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Notes du thème

Vie publique de Jésus-Christ dans l'EMV

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EMV 70.4 · Tome 1

L’Evangile tel qu'il m'a été révélé

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Sais-tu ce qui me fatigue ? Le manque d’amour. Ah ! Quel poids cela représente pour moi, c’est comme si j’avais un poids sur le coeur !

– Moi, je t’aime, Jésus.

– Oui, et tu me soulages. Je t’aime beaucoup, Jean, et je t’aimerai toujours, car toi, tu ne me trahiras jamais.

– Te trahir ! Oh !

– Et pourtant ils seront nombreux à me trahir...

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Jésus dit à Jean :

EMV 70.6 · Tome 1

L’Evangile tel qu'il m'a été révélé

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Je veux que vous vous aimiez sans préférences, en vous aidant réciproquement, en vous faisant l’un à l’autre bon visage. Personne n’est parfait, Jean. Ni les jeunes, ni les vieux. Mais avec de la bonne volonté, vous atteindrez la perfection et, ce qui vous manquera, je le mettrai en vous. Vous êtes comme les fils d’une famille sainte. Il y a en elle bien des caractères différents. L’un est rude, l’autre doux, l’un est courageux, l’autre timide, l’un impulsif, l’autre prudent. Si vous étiez tous pareils, vous seriez forts dans un domaine, et déficients dans tous les autres. Ainsi, au contraire, vous formez une union parfaite, parce que vous vous complétez les uns les autres. L’amour vous unit, doit vous unir, pour la cause de Dieu.

– Et pour toi, Jésus.

– D’abord la cause de Dieu, puis l’amour pour son Christ.

EMV 70.8 · Tome 1

L’Evangile tel qu'il m'a été révélé

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Ma Mère et moi sommes les hosties par excellence. Il est difficile de nous rejoindre, impossible même, parce que notre sacrifice fut d’une âpreté totale. Mais, mon Jean ! C’est l’hostie que peuvent imiter toutes les catégories de ceux qui m’aiment : vierge, martyr, confesseur, évangélisateur, serviteur de Dieu et de la Mère de Dieu, actif et contemplatif, c’est un exemple pour tous. C’est celui qui aime.

EMV 71 · Tome 1

L’Evangile tel qu'il m'a été révélé

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Jésus parle à Judas. Ils attendent Simon le Zélote et Jean de Zébédée, qui doivent le rejoindre. Jésus lui révèle d'ailleurs que Jean est son premier disciple et Judas en est blessé, mais il ne dit rien au Maître. Celui-ci, qui connaît les coeurs, demande alors à l'Iscariothe pourquoi il ne lui dit pas ce qu'il pense. Puis, il lui demande si son père l'aimait, et Judas parle de son géniteur avec émotion. Le Seigneur lui assure alors que, si son père l'a élevé comme Judas le lui dit, c'était assurément un juste et qu'il exultera de le savoir disciple du Messie. Mais Judas doit voir en Jésus le père qu'il avait perdu et ne rien lui cacher. Judas lui déclare alors qu'il saura devenir bon si le Christ l'aime à ce point. Il lui avoue d'ailleurs qu'il a été blessé de ne pas avoir été le premier disciple, mais Jésus lui assure qu'il ne fait pas de différences en son coeur entre les premiers et les derniers.

Simon et Jean arrivent sur ces entrefaites. L'ancien lépreux salue son Sauveur avec un cri de joie, et Jésus le bénit pour son travail d'évangélisation qu'il a déjà accompli. Simon en profite pour évoquer Lazare et Jésus promet qu'il ira le voir. Puis les présentations entre les disciples ont lieu. Jésus envoie Jean avec Judas et il demande à Simon d'être toute indulgence pour cet homme que Simon-Pierre, et d'autres, n'apprécieront pas. Simon acquiesce et ils vont sur ces paroles évangéliser le peuple au Temple.

EMV 71.1-2 · Tome 1

L’Evangile tel qu'il m'a été révélé

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71.1 Je vois Jésus et Judas Iscariote aller et venir près de l’une des portes de l’enceinte du Temple.

« Es-tu certain qu’il viendra ? demande Judas.

– J’en suis certain. Il est parti à l’aube de Béthanie, et à Gethsémani il aura rencontré mon premier disciple... »

Un silence, puis Jésus s’arrête et dévisage Judas. Il s’est mis en face de lui. Il l’étudie. Puis il lui met une main sur l’épaule et lui demande :

« Judas, pourquoi ne me dis-tu pas ce que tu penses ?

– Ce que je pense ? Je ne pense à rien de particulier, en ce moment, Maître. Des questions, je t’en pose même trop. Tu ne peux sûrement pas te plaindre de mon mutisme.

– Tu me poses beaucoup de questions et me donnes beaucoup de renseignements sur la ville et ses habitants. Mais tu ne m’ouvres pas ton âme. Quelle importance veux-tu qu’aient pour moi les informations sur la fortune et la composition de telle ou telle famille ? Je ne suis pas un désoeuvré venu ici pour passer le temps. Tu sais pourquoi je suis venu et tu peux bien comprendre que j’ai d’abord à coeur d’être le Maître de mes disciples. C’est pour cela que j’attends de leur part sincérité et confiance. 71.2Ton père t’aimait-il, Judas ?

– Il m’aimait beaucoup. Je faisais sa fierté. Quand je revenais de l’école, et aussi, plus tard, quand je revenais de Jérusalem à Kérioth, il voulait que je lui raconte tout. Il s’intéressait à tout ce que je faisais ; si c’étaient de bonnes choses, il se réjouissait, et si c’était moins bon, il me consolait. Mais parfois, on le sait bien, tout le monde se trompe : alors si je m’étais trompé et avais encouru un blâme, il me faisait voir le bien-fondé du reproche qu’on m’avait adressé ou tout le tort de ma façon d’agir. Mais il le faisait si doucement... on aurait dit un grand frère. Il terminait toujours par ces mots : “ Je te dis cela parce que je veux que mon Judas soit un juste. Je veux être béni à travers mon fils... ” Mon père... »

Jésus, qui n’a cessé de regarder avec attention son disciple sincèrement ému au souvenir de son père, dit :

« Judas, sois bien assuré de ce que je vais te dire. Si ton père t’a élevé ainsi, il devait être juste. Rien ne le rendra aussi heureux que le fait que tu sois pour moi un disciple fidèle. L’âme de ton père exultera, là où il attend la lumière, en te voyant mon disciple. Mais, pour l’être, tu dois te dire : “ J’ai retrouvé le père que j’avais perdu, celui qui me semblait être un frère aîné. Je l’ai retrouvé en mon Jésus ; comme à mon père bien-aimé que je pleure encore, je lui confierai tout, pour qu’il me guide, me bénisse ou me fasse de doux reproches. ” Veuille l’Eternel et toi, surtout toi, veuillez faire en sorte que Jésus ait seulement à te dire : “ Tu es bon, je te bénis. ”

– Oh oui ! Jésus, oui. Si tu m’aimes à ce point, je saurai devenir bon, comme tu le veux et comme le voulait mon père. Et ma mère n’aura plus cette épine au coeur. Elle répétait toujours : “ Tu n’as plus de guide, mon enfant, et tu en as encore tellement besoin ! ” Quand elle saura que c’est toi que j’ai pour guide !

– Je t’aimerai comme aucun autre homme ne le pourrait, je t’aimerai beaucoup, je t’aime beaucoup. Ne me déçois pas.

– Non, Maître, non. J’étais plein de contrastes : envies, jalousies, folie des grandeurs, amour du plaisir, tout en moi se heurtait aux bonnes inspirations. Il y a même peu de temps, tu vois ? Tu m’as causé une peine. Plutôt, ce n’est pas toi qui l’as causée, mais ma mauvaise nature... Je croyais être ton premier disciple... Or tu m’as dit que tu en avais déjà un autre.

– Tu l’as vu toi-même. Tu ne te souviens pas que pour Pâques j’étais au Temple avec plusieurs Galiléens ?

– Je croyais que c’étaient des amis... Je croyais avoir été le premier choisi pour un tel destin et, par conséquent, le préféré.

– Je ne fais pas de différences dans mon coeur entre les derniers et les premiers. Si le premier venait à manquer alors que le dernier était saint, alors aux yeux de Dieu il faudrait que se fasse la distinction. Mais moi, je les aimerais pareillement : le saint, d’un amour bienheureux, le pécheur d’un amour souffrant.

EMV 72.3-4 · Tome 1

L’Evangile tel qu'il m'a été révélé

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72.3 La seule chose qui m’attriste, c’est de constater à quel point l’homme est corrompu par Satan qui pervertit sa pensée. Sa­chez-le, vous tous : il trouble votre manière de penser à tous ! Mais il viendra un jour où vous aurez en vous la force de Dieu, la grâce. Vous aurez la sagesse, avec son Esprit... Alors, vous aurez tout pour juger avec justice.

– Et nous jugerons tous avec justice ?

– Non, Judas.

– Mais, parles-tu pour nous, les disciples, ou pour tous les hommes ?

– Je parle d’abord pour vous, puis pour tous les autres. Quand ce sera l’heure, le Maître suscitera ses ouvriers et les enverra de par le monde...

– Ne le fais-tu pas déjà ?

– Pour l’instant, je ne me sers de vous que pour dire : “ Le Messie est là, venez à lui. ” Mais à ce moment-là, je vous rendrai capables de prêcher en mon nom, d’accomplir des miracles en mon nom...

– Oh ! Même des miracles ?

– Oui, sur les corps et sur les âmes.

– Ah ! Comme on nous admirera! »

Judas jubile à cette idée.

72.4 « Nous ne serons plus avec le Maître à ce moment-là, cependant... pour moi, j’aurai toujours peur d’accomplir quelque chose de divin avec mes moyens humains, dit Jean, en regardant Jésus d’un air pensif, quelque peu triste.

– Jean, si le Maître le permet, je voudrais te dire ma pensée, intervient Simon.

– Confie-la à Jean ; je désire que vous vous conseilliez mutuellement.

– Tu sais déjà que c’est un conseil ? »

Jésus sourit et se tait.

« Eh bien, alors, je te dis, Jean, que tu ne dois pas, et que nous ne devons pas avoir peur. Appuyons-nous sur la sagesse du Maître saint et sur sa promesse. Si, lui, il nous dit : “ Je vous enverrai ”, cela signifie qu’il sait qu’il peut nous envoyer sans que nous lui fassions du tort, à lui comme à nous, c’est-à-dire à la cause de Dieu qui nous est aussi chère à tous qu’une épouse tout juste mariée. S’il nous promet de revêtir notre misère intellectuelle et spirituelle de l’éclat de la puissance que le Père lui a donnée pour nous, nous devons être certains qu’il le fera et que nous en serons rendus capables, non pas par nous-mêmes, mais grâce à sa miséricorde. Il est donc certain que tout cela arrivera si nous ne mettons pas d’orgueil, de désir humain dans notre action. Je pense que si nous corrompons notre mission, qui est toute spirituelle, par des éléments terrestres, alors même la promesse du Christ ne s’accomplira pas. Ce ne sera pas de l’impuissance de sa part, mais parce que nous étranglerons sa puissance avec le lacet de l’orgueil.

Détail

Les apôtres (Jean, Judas, Simon le Zélote) discutent et vient le sujet des miracles ainsi que l'envoi des disciples, quand Jésus ne sera plus avec eux.

Jésus dit aux trois apôtres :

EMV 72.5-6 · Tome 1

L’Evangile tel qu'il m'a été révélé

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Vois-tu, Judas, je viens d’une caste persécutée pour... pour avoir mal compris ce qu’est et comment devait être le Messie. Oui. Si nous l’avions attendu avec une juste compréhension de son être, nous n’aurions pu tomber dans des erreurs qui sont des blasphèmes contre la vérité et une rébellion contre la loi romaine ; c’est pourquoi nous avons été punis par Dieu et par Rome. Nous avons voulu voir dans le Christ un conquérant et un libérateur d’Israël, un nouveau Maccabée, plus grand que le grand Judas... Rien que cela. Et pourquoi ? Parce que nous nous sommes souciés de nos intérêts plus que de ceux de Dieu : de ceux de la patrie et des citoyens. Certes, l’intérêt de la patrie est saint lui aussi. Mais qu’est-ce face au Ciel éternel ? Combien de fois n’ai-je pas réfléchi et vu le vrai visage du Christ durant les longues heures de persécutions d’abord, et de ségrégation ensuite, lorsque, en fugitif, je me cachais dans les tanières des bêtes sauvages, partageant leur litière et leur nourriture, pour échapper à la police romaine et surtout aux délations des faux amis ; ou bien quand, attendant la mort, je goûtais par avance l’odeur du tombeau dans ma caverne de lépreux ! Combien de fois n’ai-je pas vu ton visage...! Le tien, Maître humble et bon, le tien, Maître et Roi de l’esprit, le tien, ô Christ, fils du Père, qui nous conduis au Père et non pas à des cours royales de poussière, ni à une divinité de boue. Toi... Ah, il m’est facile de te suivre...! Etant donné – pardonne ma hardiesse qui se proclame juste – étant donné que je te vois tel que je t’ai pensé, je te reconnais. Je t’ai tout de suite reconnu. Cela n’a pas été te connaître, mais reconnaître Quelqu’un que mon âme avait déjà connu...

– C’est pour cela que je t’ai appelé... et que je t’emmène avec moi, maintenant, dans ce premier voyage que je vais faire en Judée. 72.6 Je veux que tu achèves de me reconnaître... et je veux qu’eux aussi, que l’âge rend moins capables d’accéder à la vérité par une méditation sévère, sachent comment leur Maître est arrivé à cette heure-ci... Vous comprendrez par la suite.

Détail

Simon le Zélote parle à Judas.

Annotation

Premier livre des Macchabées, 3, 1-26 :

1 M 3, 1-26 : Après la mort de Mattathias, son fils Judas, appelé Maccabée, se leva à sa place. Tous ses frères et tous les partisans de son père lui vinrent en aide et menèrent avec allégresse le combat pour Israël.

Judas étendit le renom glorieux de son peuple. Revêtu de son armure, comme un héros, et fort de ses armes de guerre, il livra des batailles, protégeant le camp de son épée. Tel un lion en pleine action, pareil au lionceau rugissant vers sa proie, il traquait les hommes infidèles à la Loi, il les pourchassait et livrait au feu ceux qui troublaient son peuple.

Devant la crainte qu’il inspirait, les hommes infidèles à la Loi furent abaissés et tous les malfaisants, pris de panique. Par sa main advint le salut. À bien des rois il rendit la vie amère, il réjouit Jacob par ses exploits. Son souvenir est à jamais béni.

Il parcourut les villes de Juda, il en extermina les impies. Il détourna la colère qui pesait sur Israël. Son nom retentit jusqu’aux extrémités de la terre et il rassembla ceux qui allaient périr.

Alors, Apollonios rassembla des païens et une troupe importante venue de Samarie, pour combattre Israël. Judas en fut informé. Il sortit à sa rencontre, le battit et le tua. Il y eut de nombreuses victimes, et les survivants s’enfuirent. On ramassa le butin, et Judas s’empara du glaive d’Apollonios, pour s’en servir tous les jours au combat.

Sérone, commandant de l’armée de Syrie, apprit que Judas avait réuni autour de lui un groupe, une assemblée de fidèles, pour marcher au combat. Il se dit : « Je me ferai un nom et je me couvrirai de gloire dans le royaume. Je combattrai Judas et ses compagnons, qui méprisent l’ordre du roi. » Il partit donc à son tour, accompagné d’une forte troupe d’hommes impies, pour tirer vengeance des fils d’Israël.

Tandis qu’il s’approchait de la montée de Bethorone, Judas sortit à sa rencontre avec une poignée d’hommes. À la vue de la troupe qui montait vers eux, ses hommes dirent à Judas : « Comment pourrons-nous, en si petit nombre, lutter contre une foule si nombreuse et si forte ? De plus, nous sommes exténués, car nous n’avons rien mangé aujourd’hui ! » Judas leur répondit : « Il arrive facilement qu’une multitude tombe aux mains d’un petit nombre. Pour le Ciel, peu importe d’opérer le salut au moyen de beaucoup d’hommes ou seulement de quelques-uns. En effet, la victoire au combat ne dépend pas de l’importance de l’armée : c’est du Ciel que vient la force.

Eux, ils viennent vers nous, débordants d’orgueil et de mépris pour la Loi, afin de nous détruire, ainsi que nos femmes et nos enfants, et de nous dépouiller de nos biens. Nous, nous combattons pour nos vies et nos lois. Le Ciel lui-même les écrasera devant nous. Ne les craignez donc pas ! »

Après ces paroles, il se rua sur eux à l’improviste. Sérone et sa troupe furent écrasés devant lui. On les poursuivit dans la descente de Bethorone, jusqu’à la plaine. Huit cents hommes environ tombèrent ; les autres s’enfuirent au pays des Philistins. Judas et ses frères commencèrent à inspirer de la crainte, et la panique s’empara des nations païennes d’alentour. Le nom de Judas parvint jusqu’aux oreilles du roi, et tous les païens commentaient ses actes de guerre.

EMV 73.3 · Tome 1

L’Evangile tel qu'il m'a été révélé

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– Allons. Je dois verser encore six amphores d’eau sur les légumes qui viennent de sortir.

– Je vais t’aider.

– Non, tu es un seigneur. Ta manière de faire me le prouve.

– Je suis un artisan, femme. Et celui-ci est un pêcheur. Ceux-ci sont judéens, fortunés et ont une situation. Pas moi. »

Détail

Jésus est accueilli par une femme de Bethléem dans sa maison.

EMV 74 · Tome 1

L’Evangile tel qu'il m'a été révélé

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Jésus est à Bethléem avec Jean, Judas, Simon le Zélote. Ils vont dans la ville-même, car le Christ veut leur montrer où les rois-mages l'ont salué. Alors Judas montre tout son sens pratique et use d'artifices pour obtenir des renseignements sur Anne de Bethléem, qui avait hébergé la Sainte Famille. Il fait passer le groupe apostolique pour des Judéens qui viennent de Jérusalem, et l'aubergiste, un dénommé Ezéchias, leur parle alors du massacre des Innocents et de la mort d'Anne. Jésus va se recueillir sur les ruines, puis il parle aux gens de Bethléem. Mais ceux-ci deviennent ouvertement hostiles à partir du moment où il parle de sa Mère et du Messie. La foule s'agite, lance des pierres, Jésus n'arrive pas à les apaiser ni à réconforter leur douleur. Dans un geste héroïque, Judas protège Jésus et le groupe se replie. Alors le Sauveur n'insiste pas et décide d'aller à la rencontre des bergers de la Nativité.