EMV 146 · Tome 2, p. 475-477
L’Evangile tel qu'il m'a été révélé
Détail
Les apôtres ne sont pas nommés dans ce chapitre, mais ils sont bien présents avec Jésus dans l'EMV 146.
Notes du thème
Confort de lecture
EMV 146 · Tome 2, p. 475-477
Les apôtres ne sont pas nommés dans ce chapitre, mais ils sont bien présents avec Jésus dans l'EMV 146.
EMV 147.1 · Tome 2, p. 478
– En attendant, personne ne t’a demandé de miracle. C’est une foi bien étrange qu’ils ont en toi !
– Et tu crois, Thomas, que seule la requête d’un miracle prouve qu’il y a foi ? Tu te trompes. C’est tout le contraire. Celui qui veut un miracle pour pouvoir croire témoigne que, sans le miracle – preuve palpable –, il ne croirait pas. Au contraire, celui qui dit : “ Je crois ” sur la simple parole d’autrui manifeste la foi la plus grande.
– De sorte que les samaritains sont meilleurs que nous, alors !
– Je ne dis pas cela. Mais dans leurs conditions d’affaiblissement spirituel, ils se sont montrés beaucoup plus capables d’entendre Dieu que les fidèles de Palestine. Vous le constaterez fréquemment au cours de votre vie et, je vous en prie, souvenez-vous de cet épisode pour savoir vous conduire sans préjugés à l’égard des âmes qui en viendront à croire au Christ.
Le groupe apostolique quitte Sychar et Thomas critique les samaritains.
EMV 147.1-4 · Tome 2, p. 478-483
Dans ce chapitre, les Douze sont présents et bougonnent contre le Maître. Thomas fait remarquer que les samaritains avaient peu de foi puisqu'ils n'ont pas demandé de miracles (ce à quoi Jésus répond) et Jacques d'Alphée fait remarquer qu'en allant sur les terres de Samarie, le Sanhédrin pourrait lui trouver de nouvelles accusations. Enfin, Philippe considère que ce détour est un temps perdu, mais du temps enployé à rassembler les brebis perdues n'est jamais gâché. Reste Pierre qui aperçoit un homme et qui est certain qu'on veut faire du mal au Maître. Il est démenti car le pauvre bougre apporte une femme possédée et a foi au Messie.
EMV 147.1 · Tome 2, p. 478-479
– Pourtant, pardonne-moi, Jésus, si je te le dis, il me semble qu’avec toute la haine qui te poursuit, il est nuisible pour toi de susciter de nouvelles accusations. Si les membres du Sanhédrin savaient que tu as eu …
– Mais dis-le simplement : “ de l’amour ”, car c’est cela que j’ai eu, Jacques, et que j’ai encore. Et toi, qui es mon cousin, tu peux comprendre que je ne puis ressentir autre chose que de l’amour. Je t’ai montré que je n’éprouve que de l’amour, même pour ceux qui m’étaient hostiles parmi ceux de mon sang et de mon pays. Devrais-je donc ne pas en éprouver pour ceux-ci, qui m’ont respecté sans me connaître ? Les membres du Sanhédrin peuvent bien faire tout le mal qu’ils veulent. Mais ce ne sera pas la perspective de ce mal à venir qui fermera les digues de mon amour omniprésent et agissant partout. Du reste… même si j’agissais autrement… je n’empêcherais pas le Sanhédrin de trouver, par haine, des motifs d’accusation.
Jésus vient d'aller en Samarie et il en discute avec les apôtres. Jacques prend alors la parole.
Je t’ai montré que je n’éprouve que de l’amour, même pour ceux qui m’étaient hostiles parmi ceux de mon sang et de mon pays : Jésus fait ici référence à Alphée, qu'il a rencontré lors de sa maladie (voir notamment EMV 93 et EMV 100).
Des motifs d'accusation : La fréquentation des samaritains sera effectivement un motif supplémentaire d'accusation.
EMV 147.1 · Tome 2, p. 479
– Mais toi, Maître, tu passes beaucoup de temps en pays idolâtre alors qu’on t’attend en tellement d’endroits en Israël. Tu dis que toute heure doit être consacrée au Seigneur. Est-ce que ce ne sont pas là des heures perdues ?
– Une journée employée à rassembler des brebis égarées n’est pas perdue. Elle n’est pas perdue, Philippe. Il est dit : “ Observer la Loi, c’est multiplier les offrandes... mais faire preuve de miséricorde, c’est offrir un sacrifice. ” Il est dit : “ Donne au Très-Haut comme il t’a donné, avec générosité, selon tes moyens. ” C’est ce que je fais, mon ami. Et offrir un sacrifice n’est pas du temps perdu. Je fais miséricorde et je me sers des moyens que j’ai reçus en offrant mon travail à Dieu. Restez donc dans la paix.
Jésus a fait un détour en Samarie (or les samaritains ne font plus partie d'Israël) et Philippe lui en parle.
EMV 147.2-3 · Tome 2, p. 479-481
« Voici de quoi satisfaire ceux d’entre vous qui exigeaient une demande de miracle pour être convaincus que les gens de Sychar croient en moi : cet homme qui nous suit a sûrement une bonne raison de le faire. Arrêtons-nous. »
En effet un homme s’avance. Il paraît courbé sous une lourde charge qu’il porte en équilibre sur ses épaules. Il voit que le groupe s’arrête et il s’arrête lui aussi.
« Il nous veut du mal. Il s’arrête parce qu’il voit que nous nous en sommes aperçus. Ah ! Ces samaritains !
– En es-tu certain, Pierre ?
– Absolument !
– Alors, restez ici. Moi, je vais à sa rencontre.
– Non, Seigneur, pas ça. Si tu y vas, je viens aussi.
– Alors viens. »
Jésus se dirige vers l’homme. Pierre trottine à ses côtés, à la fois curieux et hostile. Quand ils sont à quelques mètres l’un de l’autre, Jésus dit :
« Que veux-tu, homme ? Qui cherches-tu ?
– Toi.
– Pourquoi ne m’as-tu pas cherché en ville ?
– Je n’osais pas... Si tu m’avais repoussé devant tout le monde, j’en aurais éprouvé trop de douleur et de honte.
– Tu pouvais m’appeler dès que j’ai été seul avec mes disciples.
– J’espérais te rejoindre quand tu aurais été seul, comme Photinaï. J’ai aussi une grande raison d’être seul avec toi...
– Que veux-tu ? Que portes-tu sur tes épaules avec tant de peine ?
– Ma femme. Un esprit en a pris possession et a fait d’elle un corps mort et une intelligence éteinte. Je dois la faire manger, l’habiller, la porter comme un bébé. Cela l’a prise à l’improviste, sans maladie... On l’appelle la “ possédée ”. J’en souffre. Je peine et j’ai des dépenses. Regarde. »
L’homme dépose sur le sol son fardeau de chairs inertes enveloppées dans un manteau comme dans un sac et découvre le visage d’une femme encore jeune, mais qu’on pourrait croire morte si elle ne respirait pas. Les yeux clos, la bouche entrouverte... la physionomie d’une personne qui a rendu le dernier soupir.
Jésus se penche sur la malheureuse, couchée par terre ; il la regarde, regarde l’homme :
« Tu crois que je le peux ? Pourquoi le crois-tu ?
– Parce que tu es le Christ.
– Mais tu n’as rien vu qui le prouve.
– J’ai entendu ta parole. Elle me suffit.
147.3 – Pierre, tu l’entends ? A ton avis, qu’est ce que je dois faire maintenant, devant une foi aussi parfaite ?
– Mais... Maître... Toi... Moi... Bref, fais-le, toi. »
Pierre est très gêné.
« Oui. Je le fais. Homme, regarde. »
Jésus saisit la femme par la main et ordonne :
« Quitte-la. Je le veux. »
La femme, jusqu’alors inerte, est prise d’une horrible convulsion d’abord muette, mais bientôt suivie de cris et des plaintes qui se terminent par un grand cri durant lequel elle ouvre les yeux – jusqu’alors fermés. Elle se frotte les yeux comme si elle s’éveillait d’un cauchemar. Enfin elle se calme, regarde autour d’elle d’un air un peu abasourdi, et dévisage d’abord Jésus, cet inconnu qui lui sourit... elle regarde la poussière du chemin sur lequel elle est allongée, une touffe d’herbe qui a poussé au bord du chemin et sur laquelle les têtes blanc-rouge des pâquerettes sont comme des perles tout près de s’épanouir. Elle regarde la haie de cactées, le ciel si bleu, puis elle tourne les yeux et voit son mari... son mari qui la regarde avec anxiété et observe attentivement tous ses mouvements. Elle sourit et puis, avec la complète liberté qui lui est revenue, elle saute sur ses pieds et se réfugie sur la poitrine de son époux, qui la caresse et l’embrasse en pleurant.
« Comment se fait-il que je sois ici ? Pourquoi ? Qui est cet homme ?
– C’est Jésus, le Messie. Tu étais malade. Il t’a guérie. Dis-lui que tu l’aimes bien.
– Oh oui ! Merci... Mais qu’est-ce que j’avais ? Mes enfants... Simon... Je ne me souviens pas d’hier, mais je me rappelle que j’ai des enfants... »
Jésus parle :
« Il ne faut pas te rappeler hier. Souviens-toi toujours d’aujourd’hui. Et sois bonne. Adieu. Soyez bons et Dieu sera avec vous. »
Et Jésus, suivi par les bénédictions du couple, se retire rapidement. Quand il rejoint les autres, toujours adossés à la haie, il ne leur parle pas. Mais il s’adresse à Pierre :
« Et maintenant, toi qui étais sûr que cet homme voulait me faire du mal, que dis-tu ? Simon, Simon ! Que de choses il te manque encore pour être parfait ! Que de choses il vous manque ! Excepté l’idolâtrie évidente, vous avez tous les péchés de ces gens-là, auxquels s’ajoute l’orgueil dans vos jugements. Maintenant, prenons notre repas. Nous ne pouvons arriver où je voulais avant la nuit. Nous dormirons dans quelque grange à foin si nous ne trouvons pas mieux. »
Les Douze, avec au coeur le sentiment du reproche, s’asseyent sans parler et mangent leurs provisions. Le soleil d’une journée paisible illumine la campagne qui descend en douces ondulations vers une plaine.
Jésus et le groupe apostolique quittent la Samarie. Les apôtres sont grognons à cause de leur fierté d'Israélites et disent qu'il y a peu de foi en l'absence de demande de miracle. Pierre est par ailleurs sûr et certain qu'un Samaritain les suit pour faire du mal au Christ. Mais en fait, le pauvre homme a une femme possédée...
Voici de quoi satisfaire ceux d’entre vous qui exigeaient une demande de miracle pour être convaincus que les gens de Sychar croient en moi : cet homme qui nous suit a sûrement une bonne raison de le faire. Jésus fait ici référence à Thomas, qui reprochait aux samaritains de ne pas avoir demandé de miracles dans l'EMV 147.1.
La femme de Simon le samaritain n'est pas nommée dans l'Oeuvre. Elle est classée dans les personnages anonymes.
EMV 147.3 · Tome 2, p. 481
« Maintenant, prenons notre repas. Nous ne pouvons arriver où je voulais avant la nuit. Nous dormirons dans quelque grange à foin si nous ne trouvons pas mieux. »
Jésus parle aux apôtres et fait un commentaire, indirectement lié à Jean-Baptiste. Voir l'annotation.
Jésus voulait rencontrer Jean-Baptiste à Hennon. Il semble qu'on soit aux alentours de midi, et qu'il a pris du retard par rapport à ce que le Christ avait prévu, peut-être suite à son départ de Sychar et la guérison d'une possédée.
EMV 147.4 · Tome 2, p. 482-483
147.4 Le repas fini, leur halte se prolonge encore quelque temps jusqu’à ce que Jésus se lève et dise :
« Venez, toi André, et toi Simon. Je vais voir si cette maison nous est amie ou hostile. »
Et il part pendant que les autres demeurent en silence jusqu’à ce que Jacques, fils d’Alphée, dise à Judas :
« Mais cette femme qui arrive, n’est-ce pas la femme de Sychar ?
– Oui, c’est bien elle. Je la reconnais à son vêtement. Que peut-elle donc vouloir ?
– Passer son chemin, répond Pierre, boudeur.
– Non, elle nous fixe trop, en se protégeant les yeux de sa main. »
Ils l’observent jusqu’à ce qu’elle arrive près d’eux et leur demande, tout humble :
« Où est votre Maître ?
– Passe ton chemin. Pourquoi le demandes-tu ?
– J’avais besoin de lui ...
– Il ne se perd pas avec les femmes, répond Pierre sèchement.
– Je le sais. Avec les femmes, non. Mais je suis une âme de femme qui a besoin de lui.
– Laisse-la faire » conseille Jude.
Et il répond à Photinaï :
« Attends. Il va bientôt revenir. »
La femme se met dans un coin de la route à un tournant et reste immobile et silencieuse. Tous la délaissent. Mais Jésus revient vite et Pierre dit :
« Voici le Maître. Dis-lui ce que tu veux, dépêche-toi ! »
Sans même lui répondre, la femme tombe aux pieds de Jésus et s’incline jusqu’au sol en silence.
« Photinaï, qu’attends-tu de moi ?
– Ton aide, Seigneur. Je suis bien faible, mais je ne veux plus pécher. Je l’ai déjà dit à l’homme. Mais maintenant que je ne suis plus une pécheresse, je ne sais plus rien. Le bien, je l’ignore. Que dois-je faire ? Dis-le-moi, toi. Je ne suis que fange. Mais tes pieds foulent la route pour aller vers les âmes. Foule au pied ma fange, mais viens toucher mon âme par tes conseils. »
Elle pleure.
« Comme tu es seule, femme, tu ne pourrais marcher à ma suite. Mais si tu veux réellement ne plus pécher et connaître la science de ne pas recommencer, retourne chez toi dans un esprit de pénitence et attends. Un jour viendra où, femme parmi d’autres également rachetées, tu pourras être proche de ton Rédempteur et apprendre la science du bien. Va. N’aie pas peur. Sois fidèle à ta volonté actuelle de ne pas pécher. Adieu. »
La femme baise la poussière, se relève et s’éloigne à reculons pendant quelques mètres, puis elle repart vers Sychar...
Le groupe est en train de quitter la Samarie. Jésus vient de guérir une possédée, en faisant de justes reproches à Pierre, car celui-ci croyait qu'on voulait lui faire du mal. Jésus s'absente un moment et Photinaï arrive, alors que Pierre boude...
EMV 147.4 · Tome 2, p. 481-482
Le repas fini, leur halte se prolonge encore quelque temps jusqu’à ce que Jésus se lève et dise :
« Venez, toi André, et toi Simon. Je vais voir si cette maison nous est amie ou hostile. »
Et il part pendant que les autres demeurent en silence (...).
Brève évocation d'André et Simon le Zélote, après que le groupe apostolique ait terminé de manger.
EMV 148 · Tome 2, p. 483-485
Titre du chapitre : Jésus rend visite à Jean-Baptiste près d’Hennon.
Date de la vision : Le vendredi 27 avril 1945.
Calendrier : Vendredi 7 janvier 28
Lieux (carte) : Près d'Ennon, aussi appelé Hennon.
Cycle : La Samaritaine
Résumé : Jésus va rencontrer Jean-Baptiste, dans une grotte, près d'Hennon. Il le remercie pour avoir accompli parfaitement sa mission de Précurseur. Celui-ci lui confie alors son désir : que Jésus recueille ses trois disciples préférés, en particulier Matthias, le berger de la Nativité. Jésus y consent et alors que Jean pleure grâce à une joie spirituelle, le Seigneur lui évoque Marie et il lui assure que son âme sera proche de la sienne jusqu'à ce que son cousin soit dans la paix.
Contenu du chapitre : 148.1 : Jésus arrive à la grotte du Baptiste. 148.2 : Je suis venu te dire merci. Le Baptiste confie ses disciples à Jésus. 148.3 : Vis et meurs en paix pour tes disciples.