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Notes du thème

Préceptes et paraboles évangéliques

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EMV 211.3 · Tome 3, p. 415

L’Evangile tel qu'il m'a été révélé

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Citation

Si vous ne voulez pas être anathème au Seigneur et à moi son serviteur, aimez le Messie. Et n’ayez pas de doute. Voici à quoi vous le reconnaîtrez : esprit de paix, amour parfait, sagesse supérieure à toute autre, doctrine céleste, douceur suprême, puissance sur toute chose, humilité absolue, chasteté angélique. Vous ne pouvez pas vous tromper. Quand vous respirerez la paix auprès d’un homme qui se dit le Messie, quand vous boirez son amour, l’amour qui émane de lui, quand vous passerez de vos ténèbres à la lumière, quand vous verrez les pécheurs se racheter et les corps guérir, alors dites : ‘Celui-ci est vraiment l’Agneau de Dieu !’

Détail

Jean-Baptiste parle aux habitants d'Hébron et leur dit d'aimer le Messie.

EMV 211.5 · Tome 3, p. 416-417

L’Evangile tel qu'il m'a été révélé

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Citation

« Le Seigneur s’adressa à Josué en ces termes : “ Parle aux fils d’Israël et dis-leur : établissez les villes de refuge dont je vous ai parlé par l’intermédiaire de Moïse, afin que celui qui aura tué involontairement puisse y trouver un asile et échapper ainsi à la colère du plus proche parent, du vengeur du sang. ” Or Hébron est l’une de ces villes.

Il est encore dit : “ Et les anciens de la ville ne livreront pas l’innocent aux mains de celui qui le cherche pour le tuer, mais ils l’accueilleront et lui permettront d’y habiter et il y restera jusqu’au jugement et jusqu’à la mort du grand prêtre alors en fonction ; après quoi, il pourra rentrer dans sa ville et dans sa maison. ”

Cette loi observe et organise l’amour miséricordieux à l’égard du prochain. C’est Dieu qui l’a imposée, car il n’est pas permis de tuer dans un accès de colère ni de condamner l’accusé sans l’entendre. On peut en dire autant des crimes et des accusations d’ordre moral. Il n’est pas permis d’accuser sans connaître, ni de juger sans entendre l’accusé. Mais aujourd’hui, une nouvelle série s’ajoute aux accusations et aux condamnations pour les fautes habituelles ou prétendues : elle montre de quelle manière sont traités ceux qui viennent au nom de Dieu. Au cours des siècles, cela s’est produit contre les prophètes et, de nos jours, cela se reproduit contre le Précurseur du Christ et contre le Christ.

Annotation

Le Seigneur s’adressa à Josué en ces termes : “ Parle aux fils d’Israël et dis-leur : établissez les villes de refuge dont je vous ai parlé par l’intermédiaire de Moïse, afin que celui qui aura tué involontairement puisse y trouver un asile et échapper ainsi à la colère du plus proche parent, du vengeur du sang. ” Cf. Josué 20, 1-9 et Exode 21, 12-13. Voir les extraits bibliques ci-dessous.

Il est encore dit : “ Et les anciens de la ville ne livreront pas l’innocent aux mains de celui qui le cherche pour le tuer, mais ils l’accueilleront et lui permettront d’y habiter et il y restera jusqu’au jugement et jusqu’à la mort du grand prêtre alors en fonction ; après quoi, il pourra rentrer dans sa ville et dans sa maison. ” Cf. Josué 20, 1-9 et Nb 35, 25-28. Voir ci-dessous.

Dans cette loi est observé et organisé l'amour miséricordieux à l'égard du prochain. Il s'agit de la loi des villes de refuge ainsi que de la loi des villes lévitiques.

Villes de refuge : Cette loi, à laquelle se réfère la citation qui précède (Josué 20,1-6), concerne les villes de refuge, qui servaient d’asiles aux personnes homicides involontaires. Ils étaient ainsi soustraits à la loi de la vengeance (que Jude mentionnera dans les dernières lignes en EMV 566.8, en se référant peut-être à Genèse 9,6 et à certains passages que nous rappelons plus loin). Ces villes de refuge étaient au nombre de six, parmi lesquelles Hébron (comme ici) et Qédesh (Cédès) (comme en EMV 342.1.2.7.9).        

Villes lévitiques : Elles faisaient partie des 48 villes lévitiques, où résidaient les lévites. Voir l'extrait biblique ci-dessous, dans le Livre de Josué, au chapitre 21.

Les prescriptions ayant trait aux unes et aux autres se trouvent en Exode 21,12-13 | Nombres 35 | Deutéronome 4,41-43 | Deutéronome 19,1-13 | Josué 20-21.  Voir les extraits bibliques ci-dessous.    

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Livre de Josué 20, 1-9 (villes de refuge)

Jos 20, 1-9 : Yahweh parla à Josué, en disant : « Parle aux enfants d’Israël et dis-leur : Désignez-vous, comme je vous l’ai ordonné par Moïse, des villes de refuge où pourra s’enfuir le meurtrier qui aura tué quelqu’un par erreur, sans le savoir, et elles vous serviront de refuge contre le vengeur du sang. Le meurtrier s’enfuira vers une de ces villes ; il s’arrêtera à l’entrée de la porte de la ville, et exposera son cas aux anciens de cette ville ; ceux-ci le recueilleront auprès d’eux dans la ville, et lui donneront une demeure pour qu’il habite avec eux. Si le vengeur du sang le poursuit, ils ne livreront point le meurtrier entre ses mains, car c’est sans le savoir qu’il a tué son prochain, qu’il ne haïssait pas auparavant. Le meurtrier restera dans cette ville jusqu’à ce qu’il comparaisse devant l’assemblée pour être jugé, jusqu’à la mort du grand prêtre qui sera en fonctions en ces jours-là. Alors le meurtrier s’en retournera et rentrera dans sa ville et dans sa maison, dans la ville d’où il s’était enfui. »

Ils consacrèrent Cédès en Gallilée, dans la montagne de Nephthali ; Sichem, dans la montagne d’Éphraïm, et Cariath-Arbé, qui est Hébron, dans la montagne de Juda. De l’autre côté du Jourdain, vis-à-vis de Jéricho, à l’orient, ils désignèrent Bosor, dans le désert, dans la plaine, ville de la tribu de Ruben ; Ramoth en Galaad, de la tribu de Gad, et Gaulon en Basan, de la tribu de Manassé. Telles furent les villes assignées à tous les enfants d’Israël et à l’étranger qui séjourne au milieu d’eux, afin que quiconque aurait tué quelqu’un par erreur pût s’y réfugier, et qu’il ne mourût pas de la main du vengeur du sang, avant d’avoir comparu devant l’assemblée.

Livre des Nombres 35, 25-28

Nb 35, 25-28 : Et l’assemblée délivrera le meurtrier du vengeur du sang et le fera retourner dans la ville de refuge où il s’était enfui ; et il y demeurera jusqu’à la mort du grand prêtre qui a été oint de l’huile sainte. Si le meurtrier sort avant ce temps du territoire de la ville de refuge où il s’est enfui, et si le vengeur du sang le rencontre hors du territoire de sa ville de refuge, et si le vengeur du sang tue le meurtrier, il ne sera pas coupable de meurtre ; car le meurtrier doit demeurer dans sa ville de refuge jusqu’à la mort du grand prêtre ; et, après la mort du grand prêtre, le meurtrier pourra retourner au pays où se trouve sa possession.

Livre de l'Exode 21, 12-13

Ex 21, 12-13 : Celui qui frappe un homme à mort doit être mis à mort. Mais s’il ne lui a pas tendu d’embûches et que Dieu l’ait présenté à sa main, je te fixerai un lieu où il pourra se réfugier.

Livre du Deutéronome 4, 41-43

Dt 4, 41-43 : Alors Moïse mit à part trois villes de l’autre côté du Jourdain, à l’orient, afin qu’elles servissent de refuge au meurtrier qui aurait tué son prochain par mégarde, sans avoir été auparavant son ennemi, et que, en se réfugiant dans l’une de ces villes, il sauvât sa vie. Ce furent : Bosor, dans le désert, dans la plaine, pour les Rubénites ; Ramoth, en Galaad, pour les Gadites, et Golan, en Basan pour les Manassites.

Livre du Deutéronome 19, 1-13

Dt 19, 1-13 : Lorsque Yahweh, ton Dieu, aura exterminé les nations dont Yahweh, ton Dieu, te donne le pays ; lorsque tu les auras chassées et que tu habiteras dans leurs villes et dans leurs maisons, tu sépareras trois villes au milieu du pays que Yahweh, ton Dieu, te donne pour le posséder. Tu tiendras en état les routes qui y conduisent, et tu diviseras en trois parties le territoire du pays que Yahweh, ton Dieu, va te donner en héritage, afin que tout meurtrier puisse s’enfuir dans ces villes. Voici dans quel cas le meurtrier qui s’y réfugiera aura la vie sauve : s’il a tué son prochain par mégarde, sans avoir été auparavant son ennemi. Ainsi un homme va couper du bois dans la forêt avec un autre homme ; sa main brandit la hache pour abattre un arbre ; le fer s’échappe du manche, atteint son compagnon et le tue : cet homme s’enfuira dans l’une de ces villes et il aura la vie sauve. Autrement le vengeur du sang, poursuivant le meurtrier dans l’ardeur de sa colère, l’atteindrait, si le chemin était trop long, et lui porterait un coup mortel ; et pourtant cet homme n’aurait pas mérité la mort, puisqu’il n’avait pas auparavant de haine contre la victime. C’est pourquoi je te donne cet ordre : Mets à part trois villes. Et si Yahweh, ton Dieu, élargit tes frontières, comme il l’a juré à tes pères, et qu’il te donne tout le pays qu’il a promis à tes pères de te donner, — pourvu que tu observes et mettes en pratique tous ces commandements que je te prescris aujourd’hui, aimant Yahweh, ton Dieu, et marchant toujours dans ses voies, — tu ajouteras encore trois villes à ces trois-là, afin que le sang innocent ne soit pas versé au milieu du pays que Yahweh, ton Dieu, te donne pour héritage, et qu’il n’y ait pas de sang sur toi. Mais si un homme ayant de la haine contre son prochain, lui dresse des embûches, se jette sur lui et lui porte un coup mortel, et qu’ensuite il s’enfuie dans l’une de ces villes, les anciens de sa ville l’enverront saisir et le livreront entre les mains du vengeur du sang, afin qu’il meure. Ton œil n’aura pas de pitié pour lui, et tu ôteras d’Israël le sang innocent, et tu prospéreras.

EMV 211.7 · Tome 3, p. 418-420

L’Evangile tel qu'il m'a été révélé

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Citation

Nous aussi, nous avons des idoles, et non plus des saints, dans les rangs du Seigneur. C’est pour cela que le mal peut se dresser contre le bien. Or le mal souille de fumier l’intelligence et le cœur de ceux qui ne sont plus saints, et qui font leurs nids sous de fausses apparences de bonté.

Ils ne savent plus tenir le langage de Dieu. C’est bien naturel ! Ils ont une langue faite par l’homme et ils tiennent un langage humain, quand ce n’est pas celui de Satan. Ils savent juste faire des reproches déplacés aux innocents et aux pauvres, mais ils se taisent devant le spectacle de la corruption des puissants. Car ils sont tous corrompus et ne peuvent s’accuser l’un l’autre, étant coupables des mêmes fautes. Cupides, non au profit du Seigneur, mais au profit de Mammon, ils travaillent en acceptant l’or de la luxure et du crime, en le troquant, en le volant, pris par une frénésie qui dépasse toute limite et tout ce qu’on peut imaginer. La poussière se dépose sur eux, fermente sur eux et, s’ils font voir une figure bien lavée, le regard de Dieu y voit un cœur souillé. La rouille de la haine et le ver du péché les rongent, et ils ne savent pas s’y opposer pour se sauver. Ils brandissent les malédictions comme des sceptres et des haches, mais ils ne savent pas qu’ils sont maudits. Enfermés dans leurs pensées et dans leur haine comme des cadavres dans un tombeau, ou des prisonniers dans un cachot, ils y restent, s’agrippant aux barreaux par crainte qu’une main ne les en sorte, parce que, là, ces morts sont encore quelque chose : des momies, non plus des momies à l’aspect humain, mais des corps desséchés comme du bois sec alors qu’au dehors ils seraient des objets démodés, négligés par le monde qui cherche la Vie, qui a besoin de la Vie comme l’enfant du sein maternel, et qui recherche celui qui lui donne la Vie et non les puanteurs de la mort.

Ils résident au Temple, oui, et la fumée des lampes – c’est-à-dire des honneurs –, les enfume, mais la lumière ne descend pas en eux. Toutes les passions font en eux leurs nids comme des oiseaux et des chats, alors que le feu de la mission ne leur donne pas le tourment mystique d’être brûlés par le feu de Dieu. Ils sont réfractaires à l’amour. Le feu de la charité ne les enflamme pas, comme la charité ne les revêt pas de ses splendeurs d’or, cette charité qui est double par sa manifestation et par sa source : charité envers Dieu et le prochain pour ce qui est de sa manifestation ; charité qui provient de Dieu et de l’homme pour ce qui est de sa source. Car Dieu s’éloigne de l’homme qui n’aime pas ; ainsi cette première source est tarie, et l’homme s’éloigne du méchant et ainsi se tarit la seconde source. Tout est enlevé par la Charité aux hommes sans amour. Ils se laissent acheter par de l’argent maudit et se laissent entraîner là où l’intérêt et la puissance l’exigent.

Non : cela n’est pas permis ! Il n’y a pas d’argent pour acheter les consciences, en particulier celles des prêtres et des maîtres. Il n’est pas permis d’acquiescer aux puissances de la terre quand elles veulent porter à des actes contraires à ce que Dieu commande. C’est de l’impuissance spirituelle ; or il est dit: “ L’eunuque n’entrera pas dans l’assemblée du Seigneur. ” Si donc l’homme physiquement impuissant ne peut appartenir au peuple de Dieu, l’impuissant spirituel peut-il être son ministre ? C’est pourquoi je vous dis que, en vérité, bon nombre de prêtres et de maîtres sont actuellement affligés d’un “ eunuchisme ” spirituel coupable, car ils sont mutilés dans leur virilité spirituelle. Il y en a beaucoup trop !

Détail

A propos des prêtres qui perdent de vue leur mission, qui oublient la charité, et qui deviennent corrompus.

Annotation

Il est dit: “ L’eunuque n’entrera pas dans l’assemblée du Seigneur. ” En Deutéronome 23.2.

Livre du Deutéronome 23, 2

Dt 23, 2 : Celui dont les testicules ont été écrasés ou dont l’urètre a été coupé n’entrera pas dans l’assemblée de Yahweh.

EMV 211.8 · Tome 3, p. 420-421

L’Evangile tel qu'il m'a été révélé

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Citation

Moi, je vous invite : “ Venez ! ” (...) Venez servir Dieu. Le temps est proche. Ne restez pas non préparés à la Rédemption. Faites que la pluie puisse tomber sur un terrain ensemencé. Sinon, c’est pour rien qu’elle se déverserait. (...) Le salut, c’est de suivre la voix du Seigneur et de croire en sa Parole. (...) Venez en masse vous mettre au service de Dieu. Je passe et je vous appelle. Ne vous montrez pas inférieurs aux prostituées auxquelles une parole de miséricorde suffit pour qu’elles abandonnent le chemin qu’elles suivaient et prennent la voie du bien.

On m’a demandé à mon arrivée : “ Mais tu ne nous gardes pas rancune ? ” De la rancune ? Oh non ! C’est de l’amour que je vous garde ! Et je garde l’espoir de vous voir dans les rangs de mon peuple, du peuple que je conduis à Dieu dans le nouvel exode vers la véritable Terre Promise : le Royaume de Dieu, au-delà de la Mer Rouge de la sensualité et des déserts du péché, libres des esclavages de tous genres, vers la Terre éternelle, riche de délices, comblée de paix…

Venez ! C’est l’Amour qui passe. Quiconque le veut peut le suivre, car pour être accueilli par lui, il ne faut que de la bonne volonté.

EMV 212.2 · Tome 3, p. 423-425

L’Evangile tel qu'il m'a été révélé

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Citation

Le Christ se réfugie dans les cœurs fidèles et c’est de là qu’il regarde, parle, bénit l’humanité, et puis… et puis il se donne à ces cœurs, et eux… et eux touchent le Ciel avec sa béatitude, tout en restant ici-bas, mais en brûlant jusqu’à en éprouver un délicieux tourment de tout l’être : dans les sens et les organes, les sentiments et la pensée et dans leur âme enfin… Larmes et sourires, gémissements et chants, épuisement et même activité vitale sont nos compagnons ; encore plus que des compagnons, ils sont notre être même. En effet, de même que les os sont entourés de chair et que veines et nerfs sont situés sous l’épiderme, mais que tout ne fait qu’un seul homme, ainsi également toutes ces choses embrasées, nées du fait que Jésus s’est donné à nous, se trouvent en nous, dans notre pauvre humanité. Et que sommes-nous à ces moments qui ne pourraient durer éternellement, car s’ils duraient plus que quelques instants on mourrait brûlé et brisé ? Nous ne sommes plus des hommes. Nous ne sommes plus des animaux doués de raison qui vivent sur la terre. Nous sommes… nous sommes… oh ! Seigneur, laisse-moi le dire une fois, non par orgueil, mais pour chanter ta gloire, puisque ton regard me brûle et me fait délirer… Nous sommes alors des séraphins ! Et je m’étonne qu’il ne sorte pas de nous des flammes et des ardeurs sensibles aux êtres et à la matière, comme cela se produit lors des apparitions des damnés. En effet, si le feu de l’enfer est tel qu’un seul reflet émanant d’un damné peut brûler le bois et faire fondre les métaux, qu’en est-il donc de ton feu, mon Dieu, en qui tout est infini et parfait ?

On ne meurt pas de cette fièvre, non, ce n’est pas elle qui nous brûle. Ce n’est pas la fièvre des maladies physiques qui nous consume. C’est toi qui es notre fièvre, Amour ! Et c’est de lui que nous brûlons, que nous mourons, que nous nous consumons, c’est de lui et par lui que se déchirent les fibres du cœur qui ne peut résister à chose si grande. Mais je me suis mal exprimée car l’amour est délire, c’est une cascade qui brise les digues et descend en renversant tout ce qui n’est pas elle. L’amour est, dans l’âme, affolement des sensations de l’esprit, toutes vraies, toutes présentes. Mais la main ne peut les transcrire tant l’esprit est rapide pour traduire en pensée le sentiment qu’éprouve le cœur. Ce n’est pas vrai que nous mourons. Nous vivons. Nous vivons d’une vie décuplée, d’une vie double, en tant qu’hommes et que bienheureux : la vie de la terre, celle du Ciel. Nous atteignons et nous dépassons – j’en suis bien certaine – la vie sans défauts, sans amoindrissement ni limites que toi, Père, Fils et Esprit Saint, toi, Dieu Créateur, un et trine, avais donnée à Adam, en prélude à la Vie qui suit la montée vers toi, la Vie dont on jouit au Ciel après un tranquille passage du paradis terrestre au paradis céleste et un voyage fait dans les bras aimants des anges comme le fut le doux sommeil et la douce montée de Marie au Ciel pour venir à toi, à toi, à toi ! Nous vivons la vraie vie.

Et puis nous nous retrouvons ici et, comme je le fais en ce moment, nous nous étonnons, nous avons honte d’être allés jusque là, et nous disons : « Seigneur, je ne suis pas digne de telles hauteurs. Pardon, Seigneur. » Nous nous battons la poitrine par peur d’être tombés dans l’orgueil et nous laissons tomber un voile plus épais sur cette splendeur qui, si elle ne continue pas à flamber d’une ardeur plus que complète, par pitié pour nos limites, se rassemble pourtant au centre de notre cœur, prête à s’enflammer puissamment pour un nouveau moment de béatitude voulu de Dieu. Nous descendons le voile sur le sanctuaire où Dieu brûle de ses feux, de ses lumières, de ses amours… et, épuisés mais régénérés, nous reprenons notre marche… ivres d’un vin fort et suave qui n’émousse pas la raison, mais qui empêche de tourner ses yeux et ses pensées vers ce qui n’est pas le Seigneur, toi, mon Jésus, anneau qui joins notre misère à la Divinité, moyen de rédemption pour notre faute, créateur de béatitude pour notre âme, toi, le Fils qui, de tes mains blessées, mets nos mains dans les mains spirituelles du Père et de l’Esprit, pour que nous soyons en vous, maintenant et toujours. Amen.

EMV 212.2 · Tome 3, p. 424

L’Evangile tel qu'il m'a été révélé

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Citation

Si le feu de l’enfer est tel qu’un seul reflet émanant d’un damné peut brûler le bois et faire fondre les métaux, qu’en est-il donc de ton feu, mon Dieu, en qui tout est infini et parfait ?

EMV 212.7 · Tome 3, p. 429

L’Evangile tel qu'il m'a été révélé

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Citation

Ne craignez pas que la solitude puisse vous conduire à l’erreur. Non. Si vous ne le voulez pas, vous ne serez pas infidèles au Seigneur et à son Christ. D’ailleurs, que celui qui ne peut vraiment pas rester loin du Messie sache que le Messie lui ouvre son cœur et ses bras et lui dit : “ Viens. ” Venez, vous qui voulez venir. Restez, vous qui voulez rester. Mais, les uns comme les autres, annoncez le Christ par une vie honnête. Annoncez-le à l’encontre de la malhonnêteté qui se niche dans trop de cœurs. Annoncez-le à l’encontre de la légèreté des personnes innombrables qui ne savent pas rester fidèles et qui oublient leurs parures et leurs ceintures d’âmes invitées à leurs noces avec le Christ.

EMV 216.3 · Tome 3, p. 453-454

L’Evangile tel qu'il m'a été révélé

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Citation

Vois-tu ceux qui dorment ? Sais-tu combien de pensées ils ruminent, même dans leur sommeil ? Et tous ceux qui sont au nombre des disciples ? Crois-tu qu’ils seront fidèles jusqu’à ce que tout soit accompli ? regarde : jouons à ce vieux jeu auquel tu as sûrement joué toi aussi quand tu étais enfant (Jésus cueille un beau pissenlit qui se dresse au milieu des cailloux et qui a atteint sa parfaite maturité. Il le porte à sa bouche délicatement, souffle et le pissenlit se décompose en minuscules ombrelles qui volettent en l’air ici et là, leur petite aigrette bien droite sur sa tige minuscule). Tu vois ? Regarde… Combien sont retombées sur ma poitrine comme si elles étaient éprises de moi ? Compte-les… Il y en a vingt-trois. Il y en avait au moins trois fois plus. Et les autres ? Regarde. Certaines errent encore, d’autres sont déjà retombées comme entraînées par leur poids, d’autres encore montent orgueilleusement, fières de leur panache argenté, enfin d’autres tombent dans la vase que nous avons remuée avec nos gourdes. Seulement… Regarde, regarde !… Même sur ces vingt-trois qui sont tombées sur mes genoux, sept sont reparties. Il a suffi du vol de ce bourdon pour qu’elles s’envolent !… De quoi avaient-elles peur ? Ou qu’est-ce qui les a attirées ? Peut-être son aiguillon ou bien ses belles couleurs noir et jaune, son aspect gracieux ou ses ailes irisées… Elles sont parties… à la suite d’une beauté mensongère…

Simon, il en sera ainsi de mes disciples. Les uns s’en iront par agitation, d’autres par inconstance, d’autres par pesanteur, d’autres encore par orgueil, par légèreté, à cause de l’attrait de la fange, par peur ou par naïveté. Crois-tu que, à l’heure décisive de ma mission, je retrouverai à mes côtés tous ceux qui me disent aujourd’hui : “ Je viens avec toi ” ? les petites ombrelles de la plante que mon Père a créée étaient certainement plus de soixante-dix… alors qu’il n’y en a plus que sept maintenant sur ma poitrine, car les autres se sont envolées sous ce souffle de vent qui a fait dire oui aux plus légères. Ainsi en sera-t-il, et je pense à tout ce qui lutte en vous pour me rester fidèles…

Détail

Simon le Zélote atteste que tous les apôtres sont contents de suivre Jésus, même s'ils connaissent la faim, la soif, et s'ils sont rejetés. Mais Jésus affirme qu'il n'en est pas ainsi.