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Faits et éléments bibliques dans le Nouveau Testament

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EMV 157.4 · Tome 2, p. 524-525

L’Evangile tel qu'il m'a été révélé

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157.4 Hier, une jeune fille m’a demandé de l’immoler avant que ne sonne pour elle l’heure des noces, car elle sent qu’elle m’aime, comme on aime Dieu, c’est-à-dire de tout son être, avec la perfection absolue du don de soi. Et je le ferai. Je lui en ai caché l’heure afin que son âme ne tremble pas de peur, et sa chair plus encore. Sa mort ressemblera à celle d’une fleur qui un soir ferme sa corolle en croyant l’ouvrir encore le lendemain, mais ne l’ouvre plus parce que le baiser de la nuit a aspiré sa vie. Et je le ferai, selon son désir, en anticipant de quelques jours son sommeil de mort du mien. Ainsi cette vierge, ma première vierge, n’aura pas à attendre aux limbes et je la trouverai tout de suite en expirant...

Ne pleurez pas ! Je suis le Rédempteur... mais cette sainte jeune fille ne s’est pas bornée à la louange aussitôt après le miracle, elle a su exploiter le miracle, comme de l’argent prêté à intérêt. Elle est passée de la reconnaissance humaine à une reconnaissance surnaturelle, d’un désir terrestre à un désir surnaturel. Elle a montré une maturité d’esprit supérieure à celle de presque tout le monde. Je dis “ presque ” parce que, parmi vous qui m’écoutez, il y a des perfections égales, sinon même supérieures. Elle ne m’a pas demandé de me suivre. Au contraire, elle a manifesté le désir d’accomplir son évolution pour passer de sa condition de jeune fille à celle d’ange, dans le secret de sa demeure. Et pourtant, je l’aime tant qu’aux heures de dégoût pour ce qu’est le monde, j’évoquerai le souvenir de cette douce créature, en bénissant le Père qui essuie mes larmes et mes sueurs de Maître d’un monde, qui ne veut pas de moi, par ces fleurs d’amour et de pureté.

EMV 157.5 · Tome 2, p. 527

L’Evangile tel qu'il m'a été révélé

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Nous avons dans notre histoire des exemples de femmes merveilleuses qui surent accomplir des actes audacieux et libérateurs.

Nous avons Judith, Yaël. Mais croyez qu’il n’y en a pas de plus grande jusqu’à présent que la mère huit fois martyre : sept fois en ses fils et une fois pour elle, au temps des Maccabées. Puis il y en aura une autre... Mais après cela, les femmes héroïnes de la douleur et dans la douleur se multiplieront, tout comme les femmes réconfort des martyrs – et martyres elles aussi –, les femmes anges des persécutés, les femmes, prêtresses silencieuses qui prêcheront Dieu par leur manière de vivre et qui, sans autre consécration que celle que leur a donnée le Dieu-Amour, seront consacrées et dignes de l’être.

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Les femmes d'Israël sont mentionnées en 32.6, 91.5, 176.3, 373.4, 414.1, 420.11, 439.2, 470.5, 472.10, 525.5.7, 544.8, 559.6, 561.9.12, 588.6, 600.21.25, 613.10, 638.19.

Judith apparaît dans Le Livre de Judith, 8-16. Nous ne remettons pas les 8 chapitres, ce serait trop long.

Déborah est mentionnée en 525.7 (voir Jg 4, 4-16 ; 5).

Yaël apparait dans Le Livre des Juges. Jg 4, 17-22 : Or Sissera s’était enfui à pied vers la tente de Yaël, femme de Hèber le Qénite, car la paix régnait entre Yabine, roi de Haçor, et la maison de Hèber le Qénite. Yaël sortit au-devant de Sissera et lui dit : « Arrête-toi, mon seigneur, arrête-toi chez moi ; ne crains rien. » Il s’arrêta chez elle, dans sa tente, et elle le recouvrit d’une couverture. Il lui dit : « Peux-tu me donner à boire un peu d’eau, car j’ai soif. » Elle ouvrit l’outre de lait, le fit boire et le recouvrit. Il lui dit : « Tiens-toi à l’entrée de la tente, et si quelqu’un vient, t’interroge et demande : “Y a-t-il quelqu’un ici ?”, tu répondras : “Non.” » Mais Yaël, femme de Hèber, prit un piquet de la tente, saisit un marteau dans sa main, vint près de lui doucement, et lui enfonça dans la tempe le piquet, qui alla se planter dans la terre. Sissera qui, épuisé, était profondément endormi, mourut. Or, voici que Baraq poursuivait Sissera ! Yaël sortit à sa rencontre et lui dit : « Viens, et je te ferai voir l’homme que tu cherches. » Il entra chez elle, et voilà que Sissera gisait, mort, le piquet dans la tempe !

Jg 5, 24-27 : Bénie soit parmi les femmes Yaël, la femme de Hèber, le Qénite ; parmi les femmes qui vivent sous la tente, bénie soit-elle ! Il demandait de l’eau, elle donna du lait ; dans la coupe d’honneur, elle offrit de la crème ; elle étendit sa main vers un piquet, et sa droite vers un marteau de travailleurs. Elle martela Sissera et lui broya la tête, elle frappa et lui perça la tempe. À ses pieds, il s’écroule, il tombe, il gît ; à ses pieds, il s’écroule, il tombe. Là, il s’écroule, il tombe, anéanti !

La mère huit fois martyre apparaît dans le Second Livre des Macchabées, chapitre 7. 2 M 7 : Sept frères avaient été arrêtés avec leur mère. À coups de fouet et de nerf de boeuf, le roi Antiocos voulut les contraindre à manger du porc, viande interdite. L’un d’eux se fit leur porte-parole et déclara : « Que cherches-tu à savoir de nous ? Nous sommes prêts à mourir plutôt que de transgresser les lois de nos pères. » Fou de rage, le roi ordonna que l’on chauffe des poêles et des chaudrons. Dès qu’ils furent brûlants, il ordonna de couper la langue de celui qui s’était fait leur porte-parole, de lui arracher la peau de la tête et de lui couper les mains et les pieds, sous les yeux de ses autres frères et de sa mère. Lorsqu’il fut complètement mutilé, le roi ordonna de l’amener près du brasier et de le faire passer à la poêle, alors qu’il respirait encore. Tandis que des vapeurs abondantes se répandaient autour de la poêle, les autres s’exhortaient mutuellement, avec leur mère, à mourir avec noblesse. Ils disaient :

« Le Seigneur Dieu nous voit et, en vérité, nous apporte le réconfort, comme Moïse l’a clairement affirmé dans son cantique où il témoigne, à la face de tous, que Dieu réconfortera ses serviteurs. » Lorsque le premier fut mort de cette manière, on amena le deuxième pour le torturer. On lui arracha la peau de la tête avec les cheveux, puis on lui demanda : « Mangeras-tu, plutôt que d’être châtié dans ton corps, membre par membre ? » Mais il répondit, dans la langue de ses pères : « Non ! » C’est pourquoi lui aussi subit aussitôt les mêmes sévices que le premier. Au moment de rendre le dernier soupir, il dit : « Tu es un scélérat, toi qui nous arraches à cette vie présente, mais puisque nous mourons par fidélité à ses lois, le Roi du monde nous ressuscitera pour une vie éternelle. »

Après cela, le troisième fut mis à la torture. Il tendit la langue aussitôt qu’on le lui ordonna et il présenta les mains avec intrépidité, en déclarant avec noblesse : « C’est du Ciel que je tiens ces membres, mais à cause de ses lois je les méprise, et c’est par lui que j’espère les retrouver. » Le roi et sa suite furent frappés de la grandeur d’âme de ce jeune homme qui comptait pour rien les souffrances.

Lorsque celui-ci fut mort, le quatrième frère fut soumis aux mêmes sévices. Sur le point d’expirer, il parla ainsi : « Mieux vaut mourir par la main des hommes, quand on attend la résurrection promise par Dieu, tandis que toi, tu ne connaîtras pas la résurrection pour la vie. »

On amena aussitôt le cinquième pour le tourmenter. Fixant les yeux sur le roi, il dit : « Tout mortel que tu es, tu as autorité sur les hommes et tu fais ce que tu veux. Ne t’imagine pas pour autant que notre race soit abandonnée de Dieu. Mais toi, attends : tu verras combien sa puissance est grande et de quelle manière il sévira contre toi-même et ta descendance ! »

Après celui-là, on amena le sixième, et lorsqu’il fut sur le point de mourir, il dit : « Ne te fais pas de vaine illusion : c’est à cause de nous-mêmes que nous endurons ces souffrances, pour avoir péché contre notre propre Dieu. De là viennent ces malheurs surprenants. Mais toi, ne va pas croire que tu resteras impuni, pour avoir entrepris de faire la guerre à Dieu. »

Leur mère fut particulièrement admirable et digne d’une illustre mémoire : voyant mourir ses sept fils dans l’espace d’un seul jour, elle le supporta vaillamment parce qu’elle avait mis son espérance dans le Seigneur. Elle exhortait chacun d’eux dans la langue de ses pères ; cette femme héroïque leur parlait avec un courage viril : « Je suis incapable de dire comment vous vous êtes formés dans mes entrailles. Ce n’est pas moi qui vous ai donné l’esprit et la vie, qui ai organisé les éléments dont chacun de vous est composé. C’est le Créateur du monde qui façonne l’enfant à l’origine, qui préside à l’origine de toute chose. Et c’est lui qui, dans sa miséricorde, vous rendra l’esprit et la vie, parce que, pour l’amour de ses lois, vous méprisez maintenant votre propre existence. »

Antiocos s’imagina qu’on le méprisait, et soupçonna que ce discours contenait des insultes. Il se mit à exhorter le plus jeune, le dernier survivant. Bien plus, il lui promettait avec serment de le rendre à la fois riche et très heureux s’il abandonnait les usages de ses pères : il en ferait son ami et lui confierait des fonctions publiques. Comme le jeune homme n’écoutait pas, le roi appela la mère, et il l’exhortait à conseiller l’adolescent pour le sauver. Au bout de ces longues exhortations, elle consentit à persuader son fils. Elle se pencha vers lui, et lui parla dans la langue de ses pères, trompant ainsi le cruel tyran : « Mon fils, aie pitié de moi : je t’ai porté neuf mois dans mon sein, je t’ai allaité pendant trois ans, je t’ai nourri et élevé jusqu’à l’âge où tu es parvenu, j’ai pris soin de toi. Je t’en conjure, mon enfant, regarde le ciel et la terre avec tout ce qu’ils contiennent : sache que Dieu a fait tout cela de rien, et que la race des hommes est née de la même manière. Ne crains pas ce bourreau, montre-toi digne de tes frères et accepte la mort, afin que je te retrouve avec eux au jour de la miséricorde. »

Lorsqu’elle eut fini de parler, le jeune homme déclara : « Qu’attendez-vous ? Je n’obéis pas à l’ordre du roi, mais j’écoute l’ordre de la Loi donnée à nos pères par Moïse. Et toi qui as inventé toutes sortes de mauvais traitements contre les Hébreux, tu n’échapperas pas à la main de Dieu. Car nous, c’est à cause de nos propres péchés que nous souffrons. En effet, notre Seigneur qui est vivant s’est irrité un moment contre nous, en vue de nous réprimander et de nous éduquer, mais de nouveau il se réconciliera avec ses serviteurs. Et toi, impie, le plus infâme de tous les hommes, ne t’enfle pas d’orgueil sans raison en te berçant d’espoirs incertains, alors que tu portes la main sur les serviteurs du Ciel, car tu n’as pas encore échappé au jugement du Dieu tout-puissant qui voit tout !

Nos frères, maintenant, ont supporté une épreuve passagère, pour une vie intarissable : ils sont tombés à cause de l’alliance de Dieu. Mais toi, par le jugement de Dieu, tu recevras le juste châtiment de ton arrogance. Quant à moi, comme mes frères, je me livre corps et âme pour les lois de nos pères, en suppliant Dieu de se montrer bientôt favorable à la nation et de t’amener, par des épreuves et des fléaux, à confesser que lui seul est Dieu. Je prie aussi pour que la colère du Tout-Puissant, justement déchaînée sur l’ensemble de notre race, prenne fin avec ma mort et celle de mes frères. » Fou de rage, exaspéré par la moquerie, le roi s’acharna contre ce dernier plus cruellement encore que contre les autres. Le jeune homme mourut donc, pur de toute souillure, mettant toute sa confiance dans le Seigneur. Enfin, après tous ses fils, la mère mourut la dernière. Nous en resterons là pour le récit des repas sacrilèges et des tourments sans mesure.

EMV 157.5 · Tome 2, p. 526

L’Evangile tel qu'il m'a été révélé

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Soyez des mères et des soeurs pour les saints. Eux aussi ont besoin d’amour. Evangéliser leur coûtera fatigue et forces. Ils ne pourront arriver à tout faire. Votre rôle sera de les aider, discrètement et activement. La femme sait travailler. A la maison, aux tables et aux lits, aux métiers à tisser et à tout ce qui est nécessaire à la vie quotidienne. L’avenir de l’Eglise amènera un flot continuel de pèlerins aux lieux choisis par Dieu. Il vous revient d’en être les hôtesses : chargez-vous des détails du plus humble travail pour laisser aux ministres de Dieu la liberté de continuer le Maître.

Détail

Jésus parle aux femmes disciples.

EMV 157.5 · Tome 2, p. 526-527

L’Evangile tel qu'il m'a été révélé

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Viendront les temps difficiles, sanglants, cruels. Les chrétiens, et même les saints, passeront par des heures de terreur, de faiblesse. L’homme n’est jamais très fort dans la souffrance. La femme, au contraire, a sur l’homme cette supériorité royale de savoir souffrir. Enseignez-la à l’homme en le soutenant dans ces heures de peur, de découragement, de larmes, de fatigues, de sang. Nous avons dans notre histoire des exemples de femmes merveilleuses qui surent accomplir des actes audacieux et libérateurs.

Nous avons Judith, Yaël. Mais croyez qu’il n’y en a pas de plus grande jusqu’à présent que la mère huit fois martyre : sept fois en ses fils et une fois pour elle, au temps des Maccabées. Puis il y en aura une autre... Mais après cela, les femmes héroïnes de la douleur et dans la douleur se multiplieront, tout comme les femmes réconfort des martyrs – et martyres elles aussi –, les femmes anges des persécutés, les femmes, prêtresses silencieuses qui prêcheront Dieu par leur manière de vivre et qui, sans autre consécration que celle que leur a donnée le Dieu-Amour, seront consacrées et dignes de l’être.

EMV 157.6 · Tome 2, p. 527-528

L’Evangile tel qu'il m'a été révélé

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Hier, cette main maternelle (et Jésus prend la main de Marie dans la sienne) m’a amené la jeune fille dont je vous ai parlé ; or celle-ci m’a dit que le simple fait de l’entendre et de rester à ses côtés pendant quelques heures lui avait servi à mûrir le fruit de la grâce qu’elle avait reçue, en l’amenant à sa perfection. Ce n’est pas la première fois que ma Mère travaille pour le Christ, son Fils. Vous deux, mes disciples, mais aussi mes cousins, vous savez ce qu’est Marie pour former les âmes à Dieu. Vous pouvez le rapporter à ceux et à celles qui auront peur de n’avoir pas été préparés par moi à leur mission ou de l’être encore insuffisamment quand je ne serai plus parmi vous.

Elle, ma Mère, sera avec vous maintenant, quand je ne serai pas présent, et plus tard quand je ne serai plus au milieu de vous. Elle vous reste, et avec elle la sagesse et toutes ses vertus. Suivez dorénavant tous ses conseils.

EMV 157.7-8 · Tome 2, p. 528

L’Evangile tel qu'il m'a été révélé

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157.7 Hier soir, nous avions parlé, elle et moi, de la jeune fille, partie aux premières heures de l’après-midi, emportant, en son coeur virginal, son secret saint, tel un soleil plus radieux que celui du ciel. Quand nous sommes restés seuls et que j’étais assis à côté d’elle, comme lorsque j’étais petit, la tête sur son épaule si accueillante et si forte, ma Mère m’a dit : “ Comme il est doux d’être la Mère du Rédempteur ! ”

Oui, comme c’est doux, quand la créature qui vient au Rédempteur est déjà une créature de Dieu en laquelle il ne subsiste que le péché originel qui ne peut être lavé par un autre que moi. Toutes les autres petites taches des imperfections humaines, l’amour les a lavées. Mais, ma douce Mère, toi la très pure Guide des âmes vers ton Fils, Etoile sainte qui les oriente, suave Maîtresse des saints, tendre Nourrice des plus petits, Soin salutaire des malades, ce ne seront pas toujours des personnes qui ne refusent pas la sainteté qui viendront à toi... Mais des lèpres, des horreurs, la puanteur, un grouillement de serpents autour de choses immondes viendront ramper jusqu’à tes pieds, ô Reine du genre humain, pour te crier : “ Pitié ! Viens à notre secours ! Conduis-nous à ton Fils ! ” Et tu devras poser ta main, cette main pure, sur ses plaies, incliner ton regard de colombe du paradis sur des laideurs infernales, respirer la puanteur du péché, et ne pas fuir. Il te faudra au contraire serrer sur ton coeur ceux que Satan a mutilés, ces avortons, ces pourritures, les laver par tes larmes, puis me les amener... Alors tu diras : “ Comme il est dur d’être la Mère du Rédempteur ! ” Mais tu le feras parce que tu es la Mère... Je baise et je bénis tes mains, ces mains par lesquelles viendront à moi tant de créatures dont chacune sera l’une de mes gloires. Mais, avant de l’être pour moi, elle sera l’une de tes gloires, Mère sainte.

157.8 Quant à vous, chères femmes disciples, suivez l’exemple de celle qui fut ma Maîtresse, celle de Jacques et de Jude et de tous ceux qui veulent se former dans la grâce et la sagesse. Suivez sa parole. C’est la mienne qui s’est faite plus douce. Il n’y a rien à y ajouter, car c’est la parole de la Mère de la Sagesse.

Détail

Jésus était aux côtés de sa Mère, hier soir, et évoque Annalia, la première vierge consacrée de l'Eglise.

EMV 159.2-3 · Tome 2, p. 534-536

L’Evangile tel qu'il m'a été révélé

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Il semble que le discours est commencé, car Jésus dit :

« ...C’est vrai. Vous dites : “ Nous ne t’abandonnerons jamais, car t’abandonner reviendrait à abandonner Dieu. ” Mais, peuple de Guerguesa, rappelle-toi que rien n’est plus changeant que la pensée humaine. Je suis convaincu qu’en ce moment vous le pensez réellement. Ma parole et le miracle survenu vous ont exaltés en ce sens, et en ce moment vos paroles sont sincères.

159.2 Mais, je vais vous rappeler un épisode. Je pourrais vous en citer mille, lointains ou proches, mais je m’en tiens à celui-là.

Avant de mourir, Josué, serviteur du Seigneur, rassembla autour de lui toutes les tribus, avec leurs anciens, leurs chefs, leurs juges et leurs magistrats, et il leur parla en présence de Jéovêh. Il leur rappela tous les bienfaits et les prodiges accomplis par le Seigneur par son entremise. Après avoir tout énuméré, il les invita à rejeter tout dieu qui ne serait pas le Seigneur ou, du moins, à être francs dans leur foi en choisissant avec sincérité soit le vrai Dieu, soit les dieux de Mésopotamie et des Amorites, de façon qu’il y ait une nette séparation entre les fils d’Abraham et ceux qui s’at­tachent au paganisme.

Une erreur courageuse vaut toujours mieux qu’une hypocrite profession de foi ou un mélange de croyances qui est un opprobre pour Dieu et une mort pour les âmes. Or il n’est rien de plus facile et de plus commun que ce mélange. L’apparence est sauve, mais par-dessous, la réalité ne vaut rien. Il en est toujours ainsi, mes enfants. Il y a des fidèles qui mélangent l’observance de la Loi avec ce qu’elle interdit, ces malheureux qui hésitent comme des gens ivres entre la fidélité à la Loi et l’intérêt des marchés et des compromissions avec ceux qui ne sont pas soumis à la Loi, mais dont ils espèrent tirer profit. Il y a des prêtres, scribes ou pharisiens qui ne font plus du service de Dieu le but de leur vie, mais une politique astucieuse pour triompher des autres et pour avoir tout pouvoir contre les autres plus honnêtes. Ils sont tous serviteurs non pas de Dieu, mais d’un pouvoir qu’ils savent fort et précieux pour les buts qu’ils visent. Tous ne sont que des hypocrites qui mélangent notre Dieu avec des dieux étrangers.

Le peuple répondit à Josué : “ Loin de nous d’abandonner Jéovêh pour servir d’autres dieux ! ” Josué leur dit ce que moi, je vous ai dit naguère sur la sainte jalousie du Père, sur sa volonté d’être aimé exclusivement, de tout notre être, sur son équité dans la punition des menteurs.

Punir ! Dieu peut punir, comme il peut récompenser. Nul besoin d’être mort pour avoir récompense ou châtiment. Regarde, peuple hébreu : Dieu, après t’avoir tant donné en te délivrant des pharaons, en te conduisant sain et sauf à travers le désert et en dépit des embûches des ennemis, en te permettant de devenir une nation grande et respectée, riche de gloires, ne t’a-t-il pas, par la suite, puni pour tes fautes une, deux, dix fois ? Regarde ce que tu es devenu à présent ! Et moi qui te vois te précipiter dans la plus sacrilège des idolâtries, je vois aussi dans quel gouffre tu vas te précipiter par ton obstination à retomber toujours dans les mêmes fautes. Et c’est pour cela que je te fais ce rappel, à toi, mon peuple qui es deux fois mien puisque je suis le Rédempteur et que je suis né de toi. Ce n’est pas de la haine, pas de la rancoeur, pas de l’intransigeance. Mon rappel, même s’il est sévère, est encore une preuve d’amour.

159.3 Josué dit alors : “ Vous êtes témoins : vous avez choisi le Seigneur ”, et tous répondirent : “ Oui ”. Et Josué, qui était sage et pas seulement brave, sachant combien est faible la volonté de l’homme, écrivit sur un livre toutes les paroles de la Loi et de l’alliance ; il les plaça dans le temple et de plus, dans ce sanctuaire du Seigneur, à Sichem, qui contenait pour l’occasion le Tabernacle. Puis il posa une grande pierre en témoignage, en disant : “ Cette pierre qui a entendu les paroles que vous avez dites au Seigneur restera ici en témoignage pour que vous ne puissiez renier votre parole et mentir au Seigneur votre Dieu. ”

Une pierre, si grande et dure qu’elle soit, peut toujours être réduite en poussière par l’homme, par la foudre ou par l’érosion des eaux et du temps. Mais moi, je suis la Pierre angulaire et éternelle et je ne puis subir la destruction. Ne mentez pas à cette Pierre vivante. Ne l’aimez pas seulement parce qu’elle fait des prodiges. Aimez-la parce que par elle vous toucherez le Ciel. Je vous voudrais plus spirituels, plus fidèles au Seigneur. Je ne dis pas plus fidèles à moi : moi, je ne suis que parce que je suis la voix du Père. En me foulant aux pieds, vous blessez celui qui m’a envoyé. Je suis l’intermédiaire. Lui est le Tout. Recueillez de moi et conservez en vous ce qui est saint pour rejoindre ce Dieu. N’aimez pas l’Homme, aimez le Messie du Seigneur, non pour les miracles qu’il accomplit, mais parce qu’il veut faire en vous le miracle intime et sublime de votre sanctification. »

Annotation

Livre de Josuée, chapitre 24, 1-28

Js 24, 1-28 : Josué réunit toutes les tribus d’Israël à Sichem ; puis il appela les anciens d’Israël, avec les chefs, les juges et les scribes ; ils se présentèrent devant Dieu. Josué dit alors à tout le peuple : « Ainsi parle le Seigneur, le Dieu d’Israël : Vos ancêtres habitaient au-delà de l’Euphrate depuis toujours, jusqu’à Tèrah, père d’Abraham et de Nahor, et ils servaient d’autres dieux. Alors j’ai pris votre père Abraham au-delà de l’Euphrate, et je lui ai fait traverser toute la terre de Canaan ; j’ai multiplié sa descendance, et je lui ai donné Isaac. À Isaac, j’ai donné Jacob et Ésaü. À Ésaü, j’ai donné en possession la montagne de Séïr. Jacob et ses fils sont descendus en Égypte. J’ai envoyé ensuite Moïse et Aaron, et j’ai frappé l’Égypte par tout ce que j’ai accompli au milieu d’elle. Ensuite, je vous en ai fait sortir. Donc, j’ai fait sortir vos pères de l’Égypte, et vous êtes arrivés à la mer ; les Égyptiens poursuivaient vos pères avec des chars et des guerriers jusqu’à la mer des Roseaux. Vos pères crièrent alors vers le Seigneur, qui étendit un brouillard épais entre vous et les Égyptiens, et fit revenir sur eux la mer, qui les recouvrit. Vous avez vu de vos propres yeux ce que j’ai fait en Égypte, puis vous avez séjourné longtemps dans le désert. Je vous ai introduits ensuite dans le pays des Amorites qui habitaient au-delà du Jourdain. Ils vous ont fait la guerre, et je les ai livrés entre vos mains : vous avez pris possession de leur pays, car je les ai anéantis devant vous. Puis Balaq, fils de Cippor, roi de Moab, se leva pour faire la guerre à Israël, et il envoya chercher Balaam, fils de Béor, pour vous maudire. Mais je n’ai pas voulu écouter Balaam : il a même dû vous bénir, et je vous ai sauvés de la main de Balaq. Ensuite, vous avez passé le Jourdain pour atteindre Jéricho ; les chefs de Jéricho vous ont fait la guerre, ainsi que de nombreux peuples : les Amorites, les Perizzites, les Cananéens, les Hittites, les Guirgashites, les Hivvites, les Jébuséens ; mais je les ai livrés entre vos mains. J’ai envoyé devant vous des frelons, qui ont chassé les deux rois amorites ; ce ne fut ni par ton épée ni par ton arc. Je vous ai donné une terre qui ne vous a coûté aucune peine, des villes dans lesquelles vous vous êtes installés sans les avoir bâties, des vignes et des oliveraies dont vous profitez aujourd’hui sans les avoir plantées.

Et maintenant craignez le Seigneur ; servez-le dans l’intégrité et la fidélité. Écartez les dieux que vos pères ont servis au-delà de l’Euphrate et en Égypte ; servez le Seigneur. S’il ne vous plaît pas de servir le Seigneur, choisissez aujourd’hui qui vous voulez servir : les dieux que vos pères servaient au-delà de l’Euphrate, ou les dieux des Amorites dont vous habitez le pays. Moi et les miens, nous voulons servir le Seigneur. »

Le peuple répondit : « Plutôt mourir que d’abandonner le Seigneur pour servir d’autres dieux ! C’est le Seigneur notre Dieu qui nous a fait monter, nous et nos pères, du pays d’Égypte, cette maison d’esclavage ; c’est lui qui, sous nos yeux, a accompli tous ces signes et nous a protégés tout le long du chemin que nous avons parcouru, chez tous les peuples au milieu desquels nous sommes passés. Et même le Seigneur a chassé devant nous tous ces peuples, ainsi que les Amorites qui habitaient le pays. Nous aussi, nous voulons servir le Seigneur, car c’est lui notre Dieu. » Alors Josué dit au peuple : « Vous ne pouvez pas servir le Seigneur, car il est un Dieu saint, il est un Dieu jaloux, qui ne pardonnera ni vos révoltes ni vos péchés. Si vous abandonnez le Seigneur pour servir les dieux étrangers, il se retournera contre vous, il vous fera du mal, il vous anéantira, lui qui vous a fait tant de bien. »

Le peuple répondit à Josué : « Mais si ! Nous voulons servir le Seigneur. » Alors Josué dit au peuple : « Vous en êtes les témoins contre vous-mêmes : c’est vous qui avez choisi de servir le Seigneur. » Ils répondirent : « Nous en sommes témoins. » Josué reprit : « Alors, enlevez les dieux étrangers qui sont au milieu de vous, et tournez votre coeur vers le Seigneur, le Dieu d’Israël. » Le peuple répondit à Josué : « C’est le Seigneur notre Dieu que nous voulons servir, c’est à sa voix que nous voulons obéir. »

En ce jour-là, Josué conclut une Alliance pour le peuple. C’est dans la ville de Sichem qu’il lui donna un statut et un droit. Josué inscrivit tout cela dans le livre de la loi de Dieu. Il prit une grande pierre et la dressa sous le chêne qui était dans le sanctuaire du Seigneur. Il dit à tout le peuple : « Voici une pierre qui servira de témoin contre nous, car elle a entendu toutes les paroles que le Seigneur nous a dites ; elle servira de témoin contre vous, pour vous empêcher de renier votre Dieu. » Puis Josué renvoya le peuple, chacun dans la part de territoire qui était son héritage.

EMV 159.3 · Tome 2, p. 535

L’Evangile tel qu'il m'a été révélé

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Punir ! Dieu peut punir, comme il peut récompenser. Nul besoin d’être mort pour avoir récompense ou châtiment. Regarde, peuple hébreu : Dieu, après t’avoir tant donné en te délivrant des pharaons, en te conduisant sain et sauf à travers le désert et en dépit des embûches des ennemis, en te permettant de devenir une nation grande et respectée, riche de gloires, ne t’a-t-il pas, par la suite, puni pour tes fautes une, deux, dix fois ? Regarde ce que tu es devenu à présent ! Et moi qui te vois te précipiter dans la plus sacrilège des idolâtries, je vois aussi dans quel gouffre tu vas te précipiter par ton obstination à retomber toujours dans les mêmes fautes. Et c’est pour cela que je te fais ce rappel, à toi, mon peuple qui es deux fois mien puisque je suis le Rédempteur et que je suis né de toi. Ce n’est pas de la haine, pas de la rancoeur, pas de l’intransigeance. Mon rappel, même s’il est sévère, est encore une preuve d’amour.

EMV 159.3 · Tome 2, p. 535-536

L’Evangile tel qu'il m'a été révélé

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« (...) Moi, je suis la Pierre angulaire et éternelle et je ne puis subir la destruction. Ne mentez pas à cette Pierre vivante. Ne l’aimez pas seulement parce qu’elle fait des prodiges. Aimez-la parce que par elle vous toucherez le Ciel. Je vous voudrais plus spirituels, plus fidèles au Seigneur. Je ne dis pas plus fidèles à moi : moi, je ne suis que parce que je suis la voix du Père. En me foulant aux pieds, vous blessez celui qui m’a envoyé. Je suis l’intermédiaire. Lui est le Tout. Recueillez de moi et conservez en vous ce qui est saint pour rejoindre ce Dieu. N’aimez pas l’Homme, aimez le Messie du Seigneur, non pour les miracles qu’il accomplit, mais parce qu’il veut faire en vous le miracle intime et sublime de votre sanctification. »

Détail

Jésus est la Pierre angulaire.