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Notes du thème

Miracles de Jésus-Christ dans l'EMV

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EMV 122 · Tome 2, p. 311-322

L’Evangile tel qu'il m'a été révélé

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Détail

À la Belle-Eau, Jean vient trouver Jésus pour lui dire que Judas cherche à être bon et qu'il souhaite rester avec le fils de Zébédée. Jésus accorde que Jean reste auprès de Judas tant qu'aucun trouble n'entre dans son coeur. Puis il enjoint Pierre à aider Judas à devenir bon. Il guérit un enfant qui est handicapé mental, en lui faisant répéter le Nom de Jésus qui est salut. Le Christ parle ensuite aux apôtres de la maladie, entrée dans le monde par Satan, et de la force de son Nom. Il y a une brève évocation de Jean-Baptiste. Enfin, le Maître donne un discours sur le Commandement : "Tu honoreras ton père et ta mère". Il parle de la famille, des parents et des enfants. Puis, il accorde à une mère déchirée la conversion de son fils mauvais.

EMV 122.6.13 · Tome 2, p. 315 et 321-322

L’Evangile tel qu'il m'a été révélé

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Citation

« Qu’a-t-elle, cette femme ? »

Ils sont déjà dans la cour et Jésus remarque une femme qui pleure.

« Je ne le sais pas. Elle était là déjà hier, et hier aussi elle pleurait. Quand tu parlais avec Manahen, elle a failli venir à ta rencontre, puis elle s’en est allée. Elle doit habiter au village ou dans le voisinage, puisqu’elle est revenue. Elle ne paraît pas malade...

– Que la paix soit avec toi, femme », dit Jésus, en passant auprès d’elle.

Elle répond doucement : « Et avec toi. » Rien d’autre.

Il doit y avoir au moins trois cents personnes. Sous l’appentis il y a des estropiés, des aveugles, des muets ; il y en a un qui est tout agité par un tremblement ; il y a un tout jeune garçon, manifestement hydrocéphale, qu’un homme tient par la main. Il ne fait que geindre, baver, remuer la tête, l’air hébété.

« C’est peut-être le fils de cette femme ? demande Jésus.

– Je l’ignore. Simon s’occupe des pèlerins et il est au courant. »

On appelle Simon le Zélote et on l’interroge. Mais l’homme n’est pas avec la femme. Elle est seule.

« Elle ne fait que pleurer et prier. Elle m’a demandé, il y a peu de temps : “ Est-ce que le Maître guérit aussi les coeurs ? ” explique Simon.

– Ce sera quelque femme trahie » commente Pierre.

Pendant que Jésus se dirige vers les malades, Barthélemy et Matthieu se rendent à la purification avec de nombreux pèlerins.

La femme pleure dans son coin et ne bouge pas. (...)

[Le Christ donne un discours à la Belle-Eau sur le Commandement : "Tu honoreras ton père et ta mère. Il parle également de la maladie peu avant son discours. Ensuite, il congédie tous ceux qui sont présents.]

122.13 Ceux qui partent s’en vont rapidement. Ceux qui restent entrent dans la troisième pièce. Ils mangent leur pain ou celui que les disciples leur offrent au nom de Dieu. On a disposé des planches et de la paille sur des chevalets rudimentaires et les pèlerins peuvent y dormir.

La femme voilée s’en va d’un pas rapide. Celle qui pleurait auparavant et a continué de pleurer pendant que Jésus parlait, tourne sur place, incertaine, puis se décide à partir.

Jésus entre dans la cuisine pour prendre sa nourriture, mais à peine a-t-il commencé de manger que l’on frappe à la porte.

André, qui en est le plus près, se lève et sort dans la cour. Il parle, puis rentre :

« Maître, une femme, celle qui pleurait, te demande. Elle dit qu’elle doit partir et qu’elle doit te parler.

– Mais si c’est comme ça, comment et quand va manger le Maître ? s’exclame Pierre.

– Il fallait lui dire de revenir plus tard, dit Philippe.

– Silence. Je mangerai après. Continuez, vous autres. »

Jésus sort. La femme est là, dehors.

« Maître... un mot... Tu as dit... Oh ! Viens derrière la maison ! Il m’est pénible de parler de ma souffrance ! »

Jésus la satisfait sans mot dire. C’est seulement quand il arrive derrière la maison qu’il demande :

« Que désires-tu de moi ?

– Maître... je t’ai écouté d’abord quand tu parlais parmi nous... et puis je t’ai écouté quand tu as prêché. On dirait que tu as parlé pour moi. Tu as dit que dans toute maladie physique ou morale, il y a Satan... J’ai un fils qui a le coeur malade. S’il t’avait entendu quand tu parlais des parents ! C’est mon tourment. Il s’est fourvoyé avec de mauvais camarades et il est... il est exactement comme tu dis... un voleur... il l’est à la maison pour l’instant, mais... Il aime les rixes... il veut dominer... Jeune comme il est, il se ruine en débauche et en ripailles. Mon mari veut le chasser. Moi... moi, je suis sa mère... et je souffre à en mourir. Tu vois comme je suis angoissée ? Mon coeur se brise sous tant de douleur. C’est depuis hier que je veux te parler car... j’espère en toi, mon Dieu. Mais je n’osais rien dire. C’est si pénible pour une mère d’avouer : “ Mon fils est un vaurien ” ! »

La femme pleure, courbée et douloureuse, devant Jésus.

« Ne pleure plus. Il va guérir de son mal.

– S’il pouvait t’entendre, oui. Mais il ne veut pas t’écouter. Ah ! Il ne guérira jamais !

– Mais as-tu de la foi pour lui ? Le veux-tu pour lui ?

– C’est à moi que tu le demandes ? Je suis venue de Haute-Pérée pour te prier en sa faveur...

– Alors, va ! Quand tu arriveras chez toi, ton fils viendra à ta rencontre, repenti.

– Mais comment ?

– Comment ? Crois-tu que Dieu ne puisse faire ce que je lui demande ? Ton fils est là-bas. Je suis ici. Mais Dieu est partout. Je dis à Dieu : “ Père, pitié pour cette mère. ” Et Dieu fera retentir son appel dans le coeur de ton fils. Va, femme. Un jour je passerai dans la région de ton village et toi, fière de ton garçon, tu viendras à ma rencontre avec lui. Quand il pleurera sur tes genoux en te demandant pardon et en te racontant la lutte mystérieuse d’où il est sorti avec une âme nouvelle, et qu’il te demandera comment cela est arrivé, dis-lui : “ C’est par Jésus que tu es né une seconde fois, au bien, cette fois. ” Parle-lui de moi. Si tu es venue vers moi, cela veut dire que tu sais. Fais en sorte que lui, il sache et pense à moi pour trouver en lui la force qui sauve. Adieu. Paix à la mère qui a eu foi, au fils qui revient, au père joyeux, à la famille rassemblée. Va. »

La femme s’en va vers le village et tout prend fin.

Détail

Une mère accablée a un fils perverti et mauvais, Philippe d'Arbela. Elle est broyée et pleure beaucoup. Après le discours de Jésus, sur le Commandement "Tu honoreras ton père et ta mère", la femme vient le trouver pour parler de son fils.

EMV 122.6.7 · Tome 2, p. 315-317

L’Evangile tel qu'il m'a été révélé

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Citation

Il doit y avoir au moins trois cents personnes. Sous l’appentis il y a des estropiés, des aveugles, des muets ; il y en a un qui est tout agité par un tremblement ; il y a un tout jeune garçon, manifestement hydrocéphale, qu’un homme tient par la main. Il ne fait que geindre, baver, remuer la tête, l’air hébété. (...)

Jésus ne refuse le miracle à personne. Comme il est beau, celui du simplet à qui, par son souffle, il infuse l’intelligence, en tenant sa grosse tête entre ses longues mains. Tout le monde se presse autour d’eux. Même la femme voilée – peut-être parce qu’il y a beaucoup de monde – ose s’approcher un peu et se tient auprès de la femme en pleurs.

Jésus dit au simple d’esprit :

« Je veux en toi la lumière de l’intelligence pour qu’elle te conduise à la lumière de Dieu. Ecoute : dis avec moi : “ Jésus. ” Dis-le, je le veux. »

Le pauvret qui auparavant geignait comme une bête, et rien d’autre, bredouille avec peine : « Jésus », ou plutôt : « Jegiu. »

« Encore, ordonne Jésus en tenant toujours entre ses mains la tête difforme et en le maîtrisant du regard.

– Jés-sus.

– Encore !

– Jésus ! » dit finalement le simplet.

Son oeil n’est plus inexpressif, sa bouche a un sourire différent.

« Homme, dit Jésus au père. Tu as eu la foi, ton fils est guéri. Interroge-le. Le nom de Jésus est miraculeux contre les maladies et les passions. »

L’homme dit à son fils :

« Qui suis-je ? »

Et le garçon :

« Mon père. »

L’homme serre son fils sur son coeur et explique :

« Il est né comme ça. Ma femme est morte en le mettant au monde et lui, il était handicapé mental et ne parlait pas. Maintenant, voyez. J’ai eu la foi, oui. Je viens de Joppé. Que dois-je faire pour toi, Maître ?

– Etre bon, et ton fils avec toi. Rien de plus.

– Et t’aimer. Oh ! Allons tout de suite le dire à la mère de ta mère. C’est elle qui m’a décidé à venir. Qu’elle soit bénie ! »

Les deux hommes repartent, tout heureux. Il ne reste de l’infirmité passée du garçon que sa grosse tête. L’expression et la parole sont normales.

122.8 « Mais c’est par ta volonté qu’il est guéri, ou par la puissance de ton nom ? demandent plusieurs.

– Par la volonté du Père, toujours bienveillant pour le Fils. Mais mon nom aussi est salut. Vous le savez : Jésus veut dire Sauveur. Il y a la santé de l’âme et celle du corps. Celui qui invoque le nom de Jésus avec une vraie foi se relève des maladies et du péché car, dans toute maladie spirituelle ou physique, il y a la griffe de Satan. Il crée les maladies physiques pour amener à la révolte et au désespoir par la souffrance de la chair, et les maladies morales ou spirituelles pour conduire à la damnation.

– Alors, selon toi, dans toutes les afflictions du genre humain, Belzébuth n’est pas étranger.

– Il n’y est pas étranger. C’est par lui que la maladie et la mort sont entrées dans le monde. C’est par lui également que sont entrés dans le monde le crime et la corruption. Quand vous voyez une personne tourmentée par quelque malheur, pensez que c’est par Satan qu’elle souffre. Quand vous voyez qu’une personne est cause de malheur, pensez aussi qu’elle est un instrument de Satan.

– Mais les maladies viennent de Dieu.

– Les maladies sont un désordre dans l’ordre. Dieu, en effet, a créé l’homme en bonne santé et parfait. Le désordre amené par Satan dans l’ordre donné par Dieu a suscité les infirmités de la chair et les conséquences qui en découlent, à savoir la mort ou bien les hérédités funestes. L’homme a hérité d’Adam et d’Eve le péché originel, mais pas cela seulement. Et le péché s’étend toujours plus, embrassant les trois branches de l’homme : la chair toujours plus vicieuse et par là faible et malade, le moral toujours plus orgueilleux et par là plus corrompu, l’âme toujours plus incrédule, c’est-à-dire toujours plus idolâtre. A cause de cela, il faut, comme je l’ai fait avec ce simple d’esprit, enseigner le nom qui met Satan en fuite, le graver dans l’esprit et dans le coeur, le mettre sur le moi comme un sceau de propriété.

– Mais est-ce que tu nous possèdes ? Qui es-tu, pour te croire aussi grand ?

– S’il en était ainsi ! Mais non. Si je vous possédais, vous seriez déjà sauvés. Et ce serait mon droit. Car moi, je suis le Sauveur et je devrais posséder ceux que j’ai sauvés. Mais je sauverai ceux qui auront foi en moi.

Détail

Jésus guérit un handicapé mental de naissance en lui faisant répéter son Nom : "Jésus". Le nom de Jésus est salut.

EMV 125 · Tome 2, p. 338-343

L’Evangile tel qu'il m'a été révélé

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Détail

Jésus est à la Belle-Eau et donne un discours sur le Commandement : "Tu sanctifieras les fêtes". Il parle du repos sabbatique - pour nous, c'est l'équivalent du repos du dimanche. C'est un ordre physique, moral, spirituel. Jésus parle également du travail. Il insiste sur le travail honnête, qui soit porté par l'amour du prochain. Quand on se repose le septième jour, enfin, on doit le dédier à notre famille, à Dieu, et en profiter pour réaliser un examen de conscience, afin d'être meilleur la semaine suivante. Pour finir, le Seigneur nous enjoint à être comme des tout-petits et il y a la très belle guérison physique d'un enfant qui a été paralysé après avoir été renversé par un hérodien.

EMV 125.1.4-5 · Tome 2, p. 338-339 et p. 341-343

L’Evangile tel qu'il m'a été révélé

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Citation

Jésus, à l’écart, écoute deux ou trois personnes qui ont des choses importantes à lui dire et qui regagnent ensuite leurs places, rassérénées.

Il bénit aussi un petit enfant qui souffre de fractures des jambes et qu’aucun médecin ne veut soigner. Ils disent :

« C’est inutile. La fracture s’étend tout en haut jusque vers la colonne vertébrale. »

Sa mère, tout en larmes, explique :

« Il courait avec sa petite soeur dans la rue du village. Un hérodien est arrivé au galop avec son char et l’a écrasé. J’ai cru qu’il était mort. Mais c’est pire, comme tu vois. Je l’allonge sur cette planche car... il n’y a rien d’autre à faire. Et il souffre, il souffre, car l’os perce. Mais ensuite, quand l’os ne percera plus, il souffrira car il ne pourra que rester allongé sur le dos.

– Tu as très mal ? demande avec compassion Jésus à l’enfant qui pleure.

– Oui.

– Où ?

– Ici... et là. »

Il touche d’une main hésitante les deux os iliaques.

« Et puis ici et là, et il touche ses reins et ses épaules. La planche est dure, et je veux bouger, moi... »

Désespéré, il fond en larmes.

« Veux-tu venir dans mes bras à moi ? Tu viens ? Je t’emmène là haut. Tu vas voir tout le monde pendant que je parle.

– Oh oui... ! (son oui est plein de désir). Le pauvre petit tend des bras suppliants.

– Alors viens !

– Mais il ne peut pas, Maître, c’est impossible ! Il a trop mal... Je ne peux même pas le bouger pour le laver.

– Je ne lui ferai aucun mal.

– Le médecin...

– Le médecin, c’est le médecin, mais moi, c’est moi. Pourquoi es-tu venue ?

– Parce que tu es le Messie, répond la femme qui pâlit et rougit, prise entre l’espérance et le désespoir.

– Et alors ? Viens, mon petit. »

Jésus passe un bras sous ses jambes inertes, l’autre bras sous les petites épaules, prend l’enfant et lui demande :

« Est-ce que je te fais mal ? Non ? Alors, dis au revoir à ta maman et allons-y. »

Et il traverse avec son fardeau la foule qui s’ouvre. Il va jusqu’au fond, sur l’espèce d’estrade qu’on lui a faite pour que tout le monde le voie, même de la cour. Il se fait donner un petit banc, s’y assied, installe le petit garçon sur ses genoux et lui demande :

« Ça te plaît ? Maintenant, tiens-toi tranquille et écoute toi aussi. »

Puis il commence à parler. Il ne fait les gestes que de la main droite car, de la gauche, il soutient l’enfant qui regarde les gens, heureux de voir quelque chose, et sourit à sa maman qui se tient là-bas, au fond, le coeur battant d’espoir. Il joue avec le cordon du vêtement de Jésus et aussi avec la barbe soyeuse et blonde du Maître, et même avec une mèche de ses longs cheveux.

[Jésus parle de la sanctification du sabbat, du travail honnête, de l'amour du prochain. Puis il enjoint à avoir une foi d'enfant, même quand on tombe dans le péché.]

« (...) Si vous arrivez à avoir foi dans le Père, tout vous réussira. Une foi – faites bien attention – comme celle d’un tout petit. Le petit enfant croit tout possible. Il ne se demande pas comment tel fait peut se produire. Il n’en mesure pas la profondeur. Il croit en celui qui lui inspire confiance et fait ce qu’il lui dit. Soyez comme de petits enfants auprès du Très-Haut. Comme il les aime, ces petits anges égarés sur notre terre et qui en font la beauté ! Il aime également les âmes qui deviennent simples, bonnes, pures comme un enfant.

Voulez-vous voir la foi d’un enfant, pour apprendre à avoir la foi ? Regardez bien. Vous avez tous eu pitié de ce petit garçon que je tiens sur ma poitrine. Contrairement à ce que déclaraient les médecins et sa maman, il n’a pas pleuré quand je l’ai assis sur mon sein. Vous voyez ? Lui, qui depuis longtemps ne faisait que pleurer nuit et jour sans trouver de repos, il n’a pas pleuré et s’est endormi paisiblement sur mon coeur. A ma question : “ Veux-tu venir dans mes bras ? ”, il a répondu : “ Oui ” sans réfléchir à son misérable état, à la douleur que probablement il aurait pu ressentir, aux conséquences d’un déplacement. Sur mon visage il a vu l’amour, il a dit : “ oui ”, et il est venu. Il n’a pas ressenti de douleur. Il s’est réjoui d’être ici, tout en haut, et de voir, lui qui était cloué sur cette planche ; il a été heureux d’être placé sur la douceur de la chair, plutôt que sur la dureté du bois. Il a souri, il a joué et s’est endormi en tenant encore une mèche de mes cheveux dans ses petites mains. 125.5 Maintenant, je vais l’éveiller par un baiser... » et Jésus dépose un baiser sur les cheveux châtains du bambin, jusqu’à ce qu’il l’éveille en lui souriant.

« Comment t’appelles-tu ?

– Jean.

– Ecoute, Jean. Veux-tu marcher ? Aller voir ta maman et lui dire : “ Le Messie te bénit en raison de ta foi ” ?

– Oui ! Oui ! »

Le petit garçon bat des mains et lui demande :

« Tu vas me faire marcher ? Sur les prés ? je n’aurai plus cette méchante planche si dure ? Plus de médecins qui font mal ?

– Plus jamais.

– Ah, comme je t’aime ! »

Il jette ses bras au cou de Jésus et l’embrasse et, pour être plus à l’aise pour le faire, il saute à genoux sur les genoux de Jésus, et une grêle de baisers innocents tombe sur le front, les yeux, les joues de Jésus.

Dans sa joie, l’enfant ne s’est pas même aperçu qu’il pouvait remuer, lui qui était jusqu’alors brisé. Mais le cri de sa mère et ceux de la foule le secouent et le font se retourner avec étonnement. Ses yeux innocents dans son visage amaigri se font interrogateurs. Toujours à genoux, le bras droit passé autour du cou de Jésus, il lui demande confidentiellement – en désignant la foule tumultueuse, sa mère qui, au fond, l’appelle en unissant son nom à celui de Jésus : « Jean ! Jésus ! Jean ! Jésus ! » – :

« Pourquoi est-ce que les gens crient, et maman aussi ? Qu’est-ce qu’ils ont ? Est-ce toi, Jésus ?

– C’est moi. La foule crie parce qu’elle est contente que tu puisses marcher. Adieu, mon petit Jean (Jésus lui donne un baiser et le bénit). Va voir ta maman et sois gentil. »

Le petit garçon descend tranquillement des genoux de Jésus, puis par terre. Il court vers sa maman, saute à son cou et lui dit :

« Jésus te bénit. Pourquoi pleures-tu, alors ? »

Quand les gens redeviennent un peu plus silencieux, Jésus dit d’une voix de tonnerre :

« Faites comme le petit Jean, vous qui tombez dans le péché et vous blessez. Ayez foi en l’amour de Dieu. Que la paix soit avec vous. »

Détail

Un enfant a été renversé par un char romain et est immobilisé. Jésus le prend dans ses bras. À la fin de son discours, il guérit.

EMV 128 · Tome 2, p. 359-364

L’Evangile tel qu'il m'a été révélé

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Détail

Un homme lépreux (adolescent) se présente à Jésus. Il a commis l'adultère avec une belle femme. La lèpre vient juste d'apparaître et il va être condamné. Il implore la Miséricorde de Dieu, mais n'est pas vraiment repenti à fond. Jésus accède à la guérison physique, non pas à cause du jeune homme, mais à cause de sa mère. Puis il fait un discours sur le fait de ne pas convoiter la femme d'autrui.

EMV 128.1-4 · Tome 2, p. 359-363

L’Evangile tel qu'il m'a été révélé

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Citation

128.1 Jésus passe au milieu d’un vrai petit peuple qui l’appelle de tous côtés. L’un montre ses blessures, l’autre énumère ses malheurs, un autre encore se borne à dire : « Aie pitié de moi. » Certains lui présentent leurs petits enfants pour qu’il les bénisse. Cette paisible journée sans vent a amené beaucoup, beaucoup de monde.

Quand Jésus a déjà presque gagné sa place, voilà qu’arrive du sentier qui conduit au fleuve un cri à faire pitié :

« Fils de David, aie pitié du malheureux homme que je suis ! »

Jésus se tourne dans cette direction, tout comme les disciples et la foule. Mais un buisson touffu de buis cache celui qui supplie.

« Qui es-tu ? Avance.

– Impossible. Je suis infecté. Je dois me rendre auprès du prêtre pour être rayé du monde des vivants. J’ai péché et la lèpre est apparue sur mon corps. J’espère en toi !

– Un lépreux ! Un lépreux ! Anathème ! Lapidons-le ! »

Orageuse, la foule s’agite.

Jésus fait un geste qui impose le silence et l’immobilité.

« Il n’est pas plus infecté que celui qui est dans le péché. Aux yeux de Dieu le pécheur impénitent est encore plus souillé que le lépreux repenti. Que celui qui est capable de croire me suive. »

Avec les disciples, des curieux le suivent. D’autres allongent le cou, mais restent là où ils sont.

Jésus s’éloigne de la maison et du sentier en direction du buisson. Puis il s’arrête et ordonne :

« Montre-toi ! »

Un jeune homme sort, à peine plus âgé qu’un adolescent, encore beau, au visage légèrement ombragé d’une moustache naissante et d’une barbe légère, un visage encore frais et plein, aux yeux baignés de larmes.

Un grand cri s’élève d’un groupe de femmes toutes voilées qui pleuraient auparavant dans la cour de la maison au passage de Jésus et qui s’étaient mises à pleurer encore plus fort devant les menaces de la foule :

« Mon fils ! »

La femme s’effondre dans les bras d’une autre, parente ou amie, je ne sais.

Jésus avance encore vers le malheureux :

« Tu es bien jeune ! D’où vient cette lèpre ? »

Le jeune homme baisse les yeux, a les joues en feu, balbutie, mais n’ose en dire plus. Jésus répète sa question. Il dit quelques mots plus nets, mais on ne saisit que ceux-ci :

« ... mon père... je suis allé... et nous avons péché... pas moi seulement.

– Voilà ta mère qui espère et qui pleure. Au Ciel, il y a Dieu qui sait. Moi-même, je me trouve ici, et je sais aussi. Mais pour avoir pitié, j’ai besoin que tu t’humilies. Parle.

– Parle, mon enfant. Aie pitié des entrailles qui t’ont porté » gémit sa mère, qui s’est traînée jusqu’auprès de Jésus et, maintenant, à genoux, tenant inconsciemment un pan du vêtement de Jésus d’une main, tend l’autre vers son fils et découvre un pauvre visage brûlé par les larmes.

Jésus lui pose la main sur la tête.

« Parle, lui répète-t-il.

– Je suis l’aîné et j’aide mon père dans son commerce. Il m’a envoyé à Jéricho plusieurs fois pour parler avec ses clients et... l’un... l’un avait une belle jeune femme... Elle m’a... m’a plu. J’y allais plus qu’il n’était nécessaire... Je lui ai plu... Nous avons éprouvé du désir l’un pour l’autre et... nous avons péché pendant les absences de son mari... Je ne sais comment cela est arrivé, car elle était en bonne santé. Oui. Non seulement j’étais en bonne santé et la désirais... Mais elle l’était, elle aussi et me désirait. Je ne sais pas si... si elle a eu d’autres amants en même temps que moi et s’est contaminée... Je sais que la lèpre s’est développée aussitôt sur elle ; elle est déjà au milieu des tombeaux, condamnée à mourir vivante... Quant à moi... moi... Maman ! Tu l’as vu. Il y a peu de chose, mais on dit que c’est la lèpre... et j’en mourrai. Quand ?... Plus de vie... plus de maison... plus de maman !... Oh ! Maman ! Je te vois et ne peux te donner un baiser !... Aujourd’hui, ils viennent déchirer mes vêtements et me chasser de la maison... du village... C’est pire que la mort. Et je n’aurai même pas les larmes de ma maman sur mon cadavre... »

Le jeune homme pleure. Sa mère ressemble à une plante brisée par le vent tant elle est secouée par les sanglots.

Les gens discutent et se partagent en sentiments opposés.

128.2 Jésus est triste. Il parle :

« Quand tu as péché, tu n’as pas pensé à ta mère ? Tu as été fou au point de ne plus te souvenir que tu avais une mère sur la terre et qu’il y avait un Dieu au Ciel ? Et si la lèpre n’était pas apparue, tu ne te serais jamais souvenu que tu offensais Dieu et ton prochain ? Qu’as-tu fait de ton âme... de ta jeunesse ?

– J’ai été tenté...

– Es-tu un enfant pour ignorer que ce fruit est maudit ? Tu mériterais de mourir sans que j’aie pitié.

– Oh ! Pitié ! Toi seul, tu peux...

– Pas moi : Dieu. Et si tu promets ici de ne plus pécher...

– Je le promets. Je le promets. Sauve-moi, Seigneur. Je n’ai plus que quelques heures avant la condamnation. Maman !... Maman ! Aide-moi par tes larmes !... Oh ! Maman ! »

La femme n’a même plus de voix. Elle s’accroche aux jambes de Jésus et lève son visage aux yeux dilatés par la douleur, le visage tragique de quelqu’un qui se noie et qui sait que c’est l’unique soutien qui le retient et peut le sauver.

Jésus la regarde. Il lui sourit avec pitié.

« Relève-toi, mère. Ton fils est guéri. Mais à cause de toi, pas à cause de lui. »

La femme a encore du mal à y croire. Il lui semble que son enfant ne peut avoir été guéri comme cela, à distance, et au milieu de ses sanglots continuels, elle fait des signes de dénégation.

« Homme, ôte la tunique de ta poitrine. C’était là que tu avais la tache. Que ta mère soit consolée. »

Le jeune homme descend son vêtement, apparaissant nu aux yeux de tous. Il n’a que la peau unie et lisse d’un jeune homme bien robuste.

« Regarde, mère » dit Jésus, en se penchant pour relever la femme. C’est un mouvement qui sert aussi à la retenir quand son amour de mère et la vue du miracle pourraient l’inciter à se jeter sur son fils sans attendre qu’il soit purifié. Se rendant compte de l’impossibilité d’aller là où la pousse son amour maternel, elle s’abandonne sur la poitrine de Jésus et lui donne un baiser dans un vrai délire de joie. Elle pleure, rit, embrasse, bénit... et Jésus la caresse avec pitié. Puis il dit au jeune homme :

« Va trouver le prêtre. Et rappelle-toi que Dieu t’a guéri à cause de ta mère et pour que tu sois juste, à l’avenir. Va ! »

Le jeune homme s’en va après avoir béni le Sauveur, suivi à distance par sa mère et celles qui l’accompagnent. La foule lance des hosannas.

128.3 Jésus retourne à sa place.

« Lui aussi avait oublié qu’il y a un Dieu qui ordonne que l’on mène une vie honnête. Il avait oublié qu’il est défendu de se faire des dieux qui ne sont pas Dieu. Il avait oublié de sanctifier le sabbat comme je l’ai enseigné. Il avait oublié le respect affectueux pour sa mère. Il avait oublié qu’on ne doit pas commettre l’impureté, qu’on ne doit pas voler, être faux, que l’on ne doit pas désirer la femme d’autrui, qu’on ne doit pas se tuer ni tuer son âme, qu’on ne doit pas commettre l’adultère. Il avait tout oublié. Voyez comme il a été frappé.

“ Ne pas désirer la femme d’autrui ” ne fait qu’un avec “ ne pas commettre l’adultère. ” Car le désir précède toujours l’action. L’homme est trop faible pour pouvoir désirer sans satisfaire son désir. Et, ce qui est triste au plus haut point, l’homme ne sait pas en faire autant dans ses justes désirs. Dans le mal, l’accomplissement suit le désir. Dans le bien, on s’arrête après le désir, quand encore on ne revient pas en arrière.

Ce que je lui ai dit, je vous l’adresse à tous, car le péché de désir est aussi répandu que le chiendent qui se propage tout seul : êtes-vous des enfants pour ne pas savoir que cette tentation-là est un poison et qu’il faut la fuir ? “ J’ai été tenté. ” On dit ça depuis toujours ! Mais puisque c’est un exemple ancien, l’homme devrait se souvenir de ses conséquences et savoir dire : “ Non. ” Notre histoire ne manque pas d’exemples de personnes qui ont su demeurer chastes malgré toutes les séductions du sexe et les menaces des violents.

La tentation est-elle un mal ? Elle ne l’est pas. C’est l’oeuvre du Malin, mais elle se change en gloire pour celui qui en triomphe.

Le mari qui va à d’autres amours est un assassin de son épouse, de ses enfants, de lui-même. Celui qui entre dans la demeure d’un autre pour commettre l’adultère est un voleur, et des plus vils. Pareil au coucou, il profite sans frais du nid d’autrui. Celui qui trahit la confiance de son ami est un faussaire, car il témoigne une amitié qu’en réalité il n’éprouve pas. Celui qui agit ainsi se déshonore lui-même et déshonore ses parents. Peut-il donc avoir Dieu avec lui ?

128.4 J’ai accompli ce miracle pour cette pauvre mère. Mais la luxure me dégoûte à tel point que j’en suis révolté. Vous avez crié par peur et par dégoût de la lèpre. Pour ma part, mon âme a crié par dégoût de la luxure. Toutes les misères m’entourent, et pour toutes je suis le Sauveur. Mais je préfère toucher un mort, un juste à la chair déjà décomposée, mais qui fut honnête et qui est déjà en paix avec son âme, que d’approcher un débauché. Je suis le Sauveur, mais je suis l’Innocent. Que s’en souviennent tous ceux qui viennent ici ou parlent de moi en me prêtant les ferments de leurs propres passions.

Je comprends que vous attendriez autre chose de moi. Mais j’en suis incapable. La ruine d’une jeunesse à peine formée et détruite par la passion m’a troublé davantage que si j’avais touché la mort. Allons vers les malades. Ne pouvant, à cause de la nausée qui m’étrangle, être la Parole, je serai le salut de ceux qui espèrent en moi.

Que la paix soit avec vous. »

En effet, Jésus est très pâle, comme s’il était souffrant. Il ne retrouve son sourire que lorsqu’il se penche sur des enfants malades et sur des infirmes allongés sur leurs brancards. Alors, il redevient lui-même. En particulier quand, mettant son doigt dans la bouche d’un petit muet d’environ dix ans, il lui fait dire : « Jésus » puis : « Maman ».

Les gens s’en vont tout doucement.

Détail

Guérison d'un jeune débauché qui est lépreux. Il obtient sa guérison grâce à sa mère.

EMV 128.5 · Tome 2, p. 363

L’Evangile tel qu'il m'a été révélé

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Citation

Jésus est très pâle, comme s’il était souffrant. Il ne retrouve son sourire que lorsqu’il se penche sur des enfants malades et sur des infirmes allongés sur leurs brancards. Alors, il redevient lui-même. En particulier quand, mettant son doigt dans la bouche d’un petit muet d’environ dix ans, il lui fait dire : « Jésus » puis : « Maman ».

Détail

Jésus est très pâle car il a dû approcher un pécheur luxurieux, or la luxure le dégoûte.

EMV 129 · Tome 2, p. 365-372

L’Evangile tel qu'il m'a été révélé

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Détail

Dans l'EMV 129, un Romain se présente avec son frère possédé. Il a fait un long voyage pour voir le Maître et que son frère soit guéri. Cela mérite récompense, mais le Christ ne s'arrête pas là : il lui parle également de l'âme, de Galien, un philosophe romain, et conquiert littéralement l'âme du Romain. Puis, il guérit son frère possédé. Ensuite, Jésus commente un passage du Second Livre des Rois et dit qu'il vient pour tous. Il affirme même qu'en agissant ainsi, il a pu éclairer deux âmes qui repartiront chez elles annoncer le Seigneur. Le Maître parle brièvement de l'âme et du fait que le Sauveur est venu pour les païens également. Les deux Romains repartent ensuite. Aglaé pleure et Jésus envoie Pierre lui donner un message : "Que les patries passent, mais que le Ciel demeure."