Aller au contenu

Notes du thème

Maria Valtorta

Page 2 sur 4

Confort de lecture

Aa

EMV 43.7 · Tome 1

L’Evangile tel qu'il m'a été révélé

Voir dans son contexte

Citation

Maria... appartiens-tu à Jésus ? Veux-tu être à lui ? Au point de mourir comme Jésus est mort ? Ma petite, qui m’es si chère, pleure, mais reste forte et persé­vère. Le martyre ne réside pas dans la forme de la torture, mais dans la constance avec laquelle le martyr la supporte. Le martyre peut venir par une arme, mais aussi bien par une souffrance morale, si le but auquel on vise est le même. Tu le supportes par amour pour mon Fils. Ce que tu fais pour tes frères, tu le fais pour l’amour du Christ qui veut leur salut. C’est là ton martyre. Restes-y fidèle. Ne désire pas tout faire par toi-même. Comme l’étreinte est trop forte pour que tu puisses encore trouver la force de te conduire toute seule et de dominer ta nature humaine en retenant tes larmes, il suffit que tu laisses la souffrance te torturer sans te révolter. Il suffit que tu dises à Jésus : “ Aide-moi ! ” Ce que tu ne peux faire, lui le fera en toi. Reste en lui, toujours. Ne cherche pas à en sortir et même si la souffrance, tant elle est grande, t’empêche de voir où tu es, tu seras toujours en Jésus.

EMV 45 · Tome 1

L’Evangile tel qu'il m'a été révélé

Citation

À la lecture du fascicule, aujourd’hui, je remarque une phrase de Jésus qui peut servir de règle.

Vous disiez ce matin que vous ne pourrez faire connaître mes descriptions à cause de leur style. Et moi, pour qui être connue est une véritable phobie, j’en ai été bien contente. Mais ne vous semble-t-il pas que cela s’oppose à ce que le Maître dit dans la dernière dictée du fascicule ? « Plus tu seras minutieuse et précise, plus nombreux seront ceux qui viennent à moi. » Cela implique que les descriptions doivent être notées, sinon comment peut-il y avoir des âmes nombreuses qui vont à Jésus grâce à elles ?

Je vous soumets ce point ; faites ensuite ce qui vous paraît être le mieux, car cela m’est indifférent. D’ailleurs, humainement, je suis du même avis. Mais nous ne sommes pas ici dans le domaine de l’humain, et même le côté humain du porte-parole doit disparaître.

Dans la dictée d’aujourd’hui encore, Jésus dit : « ... en te montrant l’Évangile, je fais une tentative plus forte d’amener les hommes à moi. Je ne me limite plus à la parole... J’ai recours à la vision et je l’explique pour la rendre plus claire et plus attractive. » Alors ?

Cependant, comme je suis un pauvre rien qui, de moi-même, me replie aussitôt sur moi, je vous dis que votre observation m’a troublée — et l’Envieux en profite —, au point de me faire penser à ne plus écrire ce que je vois, mais uniquement les dictées. Il me souffle dans le coeur : « Alors, tu vois ? Tes fameuses visions ne servent vraiment à rien ! Tout juste à te faire passer pour folle, ce que tu es, en vérité. Que vois-tu ? Les fantasmes de ton esprit dérangé. Il faut bien autre chose pour mériter de voir le ciel ! »

Il m’a tenue sous le jet corrosif de sa tentation toute la journée. Je vous assure que je n’ai pas souffert de mes grandes douleurs physiques autant que j’ai souffert — encore maintenant, d’ailleurs — à cause de cela. Il veut me faire désespérer. Mon vendredi est aujourd’hui un vendredi de tentation spirituelle. Je pense à Jésus au désert et à Jésus à Gethsémani...

Mais je ne me donne pas pour vaincue, pour ne pas faire rire ce rusé démon ; c’est donc en luttant contre lui et contre mon côté moins spirituel que je vous écris ma joie de ce jour, tout en vous assurant aussi que, pour ma part, je serais bien heureuse que Jésus me retire ce don de voir qui fait ma plus grande joie. Il me suffit qu’il me garde son amour et sa miséricorde.

Détail

Maria s'adresse au Père Migliorni, dans une note du 4 février 1944 (extrait de l'édition de 1985).

EMV 46.11 · Tome 1

L’Evangile tel qu'il m'a été révélé

Voir dans son contexte

Citation

46.11 Jésus dit :

« Hier, tu n’avais pas la force que te donne ma volonté et tu n’étais en conséquence qu’un être à moitié vivant. J’ai permis à tes membres de se reposer et je t’ai fait faire l’unique jeûne qui te pèse : celui de ma parole. Pauvre Maria ! Tu as vécu le mercredi des Cendres. En tout tu as senti le goût de la cendre, parce que tu étais sans ton Maître. Je n’ai pas manifesté ma présence, mais j’étais là.

Ce matin, puisque l’angoisse est réciproque, je t’ai murmuré dans ton demi-sommeil : “ Agneau de Dieu qui enlèves les péchés du monde, donne-nous la paix. ” Je te l’ai fait répéter plusieurs fois et je l’ai répété en même temps. Tu as cru que j’allais en parler. Non. Il y avait d’abord le sujet que je t’ai montré et que je t’expliquerai. Plus tard, ce soir, je t’expliquerai l’autre.

EMV 49 · Tome 1

L’Evangile tel qu'il m'a été révélé

Citation

Avec l'âme accablée par trop de choses, je prie pour avoir une lumière. Et je tombe au chapitre XII de l'Epitre aux Hébreux et réellement, elle refait les forces de mon esprit et me donne l'énergie pour "écouter" parce que sous la pression de tant de choses, j'en suis venue à penser : "Je ne veux plus rien faire. La vie commune, la vie commune à tout prix." Mais "Celui qui parle je sais qui Il est, et je vois qu'il me regarde avec des yeux affectueux qui me sollicitent. Et je ne sais plus dire ; "Je ne veux pas."

Vraiment Dieu est un feu qui dévore, même les tendances de notre humanité, quand elle s'est abandonnée à Lui. A Celui qui me parle et me dit : "Moi, je ne te laisserai pas, je ne t'abandonnerai pas", je veux encore redire avec une pleine confiance : "Tu es mon secours, je ne crains pas l'homme. Ne me trompe pas, ô Dieu, mon espérance."

Détail

Chapitre 10, page 38 de l'ancienne édition.

EMV 54.9 · Tome 1

L’Evangile tel qu'il m'a été révélé

Voir dans son contexte

Citation

54.9 Il est 16 h et déjà tombent sur moi les ombres du sommeil qui, je le sens, sera agité, conséquence logique de mon heure de souffrance d’hier...

Mais le 24 octobre aussi, j’allais très mal, à tel point qu’après la fin de la vision décrite avec un mal de tête fort comme une méningite, je n’ai pas eu le courage d’ajouter que j’ai finalement vu Jésus, habillé comme il m’apparaît quand il vient entièrement pour moi : il portait un vêtement délicat de laine blanche tendant légèrement vers l’ivoire et un manteau assorti. C’est l’habit qu’il portait lors de sa première manifestation à Jérusalem comme Messie.

Détail

26 octobre 1944.

L'habit qu'il portait fait référence à l'EMV 53.3

EMV 58 · Tome 1

L’Evangile tel qu'il m'a été révélé

Voir dans son contexte

Citation

11 octobre.

Avant-hier et hier, silence et nuit. Mais pas de découragement. En effet, si la bonté de Dieu a épargné mon corps épuisé et brisé par la souffrance que lui donne la fatigue de l'écriture, Il m'a réconforté l'esprit avec son invisible présence, toute pour moi, blanche et souriante. Et toute la sérénité de ces yeux saints s'est déversée dans mon coeur.

Oh ! mon trésor inconnu du monde ! Même du monde qui m'est le plus proche : même de ceux qui vivent avec moi et qui me voient simplement occupée à lire mes prières, ou à faire de la dentelle, à manger un fruit ou à parler de choses ordinaires, et ils ne savent pas que la "meilleure partie" de mon être ne fait qu'adorer le Dieu que je vois et parler avec Lui et l'écouter. Parfois, je me prends à sourire en pensant que ceux qui sont avec moi ne savent pas Qui est avec moi. Et alors aussi, il se trouve que je souffre quand en présence du Saint, de l'Invisible, du Pur, de l'Adorable on tient des conversations qui ne sont ni saintes, ni pures, ni charitables. Les gens ne peuvent pas savoir et je ne puis pas parler... Mais quel choc j'en reçois, et quelle vigilance j'exerce pour réparer avec des actes d'amour, de foi, d'espérance, de pureté le choc que ressent mon Jésus de ces conversations ! Ce choc doit être bien fort, puisqu'en moi, pauvre ver, il cause déjà tant de peine, du fait que mon Jésus m'a communiqué un petit quelque chose de sa façon de sentir et de penser.

Ce matin, je ressens cette joie active qui en moi est toujours le prélude de sa parole. Je m'explique comme je peux. J'ai une Joie passive quand, comme hier et avant-hier, je jubile de la Présence, sans qu'Elle m'appelle à le servir. J'ai une joie active quand une impression indescriptible me dit : "Servante de ton Jésus, Lui t'appelle, sers-Le. "Alors je passe de la sérénité à la joie de l'esprit, de la paix à une légèreté qui me soulève. Si je pouvais me mouvoir, je crois que j'irais en haut et en bas dans la maison, ou miteux à l'extérieur par l'exubérance de cette joie et de cette force qui pénètre en moi. Comme je suis alors, je ne puis me libérer qu'en chantant... Puis il entre en moi une douce langueur qui change mon visage, langueur où je me fonds en une douceur qui n'est pas de cette terre. Et puis, je passe au travail vrai, proprement dit : écrire sous la dictée ou décrire ce qui se présente à moi. S'il s'agit de dictée et qui se rapporte à un passage de la Bible, Jésus commence par me faire ouvrir le Livre au passage qu'Il veut expliquer. Si au contraire la dictée se fait sans références spéciales, alors Il ne me fait prendre en mains ni la Bible ni un autre livre sacré. Si c'est la vision qui se présente, comme je l'ai dit, avec une image initiale qui est généralement le point culminant de la vision, et puis se déroule en suivant l'ordre, à peine elle se présente j'éprouve une joie encore plus vive. Quand la vision se développe dans l'ordre, je commence par le début, quand se présente pour commencer le point culminant, je décris ce point, et puis, quand se montre ce qui précède je l'écris et puis ce qui suit (il en fut ainsi de la vision du rabbin Gamaliel, au mois d'août, dans les dix premiers jours du mois, je crois).

Jésus m'a dit de le répéter une fois de plus pour mieux mettre en lumière qui Il est ou qui veut rester dans la nuit sur mon cas. Et maintenant, Il me dit d'ouvrir la Bible. Alors, aujourd’hui, c'est une dictée.

Détail

Le texte suivant apparaît dans l’ancienne édition de 1985, mais a été retiré de la nouvelle édition de 2017 car il n’est pas en rapport avec la scène décrite. Il en est de même dans l’édition italienne de référence.

EMV 58 · Tome 1

L’Evangile tel qu'il m'a été révélé

Voir dans son contexte

Citation

11 octobre.

Avant-hier et hier, silence et nuit. Mais pas de découragement. En effet, si la bonté de Dieu a épargné mon corps épuisé et brisé par la souffrance que lui donne la fatigue de l'écriture, Il m'a réconforté l'esprit avec son invisible présence, toute pour moi, blanche et souriante. Et toute la sérénité de ces yeux saints s'est déversée dans mon coeur.

Oh ! mon trésor inconnu du monde ! Même du monde qui m'est le plus proche : même de ceux qui vivent avec moi et qui me voient simplement occupée à lire mes prières, ou à faire de la dentelle, à manger un fruit ou à parler de choses ordinaires, et ils ne savent pas que la "meilleure partie" de mon être ne fait qu'adorer le Dieu que je vois et parler avec Lui et l'écouter. Parfois, je me prends à sourire en pensant que ceux qui sont avec moi ne savent pas Qui est avec moi. Et alors aussi, il se trouve que je souffre quand en présence du Saint, de l'Invisible, du Pur, de l'Adorable on tient des conversations qui ne sont ni saintes, ni pures, ni charitables. Les gens ne peuvent pas savoir et je ne puis pas parler... Mais quel choc j'en reçois, et quelle vigilance j'exerce pour réparer avec des actes d'amour, de foi, d'espérance, de pureté le choc que ressent mon Jésus de ces conversations ! Ce choc doit être bien fort, puisqu'en moi, pauvre ver, il cause déjà tant de peine, du fait que mon Jésus m'a communiqué un petit quelque chose de sa façon de sentir et de penser.

Détail

Le texte suivant apparaît dans l’ancienne édition de 1985, mais a été retiré de la nouvelle édition de 2017 car il n’est pas en rapport avec la scène décrite. Il en est de même dans l’édition italienne de référence.

EMV 61.7 · Tome 1

L’Evangile tel qu'il m'a été révélé

Voir dans son contexte

Citation

61.7 – Pitié, Seigneur, mon fils que voilà est muet à cause d’un démon qui le tourmente.

– Et mon frère, ici, est semblable à une bête répugnante. Il se roule dans la boue et mange les excréments. C’est un esprit malin qui le pousse à ces gestes immondes, en dépit de sa volonté. »

Jésus va vers le groupe qui l’implore. Il lève les bras et commande :

« Sortez de ces personnes. Rendez à Dieu ses créatures. »

Au milieu de cris et de clameurs, les deux malheureux sont guéris. Les femmes qui les conduisaient se prosternent en bénissant.

« Rentrez chez vous et soyez reconnaissants à Dieu. Que la paix soit avec vous tous. Allez. »

La foule s’en va en commentant les faits. Les quatre disciples se serrent auprès du Maître.

« Mes amis, en vérité je vous dis que tous les péchés se trouvent en Israël et que les démons y ont établi leur demeure. Il n’y a pas que les possessions qui rendent les lèvres muettes et qui poussent à vivre comme une bête en mangeant les ordures. Mais les plus réelles et les plus nombreuses sont celles qui ferment les coeurs à l’honnêteté et à l’amour et en font une sentine de vices immondes, ô mon Père ! »

Jésus, accablé, s’assied.

« Tu es fatigué, Maître ?

– Pas fatigué, mon Jean, mais désolé par l’état des coeurs et le peu de volonté à se corriger. Je suis venu... mais l’homme... l’homme... ô mon Père !...

– Maître, moi je t’aime. Nous tous, nous t’aimons...

– Je le sais, mais vous êtes si peu nombreux... et mon désir de sauver est si grand ! »

Jésus a pris Jean dans ses bras et met sa tête contre la sienne. Il est triste. Autour de lui, Pierre, André et Jacques le regardent avec amour et tristesse.

La vision s’arrête là.

EMV 88 · Tome 2

L’Evangile tel qu'il m'a été révélé

Voir dans son contexte

Citation

Soir du même jour 26-1-45, 20h.

Si ce n'était pas un temps de couvre-feu, je vous aurais envoyé chercher, tellement j'ai été terrorisée par l'apparition du démon.

Le démon en personne, sans camouflages d'aucune sorte. C'est un personnage de grande taille, mince, fumeux, au front bas et étroit, visage pointu, aux yeux renfoncés, au regard tellement méchant, ironique, faux que pour un peu j'aurais appelé au secours. J'étais en train de prier, dans l'obscurité de ma pièce, pendant que Marthe était dans la cuisine, et c'était exactement le Coeur Immaculé de Marie que je priais, quand près de la porte fermée, il m'est apparu, lui. Noir sur noir et pourtant j'ai vu tous les détails de son corps nu, affreux, non par l'effet d'une difformité, mais par un je ne sais quoi de féroce, d'horrible de serpentin qui se dégageait de tous ses membres. Je n'ai vu ni cornes, ni queue, ni pieds fourchus, ni autres détails sous lesquels on le représente habituellement. Mais toute sa monstruosité était dans son expression. Pour exprimer ce qu'il était, je devrais dire : Fausseté, Ironie, Férocité, Haine, Embuscade. C'était ce qu'exprimait son expression rusée et méchante. Il se moquait de moi et m'insultait, mais n'osait approcher davantage. Il était là, cloué près de l'entrée. Il est resté, l'espace de dix bonnes minutes, et puis il s'en est allé. Mais il me passait des sueurs à la fois froides et chaudes.

Pendant qu'effrayée, je me demandais le pourquoi de cette venue, Jésus m'a dit : "Parce que tu l'avais durement repoussé dans son élément principal." (Pendant que je priais Marie, quelque chose tournoyait avec insistance en mon esprit... je ne sais comment appeler cette chose car ce n'est pas une voix, ce n'est pas une idée, ce n'est rien, et c'est pourtant quelque chose qui dit : "Sans toi, ici, quelque chose allait arriver. À cause de tes mérites, elle n'est pas arrivée. Parce que tu es tant aimée de Dieu." Moi - je ne sais si je fais bien ou mal, mais il me semble que je fais bien - quand j'entends cela, je dis : "Va-t-en Satan. Ne me tente pas. Car si c'est Jésus qui me parle, je l'accepte, mais personne d'autre ne doit le dire pour aiguiser la complaisance envers moi-même." Jésus m'a donc dit : "C'est parce que tu l'avais repoussé durement en son principal élément : l'orgueil. Oh ! s'il pouvait te faire tomber sur ce point ! L'as-tu bien vu ?

N'as-tu pas remarqué comment son aspect, je dirais sa souveraineté ou sa paternité, apparaît et transparaît chez ceux qui même temporairement sont à son service ? Ne t'étonne pas si dans une personne il t'apparaissait avec l'aspect répugnant d'un animal sale et impur, d'un monstre gonflé par le ferment, par le levain de la luxure. C'est parce que cette pauvre créature est un fumier de vices nombreux et de péchés, mais les péchés de la chair sont en elle les principaux. Pense à tous ceux qui d'une autre façon, t'ont fait sursauter et souffrir. À ceux qui, seulement peut-être pendant une heure, ont été les instruments de Satan pour tourmenter une âme fidèle, la faire souffrir, la désoler. N'avaient-ils pas, en te blessant, la même expression de méchanceté cruelle que tu as vue parfaite en lui ? Oh ! il transparaît chez ceux qui le servent ! Mais n'aie pas peur. Il ne peut te faire de mal si tu restes avec Moi et Marie. Il te hait. Oh ! sans mesure. Mais il est impuissant à te nuire. Si tu ne permets pas que ton âme se recherche et si tu la laisses sous la protection de mon Coeur, comment veux-tu qu'il puisse lui faire du mal ?

Tout prend fin.

Détail

Maria Valtorta voit Satan dans sa chambre, puis Jésus lui parle.

EMV 97 · Tome 2

L’Evangile tel qu'il m'a été révélé

Citation

Ce matin, je repensais à l'expression que vous aviez hier, quand je vous faisais la lecture de la vision. Vous étiez vraiment stupéfait. Et je l'ai dit à Jésus qui était à côté de moi.

Il m'a répondu : "C'est pour cela que je les donne. Tu ne peux imaginer avec quelle joie je me fais lumière pour mes vrais amis. Je me donne ainsi à mon Romuald, pour le réjouir, par mon amour, pour l'aider et parce que Je le vois. Je n'avais pas de secrets pour Jean. Je n'en ai pas pour les Jean. Dis aux vieux Jean que je lui donne grande paix et bonne pêche. Pour toi, pas de pêche. Pour toi, le seul travail de femme, celui de croiser les mailles des filets avec le fil que je te donne. Travaille, travaille... Ne te fais pas de soucis s'il ne te reste pas de temps pour faire autre chose. En ce travail il y a tout. Et ne te formalise pas si je ne viens pas te dire : "La paix pour toi". Les salutations, c'est quand on arrive ou quand on part, mais pas de salut quand on est toujours présent. La présence continuelle c'est déjà la paix. Ma compagnie. Et ce n'est pas comme hôte que tu Me possèdes. Tu es vraiment entres mes bras et je ne te dépose pas un moment.

J'ai tant à te dire sur mon existence mortelle ! Pourtant, voilà : aujourd'hui, je te fais plaisir et te dis : "Ma paix soit avec toi".

Détail

Cet extrait est celle de l'édition de 1985 et non la version des Cahiers de 1945-1950.

Le 4 février 1945.