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Lieux dans L'Evangile tel qu'il m'a été révélé

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EMV 84.1-2 · Tome 2

L’Evangile tel qu'il m'a été révélé

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84.1 Une très claire aurore d’été. Plus qu’une aurore, d’ailleurs, car le jour est déjà né, le soleil est déjà sorti de la ligne d’horizon et il ne cesse de s’élever, riant à la terre riante. Il n’est pas un brin d’herbe qu’une goutte scintillante de rosée ne fasse rire. On dirait que les astres de la nuit se sont pulvérisés pour se transformer en or et pierreries sur toutes les plantes, dans toutes les frondaisons. Cela atteint jusqu’aux cailloux qui couvrent le sol dont les éclats de silice couverts de rosée semblent être poudre de diamants et poussière d’or.

Jésus et Simon marchent sur un petit chemin qui s’écarte de la route principale avec laquelle il forme un V. Ils s’avancent vers de magnifiques vergers et des champs de lin de la taille d’un homme, prêts à être coupés. D’autres champs, plus loin, montrent une grande tache rouge de coquelicots dans le jaune des blés.

« Nous sommes déjà dans les propriétés de mon ami. Tu vois, Maître, que la distance ne dépassait pas les prescriptions de la Loi. Je ne me serais jamais permis de te tromper. Derrière cette pommeraie, il y a l’enceinte du jardin où se trouve la maison. Je t’ai fait justement arriver par ce raccourci pour ne pas dépasser le mille prescrit par la Loi.

– Il est très riche, ton ami !

– Très, mais pas heureux. Il a encore des propriétés ailleurs.

– Il est pharisien ?

– Son père ne l’était pas. Lui... observe strictement la Loi. Je te l’ai dit : c’est un véritable israélite. »

Ils marchent encore un peu. On arrive à un mur élevé ; de l’autre côté on distingue à peine la maison à travers une multitude d’arbres. Le terrain est ici un peu surélevé, mais pas assez pour permettre au regard de découvrir le jardin, si vaste que nous le qualifierions plutôt de parc.

Ils tournent à l’angle du mur qui continue à la même hauteur, laissant retomber de son sommet des branches toutes couvertes de roses et de jasmins parfumés et splendides avec leurs corolles humides de rosée.

84.2 Voici la lourde grille de fer ouvragé. Simon actionne le battant de bronze. (...)

EMV 84.1 · Tome 1, p. 50-51

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Jésus et Simon marchent sur un petit chemin qui s’écarte de la route principale avec laquelle il forme un V. Ils s’avancent vers de magnifiques vergers et des champs de lin de la taille d’un homme, prêts à être coupés. D’autres champs, plus loin, montrent une grande tache rouge de coquelicots dans le jaune des blés.

« Nous sommes déjà dans les propriétés de mon ami. Tu vois, Maître, que la distance ne dépassait pas les prescriptions de la Loi. Je ne me serais jamais permis de te tromper. »

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La distance entre bethphagé et la maison de Lazare.

EMV 84.4 · Tome 2

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84.4 Entre, Maître. Accorde-moi l’honneur de faire de ma maison la tienne. Aujourd’hui, c’est le sabbat et je ne puis te faire l’honneur d’inviter des amis...

– Ce n’est pas mon désir. Aujourd’hui je suis tout à celui qui est l’ami de Simon et le mien. »

Ils entrent dans une belle salle où des serviteurs sont prêts à les recevoir.

« Je vous prie de les suivre, dit Lazare. Vous pourrez d’abord vous restaurer en prenant le repas du matin. »

Et, pendant que Jésus et Simon partent ailleurs, Lazare donne des ordres aux serviteurs. Je me rends compte que la maison est riche, et même seigneuriale...

EMV 85 · Tome 2

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Jésus monte au Temple de Jérusalem avec Simon le Zélote pour prier le Père. Il ne compte pas y prêcher. Légère évocation des Bergers de Bethléem. Jésus planifie ce qu'ils vont faire : aller voir Jonas, aller à Nazareth, puis à Capharnaüm. Ils vont aussi retrouver les autres disciples. Ils parlent de l'âme puis de la belle Galilée, de Nazareth et de Marie. Prédication de Judas à des hommes du Temple. Simon se repent d'avoir mal pensé de lui dans l'EMV 83. Les deux hommes vont ensuite retrouver Jean à l'Oliveraie, à Gethsémani. Il y a rencontré la mère d'Annalia, Elise, et a encouragé la femme à venir voir Jésus car sa fille est très malade.

EMV 85.1-2 · Tome 2

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Allons enseigner mes disciples. Là, dans la douce Galilée, verte et aux eaux fraîches. 85.2 Tu n’y es jamais allé ?

– Une fois, en passant et en hiver, dans un de mes pénibles déplacements d’un médecin à l’autre. Elle m’a plu...

– Oh ! Elle est belle, et en toute saison. En hiver et plus encore aux autres saisons. Maintenant, en été, elle a des nuits tellement angéliques... Oui, elles semblent faites pour que s’y déploient des vols d’anges, tant elles sont pures. Le lac... le lac, dans son cadre de montagnes plus ou moins proches, semble fait pour parler de Dieu aux âmes qui le cherchent. C’est un morceau de ciel tombé dans la verdure, et le firmament ne l’abandonne pas, mais s’y mire avec ses astres et en multiplie ainsi le nombre... comme pour les présenter au Créateur, disséminés sur une plaque de saphir. Les oliviers descendent presque jusqu’aux eaux et sont pleins de rossignols. Eux aussi chantent leur louange au Créateur qui les fait vivre à cet endroit si doux et si tranquille.

Et ma ville de Nazareth ! Elle s’offre au baiser du soleil, toute blanche et verte, riante, entre les deux géants du grand et du petit Hermon et le piédestal des monts qui soutiennent le Thabor, piédestal aux douces pentes toutes vertes qui dressent en face du soleil leur Thabor souvent neigeux, mais si beau quand le soleil en enveloppe le sommet ! Il prend alors des couleurs d’albâtre teinté de rose, pendant que, en face, le mont Carmel se change en lapis-lazuli à certaines heures de grand soleil où les marbres, les eaux, les bosquets et les prés y dessinent des veines de couleurs variées, et une délicate améthyste au lever du jour ; puis un béryl bleu-violet vers le soir, et un seul bloc de sardoine quand la lune le montre tout sombre sous sa lumière argentée et laiteuse. Et, en bas, au midi, se trouve le tapis fertile et fleuri de la plaine d’Esdrelon.

Et puis... et puis, oh ! Simon ! Il y a là-bas une fleur ! C’est une fleur qui vit dans la solitude en exhalant pureté et amour pour son Dieu et pour son Fils : il y a ma Mère. Tu feras sa connaissance, Simon, et tu me diras s’il est sur la terre une créature comme elle, même en fait de grâce humaine. Elle est belle, mais ce qui émane de son intérieur surpasse toute cette beauté. Si un homme brutal la dévêtait, la balafrait et la renvoyait errante, elle aurait encore tout l’aspect d’une reine en robe royale, car sa sainteté la revêtirait d’un manteau de splendeur. Le monde pourra bien me faire tout le mal possible, je lui pardonnerai tout parce que pour venir au monde et le racheter, je l’ai eue, elle, l’humble et grande Reine du monde. Le monde l’ignore, mais c’est par elle qu’il a eu le Bien et qu’il l’aura encore davantage au cours des siècles.

Nous voici au Temple. Nous observons la forme judaïque du culte, mais, en vérité, je te dis que la vraie Maison de Dieu, l’Arche Sainte, c’est son coeur, dont le voile est sa chair très pure, sur laquelle ses vertus tissent une merveilleuse broderie.

EMV 85.6 · Tome 2

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« Où allons-nous ?

– Retrouver Jean. A cette heure de chaleur, il sera à la maison de l’Oliveraie. »

Ils s’y rendent rapidement, en cherchant de l’ombre par les rues que chauffe un soleil ardent. Ils dépassent le faubourg poussiéreux, traversent la Porte des Remparts, sortent dans la campagne éblouissante, puis vont de là à l’oliveraie, et enfin à la maison.

Dans la cuisine fraîche et sombre grâce à la toile qui couvre la porte, se trouve Jean. Il sommeille, et Jésus l’appelle :

« Jean !

– Toi, Maître ? Je t’attendais ce soir.

– Je suis venu plus tôt. Comment t’es-tu occupé, Jean ?

– Comme un agneau qui a perdu son berger. Je parlais à tout le monde de toi, parce que parler de toi, c’était déjà un peu comme si tu étais là. J’ai parlé à certains parents, à des connaissances, à des étrangers. A Hanne, aussi... Et à un estropié dont je me suis fait un ami avec trois deniers. On me les avait donnés et je les lui ai offerts. Et encore à une pauvre femme de l’âge de ma mère, qui pleurait dans un groupe de femmes sur le pas d’une porte.

Je lui ai demandé : “ Pourquoi pleures-tu ? ”

Elle m’a répondu : “ Le médecin m’a déclaré : ‘ Ta fille est phtisique. Résigne-toi. Elle mourra au début d’octobre. ’ Je n’ai qu’elle : elle est belle, bonne, elle a quinze ans. Elle devait se marier au printemps, et au lieu du coffre de noces, c’est sa tombe que je dois préparer. ”

Je lui ai dit : “ Je connais un Médecin qui peut te la guérir, si tu as la foi. ” – “ Plus personne ne peut la guérir. Trois médecins l’ont vue. Elle crache déjà du sang. ”

“ Le mien, ai-je dit, n’est pas un médecin comme les tiens. Il ne soigne pas au moyen de remèdes, mais par sa puissance. C’est le Messie... ”

Une petite vieille, alors, lui a lancé : “ Oh ! Crois, Elise ! Je connais un aveugle qui a recouvré la vue grâce à lui ! ”

Alors la mère est passée de la défiance à l’espoir et elle t’attend... Ai-je bien agi ? Je n’ai fait que cela.

– Tu as bien agi. Et, ce soir, nous irons chez tes amis. Quant à Judas, tu ne l’as plus vu ?

– Non, Maître. Mais il m’a envoyé de la nourriture et de l’argent que j’ai donnés aux pauvres. Il m’a fait dire de les utiliser à mon gré, car ils étaient à lui.

– C’est vrai. Jean, demain nous partons pour la Galilée...

– J’en suis heureux, Maître. Je pense à Simon Pierre. Comme il doit t’attendre ! Nous passons aussi par Nazareth ?

– Oui, et nous nous y arrêterons pour attendre Pierre, André et ton frère Jacques.

– Oh ! Nous restons en Galilée ?

– Nous y restons quelque temps. »

Jean en est tout heureux. Et tout se termine sur la vision de son bonheur

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Simon le Zélote quitte le Temple avec Jésus et demande :

EMV 86 · Tome 2

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Jésus est à la porte des Poissons où il doit retrouver Judas et les bergers (Isaac, Lévi, Joseph). Il y rencontre le soldat Alexandre, qui l'invite à calmer les Juifs. Jésus fait un petit discours à ses frères dans la foi. Ensuite, il continue à discuter avec Alexandre : ils parlent notamment de l'âme. Puis, Judas et les bergers arrivent. Annalia, qui est guérie, arrive également pour bénir le Sauveur, et après lui avoir adressé quelques mots, le Seigneur la laisse aller. Enfin, Judas lui parle. Il est découragé, aussi, Jésus l'encourage et dit que les défaites sont normales dans l'apostolat, mais que tout se change ensuite en victoire. Pour terminer, il s'adresse aux Bergers et puis tout finit ainsi.

EMV 87.1-2 · Tome 2

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87.1 « Et moi, je te dis, Maître, que les meilleurs, ce sont les humbles. Ceux vers qui je me suis tourné n'ont manifesté que mépris et indifférence. Ah, les enfants de Yutta ! »

Isaac s'adresse à Jésus. Assis sur l'herbe au bord du fleuve, ils font tous cercle autour de Jésus. Isaac semble faire le compte-rendu de ses efforts.

Judas intervient et, chose rare, il appelle le berger par son nom :

« Isaac, je pense comme toi. A leur contact, nous perdons notre temps et notre foi. Moi, j'y renonce.

– Moi, non, mais j'en souffre. Je ne renoncerai que si le Maître me le demande. Je suis habitué depuis des années à souffrir pour être fidèle à la vérité. Je ne pouvais mentir pour gagner les bonnes grâces des puissants. Et sais-tu combien de fois ils sont venus se moquer de moi, dans ma chambre de malade, et promettre – des promesses fallacieuses, c'est sûr – de me secourir si je disais que j'avais menti et que toi, Jésus, tu n'étais pas le Sauveur nouveau-né ? Mais je ne pouvais pas mentir. Mentir, ç'aurait été renier ma joie, ç'aurait été détruire mon unique espérance, ç'aurait été te repousser, mon Seigneur ! Te repousser, toi ! Dans la nuit de ma misère, dans la tristesse de mon infirmité, je gardais toujours la joie d'un ciel parsemé d'étoiles : le visage de ma mère, l'unique joie de ma vie d'orphelin, le visage d'une épouse qui ne fut jamais mienne et à laquelle je gardais mon amour au-delà de la mort. C'étaient mes deux petites étoiles. Il y avait aussi deux étoiles plus grandes, semblables à des lunes très pures : Joseph et Marie souriant à un nouveau-né et à nous, pauvres bergers, et, étincelant au centre du ciel de mon coeur, ton visage innocent, doux, trois fois saint... Je ne pouvais repousser ce ciel qui était le mien ! Je ne pouvais renoncer à sa lumière, la plus pure qui puisse exister. J'aurais préféré passer ma vie au milieu des tourments, que me passer de toi, mon souvenir béni, mon Jésus nouveau-né ! »

Jésus pose la main sur l'épaule d'Isaac et sourit.

Judas reprend la parole :

« Tu insistes donc ?

– J'insiste aujourd'hui, demain, encore et toujours. Quelqu'un viendra.

– Combien de temps durera ce travail ?

– Je l'ignore. Mais, crois-moi : il suffit de ne pas regarder en avant, ni en arrière. Il faut travailler jour après jour et, si le soir on a obtenu des résultats, dire : “ Merci, mon Dieu " ; et sinon : “ J'espère en ton secours pour demain. "

– Tu es sage.

– Je ne sais même pas ce que cela veut dire. Mais je fais dans ma mission ce que j'ai fait lorsque j'étais malade. Presque trente années d'infirmité, ce n'est pas un jour !

– Je le crois bien ! Je n'étais pas encore né que tu étais déjà infirme.

– J'étais infirme. Mais je ne les ai jamais comptées, ces années. Je n'ai jamais dit : “ Voilà le mois de Nisan qui revient et je ne refleuris plus avec les roses. Voilà Tisri et je continue à m'affaiblir ici. " J'allais de l'avant, me parlant à moi-même et aux bons qui appartenaient au Seigneur. Je me rendais compte que les années passaient car ceux qui avaient été les enfants d'autrefois venaient m'apporter les friandises de leur mariage et celles de la naissance de leurs bébés. Mais si je regarde en arrière, maintenant que je suis redevenu jeune après ma vieillesse, que vois-je du passé ? Rien. C'est le passé.

– Rien ici. Mais au Ciel il y a “ tout " pour toi, Isaac, et ce tout t'y attend » dit Jésus.

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Description du comportement des enfants de Yutta. Isaac, un berger de Bethléem, décrit son comportement face à la maladie.

EMV 88 · Tome 2

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Lévi, Joseph, les bergers, sont avec Jésus ; il y a également Jean, Simon le Zélote et Judas. Ils arrivent à la plaine d'Esdrelon. Pendant que Lévi part en avant pour prévenir Jonas, Jésus reste seul avec Jean. Le bien-aimé lui déclare qu'il préfère sa barque aux durs tourments infligés par Doras, et Jésus, plaisantant à moitié, lui demande s'il préfère vraiment sa barque. Jean, impulsif, répond que c'est le Christ qui préfère, car il est l'Amour sur Terre. Jésus prend alors le temps de lui expliquer que l'Amour est avide d'amour et que peu, parmi les hommes, ne sauront aimer Dieu comme il se doit. Aimer sera le propre des Jean et le Seigneur prend l'exemple du blé qui se donne à tous, en nourrissant ses frères et soeurs. Ce doux colloque se termine et Jonas arrive. Le berger maltraité est tout heureux de retrouver son Maître. Ils évoquent Marie, puis les sévices de Doras. Jésuis l'encourage à rester à sa place, à continuer à se sanctifier et à sanctififier les autres. Il pourra continuer l'évangélisation parmi les pauvres qu'il fréquente. Enfin, le Seigneur va voir les autres travailleurs de Doras avec son fidèle ami.

EMV 88.1 · Tome 2

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88.1 Jésus, accompagné de Lévi et de Jean, chemine au chant des grillons sur un petit sentier, au milieu de champs brûlés tout en chaume. Suivent Joseph, Judas et Simon, en groupe.

Il fait nuit, mais on ne sent pas la moindre fraîcheur. La terre est un feu qui continue de brûler, même après l’incendie du jour. La rosée ne peut rien sur ces terres desséchées. Je crois qu’elle s’évapore avant même de toucher le sol, si grande est la chaleur qui se dégage des sillons et des crevasses du sol.