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Bible - Livre de Baruch

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EMV 146 · Tome 2, p. 475

L’Evangile tel qu'il m'a été révélé

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Détail

Dans l'EMV 146.1, Jésus dit : "Aujourd’hui, je ne vais pas citer le grand Ezéchiel, mais le disciple préféré de Jérémie, le très grand prophète."

Baruch était l'ami du prophète Jérémie et en devint le secrétaire. Il l'évoque à plusieurs reprises. Le livre de Baruch figure dans la LXX (Septante) contemporaine du Christ. Il est compté, dans les livres deutérocanoniques pour la tradition catholique et orthodoxe et dans les livres apocryphes pour la tradition protestante et anglicane.

EMV 146.1-3 · Tome 2, p. 475-477

L’Evangile tel qu'il m'a été révélé

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Citation

146.1 Jésus dit aux samaritains de Sychar :

« Avant de vous quitter – car j’ai d’autres enfants à évangéliser –, je veux vous ouvrir clairement les chemins de l’espérance et vous y engager par cet encouragement : allez, et soyez sûrs que vous parviendrez au but. Aujourd’hui, je ne vais pas citer le grand Ezéchiel, mais le disciple préféré de Jérémie, le très grand prophète.

Baruch parle pour vous. Ah ! Il prend réellement vos âmes et parle pour elles toutes au Dieu sublime qui réside dans les Cieux. Je parle bien des vôtres. Pas seulement de celles des samaritains, mais de toutes vos âmes, ô descendants du peuple élu qui êtes tombés dans de nombreux péchés ; et il prend aussi les vôtres, ô peuples païens qui pressentez l’existence d’un Dieu inconnu parmi les nombreuses divinités que vous adorez, un Dieu que votre âme pressent être l’unique et le vrai, mais que votre pesanteur empêche de chercher pour le connaître comme votre esprit l’aurait désiré. Du moins, une loi morale vous avait été donnée, à vous les peuples païens et idolâtres, parce que vous êtes des hommes. Or l’homme possède une essence qui vient de Dieu et qui s’appelle l'esprit : elle vous parle et vous conseille toujours de vous élever et elle vous pousse à mener une vie sainte. Or vous l’avez abaissée au rôle d’esclave d’une chair vicieuse, brisant ainsi la loi morale humaine que vous aviez, et devenant pécheurs – même humainement parlant –, rabaissant enfin l’idée de vos croyances et vous-mêmes au niveau d’une animalité qui vous rend inférieurs aux bêtes.

Et pourtant écoutez. Ecoutez tous. Vous comprenez d’autant mieux et par conséquent vous agissez d’autant plus que vous connaissez davantage la Loi d’une morale surnaturelle qui vous a été donnée par le vrai Dieu.

146.2 La prière de Baruch doit être dans vos coeurs humiliés par une noble humilité qui n’est pas dégradation et lâcheté, mais connaissance exacte de la misère de sa condition et désir saint de trouver le moyen de les améliorer spirituellement. Voici donc sa prière : “ Seigneur, regarde-nous de ta demeure sainte et pense à nous, tends l’oreille et écoute-nous. Ouvre les yeux, Seigneur, et vois : ce ne sont pas les morts en enfer, ceux dont l’âme est séparée du corps, qui seront ceux qui rendent gloire et justice au Seigneur ; mais l’âme comblée d’affliction, celui qui chemine courbé et sans force, les yeux défaillants, et l’âme affamée de toi, voilà ce qui te rend gloire et justice, Seigneur ! ”

Baruch pleure humblement et tous les justes doivent pleurer avec lui en voyant et en désignant de leur vrai nom les malheurs qui, d’un peuple fort, ont fait un peuple triste, divisé et assujetti : “ Nous n’avons pas écouté ton invitation, alors tu as accompli tes paroles que tu avais prononcées par le ministère de tes serviteurs, les prophètes : que les os de nos rois et les os de nos pères seraient arrachés de leurs tombeaux et exposés à la chaleur du soleil, au froid de la nuit, et que les habitants des villes mourraient dans d’atroces souffrances par la faim, l’épée et la peste. Et le Temple, où l’on invoquait ton nom, tu l’as réduit à l’état dans lequel il se trouve aujourd’hui à cause de l’iniquité d’Israël et de Juda. ”

Vous qui êtes des enfants du Père, ne dites pas : “ Aussi bien notre Temple que le vôtre sont construits et reconstruits, et ils sont beaux. ” Non. Un arbre déchiqueté par la foudre depuis la cime jusqu’aux racines ne survit pas. Certes, il pourra végéter misérablement en essayant de vivre grâce aux surgeons poussés des racines qui ne veulent pas mourir, mais ce ne seront que des broussailles sans fruits et plus jamais l’arbre opulent aux fruits abondants, sains et sucrés qu’il était. La désagrégation qui a commencé avec la séparation ne cesse de s’accentuer – bien que l’édifice matériel ne paraisse pas abîmé mais encore beau et neuf – et elle atteint les âmes qui l’habitent. Ensuite viendra l’heure où toute flamme surnaturelle sera éteinte ; alors, il manquera au Temple ce qui fait sa vie, car l’autel de métal précieux, pour subsister, doit être tenu en état de continuelle fusion par la chaleur de la foi et de la charité de ses ministres. Une fois devenu glacial, éteint, souillé, rempli de morts, ce ne sera plus qu’une pourriture sur laquelle les corbeaux étrangers et l’avalanche de la divine punition s’abattront pour en faire une ruine.

Fils d’Israël, priez, en pleurant avec moi, votre Sauveur. Que ma voix soutienne les vôtres et pénètre, elle qui le peut, jusqu’au trône de Dieu. Celui qui prie avec le Christ, Fils du Père, est écouté par Dieu, le Père du Fils.

Reprenons l’ancienne prière de Baruch, car elle est juste : “ Seigneur tout-puissant, Dieu d’Israël, c’est une âme angoissée, un esprit plein d'anxiété, qui te crie : ‘ Ecoute, Seigneur, et prends pitié. Tu es un Dieu miséricordieux, aie pitié de nous car nous avons péché devant toi. Toi, tu trônes éternellement, et nous, nous devrons périr pour toujours ? Seigneur tout-puissant, Dieu d’Israël, écoute donc la supplication des morts d’Israël et de leurs fils qui ont péché contre toi, qui n’ont pas écouté la voix du Seigneur leur Dieu, de sorte que tous leurs malheurs se sont attachés à nous. Ne te souviens plus des fautes de nos pères, mais en cette heure souviens-toi de ta puissance et de ton nom... Pour que nous invoquions ce nom et nous nous convertissions de l’iniquité de nos pères, aie pitié. ’ ”

Priez ainsi et convertissez-vous réellement en revenant à la vraie sagesse qui est celle de Dieu et qui se trouve dans le Livre des commandements de Dieu et dans la Loi qui demeure éternellement. Aujourd’hui, moi qui suis le Messie de Dieu, je suis venu apporter de nouveau cette loi sous une forme simple et inaltérable aux pauvres du monde, en leur annonçant la bonne nouvelle de l’ère de la Rédemption, du pardon, de l’amour, de la paix. Celui qui croira à cette Parole obtiendra la vie éternelle.

146.3 Je vous quitte, habitants de Sychar qui avez fait preuve de bonté à l’égard du Messie de Dieu. Je vous laisse avec ma paix.

– Reste encore !

– Reviens !

– Jamais plus personne ne nous parlera comme toi.

– Sois béni, bon Maître !

– Bénis mon enfant.

– Prie pour moi, toi qui es le Saint.

– Permets-moi de garder une de tes franges comme bénédiction !

– Souviens-toi d’Abel.

– Et de moi, Timothée.

– Et aussi de moi, Joraï.

– De tous, de tous. Que la paix vienne sur vous. »

Ils l’accompagnent jusqu’au-dehors de la ville pendant quelques centaines de mètres puis, lentement, font demi-tour...

Annotation

Livre de Baruch 2, 16-18.24-26

Ba 2, 16-18.24-26 : Regarde, Seigneur, du haut de ta demeure sainte, et pense à nous. Incline ton oreille, Seigneur, écoute. Ouvre les yeux, Seigneur, et vois. Car ce ne sont pas les défunts dans le séjour des morts, eux dont le souffle est enlevé des entrailles, qui rendront gloire et justice au Seigneur, mais l’âme comblée de tristesse, l’homme qui marche courbé et sans force, les yeux défaillants et l’âme affamée, ceux-là te rendront gloire et justice, Seigneur. (...) Or, nous n’avons pas écouté ton appel à servir le roi de Babylone, et tu as accompli les paroles que tu avais prononcées par tes serviteurs les prophètes, à savoir que les ossements de nos rois et de nos pères seraient arrachés à leur tombeau. Et voici qu’ils furent jetés dehors, à la brûlure du jour et au gel de la nuit. Nos rois et nos pères sont morts dans de cruelles souffrances, par la famine, l’épée et l’exil. Tu as établi la maison sur laquelle a été invoqué ton nom, comme elle est en ce jour, à cause de la méchanceté de la maison d’Israël et de la maison de Juda.

Livre de Baruch 3, 1-7

Ba 3, 1-7 : Seigneur, Souverain de l’univers, Dieu d’Israël, une âme angoissée, un esprit découragé crie vers toi. Écoute, Seigneur, et prends pitié, car nous avons péché contre toi.

Toi, en effet, tu demeures à jamais ; nous, nous sommes à jamais perdus. Seigneur, Souverain de l’univers, Dieu d’Israël, écoute donc la prière des morts d’Israël, des fils de ceux qui ont péché contre toi, qui n’ont pas écouté la voix du Seigneur leur Dieu, de sorte que les malheurs se sont attachés à nous. Ne te souviens pas des injustices de nos pères, mais souviens-toi, en cette heure, de ta main et de ton nom. Car tu es le Seigneur notre Dieu, et nous voulons te louer, Seigneur. Oui, c’est pour cela que tu as mis ta crainte en notre coeur, pour que nous invoquions ton nom. Nous voulons te louer en notre exil, puisque nous avons détourné de notre coeur toute l’injustice de nos pères qui ont péché contre toi.

EMV 211.6-8 · Tome 3, p. 417-420

L’Evangile tel qu'il m'a été révélé

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Citation

N’y a-t-il plus de serviteurs de Dieu en Israël ? Si, il y en a. Mais ce sont des “ idoles ”.

Dans la lettre de Jérémie aux exilés, il est dit, entre autres, ce qui suit. Et j’attire votre attention là-dessus, car toute parole du Livre est un enseignement qui, au moment où l’Esprit Saint l’a fait écrire pour un événement de l'époque, se rap­porte aussi à un fait à venir. Il est donc dit : “ …Une fois arrivés à Babylone, vous verrez des dieux d’or, d’argent, de pierre, de bois… Gardez-vous d’imiter la façon de faire des étrangers, d’avoir peur, de les craindre… Dites en votre cœur : ‘ Il ne faut adorer que toi, Seigneur. ’ ”

Cette lettre donne également des indications particulières sur ces idoles qui ont une langue faite par un artisan et ne s’en servent pas pour réprimander leurs faux prêtres, qui les dépouillent pour revêtir les courtisanes de l’or de l’idole, quitte ensuite à enlever l’or profané par la sueur de la prostitution pour en revêtir l’idole ; de ces idoles que la rouille et les vers rongent et qui ne sont décrassées et bien vêtues que si l’homme leur lave la figure et les habille car, d’elles-mêmes, elles ne peuvent rien faire, même si elles ont en main le sceptre ou la hache.

Et le prophète de conclure : “ Ne les craignez donc pas. ” Et il poursuit : “ Ces dieux sont aussi inutiles que des vases brisés. Leurs yeux sont remplis de la poussière soulevée par les pieds de ceux qui entrent dans le temple. On les tient bien enfermés comme dans un tombeau ou comme un homme qui a offensé le roi, car n’importe qui peut leur enlever leurs vêtements précieux. Ils ne voient pas la lumière des lampes, car ils sont dans les temples comme des poutres et les lampes ne servent qu’à les enfumer pendant que les chouettes, les hirondelles, et autres oiseaux volent au-dessus de leurs têtes et les souillent d’excréments, et que les chats se font un nid dans leurs vêtements et les déchirent. Il ne faut donc pas les craindre, ce sont des choses mortes. Même l’or ne leur sert à rien, c’est seulement pour l’apparence. D’ailleurs, si on ne le polit pas, ils ne brillent pas, de même qu’ils n’ont rien senti quand on les a fabriqués. Le feu ne les a pas réveillés. On les a achetés à des prix fabuleux. L’homme les porte là où il veut car ils sont honteusement impuissants… Pourquoi donc leur donne-t-on le nom de dieux ? Car on les adore en leur faisant des offrandes et par toute une pantomime de fausses cérémonies que ne comprennent pas ceux qui les font et que ne croient pas ceux qui les voient. Qu’on leur fasse du mal ou du bien, ils y sont indifférents, ils sont incapables d’élire ou de détrôner un roi, ils ne peuvent rendre les richesses ni le mal, ils ne peuvent sauver un homme de la mort, ni sauver le faible de celui qui le domine. Ils n’ont pas pitié des veuves et des orphelins. Ils sont semblables aux pierres de la montagne ”…

C’est plus ou moins ce que dit cette lettre.

211.7 Voici. Nous aussi, nous avons des idoles, et non plus des saints, dans les rangs du Seigneur. C’est pour cela que le mal peut se dresser contre le bien. Or le mal souille de fumier l’intelligence et le cœur de ceux qui ne sont plus saints, et qui font leurs nids sous de fausses apparences de bonté.

Ils ne savent plus tenir le langage de Dieu. C’est bien naturel ! Ils ont une langue faite par l’homme et ils tiennent un langage humain, quand ce n’est pas celui de Satan. Ils savent juste faire des reproches déplacés aux innocents et aux pauvres, mais ils se taisent devant le spectacle de la corruption des puissants. Car ils sont tous corrompus et ne peuvent s’accuser l’un l’autre, étant coupables des mêmes fautes. Cupides, non au profit du Seigneur, mais au profit de Mammon, ils travaillent en acceptant l’or de la luxure et du crime, en le troquant, en le volant, pris par une frénésie qui dépasse toute limite et tout ce qu’on peut imaginer. La poussière se dépose sur eux, fermente sur eux et, s’ils font voir une figure bien lavée, le regard de Dieu y voit un cœur souillé. La rouille de la haine et le ver du péché les rongent, et ils ne savent pas s’y opposer pour se sauver. Ils brandissent les malédictions comme des sceptres et des haches, mais ils ne savent pas qu’ils sont maudits. Enfermés dans leurs pensées et dans leur haine comme des cadavres dans un tombeau, ou des prisonniers dans un cachot, ils y restent, s’agrippant aux barreaux par crainte qu’une main ne les en sorte, parce que, là, ces morts sont encore quelque chose : des momies, non plus des momies à l’aspect humain, mais des corps desséchés comme du bois sec alors qu’au dehors ils seraient des objets démodés, négligés par le monde qui cherche la Vie, qui a besoin de la Vie comme l’enfant du sein maternel, et qui recherche celui qui lui donne la Vie et non les puanteurs de la mort.

Ils résident au Temple, oui, et la fumée des lampes – c’est-à-dire des honneurs – les enfume, mais la lumière ne descend pas en eux. Toutes les passions font en eux leurs nids comme des oiseaux et des chats, alors que le feu de la mission ne leur donne pas le tourment mystique d’être brûlés par le feu de Dieu. Ils sont réfractaires à l’amour. Le feu de la charité ne les enflamme pas, comme la charité ne les revêt pas de ses splendeurs d’or, cette charité qui est double par sa manifestation et par sa source : charité envers Dieu et le prochain pour ce qui est de sa manifestation ; charité qui provient de Dieu et de l’homme pour ce qui est de sa source. Car Dieu s’éloigne de l’homme qui n’aime pas ; ainsi cette première source est tarie, et l’homme s’éloigne du méchant et ainsi se tarit la seconde source. Tout est enlevé par la Charité aux hommes sans amour. Ils se laissent acheter par de l’argent maudit et se laissent entraîner là où l’intérêt et la puissance l’exigent.

Non : cela n’est pas permis ! Il n’y a pas d’argent pour acheter les consciences, en particulier celles des prêtres et des maîtres. Il n’est pas permis d’acquiescer aux puissances de la terre quand elles veulent porter à des actes contraires à ce que Dieu commande. C’est de l’impuissance spirituelle ; or il est dit : “ L’eunuque n’entrera pas dans l’assemblée du Seigneur. ” Si donc l’homme physiquement impuissant ne peut appartenir au peuple de Dieu, l’impuissant spirituel peut-il être son ministre ? C’est pourquoi je vous dis que, en vérité, bon nombre de prêtres et de maîtres sont actuellement affligés d’un “ eunuchisme ” spirituel coupable, car ils sont mutilés dans leur virilité spirituelle. Il y en a beaucoup trop !

211.8 Réfléchissez. Observez. Comparez. Vous verrez que nous avons beaucoup d’idoles et peu de ministres du bien, qui est Dieu. Voilà pourquoi il peut se faire que les villes de refuge ne soient plus des refuges. On ne respecte plus rien en Israël, et les saints meurent parce que ceux qui ne le sont pas les haïssent.

Mais, moi, je vous invite : “ Venez ! ” (...) Venez servir Dieu. Le temps est proche. Ne restez pas non préparés à la Rédemption. Faites que la pluie puisse tomber sur un terrain ensemencé. Sinon, c’est pour rien qu’elle se déverserait. (...) Le salut, c’est de suivre la voix du Seigneur et de croire en sa Parole. (...) Venez en masse vous mettre au service de Dieu. Je passe et je vous appelle. Ne vous montrez pas inférieurs aux prostituées auxquelles une parole de miséricorde suffit pour qu’elles abandonnent le chemin qu’elles suivaient et prennent la voie du bien.

On m’a demandé à mon arrivée : “ Mais tu ne nous gardes pas rancune ? ” De la rancune ? Oh non ! C’est de l’amour que je vous garde ! Et je garde l’espoir de vous voir dans les rangs de mon peuple, du peuple que je conduis à Dieu dans le nouvel exode vers la véritable Terre Promise : le Royaume de Dieu, au-delà de la Mer Rouge de la sensualité et des déserts du péché, libres des esclavages de tous genres, vers la Terre éternelle, riche de délices, comblée de paix…

Venez ! C’est l’Amour qui passe. Quiconque le veut peut le suivre, car pour être accueilli par lui, il ne faut que de la bonne volonté. »

Annotation

Dans la lettre de Jérémie aux exilés, il est dit, entre autres, ce qui suit. Lettre de Jérémie 1,1-72 (parfois insérée en Baruch 6). L'extrait biblique a été remis ci-dessous.

Il est dit: “ L’eunuque n’entrera pas dans l’assemblée du Seigneur. ” En Deutéronome 23.2.

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Livre du Deutéronome 23, 2

Dt 23, 2 : Celui dont les testicules ont été écrasés ou dont l’urètre a été coupé n’entrera pas dans l’assemblée de Yahweh.

Livre de Jérémie 1, 1-72 (parfois transposée dans le Livre de Baruch 6, 1-72) - Sur les idoles

Jr 1, 1-72 | Ba 6, 1-72 : Copie de la lettre qu’envoya Jérémie à ceux qui allaient être emmenés captifs à Babylone par le roi des Babyloniens, pour leur annoncer ce que Dieu avait commandé de leur dire. À cause des péchés que vous avez commis devant Dieu, vous allez être emmenés captifs à Babylone par Nabuchodonosor, roi des Babyloniens. Étant donc arrivés à Babylone, vous y resterez de nombreuses années et un long temps, jusqu’à sept générations ; et après cela je vous en ferai sortir en paix. Or vous verrez à Babylone des dieux d’argent, d’or et de bois, que l’on porte sur les épaules et qui inspirent la crainte aux nations. Prenez donc garde de ne pas imiter, vous aussi, ces étrangers, et de ne pas vous laisser saisir par la crainte de ces dieux. Quand vous verrez une foule se presser par devant et par derrière eux, et leur rendre ses hommages, dites en votre cœur : « C’est vous, Maître, qu’il faut adorer. » Car mon ange est avec vous, et il prend soin de votre vie.

Car la langue de ces dieux a été polie par un ouvrier ; on la recouvre d’or et d’argent, mais ils ne sont que mensonge, et ne peuvent parler. Comme pour une fille qui aime la parure, on a pris de l’or, et l’on a préparé des couronnes pour les poser sur la tête de ces dieux. Les prêtres vont jusqu’à dérober à leurs dieux de l’or et de l’argent, qu’ils font servir à leurs propres usages ; ils en donneront même aux prostituées dans leur maison. Ils les parent de riches vêtements, comme des hommes, ces dieux d’argent, d’or et de bois ; mais ceux-ci ne peuvent se défendre ni de la rouille, ni des vers. Quand on les a revêtus d’habits de pourpre, il faut encore essuyer leur visage, à cause de la poussière de la maison qui les couvre d’une couche épaisse. En voici un qui tient un sceptre, comme un gouverneur de province : il ne fera pas mourir celui qui l’aura offensé. Cet autre porte à la main une épée ou une hache, mais il ne peut se défendre contre l’ennemi ou les voleurs. Par où l’on voit bien que ce ne sont pas des dieux ; ne les craignez donc point.

Comme le vase qu’un homme possède, lorsqu’il est brisé, devient inutile : ainsi en est-il de leurs dieux. Si vous les placez dans une maison, leurs yeux se remplissent de la poussière des pieds de ceux qui entrent. De même que les portes de la prison sont fermées avec soin sur un homme qui a offensé le roi, ou sur un homme qu’on va conduire à la mort, ainsi les prêtres défendent la demeure de leurs dieux par des portes solides, par des serrures et des verrous, de peur qu’ils ne soient dépouillés par les voleurs. Ils allument des lampes, et même en plus grand nombre que pour eux-mêmes, et ces dieux n’en peuvent voir aucune. Ils sont comme une des poutres de la maison, et l’on dit que leur cœur est rongé par la vermine qui sort de terre, et qui les dévore ainsi que leurs vêtements, sans qu’ils le sentent. Leur visage devient noir par la fumée qui s’élève de la maison. Sur leur corps et sur leur tête voltigent les hiboux, les hirondelles et les autres oiseaux ; et pareillement s’ébattent les chats eux-mêmes. Par là vous reconnaîtrez que ce ne sont pas des dieux ; ne les craignez donc point.

L’or dont on les recouvre pour les embellir, si quelqu’un n’en ôte pas la rouille, ils ne le feront pas briller ; car ils n’ont même rien senti lorsqu’on les fondait. Ces idoles ont été achetées au plus haut prix, et il n’y a point en elle de souffle de vie. N’ayant pas de pieds, elles sont portées sur les épaules, montrant ainsi aux hommes leur honteuse impuissance. Qu’ils soient confondus avec elles ceux qui les servent ! Si elles tombent à terre, elles ne se relèveront pas d’elles-mêmes ; et si quelqu’un les pose debout, elles ne se mettront pas d’elles-mêmes en mouvement ; et si elles penchent, elles ne se redresseront pas. C’est comme devant des morts qu’on met devant elles des offrandes. Les prêtres vendent les victimes qu’on leur offre et en font leur profit ; leurs femmes en font des salaisons, et ne donnent rien ni au pauvre, ni à l’infirme. Les femmes en couches ou dans un état impur touchent à leurs sacrifices. Sachant donc par ces choses que ce ne sont pas des dieux, ne les craignez point.

Et pourquoi les appeler des dieux ? Car ce sont des femmes qui viennent apporter leurs offrandes à ces dieux d’argent, d’or et de bois. Et, dans leurs temples, les prêtres sont assis, la tunique déchirée, la tête et le visage rasés, et la tête découverte. Ils rugissent en criant devant leurs dieux, comme dans un festin mortuaire. Leurs prêtres leur enlèvent leurs vêtements, et ils en habillent leurs femmes et leurs enfants. Qu’on leur fasse du mal ou qu’on leur fasse du bien, ils ne pourront rendre ni l’un ni l’autre ; ils sont incapables d’établir un roi ou de le renverser. Ils ne peuvent pas davantage donner la richesse, ni même une pièce de monnaie. Si quelqu’un, leur ayant fait un vœu, ne s’en acquitte pas, ils ne réclament pas. Ils ne sauveront pas un homme de la mort, ils n’arracheront point le faible de la main d’un puissant. Ils ne rendront pas la vue à un aveugle, et ne délivreront pas celui qui est dans la détresse. Ils n’auront pas pitié de la veuve, et ne feront pas de bien à l’orphelin. Elles ressemblent aux rochers détachés de la montagne, ces idoles de bois, recouvertes d’or et d’argent, et ceux qui les servent seront confondus. Comment croire ou dire que ce sont des dieux ?

Les Chaldéens eux-mêmes les déshonorent, lorsque, voyant un homme qui ne peut parler, ils le présentent à Bel demandant que le muet parle, comme si le dieu pouvait entendre quelque chose. Et quoiqu’ils s’en rendent compte, ils ne peuvent abandonner ces idoles ; car elles n’ont pas le sentiment. Les femmes, entourées d’une corde, vont s’asseoir sur les chemins, brûlant de la farine grossière ; et, quand l’une d’elles, entraînée par quelque passant, a dormi avec lui, elle reproche à sa voisine de n’avoir pas été jugée digne du même honneur, et de n’avoir pas vu rompre sa tresse de jonc. Tout ce qui se fait à l’égard des idoles est mensonge. Comment donc croire ou dire que ce sont des dieux ?

Ils ont été façonnés par des artisans et des orfèvres ; ils ne sauraient être autrement que les ouvriers veulent qu’ils soient. Et les ouvriers qui les ont façonnés n’ont pas longtemps à vivre : comment donc leurs ouvrages seraient-ils de longue durée ? Ils n’ont laissé que mensonge et opprobre à la postérité. Que survienne une guerre, ou quelque autre calamité, les prêtres délibèrent entre eux pour savoir où ils se cacheront avec leurs dieux : comment donc ne comprend-on pas que ceux-là ne sont pas des dieux, qui ne peuvent se sauver de la guerre ou d’une autre calamité ?

Ces idoles de bois, recouvertes d’or et d’argent, seront reconnues plus tard comme n’étant que mensonge ; pour toutes les nations et pour tous les rois il sera évident qu’elles ne sont pas des dieux, mais des ouvrages de mains d’hommes, et qu’il n’y a en elles aucune œuvre divine. Pour qui donc ne serait-il pas évident que ce ne sont pas des dieux ?

Ils n’établiront jamais un roi sur un pays, et ne donneront pas la pluie aux hommes. Ils ne sauront pas juger leurs propres affaires, et ils ne protégeront pas contre l’injustice, puisqu’ils ne peuvent rien, semblables à des corneilles qui se tiennent entre le ciel et ta terre. Et lorsque le feu tombera sur la maison de ces dieux de bois, recouverts d’or et d’argent, leurs prêtres prendront la fuite et seront sauvés ; mais eux seront consumés comme des poutres au milieu des flammes. Ils ne résisteront ni à un roi, ni à une armée ennemie. Comment admettre ou penser que ce sont des dieux ?

Ils n’échapperont pas aux voleurs et aux brigands, ces dieux de bois, recouverts d’argent et d’or. Des hommes plus puissants qu’eux enlèveront l’argent et l’or, et s’en iront avec les riches vêtements dont on les a couverts, et ces dieux ne pourront se secourir eux-mêmes. Aussi vaut-il mieux être un roi déployant sa force, ou un vase utile dans la maison, dont le maître se sert, que d’être ces faux dieux ; ou bien une porte à une maison, qui garde ce qui s’y trouve, que d’être ces faux dieux ; ou encore une colonne de bois dans la maison d’un roi, que d’être ces faux dieux. Le soleil, la lumière et les astres, qui sont brillants et envoyés pour l’utilité des hommes, obéissent à Dieu. De même encore l’éclair, lorsqu’il paraît, est beau à voir ; le vent aussi souffle sur tous le pays ; et les nuées, lorsque Dieu leur commande de parcourir toute la terre, exécutent ce qui leur est ordonné. Le feu également, lorsqu’il est envoyé d’en haut pour consumer les montagnes et les forêts, fait ce qui lui a été commandé. Mais les idoles ne sont pas comparables, ni en beauté ni en puissance, à toutes ces choses. Il ne faut donc ni penser ni dire que ce sont des dieux, puisqu’elles ne peuvent ni discerner ce qui est juste, ni faire du bien aux hommes. Sachant donc que ce ne sont pas des dieux, ne les craignez point.

Ils sont incapables de maudire ou de bénir les rois. Ils ne font pas voir aux nations des signes dans le ciel ; ils ne brillent pas comme le soleil, ils n’éclairent pas comme la lune. Les bêtes valent mieux qu’eux, puisqu’elles peuvent en fuyant trouver un abri et être utiles à elles-mêmes. Ainsi d’aucune manière il n’est évident pour nous que ce sont des dieux ; ne les craignez donc pas.

De même qu’un épouvantail dans un champ de concombres ne préserve de rien, ainsi en est-il de leurs dieux de bois, recouverts d’or et d’argent. Tout semblables à un buisson d’épines dans un jardin, sur lequel tous les oiseaux se posent, ou à un mort jeté dans un lieu obscur, tels sont leurs dieux de bois, recouverts d’or et d’argent. La pourpre elle-même et l’écarlate qui se gâtent sur eux font voir que ce ne sont pas des dieux. Eux-mêmes finiront par être dévorés et deviendront une honte dans le pays. Mieux vaut l’homme juste qui n’a pas d’idoles ; il n’aura pas à craindre la confusion.