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Œuvre de Maria Valtorta

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EMV 6 · Tome 1, p. 49-53

L’Evangile tel qu'il m'a été révélé

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Titre du chapitre : Purification d’Anne et offrande de Marie, la petite fille parfaite pour le Royaume des Cieux.

Date de la vision et de la dictée : Lundi 28 août 1944

Calendrier : Mardi 25 novembre de l'an -21

Ancien calendrier julien : Mardi 27 septembre -21.

Calendrier juif : 30 Kisleu 3741

Lieux (carte) : Jérusalem (Temple de Jérusalem)

Cycle : Naissance et enfance de la Vierge Marie

Résumé : Anne va présenter sa fille au Temple, en compagnie de Joachim, d'Elisabeth et de Zacharie. Pour l'événement, les heureux parents ont revêtu des habits de fête. Bientôt, Anne parle avec Elisabeth et l'épouse de Joachim lui confie qu'elle donnera au Seigneur sa Fleur dans trois ans. Afin de réaliser ce sacrifice héroïque, elle se rappellera que Dieu lui a donné Marie. Elle se dira également que son enfant prie pour eux et que l'Eternel sera son Père après leur départ. Ils arrivent enfin au Temple et Anne s'y purifie. Le groupe va jusqu'à l'endroit où Anne a vu son voeu s'exaucer, et là, ils rencontrent Anne de Phanuel, qui sera la maîtresse de Marie au Temple.

Jésus donne ensuite une dictée et explique que la Vierge brûlait de venir à Dieu. Il revient beaucoup sur la phrase "Laissez venir à moi les petits enfants" ; puis, il insiste sur l'amour de Marie, qui a toujours été constant tout au long de sa vie. Ses yeux sont paisibles et bienveillants, et il en va de même pour les saints, qui ont comme leur céleste Mère, un regard qui est "lumière pour l'âme".

Contenu du chapitre : 6.1 : Joachim, Anne, Zacharie et Élisabeth en route pour le Temple. 6.2 : Anne donnera à Dieu ce qui vient de lui. 6.3 : La purification d'Anne. 6.4 : La consécration de Marie et le premier contact avec Anne de Phanouel. 6.5 : Dans trois ans, tu seras là aussi, mon Lys. 6.6 : Voici la parfaite Enfant, au cœur de colombe, simple et pur. 6.7 : L’œil pur, paisible, bienveillant que possèdent les purs, les saints, ceux qui sont enamourés de Dieu.

Ancienne édition : Tome 1, chapitre 9 et 10

EMV 6.6-7 · Tome 1, p. 52-53

L’Evangile tel qu'il m'a été révélé

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La petite Fille parfaite pour le Royaume des Cieux

6.6 Jésus dit :

« Salomon fait dire à la Sagesse : “ Que les enfants viennent à moi. ” C’est effectivement de la forteresse, des murs de sa cité, que l’éternelle Sagesse proposait à l’éternelle Enfant : “ Viens à moi. ” Elle brûlait de la posséder. Plus tard, le Fils de l’Enfant toute pure dira : “ Laissez venir à moi les petits enfants, car le Royaume des Cieux est à eux ; celui qui ne leur ressemble pas ne peut avoir part à mon Royaume. ” Les voix se poursuivent et, tandis que la voix du Ciel crie à la petite Marie : “ Viens à moi ”, celle de l’Homme dit, en pensant à sa Mère : “ Venez à moi si vous savez être de petits enfants. ”

Le modèle que je vous donne, c’est ma Mère.

Voyez la parfaite petite fille au coeur de colombe, simple et pur, voyez celle que les années et le contact du monde n’ont pas fait tomber dans la barbarie des âmes corrompues, tortueuses, menteuses. Parce qu’elle s’y refuse. Venez à moi en regardant Marie.

6.7 Toi qui la vois, dis-moi : son regard d’enfant est-il si différent de celui que tu lui as vu au pied de la croix, ou dans la joie de la Pentecôte, ou encore à l’heure où ses paupières se fermèrent sur ses yeux de gazelle pour son dernier sommeil ? Non. Son regard est ici celui d’un enfant, incertain et étonné, puis elle aura le regard surpris et intimidé de l’Annonciation, plus tard encore celui, tout heureux, de la Mère à Bethléem ; elle aura ensuite le regard d’adoration de ma première et sublime disciple, qui se fera déchirant chez la femme torturée du Golgotha, pour devenir radieux à la Résurrection et à la Pentecôte ; il sera enfin voilé par le sommeil extatique de sa dernière vision. Mais, qu’ils s’ouvrent à son premier regard ou qu’ils se ferment avec lassitude sur la dernière lumière, ses yeux, après avoir vu tant de joie et d’horreur, restent ce morceau de ciel serein, pur et paisible qui resplendit, toujours pareil à lui-même, sur le visage de Marie. Colère, mensonge, orgueil, luxure, haine, curiosité, rien de tel ne les souille jamais de ses nuées fumeuses.

Qu’ils rient ou qu’ils pleurent, ces yeux contemplent Dieu avec amour ; par amour pour Dieu, ils caressent, pardonnent et supportent tout, et cet amour pour Dieu les rend invulnérables aux assauts du Mal, qui se sert si souvent du regard pour pénétrer dans le coeur. Ce sont là les yeux purs, paisibles et bienveillants que possèdent les chastes, les saints, ceux qui aiment Dieu.

Je l’ai dit : “ La lampe de ton corps, c’est l’oeil. Si donc ton oeil est sain, ton corps tout entier sera lumineux. Mais si ton oeil est malade, ton corps tout entier sera ténébreux. ” Les saints ont eu cet oeil qui est lumière pour l’âme et salut de la chair car, comme Marie, pendant toute leur vie ils n’ont regardé que Dieu. Plus encore, ils se sont souvenus de Dieu.

Je t’expliquerai, ma petite voix, le sens de ce mot. »

Annotation

Plus tard, le Fils de l’Enfant toute pure dira : “ Laissez venir à moi les petits enfants, car le Royaume des Cieux est à eux ; celui qui ne leur ressemble pas ne peut avoir part à mon Royaume. ” Jésus le dira en EMV 378.8 et dans Matthieu 19, 14-15, Marc 10, 13-14 et Luc 18, 15-17.

Je l’ai dit : en Matthieu 6, 22-23 (EMV 174.9) et en Luc 11, 34-35 (EMV 413.7).

Evangile de Matthieu 6, 22-23 et 19, 14-15

Mt 6, 22-23 : La lampe du corps, c'est l'œil. Si ton œil est sain, tout ton corps sera dans la lumière ; mais si ton œil est mauvais, tout ton corps sera dans les ténèbres. Si donc la lumière qui est en toi est ténèbres, combien grandes seront les ténèbres !

Mt 19, 14-15 : Jésus leur dit : " Laissez ces petits enfants, et ne les empêchez pas de venir à moi, car le royaume des cieux est pour ceux qui leur ressemblent. " 15Et, leur ayant imposé les mains, il continua sa route.

Evangile de Luc 11, 34-35 et 18, 15-17

Lc 11, 34-35 : La lampe de ton corps, c'est ton œil. Si ton œil est sain, tout ton corps sera dans la lumière ; s'il est mauvais, ton corps aussi sera dans les ténèbres.

Lc 18, 15-17 : Des personnes lui apportaient aussi leurs petits enfants pour qu'il les touchât ; ce que voyant, ses disciples les réprimandèrent. Mais Jésus appela ces enfants et dit : " Laissez les petits enfants venir à moi, et ne les empêchez pas ; car le royaume de Dieu est à ceux qui leur ressemblent. En vérité, je vous le dis, quiconque ne recevra pas le royaume de Dieu comme un petit enfant, n'y entrera point. "

Evangile de Marc 10, 13-14

Mc 10, 13-14 : On lui amena des petits enfants pour qu'il les touchât. Mais les disciples réprimandaient ceux qui les présentaient. Jésus, à cette vue, fut indigné et leur dit : " Laissez les petits enfants venir à moi, et ne les en empêchez pas ; car le royaume des cieux est à ceux qui leur ressemblent."

EMV 7 · Tome 1, p. 54-61

L’Evangile tel qu'il m'a été révélé

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Titre du chapitre : La petite Marie avec Anne et Joachim. La Sagesse du Fils est déjà sur ses lèvres.

Date de la vision et de la dictée : Mardi 29 août 1944

Calendrier : Août de l'an -18

Calendrier juif : Ab 3743

Lieux (carte) : Nazareth

Cycle : Naissance et enfance de la Vierge Marie

Résumé : Anne est avec Marie, à Nazareth. La petite joue dans le jardin et lui amène des fleurs. Elle lui raconte l'histoire de chacune d'elle et sa mère s'étonne de ses propos, quand Marie évoque par exemple la figure de Salomon. Son enfant lui répond alors qu'il lui semble avoir toujours su cela, et elle souhaite qu'Anne lui raconte une histoire, celle de la venue de l'Emmanuel. La petite fille lui demande alors quand la prophétie aura lieu ; elle cherche même à savoir si Dieu ne pourra pas réduire le temps de l'attente si elle prie beaucoup, beaucoup, beaucoup. Anne finit par lui répondre par l'affirmative, et l'Immaculée déclare qu'elle va donc prier et rester vierge pour que sa demande soit exaucée. La future Mère de Jésus révèle aussi son désir de servir celle qui portera le Sauveur, et quelques instants plus tard, elle demande à Anne comment le Seigneur peut la sauver si elle ne commet pas de péché. C'est Joachim qui lui répond alors, en affirmant que le Sauveur l'a sauvée par avance. L'heureuse famille évoque enfin le Temple, que Marie rejoindra bientôt, et elle promet de prier pour ses chers parents. Après ce chapitre, Jésus donne une dictée sur la sagesse précoce de sa Mère, en parlant de la raison et de l'intelligence, don que Dieu avait donné à nos Premiers Parents.

Contenu du chapitre : 7.1 : La petite Marie apporte des fleurs à Anne. 7.2 : Une histoire imaginée pour chaque fleur. 7.3 : Combien de temps pour avoir l'Emmanuel ? 7.4 : Je me ferai vierge pour hâter sa venue. 7.5 : Comment peut-il me sauver si je ne pèche pas ? 7.6 : Quand me conduiras-tu au Temple ? 7.7 : Les enfants spirituellement précoces. 7.8 : La raison est une des choses qui nous font le plus ressembler à Dieu. 7.9 : Marie était la Super Ève, le chef d’œuvre du Très-Haut.

Ancienne édition : Tome 1, chapitre 11 et 12

EMV 7.7-9 · Tome 1, p. 59-61

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La Sagesse du Fils est déjà sur les lèvres de Marie

7.7 Jésus dit :

« J’entends déjà les commentaires des docteurs en ergoterie : “ Comment une enfant de moins de trois ans peut-elle parler ainsi ? C’est exagéré ! ” Ils ne réfléchissent qu’ils font de moi un phénomène en faisant passer mon enfance pour une conduite d’adulte.

L’intelligence ne vient pas à tous de la même façon et au même âge. L’Eglise a fixé à six ans l’âge auquel on est responsable de ses actes, parce que c’est l’âge auquel tout enfant, même retardé, peut distinguer le bien du mal, ne serait-ce que de façon rudimentaire. Mais il y a des enfants qui peuvent bien plus tôt discerner, comprendre et vouloir avec une raison déjà suffisamment développée. La petite Imelde Lambertini, Rose de Viterbe, Nellie Organ, Nennolina vous donnent un exemple probant qui vous permet de croire, ô docteurs exigeants, que ma Mère a pu penser et parler ainsi. Encore n’ai-je pris que quatre noms au hasard parmi les milliers d’enfants saints qui peuplent mon Paradis après avoir raisonné en adultes sur la terre pendant plus ou moins d’années.

7.8 Qu’est-ce que la raison ? Un don de Dieu. Dieu peut donc l’accorder dans la mesure qu’il veut, à qui il veut et au moment où il le veut. Mieux, la raison est l’un des éléments qui vous font ressembler à Dieu, qui est Esprit intelligent et doué de raison. La raison et l’intelligence furent des dons gratuits accordés par Dieu à l’homme au paradis terrestre. Et comme elles étaient vives quand la grâce était vive, encore intacte et à l’oeuvre dans l’âme des deux premiers parents !

Il est dit, dans le livre de Jésus ben Sirach : “ Toute sagesse vient du Seigneur, elle est près de lui à jamais. ” Quelle sagesse les hommes auraient-ils donc possédée s’ils étaient restés enfants de Dieu !

Les lacunes de votre intelligence sont le résultat naturel de votre déchéance dans le domaine de la grâce et de l’honnêteté. Par la perte de la grâce, vous avez éloigné de vous la Sagesse, et cela pour des siècles. Comme un météore qui se dissimule derrière des kilomètres de nébuleuses, la Sagesse ne vous est plus parvenue avec netteté, mais au travers de brumes que votre corruption ne cesse d’épaissir.

Puis le Christ est venu, et il vous a rendu la grâce, ce don suprême de l’amour de Dieu. Mais savez-vous garder ce joyau net et pur ? Non. Quand vous ne la brisez pas par la volonté individuelle de pécher, vous la souillez par vos continuelles fautes de moindre importance, par vos faiblesses, votre sympathie pour le vice et même par les sympathies qui, sans être de véritables alliances avec le vice septiforme, n’en affaiblissent pas moins la lumière de la grâce et de son action. Vous avez ensuite, pour assombrir la magnifique lumière de l’intelligence que Dieu avait donnée à vos premiers parents, des siècles de corruption qui ont répercuté leur action néfaste sur vos forces physiques et vos facultés intellectuelles.

7.9 Or Marie n’était pas seulement la femme pure, la nouvelle Eve recréée pour faire la joie de Dieu : elle était plus qu’Eve, elle était le chef-d’oeuvre du Très-Haut, elle était la Pleine de grâce, elle était la Mère du Verbe dans l’esprit de Dieu.

“ Le Verbe est la source de la Sagesse ”, dit Jésus ben Sirach. Le Fils n’aurait-il donc pas mis sa propre sagesse sur les lèvres de sa Mère ?

Un prophète chargé de dire les paroles que le Verbe – la Sagesse – lui inspirait de transmettre aux hommes, eut les lèvres purifiées par un chardon ardent : et l’Amour n’aurait pas donné netteté et élévation de langage à son Epouse encore enfant qui devait porter la Parole en son sein ? Elle ne devait plus parler d’abord en enfant puis en femme, mais uniquement et toujours en créature céleste en qui la grande lumière et la sagesse de Dieu étaient infuses.

Le miracle ne réside pas dans l’intelligence supérieure manifestée dès l’enfance par Marie, puis par moi. Le miracle, c’est de pouvoir contenir l’Intelligence infinie qui habitait en nous, dans des limites qui permettent de ne pas frapper d’émerveillement les foules et de ne pas éveiller l’attention de Satan.

Je reviendrai sur ce thème, qui entre dans la catégorie des “ souvenirs ” que les saints ont de Dieu. »

Détail

Dictée donnée après que Maria ait vu un épisode de l'enfance de Marie, où celle-ci fait preuve d'une vive intelligence et se souvient de textes bibliques qu'elle relate comme si elle y avait été. Anne s'exclame alors : "Comment connais-tu ces choses saintes ? Qui te les a apprises ? Ton père ?" "Non. Je ne sais pas qui c’est. J’ai l’impression de les avoir toujours sues. Mais c’est peut-être quelqu’un qui me les dit mais que je ne vois pas. Peut-être l’un des anges que Dieu envoie parler aux hommes bons." Et Jésus commente cet épisode.

EMV 8 · Tome 1, p. 61-68

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Titre de la chapitre : Marie accueillie au Temple. Dans son humilité, elle ignorait qu’elle était la femme pleine de Sagesse

Date de la vision et de la dictée : 30 août 1944

Calendrier : Lundi 3 octobre de l'an -18

Ancien calendrier julien : Lundi 5 octobre -18

Calendrier juif : 10 Tishri 3744.

Lieux (carte) : Jérusalem

Cycle : Naissance et enfance de la Vierge Marie

Résumé : Anne, Joachim et Marie sont à Jérusalem car Marie doit entrer au Temple. Joachim et Anne ont beaucoup pleuré, à première vue, mais ils tâchent de montrer le moins possible leurs larmes à leur enfant. Ils rencontrent Elisabeth, qui les invite dans une maison amie. Anne lui révèle alors qu'elle ne regrette pas de donner Marie au Temple et qu'elle n'a pas changé d'avis, mais que son coeur de mère souffre. Il en va de même pour Joachim. Zacharie, qui arrive, et son épouse, essaient de les consoler comme ils peuvent. Puis, ils se remettent en route. Le grand-prêtre arrive et Marie a l'occasion de faire son voeu. Elle entre alors dans le Temple de Jérusalem. Le chapitre se termine par une dictée de Jésus, qui explique que sa Mère possédait la Sagesse.

Contenu du chapitre : 8.1 : Marche lente et triste par les rues de Jérusalem. 8.2 : Arrêt. Anne confie sa peine à Élisabeth. 8.3 : Zacharie encourage Joachim et Anne. 8.4 : Anne laisse à la jeune Marie son voile d'épouse. 8.5 : Marie demande la bénédiction de ses parents. Arrivée au Temple. 8.6 : Le Souverain Prêtre accueille l'Agnelle sans tache. 8.7 : La prière de "l’humble servante". 8.8 : Toi aussi, Maria, "marche en ma présence et sois pour cela parfaite".

Ancienne édition : Tome 1, chapitre 13 et 14

EMV 8.7-8 · Tome 1, p. 67-68

L’Evangile tel qu'il m'a été révélé

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Dans son humilité, elle ignorait qu’elle était la Femme pleine de Sagesse

8.7 Jésus dit :

« Le grand-prêtre a dit : “ Marche en ma présence et sois parfaite. ” Il ignorait qu’il s’adressait à la Femme qui n’était inférieure qu’à Dieu seul en perfection. Mais il parlait au nom de Dieu, de sorte que son ordre était sacré. S’il est toujours sacré, il l’était tout particulièrement pour Marie, pleine de sagesse.

Marie avait mérité que “ la Sagesse la prévienne et se montre à elle par avance ”, car, “ dès le début de son existence, elle avait veillé à sa porte et, dans le désir de s’instruire, par amour, elle voulait être pure pour obtenir l’amour parfait et mériter d’avoir la Sagesse pour maîtresse. ”

Dans son humilité, elle ignorait qu’elle la possédait et que son union à la Sagesse ne faisait que continuer les divins battements de son coeur au Paradis. Elle ne pouvait l’imaginer. Et quand dans le silence de son coeur Dieu lui tenait des propos sublimes, son humilité lui faisait croire qu’il s’agissait de pensées d’orgueil. Elle élevait alors son coeur innocent vers Dieu et le suppliait : “ Prends pitié de ta servante, Seigneur ! ”

Oui, vraiment : la vraie femme sage, la Vierge éternelle n’a eu qu’une seule et même pensée depuis le commencement de son existence : “ Tourner son coeur vers Dieu dès le matin de sa vie et veiller pour le Seigneur, en priant en présence du Très-Haut ”, en demandant pardon pour la faiblesse de son coeur, comme son humilité lui suggérait de le croire ; elle ne se doutait pas qu’elle anticipait les demandes de pardon pour les pécheurs qu’elle allait faire au pied de la croix en union avec son Fils mourant.

“ Plus tard, si telle est la volonté du Seigneur, elle sera remplie de l’esprit d’intelligence ” et comprendra alors sa sublime mission. Mais elle n’est pour l’instant qu’une petite fille qui, dans la paix sacrée du Temple, lie, “ relie ” toujours plus étroitement à Dieu ses conversations, ses affections, ses souvenirs.

C'est destiné à tout le monde.

8.8 Mais pour toi, petite Maria, le Maître n’a-t-il rien de particulier à te dire ? “ Marche en ma présence, sois donc parfaite. ” Je modifie légèrement la phrase sacrée et je t’en fais un ordre : parfaite dans l’amour, parfaite dans la générosité, parfaite dans la souffrance.

Regarde une fois de plus ma Mère. Médite sur ce que beaucoup ignorent ou veulent ignorer, parce que la souffrance est une chose trop désagréable à leur palais et à leur esprit. La souf­france... Marie l’a connue dès les premiers instants de sa vie. Etre parfaite, comme elle l’était, c’était avoir une sensibilité parfaite. Il s’ensuit que le sacrifice devait lui être d’autant plus pénible, mais, pour cette raison même, plus méritoire. Qui possède la pureté possède l’amour, qui possède l’amour possède la sagesse, qui possède la sagesse possède la générosité et l’héroïsme, parce qu’il sait pour qui il se sacrifie.

Elève ton esprit, même si la croix te fait plier, te brise, te tue. Dieu est avec toi. »

Détail

Dictée donnée suite à l'entrée de Marie au Temple de Jérusalem.

EMV 8.7 · Tome 1, p. 67-68

L’Evangile tel qu'il m'a été révélé

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« Le grand-prêtre a dit : “ Marche en ma présence et sois parfaite. ” Il ignorait qu’il s’adressait à la Femme qui n’était inférieure qu’à Dieu seul en perfection. Mais il parlait au nom de Dieu, de sorte que son ordre était sacré. S’il est toujours sacré, il l’était tout particulièrement pour Marie, pleine de sagesse.

Marie avait mérité que “ la Sagesse la prévienne et se montre à elle par avance ”, car, “ dès le début de son existence, elle avait veillé à sa porte et, dans le désir de s’instruire, par amour, elle voulait être pure pour obtenir l’amour parfait et mériter d’avoir la Sagesse pour maîtresse. ”

Dans son humilité, elle ignorait qu’elle la possédait et que son union à la Sagesse ne faisait que continuer les divins battements de son coeur au Paradis. Elle ne pouvait l’imaginer. Et quand dans le silence de son coeur Dieu lui tenait des propos sublimes, son humilité lui faisait croire qu’il s’agissait de pensées d’orgueil. Elle élevait alors son coeur innocent vers Dieu et le suppliait : “ Prends pitié de ta servante, Seigneur ! ”

Oui, vraiment : la vraie femme sage, la Vierge éternelle n’a eu qu’une seule et même pensée depuis le commencement de son existence : “ Tourner son coeur vers Dieu dès le matin de sa vie et veiller pour le Seigneur, en priant en présence du Très-Haut ”, en demandant pardon pour la faiblesse de son coeur, comme son humilité lui suggérait de le croire ; elle ne se doutait pas qu’elle anticipait les demandes de pardon pour les pécheurs qu’elle allait faire au pied de la croix en union avec son Fils mourant.

Détail

Jésus dit en parlant de Marie : "la Vierge éternelle n'a eu qu'une seule et même pensée depuis le commencement de son existence" donc l'âme de Marie a bien eu un commencement.

EMV 9 · Tome 1, p. 69-72

L’Evangile tel qu'il m'a été révélé

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Titre du chapitre : La mort de Joachim et d’Anne fut douce, après une vie de sage fidélité à Dieu dans les épreuves.

Date de la dictée : Jeudi 31 août 1944

Calendrier : Hiver de l'an -10/-11

Résumé : Jésus donne une dictée et parle de ses grands-parents. Ils furent des justes qui eurent comme compagne la Sagesse, mais ils souffrirent de devoir se séparer de Marie. Même après la séparation d'avec leur enfant, ils eurent des inquiétudes légitimes la concernant. Toutefois, ils s'en remirent toujours à Dieu et ils avaient la paix dans le coeur, puisqu'ils avaient accompli la volonté de Dieu. Leur mort fut douce et ils comprirent au soir de leur vie la grâce qui leur avait été faite. Jésus revient ensuite sur l'enfantement sans douleur d'Anne ainsi que sur la mort paisible de ses grands-parents.

Cycle : Naissance et enfance de la Vierge Marie

Contenu du chapitre : 9.1 : La vie de mes grands-parents connut rapidement la nuit. 9.2 : La Sagesse les a inspirés. 9.3 : Leurs épreuves acceptées dans la paix. 9.4 : Les enfants appartiennent à Dieu, d'abord, avant d'appartenir à leurs parents. 9.5 : Enfantement et mort sans douleur.

Ancienne édition : Tome 1, chapitre 15

EMV 9.1-5 · Tome 1, p. 69-71

L’Evangile tel qu'il m'a été révélé

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9.1 Jésus dit :

« Comme un crépuscule rapide d’hiver où un vent de neige accumule les nuages dans le ciel, la vie de mes grands-parents s’avança rapidement vers la nuit après que leur Soleil s’était établi devant le Voile sacré du Temple pour y resplendir.

9.2 Mais n’est-il pas dit : “ La Sagesse élève ses enfants et prend soin de ceux qui la cherchent... Celui qui l’aime aime la vie, ceux qui la cherchent dès le matin seront remplis de joie. Celui qui la possède héritera la gloire. Ceux qui la servent rendent un culte au Saint, et ceux qui l’aiment sont aimés du Seigneur... S’il se confie en elle il l’aura en partage, et sa postérité en conservera la jouissance. Car elle peut le conduire d’abord par un chemin sinueux, faisant venir sur lui crainte et tremblement, le tourmenter par sa discipline jusqu’à ce qu’elle puisse lui faire confiance... puis elle revient vers lui sur le droit chemin et le réjouit, et lui découvre ses secrets. Elle mettra en lui des trésors de grâce et d’intelligence dans la justice ” ?

Oui, tout cela a été dit. Les livres sapientiels peuvent s’appliquer à tous les hommes qui y trouvent le reflet de leur comportement et un guide, mais heureux ceux que l’on peut reconnaître au nombre des amants spirituels de la Sagesse.

Je me suis entouré de sages dans ma parenté mortelle. Anne, Joachim, Joseph, Zacharie, et plus encore Elisabeth, et plus tard Jean-Baptiste ne sont-ils pas de vrais sages ? Et je ne parle pas de ma Mère, en qui la Sagesse avait fait sa demeure.

9.3 De la jeunesse à la tombe, la Sagesse avait inspiré à mes grands-parents une manière de vie agréable à Dieu. Comme une tente protège des éléments en furie, elle les avait protégés contre le danger du péché. Une sainte crainte de Dieu est la base de l’arbre de la sagesse : c’est à partir d’elle qu’il s’élance avec toutes ses branches pour atteindre à son sommet l’amour tranquille dans sa paix, l’amour paisible dans sa tranquillité, l’amour sûr de lui dans sa fidélité, l’amour fidèle dans son intensité, l’amour total, généreux et actif des saints.

“ Celui qui aime la Sagesse aime la vie et possèdera la vie en héritage”, dit le Siracide. Mais cela se rattache à ma parole : “ Qui perdra sa vie à cause de moi la sauvera. ” C’est qu’il n’est pas question ici de la pauvre vie de cette terre, mais de la vie éternelle, non des joies d’un instant, mais des joies immortelles.

Joachim et Anne ont aimé la Sagesse de cette façon, et elle fut à leur côté dans leurs épreuves.

Combien d’entre vous, sans être complètement mauvais, ne voudriez jamais avoir à pleurer ni à souffrir ! Combien d’épreuves n’endurèrent pas ces justes qui méritèrent d’avoir Marie pour fille ! La persécution politique qui les chassa de la terre de David et les appauvrit considérablement. La tristesse de voir les années passer sans qu’une fleur vienne leur dire : “ Je perpétue votre lignée. ” Et comme ils l’avaient eue à un âge avancé, ils étaient certains de ne pas la voir s’épanouir en femme, ce qui les rendait anxieux. Ils avaient dû l’arracher de leur coeur pour l’amener à l’autel de Dieu. Il leur fallait vivre dans un silence d’autant plus pesant qu’ils s’étaient habitués au gazouillement de leur petite tourterelle, au bruit de ses petits pas, aux sourires et aux baisers de leur enfant... et attendre avec ces souvenirs l’heure de Dieu. Maladies, calamités dues aux intempéries, arrogance des puissants furent autant de coups de bélier dans le faible édifice de leur modeste prospérité. Et ce n’est pas tout : la peine de leur enfant si éloignée qui reste seule et pauvre et qui, malgré leur sollicitude et leur sacrifice, n’aura qu’un reste du patrimoine paternel. Dans quel état le retrouvera-t-elle s’il reste pendant des années encore en friche, immobilisé dans l’attente de son retour ? Devant ces craintes, peurs, épreuves et tentations, ils répondaient par la fidélité à Dieu, encore et toujours.

9.4 La tentation la plus forte était de ne pas se refuser le réconfort de leur fille au moment où leur vie décline. Mais les enfants appartiennent à Dieu avant d’appartenir à leurs parents. Chaque enfant peut donc répéter ce que j’ai dit à ma Mère : “ Ne saviez-vous pas que je dois être dans la maison de mon Père ? ” Et chaque mère, chaque père doit apprendre comment se comporter en contemplant Marie et Joseph au Temple ainsi qu’Anne et Joachim dans leur maison de Nazareth qui se fait chaque jour plus vide et plus triste. Mais si quelque chose n’y diminue pas mais augmente au contraire, c’est bien la sainteté de deux coeurs, la sainteté de leur union.

Que reste-t-il à Joachim infirme et à son épouse souffrante pour illuminer leurs longues et silencieuses soirées de vieillards qui attendent la mort ? Les petits vêtements, les premières sandalettes, les pauvres joujoux de leur petite fille au loin, et tant de souvenirs... mais avec cela, la paix de pouvoir se dire : “ Je souffre, mais j’ai accompli mon devoir d’amour envers Dieu. ”

C’est alors que survient une joie surnaturelle qui brille d’une lumière céleste, inconnue aux hommes de la terre. Elle tombe sans pâlir sur des paupières lourdes, sur des yeux qui s’é­teignent ; au contraire, elle resplendit davantage en cette heure extrême et éclaire des vérités restées au fond d’eux toute leur vie, enfermées comme des papillons dans leur cocon, ne manifestant leur existence que par quelques doux mouvements faits de légers éclairs ; mais elles ouvrent maintenant leurs ailes ensoleillées et montrent les paroles qui les décorent. Leur vie s’éteint alors dans la connaissance d’un avenir bienheureux pour eux-mêmes et pour leur descendance, pendant que leurs lèvres s’épanouissent en une dernière bénédiction de Dieu.

9.5 Telle fut la mort de mes grands-parents, comme leur sainte vie le leur avait mérité. Leur sainteté leur a valu d’être les premiers gardiens de la Plus-Aimée de Dieu. C’est seulement quand un Soleil plus grand vint les éclairer au soir de leur vie qu’ils comprirent la grâce que Dieu leur avait accordée.

Du fait de sa sainteté, Anne n’a pas connu les souffrances de l’enfantement : c’est en extase qu’elle donna le jour à l’Immaculée qu’elle avait portée. Au lieu de connaître l’agonie, ils s’éteignirent doucement, de même qu’une étoile s’éteint naturellement quand le soleil pointe à l’aurore. Et s’ils n’eurent pas la consolation de me posséder, moi, la Sagesse incarnée, comme ce fut le cas de Joseph, j’étais invisiblement présent à leurs côtés et leur disais des paroles sublimes, penché sur leur oreiller pour les endormir en paix, en attendant leur triomphe.

Certains diront : “ Pourquoi donc n’ont-ils pas eu à souffrir pour engendrer et mourir, puisqu’ils étaient fils d’Adam ? ” Je leur réponds : “ Jean-Baptiste, qui est fils d’Adam, engendré avec le péché originel, fut bien sanctifié d’avance pour s’être approché de moi alors que j’étais encore dans le sein de ma Mère ; dans ce cas, comment n’aurait-elle eu aucune grâce, la sainte mère de la Femme toute sainte, de l’Immaculée préservée par Dieu, elle qui le porta dans son âme presque divine et dans son coeur encore embryonnaire, elle qui ne s’est jamais séparée du Père depuis l’instant où il l’a pensée, qui fut conçue dans un sein qui retourna au Ciel posséder Dieu pour une éternité de gloire ? ” Et j’ajoute : “ Une conscience droite procure une mort sereine, ce que vous obtiennent aussi les prières des saints. ”

Joachim et Anne avaient derrière eux toute une vie de droiture. Elle se découvrait à eux comme un panorama paisible et se faisait leur guide vers le Ciel. Et puis, leur sainte fille priait devant la Tente de Dieu pour ses parents au loin. Certes, ils passaient pour elle après Dieu, ce Bien suprême, mais elle les aimait, comme le voulaient la Loi et les sentiments, d’un sentiment surnaturellement parfait. »

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Livre de Ben Sira le Sage 4, 11-18

Si 4, 11-18 : La sagesse conduit ses fils à la grandeur, elle prend soin de ceux qui la cherchent. L’aimer, c’est aimer la vie ; ceux qui la cherchent dès l’aurore seront comblés de bonheur ; celui qui la possède obtiendra la gloire en héritage ; là où il entre, le Seigneur donne sa bénédiction.

Ceux qui rendent un culte à la sagesse célèbrent le Dieu saint, ceux qui l’aiment sont aimés du Seigneur ; celui qui l’écoute jugera les nations, celui qui s’attache à elle sera en sécurité dans sa demeure. S’il se confie en elle, il en prendra possession, et tous ses descendants la recevront en héritage.

Pour commencer, elle le conduira par des chemins sinueux, elle fera venir sur lui la peur et l’appréhension, elle le tourmentera par la sévérité de son éducation, jusqu’à ce qu’elle puisse lui faire confiance ; elle l’éprouvera par ses exigences. Puis elle reviendra tout droit vers lui, elle le comblera de bonheur en lui dévoilant ses secrets.

Tout fils peut dire ce que j'ai dit à ma Mère : "Ne sais-tu pas que je dois veiller aux intérêts du Père du Ciel ?" En Luc 2, 49 (cf. EMV 41.12).

EMV 9.5 · Tome 1, p. 71-72

L’Evangile tel qu'il m'a été révélé

Voir dans son contexte

Citation

Du fait de sa sainteté, Anne n’a pas connu les souffrances de l’enfantement : c’est en extase qu’elle donna le jour à l’Immaculée qu’elle avait portée. Au lieu de connaître l’agonie, ils s’éteignirent doucement, de même qu’une étoile s’éteint naturellement quand le soleil pointe à l’aurore. Et s’ils n’eurent pas la consolation de me posséder, moi, la Sagesse incarnée, comme ce fut le cas de Joseph, j’étais invisiblement présent à leurs côtés et leur disais des paroles sublimes, penché sur leur oreiller pour les endormir en paix, en attendant leur triomphe.

Certains diront : “ Pourquoi donc n’ont-ils pas eu à souffrir pour engendrer et mourir, puisqu’ils étaient fils d’Adam ? ” Je leur réponds : “ Jean-Baptiste, qui est fils d’Adam, engendré avec le péché originel, fut bien sanctifié d’avance pour s’être approché de moi alors que j’étais encore dans le sein de ma Mère ; dans ce cas, comment n’aurait-elle eu aucune grâce, la sainte mère de la Femme toute sainte, de l’Immaculée préservée par Dieu, elle qui le porta dans son âme presque divine et dans son coeur encore embryonnaire, elle qui ne s’est jamais séparée du Père depuis l’instant où il l’a pensée, qui fut conçue dans un sein qui retourna au Ciel posséder Dieu pour une éternité de gloire ? ” Et j’ajoute : “ Une conscience droite procure une mort sereine, ce que vous obtiennent aussi les prières des saints. ”

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Contestation émise : "Anne a enfanté sans douleur"

Anne n'a pas connu les douleurs de l'enfantement. Sur une note dactylographiée, Maria écrit : "C'est une chose admise même par certains théologiens dans le sens matériel des douleurs de l'enfantement ; en réalité, la joie extatique de donner le jour à Marie prévalut sur la souffrance naturelle pour toute femme, au point qu'Anne accoucha sans les angoisses et les souffrances habituelles dans ce cas-là".

Contestation émise : Marie a été créé de toute éternité (l'éternité est réservée à Dieu).

L'Oeuvre dit en parlant de Marie qu'elle "ne s’est jamais séparée du Père depuis l’instant où il l’a pensée". Cela confirme bien que l'âme de Marie est de toute éternité pensée par Dieu (comme chacun d'entre nous). Mais c'est à différencier de son existence réelle (d'il y a 2000 ans).