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Religions et croyances

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EMV 3 · Tome 1, p. 21-27

L’Evangile tel qu'il m'a été révélé

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Titre du chapitre : À la fête des Tentes. Anne et Joachim possédaient la Sagesse.

Date de la vision et de la dictée : Mercredi 23 août 1944

Calendrier : Lundi 1er octobre de l'an -22

Ancien calendrier julien : Lundi 3 octobre -22.

Calendrier juif : 24 Tishri 3740.

Lieux (carte) : Jérusalem

Cycle : Naissance et enfance de la Vierge Marie

Résumé : Maria voit les environs de Jérusalem, lors de la fête des Tentes. Elle décrit l'ambiance autour d'elle, puis elle voit Anne réconforter un petit enfant qui est tombé. Sa mère vient le récupérer et lui révèle qu'elle a déjà six enfants. La mère de Marie revient alors vers Joachim et lui parle de son entrevue avec l'heureuse mère. Elle lui révèle alors qu'elle a eu un songe selon lequel elle reviendrait ici l'an prochain avec son propre enfant. Joachim l'enjoint à espérer encore.

Après cela, Jésus donne une dictée sur ses grands-parents qui possédèrent la sagesse. Il parle de leur amour respectif, de leur amour chaste et digne, de leurs vertus intérieures et leur applique des paroles du Livre de la Sagesse.

Contenu du chapitre : 3.1 : La maison d'Anne diffère de celle dont héritera Marie. 3.2 : Le camp des tentes de branchages montées hors des murs de Jérusalem. 3.3 : Anne, la stérile, parle avec une mère de famille nombreuse. 3.4 : Joachim réaffirme son espoir d’une maternité miraculeuse et Anne lui confie son rêve prophétique. 3.5 : Les justes sont toujours des sages. 3.6 : Il ne manquait à Anne que la couronne d'enfants. 3.7 : Amoureux comme au premier jour. 3.8 : Ils voulaient un fils, eurent la mère de Dieu. 3.9 : La chasteté des époux. 3.10 : Aujourd'hui l’amour et la chambre nuptiale sont profanés.

Ancienne édition : Tome 1, chapitre 3 et 4

EMV 3 · Tome 1, p. 22-23

L’Evangile tel qu'il m'a été révélé

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« Parfois, écrit Maria Valtorta sur une copie dactylographiée, les noms [des mois] sont exprimés en italien pour que le lecteur comprenne mieux. »

Par exemple, notre mois d’octobre est à cheval sur les mois hébreux de Tisri (ou Etanim) et de Marchesvan (ou Bul). Le calendrier juif se basait en effet sur l’année lunaire, qui commence au printemps (comme on le voit en 68.4), et le nôtre sur l’année solaire, si bien que les correspondances sont approximatives.

Voici le nom des mois :

1. Nisan ou Abib comme en 413.6 (mars-avril) ;

2. Ziv ou Iyyar comme en 461.7 (avril/mai) ;

3. Sivân (mai-juin) ;

4. Tammuz comme en 442.3 et 461.16 (juin-juillet) ;

5. Ab ou Av (juillet-août) ;

6. Elul (août-septembre) ;

7. Tishri ou Tisri ou Etanim (septembre-octobre) ;

8. Marchesvân ou Bul (octobre-novembre), nom qui n’est jamais cité dans l’œuvre : celle-ci semble plutôt lui donner le nom d’Etanim, en le distinguant de Tishri ;

9. Kisleu ou Casleu (novembre-décembre) ;

10. Tébèt (décembre-janvier) ;

11. Shebat (janvier-février) ;

12. Adar (février-mars). C’est la nouvelle lune, appelée néoménie, qui marquait le début du mois. Pour faire coïncider au mieux le cycle lunaire et le cycle solaire, on redoublait parfois le mois d’Adar, pour obtenir une année de treize mois, dite embolismique (114.8).

EMV 3.1 · Tome 1, p. 21

L’Evangile tel qu'il m'a été révélé

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3.1 Avant de poursuivre, je fais une remarque.

La maison ne m’a pas semblé être celle de Nazareth, que je connais bien. Du moins la pièce est-elle très différente. Le jardin potager, lui aussi, est plus vaste ; en outre, on voit des champs, pas beaucoup, mais tout de même il y en a. Plus tard, après le mariage de Marie, il n’y aura plus que le jardin, grand mais limité au potager; et je n’ai jamais vu la pièce que je viens de voir dans d’autres visions. Je ne sais si je dois penser que, pour quelque motif pécuniaire, les parents de Marie se sont séparés d’une partie de leurs biens, ou si Marie, une fois sortie du Temple, a pris une autre maison, qui lui aurait peut-être été donnée par Joseph. Je ne me rappelle pas si, dans les visions et les enseignements passés, j’ai eu l’indication certaine que la maison de Nazareth était aussi sa maison natale.

Détail

Anne et Joachim sont à Jérusalem. En prenant ses notes, Maria évoque la maison de Nazareth.

Annotation

En aout 1944, Maria Valtorta a déjà eu d'autres visions de la maison de Nazareth, d'où son étonnement, qui peut être retenu comme indice d'authenticité de cette vision. On apprend au chapitre 19, page 82 que la maison natale a été en partie détruite pour le passage d'une voie romaine, et que les champs ont été vendus à Alphée de Sara

EMV 3.2.4 · Tome 1, p. 22-23 et 24-25

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3.2 Je commence à voir et j’écris.

Hors des murs de Jérusalem, une grande foule se trouve sur les collines et au milieu des oliviers. On dirait un immense marché. Mais il n’y a ni tables ni boutiques, ni cris de charlatans et de vendeurs, et pas davantage de jeux. Il y a quantité de tentes en laine rêche, certainement imperméables, étendues sur des pieux fixés au sol ; des feuillages attachés à ces pieux servent d’ornement et donnent de la fraîcheur. D’autres, au contraire, sont constituées de branchages fixés au sol et attachés de cette manière [image manquante], formant ainsi de petites galeries vertes. Sous chacune, des gens de tout âge et de toute condition discutent paisiblement, dans un recueillement troublé uniquement par quelque cri d’enfant.

Le soir descend et déjà les lueurs de petites lampes à huile brillent ici et là sur cet étrange campement. Autour des lumières, des familles prennent leur repas, assises à même le sol ; les mères tiennent leurs plus petits enfants sur leur sein, et nombre d’entre eux, épuisés, s’endorment en ayant encore quelque morceau de pain entre leurs doigts roses ; leur tête tombe sur la poitrine de leur mère comme les poussins sous les ailes de la poule ; les mères terminent leur repas tant bien que mal avec leur seule main libre pendant que l’autre serre leur enfant sur leur coeur. En re­vanche, d’autres familles n’ont pas encore commencé à manger et dis­cutent dans la semi-obscurité du crépuscule en attendant que le repas soit prêt. Des feux s’allument ici et là, autour desquels les femmes s’affairent. Une berceuse très lente, presque une complainte, berce un enfant qui tarde à s’endormir.

Au-dessus, un beau ciel serein se teinte de plus en plus de bleu sombre jusqu’à paraître un immense voile de velours soyeux d’un noir azuré, sur lequel, tout doucement, des artificiers et des décorateurs invisibles fixent des joyaux lumineux, les uns isolés, les autres formant d’étranges lignes géométriques dont la première place revient à la Grande Ourse et à la Petite, avec leur forme de chariot dont le timon s’appuie au sol après que les boeufs ont été délivrés de leur joug. L’étoile Polaire scintille de tous ses feux.

Je comprends qu’on est en octobre, parce qu’une grosse voix d’homme le dit :

« Un beau mois d’octobre, comme on en voit rarement ! » (...)

3.4 La nuit est toujours plus parsemée d’étoiles et les lumières se font de plus en plus nombreuses sur le campement. Puis, insensiblement, beaucoup d’entre elles s’éteignent. Ce sont celles des personnes qui ont dîné en premier et qui commencent maintenant à dormir. Les rumeurs diminuent peu à peu. On n’entend plus de voix d’enfants. Seuls quelques bébés non sevrés font entendre leur voix de petit agneau qui cherche le lait de sa maman. Le souffle de la nuit passe sur les choses et les personnes, endormant peines et souvenirs, espoirs et rancoeurs. Mais il se peut que ces deux derniers, bien qu’atténués, survivent au contraire dans le sommeil, dans les rêves.

Détail

La Fête des Tentes avait l'air d'avoir lieu en octobre. Maria décrit l'ambiance de cette fête.

Annotation

Hors des murs de Jérusalem, une grande foule se trouve sur les collines et au milieu des oliviers. Le "Champ des galiléens" sur le mont des Oliviers. C'est là où se regroupent les galiléens pour les fêtes (voir le Tome 4, chapitre 143 /vo 279.1).

Il y a quantité de tentes en laine rêche, certainement imperméables, étendues sur des pieux fixés au sol. Lors de la fête de Soukkot, appelée également fête des Tentes ou fête des Tabernacles, chaque famille construit une cabane (ou sukkha) faite de quatre sortes de branches liées entre elles. Leur nom évoque les huttes sous lesquelles on campait pendant la récolte.

Je comprends qu’on est en octobre, parce qu’une grosse voix d’homme le dit : « Un beau mois d’octobre, comme on en voit rarement ! » Octobre : La fête des tentes (Soukkot) est célébrée au début de l'automne du du 15 au 21 Tichri (du 24/9 au 2/10 en l'an -22). « Parfois, écrit Maria Valtorta sur une copie dactylographiée, les noms sont exprimés en italien pour que le lecteur comprenne mieux. »

Notre mois d’octobre est à cheval sur les mois hébreux de Tisri (ou Etanim) et de Marchesvan (ou Bul). Le calendrier juif se basait en effet sur l’année lunaire, qui commence au printemps (comme on le voit en 68.4), et le nôtre sur l’année solaire, si bien que les correspondances sont approximatives.

EMV 3.3 · Tome 2, p. 24

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Citation

Le père d’Alphée appelle son fils, mais ce dernier répond : « Je reste avec Anne pour l’aider. »

Tous se mettent à rire.

« Laisse-le, il ne nous dérange pas. Il n’est pas encore tenu à l’observance de la Loi. Ici ou là, ce n’est qu’un petit oiseau qui mange », dit Anne, qui s’assied avec l’enfant sur son sein.

Annotation

Il n’est pas encore tenu à l’observance de la Loi. Cf. Lévitique 23,36 ; Nombres 29,35. La fin de la fête était jour de repos. Le huitième jour, (Shemini Atséreth) est la fête de la joie de la Torah (Sim'Hath Torah). C'est un jour de repos. On récite ce jour-là la prière de la pluie. Cette fête clôt la série des trois fêtes de pèlerinage.

Livre du Lévitique 23, 36

Lv 23, 36 : Pendant sept jours, vous offrirez à Yahweh des sacrifices faits par le feu. Le huitième jour, vous aurez une sainte assemblée, et vous offrirez à Yahweh des sacrifices faits par le feu; c'est une fête de clôture: vous ne ferez aucune oeuvre servile.

Livre des Nombres, 29, 35

Nb 29, 35 : Le huitième jour, vous aurez une assemblée solennelle: vous ne ferez aucune oeuvre servile.

EMV 3.4 · Tome 1, p. 25

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Citation

« Cette nuit, j’ai rêvé que je viendrai l’an prochain à la Cité sainte pour deux fêtes au lieu d’une seule. Et l’une sera l’offrande au Temple de mon enfant… Oh, Joachim !

– Espère, espère, Anne ! Tu n’as rien appris d’autre ? Le Seigneur n’a-t-il rien murmuré à ton cœur ?

– Rien. Un songe seulement…

– Demain sera le dernier jour de supplication. Nous avons déjà fait toutes les offrandes, mais nous les renouvellerons encore demain, solennellement. Nous vaincrons Dieu par la fidélité de notre amour. »

Annotation

Demain sera le dernier jour de supplication. Le septième jour de Souccot (le 21 Tichri) s’appelle "Hochaana Rabba". C’est le jour où le jugement divin entamé à "Roch Hachana" est finalement tranché. Il est donc marqué par des prières de supplications particulières dans lesquelles on implore Dieu de nous juger favorablement (Exode 23,16 ; 34,22 ; Lévitique 23,34-43 ; Nombres 29,12-34 ; Deutéronome 16,13-16 ; 30,10-13).

Livre de l'Exode 23, 16

Ex 23, 16 : Tu observeras la fête de la Moisson, des prémices de ton travail, de ce que tu auras semé dans les champs; et la fête de la Récolte, à la fin de l'an-née, quand tu recueilleras des champs le fruit de ton travail.

Livre de l'Exode 34, 22

Ex 34, 22 : Tu célébreras la fête des Semaines, des premiers produits de la moisson du froment, et la fête de la récolte à la fin de l'année.

Livre des Nombres 29, 12-34 :

Le quinzième jour, du septième mois, vous aurez une sainte assemblée : vous ne ferez aucune œuvre servile. Et vous célébrerez une fête en l'honneur de Yahweh pendant sept jours. Vous offrirez un holocauste, sacrifice par le feu, d'agréable odeur à Yahweh : treize jeunes taureaux, deux béliers et quatorze agneaux d'un an, sans défaut, et, comme leur oblation, de la fleur de farine pétrie à l'huile : trois dixièmes pour chacun des treize taureaux, deux dixièmes pour chacun des deux béliers, et un dixième pour chacun des quatorze agneaux. Vous offrirez aussi un bouc en sacrifice pour le péché, sans préjudice de l'holocauste perpétuel avec son oblation et sa libation.

Le second jour, vous offrirez douze jeunes taureaux, deux béliers et quatorze agneaux d'un an, sans défaut, avec leur oblation et leurs libations, pour les taureaux, les béliers et les agneaux, selon leur nombre, d'après la règle. Vous offrirez aussi un bouc en sacrifice pour le péché, sans préjudice de l'holocauste perpétuel, de son oblation et de leurs libations.

Le troisième jour, vous offrirez onze taureaux, deux béliers et quatorze agneaux d'un an, sans défaut, avec leur oblation et leurs libations, pour les taureaux, les béliers et les agneaux, selon leur nombre, d'après la règle. Vous offrirez aussi un bouc en sacrifice pour le péché, sans préjudice de l'holocauste perpétuel, de son oblation et de sa libation.

Le quatrième jour, vous offrirez dix taureaux, deux béliers et quatorze agneaux d'un an, sans défaut, avec leur oblation et leurs libations, pour les taureaux, les béliers et les agneaux, selon leur nombre d'après la règle. Vous offrirez aussi un bouc en sacrifice pour le péché, sans préjudice de l'holocauste perpétuel, de son oblation et de sa libation.

Le cinquième jour, vous offrirez neuf taureaux, deux béliers et quatorze agneaux d'un an, sans défaut, avec leur oblation et leurs libations, pour les taureaux, les béliers et les agneaux, selon leur nombre, d'après la règle. Vous offrirez aussi un bouc en sacrifice pour le péché, sans préjudice de l'holocauste perpétuel, de son oblation et de sa libation.

Le sixième jour, vous offrirez huit taureaux, deux béliers et quatorze agneaux d'un an, sans défaut, avec leur oblation et leurs libations, pour les taureaux, les béliers et les agneaux, selon leur nombre, d'après la règle. Vous offrirez aussi un bouc en sacrifice pour le péché, sans préjudice de l'holocauste perpétuel, de son oblation et de sa libation.

Le septième jour, vous offrirez sept taureaux, deux béliers et quatorze agneaux d'un an, sans défaut, 33avec leur oblation et leurs libations, pour les taureaux, les béliers et les agneaux, selon leur nombre, d'après la règle. 34Vous offrirez aussi un bouc en sacrifice pour le péché, sans préjudice de l'holocauste perpétuel, de son oblation et de sa libation.

Livre du Deutéronome 16, 13-16

Dt 16, 13-16 : Tu célébreras la fête des Tabernacles pendant sept jours, lorsque tu auras recueilli le produit de ton aire et de ton pressoir ; 14tu te réjouiras à cette fête, toi, ton fils et ta fille, ton serviteur et ta servante, ainsi que le Lévite, l'étranger, l'orphelin et la veuve qui seront dans tes portes. Tu célébreras la fête pendant sept jours en l'honneur de Yahweh, ton Dieu, dans le lieu que Yahweh aura choisi ; car Yahweh, ton Dieu, te bénira dans toutes tes récoltes et dans tout le travail de tes mains, et tu seras tout entier à la joie. Trois fois par année, tout mâle d'entre vous se présentera devant Yahweh, votre Dieu, dans le lieu qu'il aura choisi : à la fête des Azymes, à la fête des Semaines et à la fête des Tabernacles ; il ne paraîtra pas devant Yahweh les mains vides.

Livre du Deutéronome, 30, 10-13

Dt 30, 10-13 : si tu obéis à la voix de Yahweh, ton Dieu, en observant ses commandements et ses préceptes écrits dans ce livre de la loi, si tu reviens à Yahweh, ton Dieu, de tout ton cœur et de toute ton âme. Ce commandement que je te prescris aujourd'hui n'est pas au-dessus de toi ni hors de ta portée. Il n'est pas dans le ciel, pour que tu dises : « Qui montera pour nous au ciel et nous l'ira chercher, et nous le fera entendre, afin que nous l'accomplissions ? » Il n'est pas au-delà de la mer, pour que tu dises : « Qui passera pour nous au delà de la mer et nous l'ira chercher, et nous le fera entendre, afin que nous l'accomplissions ? »

EMV 4

L’Evangile tel qu'il m'a été révélé

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Détail

Les jours

Ils s’étendent d’un coucher de soleil à l’autre. La nuit se divise en 3 veilles (4 à l’époque romaine). Cependant les usages ancestraux demeurent : Jésus au Gethsémani parlera des trois veilles de la nuit (9.21). Entre le lever et le coucher du soleil (12 heures) on compte la première heure au lever du soleil, la troisième à 9.00, la sixième à 12.00 et la neuvième à 15.00.

Les mois

Ils se règlent d’après les phases de la lune et sont alternativement de 29 et de 30 jours. Le premier jour du mois coïncide avec l’apparition de la nouvelle lune (néoménie).

L’année

Elle commençait anciennement à l’automne (mois de Tichri) et le souvenir s’en perpétue avec le Nouvel An du judaïsme. A partir de l’exil, se perpétue l’usage babylonien d’en fixer le début au printemps avec le mois de Nisan. c'est ce que confirme Jésus dans Maria Valtorta : "L'année commence peut être avec le pluvieux mois d'Etanim ou bien avec le triste mois de Casleu aux journées plus courtes qu'un rêve, aux nuits longues comme un jour sans pain ? Non, elle commence avec le mois de Nisan fleuri, ensoleillé, joyeux où tout est riant, où le cœur de l'homme, même le plus pauvre et le plus triste, s'ouvre à l'espérance parce que vient l'été" (EMV 68 - 2.31).

Comme il s’agit d’une année basée sur les révolution lunaire de 354 jours, le retard pris sur l‘année solaire de 365 jours, est comblé par l’ajout, tous les deux ou trois ans, d’un treizième mois : le nouvel Adar (We Adar) de 29 jours semble-t-il.

Deux ou trois cycles s’en découlent sur un cycle complet de 19 ans.

Source

maria-valtorta.org (avec l'accord de François-Michel Debroise)

Mots-clés

EMV 4.1 · Tome 1, p. 27

L’Evangile tel qu'il m'a été révélé

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Citation

Une nouvelle branche a jailli du vieil arbre, et j’en suis heureuse.

Pour la fête des Lumières, l’espérance a jeté sa semence ;

L’air embaumé du mois de Nisan la voit germer.

Ma chair au printemps ressemble à l’amandier en fleurs.

Détail

Anne chante ce cantique, qui révèle qu'elle est enceinte. Voir l'annotation concernant la fête des Lumières et la conception de Marie.

Annotation

Pour la fête des Lumières, l’espérance a jeté sa semence. Selon J Aulagnier, la Fête des Lumières, ou Encénies, avait lieu, au temps de Jésus, durant la pleine lune suivant la fête de la Dédicace (Hanoukka) Celle-ci avait lieu le 25 Kislev (soit le 10 décembre -22 pour cette période). La conception de Marie a eu lieu à la pleine lune suivante, le 20 décembre -22. Cela correspond à l'évènement que l'Église fête le 8 décembre.

Marie d'Agreda signale que cette conception eu lieu un dimanche (La Cité mystique de Dieu – Livre 1, Chapitre 15, § 218)

L'air embaumé du mois de Nissan. Nissan : Mars -21 soit 3 mois pour annoncer avec certitude à Joachim l'attente d'un bébé.

EMV 4.3 · Tome 1, p. 29-30

L’Evangile tel qu'il m'a été révélé

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Citation

J’espérais : le dernier jour, pendant que je priais au Temple [lors de la fête des Tentes], le plus près possible de la maison de Dieu qu’il soit permis à une femme, il se faisait tard... tu te souviens que j’ai dit : “ Encore, encore un peu. ” Je ne pouvais m’arracher à ce lieu sans avoir obtenu cette grâce ! Eh bien, dans l’ombre qui descendait déjà de l’intérieur du lieu sacré, vers lequel mon âme se sentais fortement attirée pour y arracher un “ oui ” du Dieu qui y est présent, j’ai vu jaillir une lumière, une merveilleuse étincelle de lumière. Claire et douce comme la lumière de la lune, elle renfermait pourtant l’éclat de toutes les perles et joyaux de la terre. On aurait dit qu’une des étoiles précieuses du Voile, ces étoiles placées sous les pieds des chérubins, se détachait et prenait la splendeur d’une lumière surnaturelle... J’avais l’impression qu’un feu partait de derrière le Voile sacré, de la Gloire même, qu’il venait rapidement sur moi et que, en traversant l’air, il chantait d’une voix céleste : “ Que t’arrive ce que tu as demandé ! ” C’est pour cela que je chante : “ Une étoile viendra vers toi ”. Quel enfant sera donc le nôtre, pour se manifester ainsi comme la lumière d’une étoile dans le Temple et dire : “ Je suis ” pendant la fête des Lumières ? Aurais-tu vu juste en voyant en moi une nouvelle Anne d’Elqana ?

Détail

Conception de Marie. Anne, la mère de Marie, raconte quand son voeu a été exaucé :

Annotation

Aurais-tu vu juste en voyant en moi une nouvelle Anne d’Elqana ? Joachim avait en effet parlé de la mère du prophète Samuel dans l'EMV 3.

Sous les pieds des chérubins : Les chérubins (Kéroubim) abondaient dans la décoration du Temple de Salomon (Par exemple : 1 Rois 6,23-35). Les étoiles sont sans doute les étoiles de David ou sceau de Salomon.

J’avais l’impression qu’un feu partait de derrière le Voile sacré, de la Gloire même, qu’il venait rapidement sur moi et que, en traversant l’air, il chantait d’une voix céleste : “ Que t’arrive ce que tu as demandé ! ” C’est la voix du Rédempteur, comme il l'est indiqué en EMV 4.5 : "La Sagesse descendit elle-même (...) et se fit parole pour la femme stérile" (p. 31).

Quel enfant sera donc le nôtre, pour se manifester ainsi comme la lumière d’une étoile dans le Temple et dire : “ Je suis ” pendant la fête des Lumières ? L’étoile fait partie de la prophétie de Balaam. Nb 24, 17-19. : "Je le vois, mais non comme présent ; je le contemple, mais non de près. Un astre sort de Jacob, un sceptre s'élève d'Israël. Il brise les deux flancs de Moab, il extermine tous les fils du tumulte. Edom est sa possession ; Séïr, son ennemi, est sa possession, et Israël déploie sa vaillance. De Jacob sort un dominateur, il fait périr dans les villes ce qui reste d'Edom."

« Je suis » : le nom même de Dieu tel que défini à Moïse, selon l'Exode 3,14-15. Tu parleras ainsi aux fils d’Israël : « Celui qui m’a envoyé vers vous, c’est : JE-SUIS ». Voir la fiche sur le Nom divin.

EMV 4.5 · Tome 1, p. 31

L’Evangile tel qu'il m'a été révélé

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Citation

Tout à la joie d’avoir une mère, je murmure une parole cachée dans l’ombre du Temple qui renfermait les espérances d’Israël, ce Temple qui atteignait désormais la fin de son existence puisqu’un Temple nouveau et véritable allait appa­raître sur la terre, un Temple qui ne renfermerait plus les espérances d’un peuple, mais l’assurance du Paradis pour la population de la terre entière, pour les siècles des siècles jusqu’à la fin du monde."

Détail

Jésus parle de la naissance prochaine de sa Mère dans une dictée et il s'arrête sur le Temple de Jérusalem.