EMV 42.9 · Tome 1
L’Evangile tel qu'il m'a été révélé
Citation
La mort perd toute âpreté lorsqu’elle survient entre mes bras, sachez-le bien. Je ne puis abolir la mort, mais je la rends douce à ceux qui meurent en se confiant à moi.
Notes du thème
Confort de lecture
EMV 42.9 · Tome 1
La mort perd toute âpreté lorsqu’elle survient entre mes bras, sachez-le bien. Je ne puis abolir la mort, mais je la rends douce à ceux qui meurent en se confiant à moi.
EMV 42.9 · Tome 1
A l’heure de votre mort, soyez dignes d’avoir Jésus à vos côtés pour vous soutenir. Et même si vous ne l’avez pas mérité, osez également m’appeler auprès de vous. Je viendrai, les mains pleines de grâces et de réconfort, le coeur débordant de pardon et d’amour, et sur les lèvres des paroles d’absolution et d’encouragement.
EMV 43.1-2 · Tome 1
Les premières années, l’enfance, l’adolescence et la jeunesse de mon Fils ne constituent que quelques brefs épisodes dans le vaste cadre de sa vie que décrivent les évangiles. Là, il est le Maître. Ici, c’est l’Homme, le Dieu qui s’humilie pour l’amour de l’homme.
43.2 Il y opère pourtant des miracles, même dans l’anonymat d’une vie ordinaire. Il les accomplit en moi, qui sens mon âme portée à la perfection par le contact avec le Fils qui se forme en mon sein. Il les accomplit dans la maison de Zacharie en sanctifiant Jean-Baptiste, en facilitant l’accouchement d’Elisabeth, en rendant la parole et la foi à Zacharie. Il les accomplit en Joseph, en lui ouvrant l’esprit à la lumière d’une vérité tellement élevée qu’il ne pouvait la comprendre par ses seuls moyens bien qu’il fût un juste.
Marie dit :
EMV 43.4 · Tome 1
43.4 Mon Jésus accomplit ses miracles de grâce chez les bergers. L’ange se rend là où se trouve le berger, que sa rencontre passagère avec moi prédispose à la grâce, et il le porte à Celui qui est la Grâce même pour qu’il le sauve pour l’éternité.
Il opère des miracles, là où il passe, exilé ou revenu dans sa petite patrie de Nazareth. Car, là où il était, la sainteté se répandait comme une tache d’huile sur un linge ou le parfum des fleurs dans l’air. A moins que ce ne soient des démons, ceux qu’il touchait le quittaient avec un ardent désir de devenir saint. Là où se trouve cette ardeur, elle est racine de vie éternelle parce que celui qui veut être bon le devient ; or la bonté fait accéder au Royaume de Dieu.
Marie parle des miracles qui ont eu lieu durant l'Evangile de l'Enfance.
EMV 43.5 · Tome 1
Nous agissons toujours de manière à vous réconforter et non pas à vous affoler et à accroître votre souffrance. Il suffit que vous nous fassiez confiance. Il vous suffit de dire avec Joseph : “ S’il me reste Jésus, tout me reste ” pour que nous venions rassurer votre âme par des dons célestes.
Marie dit :
EMV 43.7 · Tome 1
Ne désire pas tout faire par toi-même. (...) Il suffit que tu dises à Jésus : “ Aide-moi ! ” Ce que tu ne peux faire, lui le fera en toi. Reste en lui, toujours. Ne cherche pas à en sortir et même si la souffrance, tant elle est grande, t’empêche de voir où tu es, tu seras toujours en Jésus.
Marie s'adresse à Maria et lui dit :
EMV 44.8 · Tome 1
44.8 J’ai l’intention d’alterner tes contemplations incluant les explications que je te donne ensuite, et les dictées proprement dites, pour te soulager et élever ton âme en te donnant la béatitude de la vision, et aussi parce que cela met en évidence la différence de style entre ton texte et le mien.
En outre, devant tant de livres qui parlent de moi et qui, retouche après retouche, changement après embellissement, sont devenus irréels, je désire donner à ceux qui croient en moi une vision ramenée à la vérité de mon séjour sur la terre. Je n’en sors pas diminué, mais au contraire plus grand dans mon humilité qui pour vous se fait pain pour vous enseigner à être humbles et à me ressembler, à moi qui fus un homme comme vous et qui ai porté sous mon aspect humain la perfection d’un Dieu. Je devais être votre modèle, et les modèles doivent toujours être parfaits.
Dans les contemplations, je ne m’en tiendrai pas à un ordre chronologique conforme à celui des évangiles. Je prendrai les passages que je trouverai les plus utiles tel ou tel jour pour toi ou pour d’autres, en suivant mon ordre d’enseignement et de bonté.
EMV 44.14 · Tome 1
44.14 Marie prie avec Jésus. C’est Jésus qui vous justifie, mes enfants. C’est moi qui rends vos prières fécondes et dignes d’être acceptées par le Père. Je l’ai dit : “ Tout ce que vous demanderez au Père en mon nom, il vous l’accordera ”, et l’Eglise confirme ses prières en disant : “ Par Jésus Christ, notre Seigneur.»
Lorsque vous priez, unissez-vous toujours à moi, toujours. Je prierai à haute voix pour vous, et couvrirai ainsi votre voix d’homme par ma voix d’Homme-Dieu. Je mettrai votre prière sur mes mains transpercées et je l’élèverai vers le Père. Elle deviendra une hostie d’une valeur infinie. Ma voix unie à la vôtre montera comme un baiser filial vers le Père, et la pourpre de mes blessures donnera du prix à votre prière. Soyez en moi si vous voulez avoir le Père en vous, avec vous, pour vous.
EMV 45 · Tome 1
À la lecture du fascicule, aujourd’hui, je remarque une phrase de Jésus qui peut servir de règle.
Vous disiez ce matin que vous ne pourrez faire connaître mes descriptions à cause de leur style. Et moi, pour qui être connue est une véritable phobie, j’en ai été bien contente. Mais ne vous semble-t-il pas que cela s’oppose à ce que le Maître dit dans la dernière dictée du fascicule ? « Plus tu seras minutieuse et précise, plus nombreux seront ceux qui viennent à moi. » Cela implique que les descriptions doivent être notées, sinon comment peut-il y avoir des âmes nombreuses qui vont à Jésus grâce à elles ?
Je vous soumets ce point ; faites ensuite ce qui vous paraît être le mieux, car cela m’est indifférent. D’ailleurs, humainement, je suis du même avis. Mais nous ne sommes pas ici dans le domaine de l’humain, et même le côté humain du porte-parole doit disparaître.
Dans la dictée d’aujourd’hui encore, Jésus dit : « ... en te montrant l’Évangile, je fais une tentative plus forte d’amener les hommes à moi. Je ne me limite plus à la parole... J’ai recours à la vision et je l’explique pour la rendre plus claire et plus attractive. » Alors ?
Cependant, comme je suis un pauvre rien qui, de moi-même, me replie aussitôt sur moi, je vous dis que votre observation m’a troublée — et l’Envieux en profite —, au point de me faire penser à ne plus écrire ce que je vois, mais uniquement les dictées. Il me souffle dans le coeur : « Alors, tu vois ? Tes fameuses visions ne servent vraiment à rien ! Tout juste à te faire passer pour folle, ce que tu es, en vérité. Que vois-tu ? Les fantasmes de ton esprit dérangé. Il faut bien autre chose pour mériter de voir le ciel ! »
Il m’a tenue sous le jet corrosif de sa tentation toute la journée. Je vous assure que je n’ai pas souffert de mes grandes douleurs physiques autant que j’ai souffert — encore maintenant, d’ailleurs — à cause de cela. Il veut me faire désespérer. Mon vendredi est aujourd’hui un vendredi de tentation spirituelle. Je pense à Jésus au désert et à Jésus à Gethsémani...
Mais je ne me donne pas pour vaincue, pour ne pas faire rire ce rusé démon ; c’est donc en luttant contre lui et contre mon côté moins spirituel que je vous écris ma joie de ce jour, tout en vous assurant aussi que, pour ma part, je serais bien heureuse que Jésus me retire ce don de voir qui fait ma plus grande joie. Il me suffit qu’il me garde son amour et sa miséricorde.
Maria s'adresse au Père Migliorni, dans une note du 4 février 1944 (extrait de l'édition de 1985).
EMV 45.4-5 · Tome 1
Après avoir scruté Jésus d’un oeil pénétrant, Jean s’exclame :
« Voici l’Agneau de Dieu. Comment peut-il se faire que mon Seigneur vienne à moi ? »
Jésus lui répond paisiblement :
« C’est pour accomplir le rite de pénitence.
– Jamais, mon Seigneur. C’est à moi de venir à toi pour être sanctifié, et c’est toi qui viens à moi ? »
Comme Jean s’était incliné devant lui, Jésus lui pose la main sur la tête, et lui répond :
« Permets que tout se fasse comme je le veux, pour que toute justice soit accomplie, que ton rite entraîne les hommes vers un plus haut mystère et qu’il leur soit annoncé que la Victime est dans ce monde. »
45.5 Jean l’observe d’un oeil qu’une larme adoucit, et il le précède vers la rive. Jésus enlève son manteau, son vêtement et sa tunique, ne gardant qu’une espèce de caleçon court, puis il descend dans l’eau où Jean se trouve déjà. Celui-ci le baptise en lui versant sur la tête de l’eau du fleuve, avec une sorte de tasse pendue à sa ceinture et qui me paraît être une coquille ou la moitié d’une courge évidée et séchée.
Jésus est vraiment l’Agneau : il est Agneau par la blancheur de sa chair, la modestie de ses traits, la douceur de son regard.
Pendant que Jésus remonte sur la berge et que, après s’être vêtu, il se recueille en prière, Jean le désigne à la foule et témoigne qu’il l’a reconnu au signe que l’Esprit de Dieu lui avait indiqué et qui désignait infailliblement le Rédempteur.
Mais je suis polarisée par le spectacle de Jésus qui prie et je ne vois plus que cette figure lumineuse qui se détache sur le fond vert de la rive.
Jésus est venu au Jourdain et Jean sent la présence du Maître. Il va vers lui et le contemple.