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Maria Valtorta et son œuvre

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EMV 36.4 · Tome 1

L’Evangile tel qu'il m'a été révélé

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A la vue de Jésus et de Marie, il hâte le pas. Il porte sur l’é­paule gauche une espèce de scie et une sorte de rabot, et à la main il tient d’autres outils de son métier, pas tellement différents de ceux d’aujourd’hui. Manifestement, il revient d’être allé travailler chez quelqu’un.

Détail

Joseph est allé travaillé quelque part et revient avec ses outils.

EMV 36.7-10 · Tome 1

L’Evangile tel qu'il m'a été révélé

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36.7 Jésus dit :

« C’est ce que tu vois qui constitue la leçon, pour toi comme pour tous. C’est une leçon d’humilité, de résignation, de parfaite entente, proposée en exemple à toutes les familles chrétiennes et particulièrement aux familles chrétiennes de ce moment particulier et douloureux.

36.8 Tu as vu une pauvre maison et, ce qui est pénible, une pauvre maison dans un pays étranger.

Nombreux sont les fidèles “ ordinaires ” qui prétendraient avoir une vie matérielle facile, bien à l’abri de la plus petite peine, une vie prospère et heureuse, uniquement parce qu’ils prient et me reçoivent dans l’Eucharistie, parce qu’ils prient et communient pour “ leurs ” besoins, et non pour les besoins pressants des âmes et pour la gloire de Dieu (il est bien rare, en effet, qu’en priant on ne soit pas égoïste).

Joseph et Marie m’avaient, moi, le vrai Dieu, pour Fils. Pourtant ils n’eurent pas même la maigre satisfaction d’être pauvres dans leur patrie, dans leur pays où ils étaient connus, là où ils possédaient au moins une petite maison “ à eux ” et où le pro­blème du logement ne se serait pas ajouté à tous les autres ; dans leur pays, il leur aurait été plus facile de se procurer un travail et pourvoir à la vie, puisqu’ils y étaient connus. C’est à cause de moi qu’ils sont deux exilés dans un climat différent, dans un pays différent, si triste en comparaison des douces cam­pagnes de Galilée, et aussi avec une langue, des moeurs diffé­rentes au milieu d’une population qui ne les connaît pas, mais qui a cette méfiance habituelle qu’ont les gens pour les réfugiés et les inconnus.

Ils sont privés de ces meubles confortables et chers de “ leur ” maisonnette, de tant de petites choses humbles et nécessaires mais qui ne paraissaient pas l’être autant là-bas, alors que, vues d’ici, dans le dénuement qui les entoure, elles paraissent avoir la beauté de ce superflu qui rend délicieuses les maisons des riches. Ils ont la nostalgie de leur village et de leur maison, leur pensée s’envole vers ces pauvres choses laissées là-bas, vers le petit jardin potager dont peut-être plus personne ne s’occupe, vers la vigne, le figuier et les autres plantes utiles. Ils sont dans la nécessité de pourvoir à la nourriture de tous les jours, aux vêtements, au feu, à moi enfant, à qui on ne peut pas donner la même nourriture qu’à soi. Et avec ça, beaucoup de peine dans le coeur, à cause de la nostalgie, du souci du lendemain inconnu, à cause de la méfiance du monde peu disposé, surtout dans les premiers temps, à accueillir les offres de travail de deux étrangers.

Pourtant, tu l’as vu, dans cette demeure planent la sérénité, le sourire, la concorde et, d’un commun accord, on tâche de la rendre plus belle, jusqu’au pauvre potager, afin que tout soit pareil à la maison qui a été quittée, et plus confortable encore. Tout tourne autour d’une seule pensée : que la terre hostile me soit rendue moins misérable, à moi le Saint, moi qui viens de Dieu. C’est un amour de croyants et de parents qui se manifeste par mille petites attentions, qui vont de la chevrette qui a coûté tant d’heures de travail supplémentaires, aux petits jouets sculptés sur les morceaux de bois qui restaient, ou encore aux fruits achetés pour moi seul, tandis qu’eux se privent même d’une bouchée de nourriture.

Mon père chéri de la terre, comme tu as été aimé de Dieu, de Dieu le Père du haut des Cieux, de Dieu le Fils, devenu Sauveur sur la terre !

Dans cette maison il n’y a pas de gens nerveux, susceptibles, de visages fermés ni de reproches réciproques, et encore moins envers Dieu qui ne les comble pas de bien-être matériel. Joseph ne reprochera pas à Marie d’être la cause des pertes qu’il a subies et Marie ne reprochera pas à Joseph de ne pas savoir lui procurer un plus grand bien-être. Ils s’aiment saintement, c’est tout, et leur préoccupation n’est pas leur intérêt personnel, mais celui de leur conjoint. Le véritable amour ne connaît pas d’égoïsme. Et le véritable amour est toujours chaste, même s’il n’est pas parfait en ce domaine autant que celui de deux époux vierges. Unie à la charité, la pureté entraîne à sa suite tout un cortège d’autres vertus et réalise, pour deux personnes qui s’aiment chastement, la perfection conjugale.

L’amour de ma Mère et de Joseph était parfait. Il préludait à d’autres vertus et spécialement à la charité envers Dieu : Dieu était béni à toute heure – même si sa sainte volonté était pénible pour la chair et pour le coeur – car chez ces deux saints l’esprit était plus vivant et dominait tout. C’était cet esprit qui leur faisait magnifier le Seigneur en le remerciant de les avoir choisis comme gardiens de son Fils éternel.

36.9 Dans cette maison, on prie. On prie trop peu dans les maisons à présent. Le jour se lève, la nuit tombe, le travail commence, vous vous mettez à table, sans avoir la moindre pensée pour le Seigneur qui vous a permis de voir un nouveau jour, de pouvoir arriver à une nouvelle nuit, qui a béni vos fatigues et permis qu’elles vous procurent cette nourriture, ce feu, ces vêtements, ce toit, toutes ces choses nécessaires à votre condition humaine. Tout ce qui vient du Dieu bon est toujours “ bon ”. Même si ces biens sont pauvres et peu abondants, l’amour leur donne de la saveur et du prix, l’amour qui vous fait reconnaître en l’éternel Créateur le Père qui vous aime.

Dans cette maison, on est frugal. On l’aurait été même si l’argent n’avait pas manqué. On mange pour vivre, on ne vit pas pour manger, avec l’insatiabilité des goinfres et les caprices des gourmands qui absorbent les aliments jusqu’à s’en alourdir et dilapident leurs biens en produits coûteux sans penser à ceux qui n’ont pas leur content ou doivent se priver, sans réfléchir qu’en se modérant ils pourraient épargner à beaucoup les souffrances de la faim.

Dans cette maison, on aime le travail. On l’aimerait même si l’argent abondait car, par le travail, l’homme obéit au commandement de Dieu et échappe au vice qui, tel un lierre tenace, enserre et étouffe les paresseux semblables à des masses inertes. La nourriture est bonne, le repos agréable, le coeur satisfait quand on a bien travaillé et on apprécie un moment de détente entre un travail et un autre. Le vice aux multiples visages n’entre pas dans la maison et dans l’esprit de ceux qui aiment le travail. De ce fait, il s’y développe affection, estime, respect réciproque. Dans une atmosphère de pureté grandissent les tendres rejetons qui donneront naissance à de futures familles où fleurira la sainteté.

Dans cette maison règne l’humilité. Quelle leçon pour vous, qui êtes si orgueilleux ! Marie aurait eu, humainement parlant, mille raisons de s’enorgueillir et de se faire adorer par son conjoint. Tant de femmes le font parce qu’elles ont une culture plus étendue, une naissance noble, une fortune supé­rieure à celle de leur mari ! Marie a beau être Epouse et Mère de Dieu, elle sert son conjoint, elle ne se fait pas servir et elle est tout affection pour lui. Joseph est le chef de maison que Dieu a jugé digne, si digne, d’être chef de famille, de recevoir de Dieu la garde du Verbe incarné et de l’Epouse de l’éternel Esprit, et pourtant il veille attentivement à alléger Marie de tous les gros et ennuyeux travaux. Il se charge des plus humbles occupations d’une maison pour éviter à Marie de se fatiguer ; comme il le peut, autant qu’il le peut, il lui fait plaisir et s’ingénie à rendre l’habitation plus pratique et à égayer de fleurs le petit jardin.

Dans cette maison, on respecte l’ordre surnaturel, moral et matériel. Dieu est le Chef suprême et c’est à lui que l’on rend le culte et l’amour : c’est là l’ordre surnaturel. Joseph est le chef de la famille et on lui donne affection, respect, obéissance : c’est l’ordre moral. La maison est un don de Dieu, tout comme les vêtements et le mobilier. En toutes ces choses, c’est la Providence de Dieu qui se manifeste, de ce Dieu qui donne aux brebis leur toison, aux oiseaux leur plumage, aux prés la verdure, aux animaux domestiques le foin, aux volatiles le grain et les frondaisons, et qui tisse le vêtement des lys de la vallée. On reçoit avec gratitude la maison, les vêtemens, les meubles, en bénissant la main divine qui les fournit, en les traitant avec respect en tant que dons du Seigneur sans les regarder d’un mauvais oeil en raison de leur pauvreté, sans les abîmer en abusant de la Provi­dence : c’est l’ordre matériel.

36.10 Tu n’as pas compris les paroles échangées dans le dialecte de Nazareth, ni les mots de la prière, mais le spectacle de cette Famille t’a donné une grande leçon. Méditez-la, vous tous qui avez tant à souffrir pour avoir manqué à Dieu en tant de choses et parmi elles aussi en celles où ne manquèrent jamais les saints époux que furent ma Mère et mon père.

Et toi, sois heureuse en te rappelant le petit Jésus. Souris en pensant à ses petits pas d’enfant. Bientôt tu le verras marcher sous une croix. Et ce sera une vision de larmes. »

Détail

Maria vient de voir une vision de la Sainte Famille en Egypte.

EMV 37.1 · Tome 1

L’Evangile tel qu'il m'a été révélé

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37.1 Je vois apparaître, doux comme un rayon de soleil un jour de pluie, mon Jésus, petit enfant de cinq ans environ, tout blond et charmant dans un simple vêtement bleu ciel qui descend à la moitié de ses mollets potelés.

Il joue dans le petit jardin avec de la terre. Il en fait des petits tas, y plante de petites branches comme pour faire des bosquets en miniature et se sert de cailloux pour créer des chemins ; il voudrait ensuite faire un petit lac au pied de ces minuscules collines. Pour y arriver, il prend un fond de quelque vieux plat qu’il enterre jusqu’au bord. Puis il le remplit d’eau avec un récipient qu’il plonge dans un bassin qui doit servir pour la lessive ou l’arrosage du petit jardin. Mais il n’arrive qu’à mouiller son vêtement, surtout les manches. L’eau fuit du plat fêlé et peut-être fissuré et... le lac est à sec.

Joseph paraît sur le seuil, observe en silence pendant quelque temps le travail de l’Enfant et sourit. C’est bien un spectacle réjouissant et qui fait sourire. Puis, pour l’empêcher de se mouiller davantage, il l’appelle. Jésus se retourne, tout content de voir son père et court vers lui, les bras tendus. Joseph essuie les petites mains salies et mouillées avec un pan de son court vêtement de travail et les embrasse. Puis un doux dialogue s’engage entre eux deux.

Jésus explique son travail, son jeu et les difficultés qu’il rencontre dans l’exécution. Il voulait faire un lac comme celui de Génésareth (ce qui me laisse supposer qu’on lui en avait parlé ou qu’on l’y avait conduit). Il voulait le recréer en petit pour s’amuser. Ici se trouvait Tibériade, là Magdala, plus loin Capharnaüm. Cette route conduisait à Nazareth en passant par Cana. Il voulait lancer de petites barques sur le lac : ces feuilles sont des barques pour aborder l’autre rive, mais l’eau fuit...

Détail

Contestation émise : Quand Jésus fait son jeu, Tibériade n'existe pas encore

Réponse : Fernando La Greca analyse cet anachronisme apparent. Dans Le monde gréco-romain à l'époque du Christ, l'auteur remarque qu'il d'un discours indirect, relaté par Maria elle-même. Elle n'écrit pas directement les paroles de Jésus. Sur ce point, on a donc estimé qu'elle a écrit le mot "Tibériade" en se basant sur ses connaissances, tirées de ses visions (voir pp. 135-136)

EMV 37.1-2 · Tome 1

L’Evangile tel qu'il m'a été révélé

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Joseph observe et s’intéresse comme si c’était une chose sérieuse. Puis il lui propose de faire le lendemain un petit lac, non pas avec un plat ébréché, mais avec un petit bassin de bois, bien poissé et jointif, sur lequel Jésus pourrait lancer de petites barques de bois que Joseph va lui apprendre à fabriquer. 37.2 Justement il vient lui apporter de petits instruments de travail fabriqués tout exprès pour lui afin qu’il puisse sans effort apprendre à s’en servir.

« Comme ça, je t’aiderai ! Dit Jésus avec un sourire.

– Comme ça tu m’aideras et tu deviendras un bon menuisier. Viens les voir. »

Ils entrent dans l’atelier. Joseph lui montre un petit marteau, une petite scie, de minuscules tournevis, un petit rabot étalés sur un établi de menuisier en herbe, un établi à la taille du petit Jésus.

« Vois : pour scier, on met le bois en l’appuyant de cette façon. On prend la scie de cette manière et on scie en prenant garde de ne pas toucher les doigts. Essaie... »

La leçon commence. Jésus rougit sous l’effort, il serre les lèvres, scie avec attention puis rabote la petite planche et, même si elle est un peu tordue, elle lui semble jolie. Joseph le félicite et lui apprend à travailler avec patience et amour.

Détail

Contextualisation : Jésus, qui a l'âge de cinq ans environ, joue dans le jardin mais échoue à créer un petit lac dans la terre.

Contestation émise : Les tournevis n'existent pas.

Note de l'éditeur à propos du tournevis : en réalité, la vis et le tournevis n'existaient pas encore à l'époque. Il doit s'agir en effet de petits ciseaux à bois de facture très ancienne, c'està-dire une tige de fer au bout aplati et aiguisé auquel on ajustait une poignée de bois pour bien le manoeuvre. En 42.2, Maria précisera d'ailleurs son incertitude en ajoutant : "me semble-t-il".

EMV 37.4-9 · Tome 1

L’Evangile tel qu'il m'a été révélé

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37.4 Jésus dit :

« Je t’ai consolée, mon âme, par une vision de ma petite enfance heureuse malgré sa pauvreté, parce qu’entourée de l’affection de deux saints, les plus grands que le monde ait portés.

37.5 On dit que Joseph fut mon père nourricier. Bien sûr, il n’a pas pu, puisqu’il était homme, me donner du lait comme Marie qui m’en a nourri, mais il s’est usé au travail pour me procurer le pain et des aliments fortifiants. Il a eu pour moi la tendresse d’une vraie mère. C’est de lui que j’ai appris – et jamais élève n’eut un meilleur maître – tout ce qui d’un enfant fait un homme, et un homme qui doit gagner son pain.

Si mon intelligence de Fils de Dieu était parfaite, il faut réfléchir et croire que je n’ai pas voulu m’affranchir de façon sensationnelle des règles de la croissance. Rabaissant donc la perfection de mon intelligence divine au niveau de la compréhension humaine, je me suis assujetti à avoir pour maître un homme et à avoir besoin d’un maître. Si, par la suite, j’ai appris rapidement et en faisant preuve de bonne volonté, cela ne m’enlève pas le mérite de m’être mis sous la dépendance d’un homme, ni à cet homme juste le mérite d’avoir nourri ma petite intelligence des connaissances nécessaires à la vie.

Ces doux moments passés à côté de Joseph qui m’amenait comme en jouant à être capable de travailler, je ne les oublierai jamais, même maintenant que je suis au Ciel. Et quand je regarde mon père putatif, je revois le petit jardinet et l’atelier enfumé, et il me semble voir apparaître ma Mère avec son sourire qui illuminait notre maison et me comblait de joie.

37.6 Combien les familles auraient à apprendre de cette perfection d’époux qui s’aimèrent comme nuls autres ne se sont aimés !

Joseph en était le chef. Son autorité dans la famille était indiscutée et indiscutable. Devant elle s’inclinait respectueusement celle de l’Epouse et Mère de Dieu, et le Fils de Dieu s’y assujettissait. Tout ce que Joseph décidait de faire était bien fait, sans discussions, sans objections, sans résistances. Sa parole était notre petite loi. Et, malgré cela, quelle humilité chez lui ! Jamais un abus de pouvoir du fait de son autorité, jamais une volonté déraisonnable sous prétexte que c’était lui le chef. Son épouse était sa douce conseillère et si, dans sa profonde humilité, elle se considérait comme la servante de son conjoint, Joseph tirait de la sagesse de celle qui était pleine de grâce, la lumière qui le guidait en toutes circonstances.

Et moi, je grandissais comme une fleur protégée par deux arbres vigoureux, entre ces deux amours qui s’entrelaçaient au-dessus de moi, pour me protéger et m’aimer.

Non, tant que ma jeunesse me fit ignorer le monde, je n’ai pas regretté le Paradis. Dieu le Père et l’Esprit de Dieu n’étaient pas absents parce que Marie en était remplie, et les anges avaient là leur demeure car rien ne les éloignait de cette maison. L’un d’eux, pourrais-je dire, s’était incarné et c’était Joseph, une âme angélique, libérée du poids de la chair et uniquement occupée à servir Dieu et ses intérêts, et à l’aimer comme l’aiment les séraphins. Le regard de Joseph ! Serein et pur comme la lu­mière d’une étoile qui ignore les concupiscences de la terre. C’était notre repos, notre force.

37.7 Bien des gens s’imaginent que je n’ai pas souffert humainement quand s’éteignit le regard de ce saint qui veillait sur notre maison. Si j’étais Dieu et si, comme tel, je connaissais le bienheureux sort de Joseph, donc si, pour cette raison, je n’étais pas affligé de son départ qui devait lui ouvrir le Ciel après un court séjour dans les limbes, comme homme, j’ai pleuré dans la maison privée de son affectueuse présence. J’ai pleuré sur l’ami disparu. N’aurais-je donc pas dû pleurer sur ce saint qui m’était si proche, sur le coeur duquel j’avais dormi tout petit et qui pendant tant d’années m’avait entouré de son amour ?

37.8 Enfin, je fais observer aux parents comment Joseph a su faire de moi un bon travailleur sans le secours d’une formation pédagogique.

A peine étais-je arrivé à l’âge où je pouvais manier les outils, il ne me laissa pas moisir dans l’oisiveté, il me mit au travail et devint le premier auxiliaire de mon amour pour Marie pour m’encourager au travail. Confectionner des objets utiles à sa mère, c’est ainsi qu’il inculquait le respect dû à la mère que tout fils devrait avoir. C’était sur ce levier du respect et de l’amour qu’il s’appuyait pour former le futur charpentier.

Où sont aujourd’hui les familles dans lesquelles on fait aimer le travail aux jeunes enfants pour leur apprendre à faire plaisir à leurs parents ? Les enfants, maintenant, sont des despotes dans la maison. Ils grandissent, durs, indifférents, grossiers envers leurs parents. Ils les considèrent comme leurs domestiques, leurs esclaves. Ils ne les aiment pas et en sont peu aimés. Car, tout en faisant de vos enfants des capricieux tout-puissants, vous vous séparez d’eux par un absentéisme honteux.

Ils sont les enfants de tout le monde. Mais, à vous, ils ne vous appartiennent guère, ô parents du XXe siècle. Ils sont beaucoup plus les enfants de la nourrice, de l’institutrice, ils appartiennent au collège, si vous êtes riches, à leurs compagnons, à la rue, à l’école, si vous êtes pauvres. Mais ils ne sont plus à vous. Vous, les mères, vous les mettez au monde, et c’est tout. Vous, les pères, vous n’en avez pas davantage souci. Mais un enfant, ce n’est pas seulement un être de chair. C’est une intelligence, un coeur, une âme. Soyez-en donc sûrs, personne plus qu’un père et une mère n’a le droit et le devoir de former cette intelligence, ce coeur, cette âme.

37.9 La famille existe et doit exister. Il n’y a pas de théorie ou de progrès qui puisse s’opposer à cette vérité sans provoquer des dégâts. Une famille qui se désagrège ne peut que susciter à l’avenir des hommes et des femmes toujours plus dépravés et qui causeront de plus grands dégâts. Et je vous dis en vérité qu’il vaudrait mieux qu’il n’y ait plus de mariages ni d’enfants sur la terre, plutôt que d’y avoir des familles moins unies que ne le sont les tribus de singes, des familles qui ne sont pas des écoles de vertu, de travail, d’amour, de foi, mais un chaos où chacun vit pour soi comme des engrenages mal assemblés qui finissent par se rompre.

Rompez, désagrégez. Les fruits de cette désagrégation de la forme la plus sainte de la vie sociale, vous les voyez, vous les subissez. Continuez donc, si vous le voulez. Mais ne venez pas vous plaindre si cette terre devient toujours plus un enfer, un re­paire de monstres qui dévorent familles et nations. Vous le voulez : qu’il en soit ainsi. »

EMV 38 · Tome 1

L’Evangile tel qu'il m'a été révélé

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Maria voit la maison de Nazareth. Jésus, Jacques et Jude jouent ensemble dans le jardin : ils sont encore enfants. Marie n'est pas loin. Ils décident d'interpréter un passage de la Bible. On propose de jouer la scène du veau d'or, dans l'Exode, mais l'un des cousins ne veut pas jouer Myriam, qui s'est prosternée devant l'idole. Jésus propose alors de jouer le passage où Josué est élu comme successeur de Moïse. Cette idée convient à tout le monde. Après avoir interrogé Marie sur un point dans l'Exode, ils s'en vont jouer et Jésus joue Moïse à la perfection. Ses cousins s'étonnent qu'il récite si bien les textes.

Marie d'Alphée arrive alors avec Alphée. Ils reviennent de Cana et amènent avec eux trois agneaux. L'une est pour Jésus, et est toute blanche ; les autres sont plutôt noires. C'est Joseph qui a eu l'idée d'offrir cela à son Fils et Alphée a voulu alors faire de même avec ses enfants.

Ce dernier suggère alors que Jésus devra bientôt aller à l'école et Marie s'y refuse catégoriquement : c'est elle qui donnera des leçons à son Enfant. Joseph appuie d'ailleurs sa décision et Alphée trouve que son frère s'incline trop vite devant la décision de son épouse. Joseph lui répond avec sagesse, et Marie d'Alphée demande alors que la Vierge enseigne aussi à ses enfants. Elle dit que cela ne la dérange pas et convainc Alphée de les laisser venir quelques heures chez elle. Les enfants promettent de l'aimer et d'être attentif à ses leçons.

EMV 38.1 · Tome 1

L’Evangile tel qu'il m'a été révélé

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« Viens, petit Jean, et vois. Tenue par ma main qui te conduit, reviens en arrière aux années de mon enfance. Tout ce que tu verras devra être inséré dans l’Evangile de mon enfance là où je veux que l’on mette aussi la vision du séjour de la sainte Famille en Egypte. Vous les rangerez dans cet ordre : la sainte Famille en Egypte, puis la première leçon de travail de l’Enfant-Jésus, ensuite la scène qui va être décrite maintenant, puis la scène de la majorité (promise aujourd’hui 25-11), et en dernier lieu la scène de Jésus parmi les docteurs au Temple à l’occasion de sa dou­zième fête de la Pâque. Ce n’est pas sans raison que je vais te faire voir la scène d’aujourd’hui. Elle éclaire au contraire des détails sur mes premières années et les relations avec ma parenté. C’est un cadeau pour toi, en cette fête de ma Royauté, pour toi qui te sens imprégnée de la paix de la maison de Nazareth quand tu la vois. Ecris. »

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Exemple où Jésus donne l'ordre des dictées.

EMV 38.9 · Tome 1

L’Evangile tel qu'il m'a été révélé

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38.9 Jésus dit :

« C’est ainsi que Marie fut ma maîtresse, celle de Jacques et de Jude. Voilà pourquoi nous nous sommes aimés comme des frères, unis non seulement par la parenté, mais aussi par les connaissances et l’éducation comme trois sarments d’un même tronc, ma Mère, docteur comme nul autre en Israël, ma douce Maman. Siège de la Sagesse et de la vraie Science, elle nous a instruits pour la vie du monde et pour celle du Ciel. Je dis : “ nous a instruits ” car je fus son élève pas différemment de mes cousins. Et le “ sceau ” fut maintenu sur le secret de Dieu contre la curiosité de Satan, maintenu sous l’apparence d’une vie ordinaire.

T’es-tu réjouie dans cette scène suave ? Maintenant, reste en paix. Jésus est avec toi. »

EMV 39 · Tome 1

L’Evangile tel qu'il m'a été révélé

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La Vierge prépare les vêtements pour Jésus avec Marie d'Alphée. Elle teint ses vêtements. Il semble qu'elle a obtenu la couleur grâce à ses broderies, et que ce cadeau viendrait de Rome. Quoi qu'il en soit, la Mère du Christ remercie sa parente pour son aide et celle-ci déclare que Jésus est comme son fils.

La vision s'arrête et reprend plus tard. Maria décrit Jésus à l'âge de douze ans. Il est avec ses parents et sa parenté, entouré et aimé. Marie demande à Joseph de le bénir, pour que leur Enfant en retire de la force et qu'elle apprenne à s'en détacher un peu plus. Joseph assure alors que leurs relations ne changeront pas, et qu'il ne lui disputera pas ce Fils qui leur es si cher. Marie embrasse la main de Joseph dans un geste plein d'affection et le patriarche de la Sainte Famille les bénit tous les deux. Puis, ils se mettent en route...