Aller au contenu

Notes du thème

Vertus et caractéristiques humaines de Jésus-Christ

Page 14 sur 38

Confort de lecture

Aa

EMV 84 · Tome 2

L’Evangile tel qu'il m'a été révélé

Voir dans son contexte

Détail

Jésus vient à Béthanie. C'est sa première rencontre avec Lazare. Celui-ci affirme bien vite qu'il a foi dans le Christ : il croit que c'est le Messie. Un peu plus tard, les trois hommes se restaurent : Lazare apprend à Simon que sa maison a été rachetée par quelqu'un d'anonyme (Matthieu). Le Zélote désire juste que son vieux serviteur puisse rester dans sa maison, et l'acheteur y a concédé. Lazare demande ensuite au Maître s'il utilise des paroles sévères ou des paroles de pitié, et Jésus répond qu'il utilise l'amour. Brève évocation de l'Olympe et des sables mouvants qui enlisent le coupable, mais une parole d'amour peut les aider à en sortir. Lazare parle ensuite de ses lectures, car il lit des oeuvres grecques et romaines pour les confronter à leurs livres juifs et y voir la Doctrine de Dieu. Jésus dit qu'il n'y a pas de mal à lire ses livres, tant que l'idée de Dieu n'est pas altérée en lui. Il rappelle que chaque action n'est pas péché si on agit saintement.

EMV 85.1 · Tome 2

L’Evangile tel qu'il m'a été révélé

Voir dans son contexte

Citation

Après avoir vu Jonas, nous irons à Nazareth, puis à Capharnaüm. Simon Pierre et les autres souffrent d’une si longue absence... Nous irons leur faire plaisir et nous faire plaisir. L’été aussi nous donne ce conseil. La nuit est faite pour le repos et trop peu nombreux sont ceux qui font passer le repos après la connaissance de la vérité. L’homme... Ah ! L’homme ! Il oublie trop qu’il a une âme. Il ne pense qu’à la chair et ne se soucie que d’elle. De jour, le soleil est brûlant. Il empêche de voyager et d’enseigner sur les places et dans les rues. Il fait sommeiller les âmes comme les corps, tellement il les fatigue. Alors... allons enseigner mes disciples. Là, dans la douce Galilée, verte et aux eaux fraîches.

EMV 85.1 · Tome 2

L’Evangile tel qu'il m'a été révélé

Voir dans son contexte

Citation

– Il est doux d’avoir un Maître comme toi. Les brebis t’aimeront.

– Les brebis... mais pas les boucs...

Mots-clés

EMV 86 · Tome 2

L’Evangile tel qu'il m'a été révélé

Voir dans son contexte

Détail

Jésus est à la porte des Poissons où il doit retrouver Judas et les bergers (Isaac, Lévi, Joseph). Il y rencontre le soldat Alexandre, qui l'invite à calmer les Juifs. Jésus fait un petit discours à ses frères dans la foi. Ensuite, il continue à discuter avec Alexandre : ils parlent notamment de l'âme. Puis, Judas et les bergers arrivent. Annalia, qui est guérie, arrive également pour bénir le Sauveur, et après lui avoir adressé quelques mots, le Seigneur la laisse aller. Enfin, Judas lui parle. Il est découragé, aussi, Jésus l'encourage et dit que les défaites sont normales dans l'apostolat, mais que tout se change ensuite en victoire. Pour terminer, il s'adresse aux Bergers et puis tout finit ainsi.

EMV 87 · Tome 2

L’Evangile tel qu'il m'a été révélé

Voir dans son contexte

Détail

Lévi, Joseph, les bergers, sont sans doute présents dans ce chapitre, mais ils n'interviennent guère. Isaac affirme que les meilleurs sont les humbles et les petits de Yutta. Il y a en effet beaucoup de résistance dans l'évangélisation : pourtant, le berger veut continuer son travail de disciple. Il donne une belle leçon à Judas : ne pas se décourager, ne pas regarder le passé. Dire merci à Dieu si on a réussi à faire quelque chose aujourd'hui ; sinon, il faut demander son secours pour demain. Jésus rebondit là-dessus pour dire que l'essentiel, c'est d'aller de l'avant, sans lassitude, sans découragement, qui est déjà une forme d'orgueil. Judas demande alors quand il sera connu dans le monde et Jésus explique qu'il ne le sera jamais car le monde ne veut pas être sauvé. Pour le moment, l'Iscariothe cherche à être bon. Jésus donne ensuite sa bénédiction à Isaac qui évangélisera la Judée, et qui quitte donc le groupe.

EMV 87.1 · Tome 2

L’Evangile tel qu'il m'a été révélé

Voir dans son contexte

Citation

Je suis habitué depuis des années à souffrir pour être fidèle à la vérité. Je ne pouvais mentir pour gagner les bonnes grâces des puissants. Et sais-tu combien de fois ils sont venus se moquer de moi, dans ma chambre de malade, et promettre – des promesses fallacieuses, c'est sûr – de me secourir si je disais que j'avais menti et que toi, Jésus, tu n'étais pas le Sauveur nouveau-né ? Mais je ne pouvais pas mentir. Mentir, ç'aurait été renier ma joie, ç'aurait été détruire mon unique espérance, ç'aurait été te repousser, mon Seigneur ! Te repousser, toi ! Dans la nuit de ma misère, dans la tristesse de mon infirmité, je gardais toujours la joie d'un ciel parsemé d'étoiles : le visage de ma mère, l'unique joie de ma vie d'orphelin, le visage d'une épouse qui ne fut jamais mienne et à laquelle je gardais mon amour au-delà de la mort. C'étaient mes deux petites étoiles. Il y avait aussi deux étoiles plus grandes, semblables à des lunes très pures : Joseph et Marie souriant à un nouveau-né et à nous, pauvres bergers, et, étincelant au centre du ciel de mon coeur, ton visage innocent, doux, trois fois saint... Je ne pouvais repousser ce ciel qui était le mien ! Je ne pouvais renoncer à sa lumière, la plus pure qui puisse exister. J'aurais préféré passer ma vie au milieu des tourments, que me passer de toi, mon souvenir béni, mon Jésus nouveau-né ! »

Détail

Isaa, un berger de bethléem dit :

EMV 88 · Tome 2

L’Evangile tel qu'il m'a été révélé

Voir dans son contexte

Détail

Lévi, Joseph, les bergers, sont avec Jésus ; il y a également Jean, Simon le Zélote et Judas. Ils arrivent à la plaine d'Esdrelon. Pendant que Lévi part en avant pour prévenir Jonas, Jésus reste seul avec Jean. Le bien-aimé lui déclare qu'il préfère sa barque aux durs tourments infligés par Doras, et Jésus, plaisantant à moitié, lui demande s'il préfère vraiment sa barque. Jean, impulsif, répond que c'est le Christ qui préfère, car il est l'Amour sur Terre. Jésus prend alors le temps de lui expliquer que l'Amour est avide d'amour et que peu, parmi les hommes, ne sauront aimer Dieu comme il se doit. Aimer sera le propre des Jean et le Seigneur prend l'exemple du blé qui se donne à tous, en nourrissant ses frères et soeurs. Ce doux colloque se termine et Jonas arrive. Le berger maltraité est tout heureux de retrouver son Maître. Ils évoquent Marie, puis les sévices de Doras. Jésuis l'encourage à rester à sa place, à continuer à se sanctifier et à sanctififier les autres. Il pourra continuer l'évangélisation parmi les pauvres qu'il fréquente. Enfin, le Seigneur va voir les autres travailleurs de Doras avec son fidèle ami.

EMV 88.2 · Tome 2

L’Evangile tel qu'il m'a été révélé

Voir dans son contexte

Citation

88.2 – Mais les pharisiens sont-ils tous comme ça, mon Seigneur ? demande Jean. Ah ! Je ne voudrais pas être à leur service ! Je préfère ma barque !

– C’est la barque que tu préfères ? demande Jésus, à moitié sérieux.

– Non, c’est toi ! La barque, c’était quand j’ignorais ce qu’est l’Amour sur la Terre » répond Jean avec fougue.

Jésus rit de sa véhémence.

« Tu ne savais pas que l’amour existait sur la terre ? Comment es-tu donc né, si ton père n’a pas aimé ta mère ? demande Jésus comme pour plaisanter.

– Cet amour est beau, mais ne me séduit pas. C’est toi mon amour ! Pour le pauvre Jean, c’est toi l’Amour sur terre. »

Jésus le serre contre lui et dit :

« Je voulais te l’entendre dire. L’Amour est avide d’amour et l’homme donne et donnera toujours à son avidité d’imperceptibles gouttes comme celles qui tombent du ciel et sont si insignifiantes qu’elles s’évaporent dans l’atmosphère, dans l’embrasement de l’été. Même les gouttes d’amour des hommes se consumeront dans l’air, brûlées par la fièvre de trop de choses. Le coeur en produira encore... mais les intérêts, les passions, les affaires, les désirs égoïstes, tant, tant de choses humaines les feront disparaître. Et qu’est-ce qui montera vers Jésus ? Ah ! Trop peu de choses ! Les restes de tous les battements du coeur humain, ce qui peut bien encore en survivre, les battements intéressés des hommes qui veulent demander, et encore demander quand le besoin s’en fait sentir. M’aimer uniquement par amour sera le propre d’un petit nombre : des Jean... Regarde cet épi poussé hors saison. C’est peut-être une graine tombée au moment de la moisson. Elle a su naître, résister au soleil, à la sécheresse, grandir, murir... Regarde : cet épi est déjà formé. Il n’y a que lui de vivant dans ces champs vides. D’ici peu ses grains mûrs tomberont sur le sol en rompant l’enveloppe lisse qui les rattachait à la tige, et ce sera charité pour les oiseaux, ou bien, donnant le cent pour un, ils repousseront encore et, avant le labour d’hiver, ils arriveront de nouveau à maturité et rassasieront une foule d’oiseaux déjà tenaillés par la faim de la plus triste des saisons ... Vois-tu, mon Jean, tout ce que peut réaliser une seule graine courageuse ? Tels seront les rares hommes qui m’aimeront d’amour. Un seul suffira pour apaiser la faim d’un grand nombre. Un seul embellira la région où règne la laideur du néant, et où il n’y avait d’abord que néant. Un seul fera surgir la vie là où régnait la mort, et les affamés viendront à lui. Ils mangeront un grain de son amour agissant, puis, égoïstes et distraits, ils s’envoleront ailleurs. Mais, même à leur insu, ce grain déposera un germe de vie dans leur sang, dans leur âme... et ils reviendront... Et aujourd’hui, demain, après-demain encore, comme disait Isaac, la connaissance de l’Amour se développera dans les coeurs. La tige, dégarnie, ne sera plus rien : un brin de paille brûlé. Mais que de bien naîtra de son sacrifice et quelle récompense pour elle ! »

Jésus qui s’était arrêté un instant devant un maigre épi, poussé au bord du sentier, dans un caniveau qui, au temps des pluies, était peut-être un ruisseau, a continué de parler, toujours écouté par Jean dans son attitude habituelle de disciple aimant qui boit non seulement les paroles, mais aussi les gestes de l’être aimé.

Les autres discutent sans s’apercevoir de ce doux colloque. Les voici maintenant arrivés à la pommeraie ; ils s’arrêtent et se regroupent. La chaleur est telle que, même sans manteau, ils transpirent. Ils se taisent et attendent.

Détail

Contextualisation : Lévi parle des sévices donnés par Doras à Jonas, et quand il part devant pour chercher le berger de Bethléem, Jean s'exclame la chose suivante.

Note : Quand Jésus mentionne Isaac, il s'agit du berger Isaac de Yutta. Il se réfère à ses propos dans l'EMV 87.

EMV 88.4 · Tome 2

L’Evangile tel qu'il m'a été révélé

Voir dans son contexte

Citation

– (...) Jonas, veux-tu me servir comme tes compagnons le font déjà ?

– Mais comment faire ?

– Comme eux. Lévi sait, et il te dira combien il est simple de me servir. Je ne demande que de la bonne volonté.

– Je te l’ai donnée quand tu n’étais qu’un bébé vagissant. Grâce à elle, j’ai triomphé de tout, aussi bien du découragement que des haines. C’est que... ici je ne peux pas trop parler... Le patron, une fois, m’a donné un coup de pied parce que j’affirmais avec insistance que tu existais. Mais quand il n’était pas là et que je me trouvais avec des gens à qui je pouvais me fier, ah ! Je le racontais, le prodige de cette nuit-là !

– Eh bien, maintenant, parle du prodige de ma rencontre ! Je vous ai retrouvés presque tous, et tous fidèles. N’est-ce pas un prodige ? Il vous a suffi de m’avoir contemplé avec foi et amour pour devenir justes aux yeux de Dieu et des hommes.

– Ah ! Maintenant, j’aurai un de ces courages ! Un de ces courages ! Maintenant que je sais que tu es là et que je peux annoncer : “ Il est là. Allez à lui !... ” Mais où, mon Seigneur ?

– Dans tout Israël. Jusqu’en septembre, je serai en Galilée. Nazareth ou Capharnaüm me verront souvent dans leurs murs et on pourra venir m’y trouver. Puis... je serai partout. Je suis venu rassembler les brebis d’Israël.