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Défense de l'Oeuvre

Thème : Maria Valtorta et son œuvre · Page 4 sur 6

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EMV 56.6 · Tome 1

L’Evangile tel qu'il m'a été révélé

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Laisse-moi te dire une chose. Je suis et j’étais appelé “ le Zélote ” à cause de la caste à laquelle j’appartenais et “ Cananéen ” à cause de ma mère. Tu le vois, j’ai la peau brune. J’ai du sang d’esclave en moi. Comme mon père n’avait pas de fils de sa femme légitime, il m’a eu d’une esclave. Son épouse, une brave femme, m’a élevé comme son fils et a pris soin de moi au milieu de mes innom­brables maladies, jusqu’à sa mort...

Détail

Dans une note de la seconde édition, il est écrit : La caste des zélotes portait ce nom en raison d'un zèle qu'ils mettaient à observer la Loi et à s'opposer à toute domination étrangère sur le peuple élu. Mais le sens de ce mot échappe à Maria Valtorta, qui note en bas de page : "Qui sont les zélotes ?" ? Elle ignore pareillement ce que sont les mots sciemanflorasc (en 503.9/10) et gulal* (ou golal : ordure) (en 542.7)

EMV 62.2 · Tome 1

L’Evangile tel qu'il m'a été révélé

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– Nous voudrions prier comme, toi, tu pries.

– Je vous apprendrai aussi à prier. Je vous enseignerai la plus sainte des prières, mais pour qu’elle ne soit pas une vaine formule sur vos lèvres, je veux que votre coeur possède déjà un minimum de sainteté, de lumière, de sagesse... C’est dans ce but que je vous instruis. Plus tard, je vous enseignerai la sainte prière.

Annotation

Contestation émise : "Jésus a dit le Notre Père avec Marie le soir des adieux à Nazareth".

Maria note sur une copie dactylographiée : "Si quelqu'un peut faire ou avoir fait des objections au Notre Père prié par Jésus et Marie le soir des adieux (en 44.3), qu'il prenne cette réponse en considération. Marie n'avait pas besoin d'être préparée à la prière du Christ. Les apôtres, si. C'est pourquoi Jésus récita le Notre Père avec Marie avant ses disciples, parce qu'elle était pleine de grâce, de lumière et de sagesse, au contraire des disciples."

EMV 69.5 · Tome 1

L’Evangile tel qu'il m'a été révélé

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Nous avons tout en nous : le bien et le mal. Nous portons tout en nous. Dieu souffle sur le bien et il l’avive comme un encensoir aux parfums agréables et sacrés. Satan souffle sur le mal et il en fait un bûcher de flammes féroces. Mais la volonté attentive et la prière constante ressemblent à du sable humide jeté sur les flammes infernales, elles l’étouffent et en triomphent.

Annotation

Nous avons tout en nous : le bien et le mal. Dans une note de la deuxième édition, l'éditeur écrit : "Ces affirmations sont exactes quand elles s'appliquent à la condition humaine en général. Néanmoins, Maria Valtorta les a corrigés sur une copie dactylographiée, d'une manière qui semble plus adaptée à la double nature humaine et divine de celui qui parle : Autour de nous, nous avons tout : le bien et le mal. Nous pouvons tout accueillir en nous.

EMV 92.6 · Tome 2

L’Evangile tel qu'il m'a été révélé

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Ah ! Vraiment Satan est aux aguets ! Seuls les vigilants seront victorieux. Et les autres ? Vous vous interrogez sur les autres ? Pour les autres, ce qui est écrit sera.

– Qu’est-ce qui est écrit, Maître ?

– “ Caïn se jeta sur Abel et le tua. Le Seigneur demanda à Caïn : ‘ Où est ton frère ? Qu’en as-tu fait ? La voix de son sang crie vers moi. Voici : tu seras maudit sur toute la terre qui a connu le goût du sang humain par la main d’un frère qui a ouvert les veines de son frère, et jamais plus cette horrible soif de la terre pour le sang humain ne cessera. La terre, empoisonnée par ce sang, sera pour toi stérile plus qu’une femme dont l’âge a tari la fécondité. Tu fuiras en cherchant la paix et du pain, et tu ne les trouveras pas. Ton remords te fera voir du sang sur toute fleur, sur toute plante, sur toute eau et sur toute nourriture. Le ciel et la mer te paraîtront être du sang, et du ciel comme de la terre et de la mer te parviendront trois voix : celle de Dieu, celle de l’Innocent, celle du Démon. Et pour ne pas les entendre, tu te donneras la mort. ’ ”

– La Genèse ne dit pas cela, observe Pierre.

– Non, pas la Genèse. C’est moi qui le dis, et je ne me trompe pas. Je le dis pour les nouveaux Caïn des nouveaux Abel. Pour ceux qui, pour n’avoir pas veillé sur eux-mêmes et sur l’Ennemi, ne feront qu’un avec lui.

– Mais il n’y en aura pas parmi nous, n’est-ce pas, Maître ?

– Jean, quand le voile du Temple se déchirera, une grande vérité brillera sur Sion tout entière.

– Quelle vérité, mon Seigneur ?

– Que les fils des ténèbres ont été en vain au contact de la Lumière. Gardes-en le souvenir, Jean.

– Serai-je, moi, un fils des ténèbres ?

– Non, pas toi, mais souviens-t’en pour expliquer le Crime au monde.

– Quel crime, Seigneur ? Celui de Caïn ?

– Non, celui-là était le premier accord de l’hymne de Satan. Je parle du Crime parfait, du Crime inconcevable. Pour le comprendre, il faut le regarder au soleil de l’Amour divin et à travers l’esprit de Satan. Car seul l’Amour parfait et la Haine parfaite, seuls le Bien infini et le Mal infini peuvent expliquer une telle offrande et un tel péché. Vous entendez ? On dirait que Satan écoute et hurle son désir de l’accomplir. Partons avant que le nuage n’é­clate en éclairs et en grêle. »

Et ils descendent en courant, bondissant et sautant dans le jardin de Marie, pendant que la tempête se déchaîne avec violence.

Détail

Remarque : Description du châtiment de Caïn. Judas aussi, après avoir trahi le Christ, verra du Sang en toute chose, le Sang de son Seigneur, Celui qu'il aura trahi.

Contestation émise vis-à-vis de l'Oeuvre : Satan s'est incarné en Judas. On en parle ici.

Annotation

Livre de la Genèse - 4, 8-16

Gn 4, 8-16 : Caïn dit à son frère Abel : « Sortons dans les champs. » Et, quand ils furent dans la campagne, Caïn se jeta sur son frère Abel et le tua.

Le Seigneur dit à Caïn : « Où est ton frère Abel ? » Caïn répondit : « Je ne sais pas. Est-ce que je suis, moi, le gardien de mon frère ? » Le Seigneur reprit : « Qu’as-tu fait ? La voix du sang de ton frère crie de la terre vers moi ! Maintenant donc, sois maudit et chassé loin de cette terre qui a ouvert la bouche pour boire le sang de ton frère, versé par ta main. Tu auras beau cultiver la terre, elle ne produira plus rien pour toi. Tu seras un errant, un vagabond sur la terre. »

Alors Caïn dit au Seigneur : « Mon châtiment est trop lourd à porter ! Voici qu’aujourd’hui tu m’as chassé de cette terre. Je dois me cacher loin de toi, je serai un errant, un vagabond sur la terre, et le premier venu qui me trouvera me tuera. »

Le Seigneur lui répondit : « Si quelqu’un tue Caïn, Caïn sera vengé sept fois. » Et le Seigneur mit un signe sur Caïn pour le préserver d’être tué par le premier venu qui le trouverait.

Caïn s’éloigna de la face du Seigneur et s’en vint habiter au pays de Nod, à l’est d’Éden.

EMV 97.2 · Tome 2

L’Evangile tel qu'il m'a été révélé

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Dans toutes les disputes, si le plus prudent savait céder et ne pas s’acharner à vouloir avoir raison, s’il se montrait conciliant, quitte à partager en deux l’objet du litige – même si, je veux bien l’admettre, il est dans son bon droit –, ce serait mieux et plus saint. On ne nuit pas forcément par désir de nuire. Il arrive qu’on fasse du mal sans le vouloir. Pensez toujours à cela et pardonnez. Elie et les autres croient servir Dieu avec justice en agissant comme ils le font. Je chercherai, avec patience et constance, avec beaucoup d’humilité et de bonne grâce, à les persuader qu’un temps nouveau est venu et que Dieu veut désormais être servi d’après mon enseignement. La ruse de l’apôtre, c’est la bonne grâce, son arme la constance, le secret de la réussite, l’exemple et la prière pour ceux qu’il faut convertir. »

EMV 100.12 · Tome 2

L’Evangile tel qu'il m'a été révélé

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(...) Maintenant que vous avez un minimum de renseignements sur les Douze, sur leurs vertus, leurs défauts, leur caractère, leurs efforts, y a-t-il encore quelqu’un pour prétendre qu’il me fut facile de les unir, de les élever, de les former ? Et y a-t-il encore quelqu’un pour penser que la vie de l’apôtre est facile et pour juger avoir droit, sous prétexte qu’il est un apôtre – ou souvent s’imagine l’être –, à une vie facile, sans souffrances, sans heurts, sans échecs ? Y a-t-il encore quelqu’un qui, parce qu’il me sert, puisse me demander d’être son serviteur et d’accomplir en sa faveur des miracles à jet continu, et de faire de sa vie un tapis fleuri, agréable, humainement glorieux ? Mon chemin, mon travail, mon service, c’est la croix, la souffrance, le renoncement, le sacrifice. J’y suis passé, moi. Que ceux qui veulent se dire “ mes disciples ” fassent de même ! Je ne dis pas cela pour le “ Jean ”, mais pour les docteurs mécontents et exigeants.

100.12 Et, toujours pour les chicaneurs, j’ajoute que j’ai employé les termes “ oncle ” et “ tante ”, qui n’existent pas dans les langues de Palestine, pour apporter des éclaircissements et mettre un point final à une question irrespectueuse sur ma condition de fils unique de Marie, et sur la virginité de ma Mère, avant et après l’enfantement, sur la nature spirituelle et divine de l’union dont j’ai reçu la vie. Je le répète encore, ma Mère n’a pas connu d’autre union ni eu d’autres enfants. Chair inviolée, que même moi n’ai pas déchirée, fermée sur le mystère d’un sein tabernacle, trône de la Trinité et du Verbe incarné. »

EMV 129.2 · Tome 2, p. 366

L’Evangile tel qu'il m'a été révélé

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« Salut, Maître. Ta réputation est arrivée jusqu’à moi. Tu es plus grand qu’Hippocrate pour les guérisons et que la statue d’Esculape pour opérer des miracles sur les malades. Je le sais. C’est pour cela que je viens. Tu vois mon frère ? Il est devenu fou à cause d’un mal mystérieux. Les médecins n’y comprennent rien. Je suis allé avec lui au temple d’Esculape, mais il en est sorti plus fou encore. J’ai un parent à Ptolémaïs. Il m’a envoyé un message par galère. Il disait qu’ici un homme guérit tout le monde. Et je suis venu. Terrible voyage !

– Il mérite une récompense. »

Annotation

Explication tirée de valtorta.fr.

Esculape (Aesculapius) était chez les Romains le dieu de la médecine. Son culte fut introduit à Rome en -290, lors d'une épidémie de peste. On lui éleva un temple sur une île du Tibre. Il y eut ensuite dans l'empire romain plusieurs centaines de temples dédiés à Esculape !

Les principaux sanctuaires (Asclépieia) étaient ceux de Trikka, de Cos, de Pergame, d'Athènes et d'Epidaure. Le culte, à cet endroit, était fort réputé, et l'on venait chercher la guérison devant la statue d’Asklépios (1), comme le mentionne le récit de Maria Valtorta. Les malades offraient des sacrifices, se purifiaient, et dormaient sur place en espérant que le dieu les visiterait en songe pour leur indiquer les remèdes qui soulageraient leurs maux. Pausanias (2) a décrit des ex-voto laissés en ce lieu, en témoignage de guérisons miraculeuses.

Notons que le culte d’Esculape est également attesté en Palestine au temps de Jésus, en rapport avec les sources chaudes de Tibériade.

(1) Cette statue est aujourd’hui visible au musée archéologique national d’Athènes.

(2) Pausanias, II, 27, 3

EMV 133.5 · Tome 2, p. 400

L’Evangile tel qu'il m'a été révélé

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– Ils savent tout, tout sur notre compte ! C’est odieux ! Ils défigurent tout ! Ils exagèrent tout, et quand cela ne leur paraît pas suffisant pour maudire, ils inventent. J’en suis dégoûté et accablé. Il me vient le désir de m’exiler, d’aller... je ne sais pas où... loin. Mais hors de cet Israël qui n’est que péché... »

Judas est déprimé.

« Judas, Judas ! Pour mettre un homme au monde, une femme travaille pendant neuf lunes. Toi, pour donner au monde la connaissance de Dieu, tu voudrais faire plus vite ? Ce n’est pas neuf lunes, mais des millénaires de lunes qu’il faudra. Et, comme la lune naît et meurt à chaque lunaison, nous semble naître à nouveau, puis devenir pleine, puis décroissante, ainsi en sera-t-il dans le monde, tant qu’il existera : il y aura toujours des phases de croissance et de décroissance de la religion. Mais, même quand elle semblera morte, elle n’en sera pas moins vivante, à l’instar de la lune qui continue d’exister quand elle paraît finie. Et celui qui aura travaillé pour cette religion en tirera un grand mérite, même s’il ne reste sur la terre qu’un très petit nombre d’âmes fidèles. Allons, allons ! Pas de faciles enthousiasmes dans les triomphes et pas de faciles dépressions dans les défaites.

Détail

Quand on subit du découragement ou qu'on connaît des défaites suite à des ennemis du Christ, on peut relire ce passage.

EMV 136.6 · Tome 2, p. 422-423.

L’Evangile tel qu'il m'a été révélé

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Ecoutez :

Le temps de la grâce étant venu, Dieu prépara pour lui sa Vierge. Vous pouvez bien comprendre comment Dieu ne pouvait résider là où Satan avait posé son signe ineffaçable. La Puissance disposa par avance son futur tabernacle immaculé. Et c’est par deux justes, d’âge avancé et contre les règles habituelles de la procréation, que fut conçue celle sur laquelle ne pèse aucune tache.

Qui a déposé cette âme dans la chair embryonnaire qui reverdissait le vieux sein d’Anne, fille d’Aaron, ma grand-mère ? Toi, Lévi, tu as vu l’archange de toutes les annonciations. Tu peux dire : c’est celui-là. Car la “ Force de Dieu ” fut toujours le victorieux qui apporta la nouvelle de la joie aux saints et aux prophètes, l’indomptable sur lequel la plus grande force de Satan s’est brisée comme une tige de mousse desséchée, l’intelligent qui a utilisé sa bonne et lucide intelligence pour détourner les pièges de l’autre intelligent, mais malfaisant, en faisant exécuter avec promptitude les ordres de Dieu.

Avec un cri de joie, l’Annonciateur qui connaissait déjà les chemins de la terre, parce qu’il était descendu parler aux prophètes, recueillit auprès du Feu divin l’étincelle immaculée qui allait être l’âme de l’Enfant éternelle ; enserrée dans un cercle de flammes angéliques, celles de son amour spirituel, elle fut portée par lui sur la terre dans une maison, dans un sein. A partir de cet instant, le monde posséda l’Adoratrice ; et Dieu, à partir de cet instant, put regarder un point de la terre sans en éprouver de dégoût. Une petite créature naquit, l’Aimée de Dieu et de ses anges, la Consacrée à Dieu, saintement aimée par ses parents.

“ Et Abel donna à Dieu les prémices de son troupeau. ” Oh ! En vérité les parents de l’éternel Abel surent donner à Dieu les prémices de leur bien, tout leur bien, en mourant pour avoir donné ce bien à l’auteur de ce don !

Annotation

Contre les règles habituelles de la procréation : c'est une expression que Maria Valtorta explique par la note suivante sur une copie dactylographiée : Marie est née d'une union charnelle. Mais "contre les règles habituelles" car Anne, à cause d'une impossibilité organique et de son âge, n'en aurait plus été capable sans un miracle voulu par Dieu.