de l’argent ou une marchandise ? Seraient-ils une signature sur un papier ? Ils sont Ă  la fois plus et moins que cela. Ils sont le sang et la chair de ton sang, homme, mais ce sont aussi des crĂ©atures libres et tu ne peux t’en servir comme des esclaves pour garantir un faux que tu as fait. Et ils sont moins que ta propre signature car tu es intelligent, libre et adulte et non pas un interdit ou un enfant qui n’est pas au courant de ce qui se fait et doit donc ĂȘtre reprĂ©sentĂ© par ses parents. Tu es ce que tu es : un homme douĂ© de raison, par consĂ©quent tu es responsable de tes actes et tu dois agir par toi-mĂȘme, en garantissant tes actes et tes paroles par ton honnĂȘtetĂ© et ta sincĂ©ritĂ© personnelles, l’estime que tu as su toi-mĂȘme Ă©veiller chez autrui, et non pas l’honnĂȘtetĂ©, la sincĂ©ritĂ© de tes parents et l’estime qu’ils ont su inspirer. Les pĂšres sont-ils responsables de leurs enfants ? Oui, tant qu’ils sont mineurs. Ensuite, chacun est responsable de lui-mĂȘme. Les enfants des justes ne sont pas toujours des justes, et une femme sainte n’est pas toujours mariĂ©e Ă  un homme saint. Alors pourquoi fonder votre garantie sur la justice de votre conjoint ? Pareillement, des enfants saints peuvent naĂźtre d’un pĂ©cheur ; tant qu’ils sont innocents, ils sont tous saints. Alors pourquoi invoquer un ĂȘtre pur comme garantie de cet acte impur qu’est le serment qu’on n’a pas l’intention de tenir ?

Ne jurez pas non plus sur votre tĂȘte, sur vos yeux, votre langue et vos mains. Vous n’en avez pas le droit. Tout ce que vous avez appartient Ă  Dieu. Vous n’ĂȘtes que les gardiens temporaires, les banquiers des trĂ©sors moraux ou matĂ©riels que Dieu vous a accordĂ©s. Dans ce cas, pourquoi disposer de ce qui n’est pas Ă  vous ? Pouvez-vous ajouter un seul cheveu Ă  votre tĂȘte ou en changer la couleur ? Et, si cela vous est impossible, pourquoi garantir votre serment par votre vue, votre parole, la libertĂ© de vos membres ? Ne bravez pas Dieu. Il pourrait vous prendre au mot et assĂ©cher vos yeux, de mĂȘme qu’il peut rendre secs les arbres de vos vergers, vous enlever vos enfants ou vous arracher vos maisons, pour vous rappeler que le Seigneur, c’est lui, et vous ses sujets, et que maudit est celui qui s’idolĂątre au point de se considĂ©rer comme supĂ©rieur Ă  Dieu en le bravant par le mensonge.

172.4 Que votre oui soit oui, que votre non soit non, rien de plus. Tout ce que vous y ajoutez vous est suggĂ©rĂ© par le Malin, qui se gausse ensuite de vous car, comme vous ne pouvez tout retenir, vous tombez dans le mensonge, si bien qu’on vous bafoue et vous vous faites une rĂ©putation de menteurs.

Détail

Jésus parle du parjure et des faux-serments puis il déclare :

EMV 172.3 · Tome 3, p. 106

L’Evangile tel qu'il m'a Ă©tĂ© rĂ©vĂ©lĂ©

Voir dans son contexte

Citation

Pourquoi faire appel aux morts ? Ils ne peuvent parler. Les saints parce que la charitĂ© le leur dĂ©fend : ils devraient trop souvent vous dĂ©mentir. Les damnĂ©s parce que l’enfer n’ouvre pas ses portes et que les damnĂ©s n’ouvrent la bouche que pour maudire, et parce que toute voix est Ă©touffĂ©e par la haine de Satan et des satans – car les damnĂ©s sont des satans.

EMV 172.3 · Tome 3, p. 107

L’Evangile tel qu'il m'a Ă©tĂ© rĂ©vĂ©lĂ©

Voir dans son contexte

Citation

Tu es intelligent, libre et adulte et non pas un interdit ou un enfant qui n’est pas au courant de ce qui se fait et doit donc ĂȘtre reprĂ©sentĂ© par ses parents. Tu es ce que tu es : un homme douĂ© de raison, par consĂ©quent tu es responsable de tes actes et tu dois agir par toi-mĂȘme, en garantissant tes actes et tes paroles par ton honnĂȘtetĂ© et ta sincĂ©ritĂ© personnelles, l’estime que tu as su toi-mĂȘme Ă©veiller chez autrui, et non pas l’honnĂȘtetĂ©, la sincĂ©ritĂ© de tes parents et l’estime qu’ils ont su inspirer. Les pĂšres sont-ils responsables de leurs enfants ? Oui, tant qu’ils sont mineurs. Ensuite, chacun est responsable de lui-mĂȘme.

EMV 172.5 · Tome 3, p. 108

L’Evangile tel qu'il m'a Ă©tĂ© rĂ©vĂ©lĂ©

Voir dans son contexte

Citation

Ecoutez comment vous devez prier : par vos lĂšvres, par votre travail, par tout votre ĂȘtre, sous l’impulsion d’un cƓur qui aime Dieu, oui, en voyant en lui un PĂšre, mais qui se souvient Ă©galement qu’il est le CrĂ©ateur et vous-mĂȘme une crĂ©ature, et qui se garde toujours avec un respectueux amour en prĂ©sence de Dieu, qu’il prie ou s’occupe d’affaires, qu’il marche ou se repose, qu’il reçoive un salaire ou en fasse bĂ©nĂ©ficier un autre.