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Notes du thème

Saints, vénérables et bienheureux de l'Eglise catholique

Page 57 sur 111

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EMV 112.4-6 · Tome 2, p. 242-246

L’Evangile tel qu'il m'a été révélé

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112.4 Jésus entre avec les quatre disciples qui sont restés et, après avoir embrassé Lazare, il lui présente Jean, Philippe et Barthélemy, puis il les congédie et reste seul avec Lazare.

Ils se dirigent vers la maison. Cette fois, sous le beau portique, il y a une femme. C’est Marthe. Assez grande, mais moins que sa soeur, brune et mate alors que l’autre est blonde et rose, c’est une belle jeune fille, aux formes harmonieuses. Ses cheveux sont couleur de jais, au-dessus d’un front légèrement brun et lisse. Ses yeux, qui respirent la douceur, sont noirs, grands, veloutés, encadrés par des cils foncés. Le nez est légèrement aquilin et la bouche vermeille tranche sur la couleur brune des joues. Elle sourit en montrant de belles dents très blanches.

Son habit de laine est bleu foncé avec des galons rouges et vert foncé au cou et au bout des manches larges, qui s’arrêtent au coude et d’où sortent d’autres manches d’un lin très fin et blanc, serrées au poignet par un petit cordon qui les plisse. En haut de la poitrine aussi, à la base du cou, ressort cette chemisette très fine et blanche que serre un cordon. Sa ceinture est une écharpe bleue, rouge et verte, faite d’une étoffe très fine qui serre le haut des hanches et retombe, avec un noeud de franges, du côté gauche. C’est un vêtement riche et chaste.

« J’ai une soeur, Maître. La voilà : c’est Marthe. Elle est bonne et pieuse. Elle fait le réconfort et l’honneur de la famille, ainsi que la joie du pauvre Lazare. Auparavant, elle était ma première et unique joie. Maintenant, elle est la seconde, car la première, c’est toi. »

Marthe se prosterne à terre et baise le bord du vêtement de Jésus.

« Paix à cette excellente soeur et à cette femme chaste. Relève-toi. »

Marthe se lève et entre dans la maison avec Jésus et Lazare. Puis elle s’excuse de s’absenter pour les besoins de la maison.

« Elle est ma paix... », murmure Lazare, en scrutant Jésus des yeux. Mais Jésus ne semble pas s’en apercevoir.

112.5 Lazare demande :

« Et Jonas ?

– Il est mort.

– Mort ? Dans ce cas...

– Je l’ai eu à la fin de sa vie. Mais il est mort libre et heureux, chez moi à Nazareth, entre ma Mère et moi.

– Doras l’a usé avant de te le donner !

– Il est mort de fatigue, oui, mais aussi sous les coups qu’il a reçus.

– C’est un démon, et il te hait. Cette hyène déteste le monde entier... Il ne t’a pas dit qu’il te hait... ?

– Il me l’a dit.

– Méfie-toi de lui, Jésus. Il est capable de tout. Seigneur... que t’a dit Doras ? Ne t’a-t-il pas conseillé de me fuir ? Ne t’a-t-il pas montré le pauvre Lazare sous un jour ignominieux ?

– Je crois que tu me connais suffisamment pour comprendre que je juge par moi-même et avec justice. Quand j’aime, j’aime sans me demander si cet amour peut me servir ou me desservir aux yeux du monde.

– Mais cet homme est féroce et atroce quand il blesse et tâche de nuire... Il m’a tourmenté encore ces jours passés. Il est venu ici et m’a dit... Ah ! Alors que j’ai déjà tant de soucis ! Pourquoi vouloir t’enlever à moi, toi aussi ?

– Je suis le réconfort des tourmentés et le compagnon des abandonnés. C’est pour cela aussi que je suis venu à toi.

– Oh ! Alors tu sais ?... Ah, ma honte !

– Non. Pourquoi ta honte ? Je sais. Eh quoi ? Prononcerai-je l’anathème sur toi qui souffres ? Je suis miséricorde, paix, pardon, amour pour tous ; et que sera-ce pour les innocents ? Tu n’es pas responsable du péché qui te fait souffrir. Devrais-je m’acharner sur toi, alors que j’ai pitié d’elle aussi ?...

– Tu l’as vue ?

– Je l’ai vue. Ne pleure pas. »

Mais Lazare a laissé retomber sa tête sur ses bras croisés sur la table. Il pleure et sanglote douloureusement.

Marthe s’avance et regarde. Jésus lui fait signe de garder le silence. Elle s’éloigne alors avec des larmes qui coulent silencieusement. Lazare se calme peu à peu et a honte de sa faiblesse. Jésus le réconforte et, comme son ami désire rester seul un instant, il sort dans le jardin et se promène dans les parterres où quelques roses pourpres résistent encore.

112.6 Marthe le rejoint peu après.

« Maître... Lazare t’a parlé ?

– Oui, Marthe.

– Lazare n’a plus de paix depuis qu’il sait que tu es au courant et que tu l’as vue...

– Comment est-il au courant ?

– D’abord cet homme qui était avec toi et qui prétend être ton disciple : cet homme jeune, grand, brun et sans barbe... puis Doras. Ce dernier nous a fustigés de son mépris, et l’autre a seulement dit que vous l’aviez vue sur le lac... avec ses amants...

– Mais ne pleurez pas pour cela ! Croyez-vous que j’ignorais votre blessure ? Je la connaissais déjà quand j’étais auprès du Père... Ne te laisse pas abattre, Marthe. Relève ton coeur et ton front.

– Prie pour elle, Maître. Moi, je prie... mais je n’arrive pas à pardonner complètement, et peut-être l’Eternel repousse-t-il ma prière.

– Tu as raison : il faut pardonner pour être pardonné et écouté. Je prie déjà pour elle. Mais donne-moi ton pardon et celui de Lazare. Toi, par ta fraternelle bonté, tu peux parler et obtenir encore plus que moi. Sa blessure est trop ouverte et brûlante pour que même ma main l’effleure. Toi, tu peux le faire. Donnez-moi votre pardon plénier, saint et, moi, j’agirai...

– Pardonner... Nous ne le pourrons pas. Notre mère est morte de douleur à cause de sa mauvaise conduite... et ce n’était encore que peu de chose au regard de sa conduite actuelle. Je vois les tortures de notre mère... elles sont toujours présentes à mon esprit. Et je vois ce que souffre Lazare.

– C’est une malade, Marthe, une folle. Pardonnez-lui.

– Elle est possédée par le démon, Maître.

– Qu’est-ce que la possession diabolique, sinon une maladie de l’âme contaminée par Satan, dénaturée au point d’en faire un être spirituel diabolique ? Comment expliquer autrement certaines perversions humaines ? Ces perversions rendent l’homme pire que les fauves pour ce qui est de la férocité, plus libidineux que les singes quant à la luxure, et ainsi de suite, pour en faire un être hybride où se fondent l’homme, l’animal et le démon. Voilà l’explication de ce qui étonne comme une monstruosité qui passe pour inexplicable chez tant de personnes. Ne pleure pas. Pardonne. Moi, je vois. C’est que j’ai une vue qui dépasse celle de l’oeil et du coeur : j’ai la vue de Dieu. Je vois. Je te le dis : pardonne parce qu’elle est malade.

– Guéris-la, alors !

– Je la guérirai. Aie foi. Je te donnerai cette joie. Mais toi, pardonne et dis à Lazare de pardonner lui aussi. Pardonne. Aime-la encore. Rapproche-toi d’elle. Parle-lui comme si elle était comme toi. Parle-lui de moi...

– Comment veux-tu qu’elle te comprenne, toi qui es le Saint ?

– Elle paraîtra ne pas comprendre, mais déjà mon seul nom est salut. Fais qu’elle pense à moi et dise mon nom. Ah ! Satan s’enfuit quand la pensée de mon nom arrive dans un coeur. Souris, Marthe, à cette espérance. Regarde cette rose. La pluie des jours derniers l’avait abîmée, mais regarde : le soleil d’aujourd’hui l’a épanouie, et elle est encore plus belle car les gouttes de pluie qui restent entre ses pétales lui créent une parure de diamants. Il en sera ainsi de votre maison... Larmes et douleur maintenant, puis... joie et gloire. Va. Parles-en à Lazare, pendant que moi, dans la paix de ton jardin, je prie le Père pour Marie et pour vous... »

Tout se termine ainsi.

EMV 112.13 · Tome 2, p. 321

L’Evangile tel qu'il m'a été révélé

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Citation

Jésus entre dans la cuisine pour prendre sa nourriture, mais à peine a-t-il commencé de manger que l’on frappe à la porte.

André, qui en est le plus près, se lève et sort dans la cour. Il parle, puis rentre :

« Maître, une femme, celle qui pleurait, te demande. Elle dit qu’elle doit partir et qu’elle doit te parler.

– Mais si c’est comme ça, comment et quand va manger le Maître ? s’exclame Pierre.

– Il fallait lui dire de revenir plus tard, dit Philippe.

– Silence. Je mangerai après. Continuez, vous autres. »

EMV 113 · Tome 2, p. 246-248

L’Evangile tel qu'il m'a été révélé

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Détail

Jésus revient à Béthanie après la fête des Tentes. Il discute avec Lazare, qui lui parle de Joseph d'Arimathie, ainsi que de Nicodème. Le premier souhaite le voir et a affirmé que celui qui fait des miracles a Dieu avec soi. Le second critique la présence de Judas dans le groupe apostolique, car c'est un caméléon. Les deux amis discutent donc de l'Iscariote, puis la vision prend fin.

EMV 113.1-5 · Tome 2, p. 246-248

L’Evangile tel qu'il m'a été révélé

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Citation

Jésus est de nouveau chez Lazare. D’après ce que j’entends, je comprends que la fête des Tentes est déjà passée, et que Jésus est revenu à Béthanie sur l’insistance de son ami qui souhaiterait ne jamais se séparer de Jésus. Je comprends aussi que Jésus y est accompagné des seuls Simon et Jean. Les autres sont disséminés dans la région. Je comprends enfin qu’il s’agit d’une réunion d’amis encore fidèles à Lazare, qui les a invités pour leur faire connaître Jésus.

Je comprends tout cela, car Lazare met encore mieux en lumière le caractère de chacun.

113.3 C’est ainsi qu’il parle de Joseph d’Arimathie, en le présentant comme « un homme juste et un véritable Israélite ». Il dit :

« Il n’ose le dire, car il craint le Sanhédrin dont il fait partie, et qui déjà te hait. Mais il espère que tu es bien le Messie annoncé par les prophètes. C’est lui qui m’a demandé de venir pour te connaître et te juger par lui-même, car ce que tes ennemis disaient de toi ne lui paraît pas juste... Des pharisiens sont même venus de Galilée pour t’accuser de péché. Mais Joseph en a jugé ainsi : “ Celui qui fait des miracles a Dieu avec lui. Qui a Dieu avec lui ne peut être dans le péché. Au contraire, il ne peut être qu’un homme aimé par Dieu. ” Il voudrait bien que tu ailles chez lui, à Arimathie. Il m’a demandé de te le dire. Et moi, je t’en prie : exauce à la fois sa prière et la mienne.

– Je suis venu pour les pauvres et pour ceux qui souffrent dans leur âme et leur corps plus que pour les puissants qui ne voient en moi qu’un objet qui les intéresse. Mais j’irai chez Joseph. Je n’ai aucun parti pris contre les puissants. L’un de mes disciples pourrait en témoigner : celui qui, par curiosité et pour se donner de l’importance, est venu chez toi, sans mon ordre... mais il est jeune, il faut l’excuser... Il pourrait témoigner de mon respect pour les castes puissantes qui se proclament d’elles-mêmes “ les tutrices de la Loi ” et... – à ce qu’elles laissent entendre – les soutiens du Très-Haut. Or l’Eternel se soutient tout seul ! Nul docteur n’a jamais fait preuve d’autant de respect que moi pour les officiers du Temple.

– Je le sais et il y en a beaucoup qui le savent, beaucoup... Mais seuls les meilleurs donnent à ton attitude son nom exact. Les autres... l’appellent “ hypocrisie ”.

– Chacun donne ce qu’il a en lui, Lazare.

– C’est vrai. Mais va chez Joseph. Il souhaiterait ta présence pour le prochain sabbat.

– J’irai. Tu peux le lui faire savoir.

113.4 – Nicodème aussi est bon. Mais il... il m’a dit... Puis-je te rapporter une critique à propos de l’un de tes disciples ?

– Cite-la. Si Nicodème est un homme juste, son jugement sera juste. S’il est injuste, il critiquera une conversion, car l’Esprit donne la lumière à l’esprit de l’homme, si c’est un homme droit ; et l’esprit de l’homme, conduit par l’Esprit de Dieu, possède une sagesse surnaturelle et lit ce qu’il y a dans les coeurs.

– Il m’a dit : “ Je ne critique pas la présence d’ignorants et de publicains au nombre des disciples du Christ, mais je ne trouve pas convenable qu’il y ait parmi les siens un homme qui ne sait pas s’il est pour lui ou contre lui et qui est comme un caméléon qui prend la couleur et l’aspect de ce qui l’entoure. ”

– Il s’agit de Judas. Je le sais. Mais soyez-en tous sûrs : la jeunesse est un vin qui fermente, puis s’éclaircit. Pendant la fermentation, il se gonfle et écume et déborde de tous côtés sous l’effet d’une vitalité exubérante. Le vent du printemps secoue les arbres dans tous les sens, il semble ébouriffer follement les frondaisons. Mais c’est lui que nous devons remercier pour la fécondation des fleurs. Judas est vin et vent. Mais il n’est pas mauvais. Ses agissements bouleversent et troublent, heurtent même, et font souffrir. Mais il n’est pas foncièrement mauvais... c’est un poulain au sang ardent.

– Tu le dis... Moi, je ne suis pas compétent pour le juger.

113.5 Il m’est resté l’amer souvenir qu’il m’a dit que tu l’avais vue...

– Mais cette amertume est maintenant adoucie par le miel que t’apporte ma promesse...

– Oui, mais moi je garde le souvenir de ce moment. On n’oublie pas la souffrance, même quand elle appartient au passé.

– Lazare, Lazare, tu t’inquiètes de trop de choses... et si peu importantes ! Laisse faire le temps : ce sont des bulles d’air qui crèvent et disparaissent avec leurs reflets gais ou tristes. Regarde vers le Ciel. Lui, il ne s’évanouit pas : il demeure pour les justes.

– Oui, mon Maître et ami. Je ne veux pas juger les relations de Judas avec toi, ni sa présence à tes côtés que tu acceptes. Je prierai pour qu’il ne te nuise pas. »

Jésus sourit et la vision prend fin.

Mots-clés

EMV 113.1-3 · Tome 2, p. 246-247

L’Evangile tel qu'il m'a été révélé

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Il [Lazare] parle de Joseph d’Arimathie, en le présentant comme « un homme juste et un véritable Israélite ». Il dit :

« Il n’ose le dire, car il craint le Sanhédrin dont il fait partie, et qui déjà te hait. Mais il espère que tu es bien le Messie annoncé par les prophètes. C’est lui qui m’a demandé de venir pour te connaître et te juger par lui-même, car ce que tes ennemis disaient de toi ne lui paraît pas juste... Des pharisiens sont même venus de Galilée pour t’accuser de péché. Mais Joseph en a jugé ainsi : “ Celui qui fait des miracles a Dieu avec lui. Qui a Dieu avec lui ne peut être dans le péché. Au contraire, il ne peut être qu’un homme aimé par Dieu. ” Il voudrait bien que tu ailles chez lui, à Arimathie. Il m’a demandé de te le dire. Et moi, je t’en prie : exauce à la fois sa prière et la mienne.

– Je suis venu pour les pauvres et pour ceux qui souffrent dans leur âme et leur corps plus que pour les puissants qui ne voient en moi qu’un objet qui les intéresse. Mais j’irai chez Joseph. Je n’ai aucun parti pris contre les puissants. L’un de mes disciples pourrait en témoigner : celui qui, par curiosité et pour se donner de l’importance, est venu chez toi, sans mon ordre... mais il est jeune, il faut l’excuser... Il pourrait témoigner de mon respect pour les castes puissantes qui se proclament d’elles-mêmes “ les tutrices de la Loi ” et... – à ce qu’elles laissent entendre – les soutiens du Très-Haut. Or l’Eternel se soutient tout seul ! Nul docteur n’a jamais fait preuve d’autant de respect que moi pour les officiers du Temple.

– Je le sais et il y en a beaucoup qui le savent, beaucoup... Mais seuls les meilleurs donnent à ton attitude son nom exact. Les autres... l’appellent “ hypocrisie ”.

– Chacun donne ce qu’il a en lui, Lazare.

– C’est vrai. Mais va chez Joseph. Il souhaiterait ta présence pour le prochain sabbat.

– J’irai. Tu peux le lui faire savoir.

EMV 113.2 · Tome 2, p. 246

L’Evangile tel qu'il m'a été révélé

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Citation

Jésus est de nouveau chez Lazare. D’après ce que j’entends, je comprends que la fête des Tentes est déjà passée, et que Jésus est revenu à Béthanie sur l’insistance de son ami qui souhaiterait ne jamais se séparer de Jésus. Je comprends aussi que Jésus y est accompagné des seuls Simon et Jean. Les autres sont disséminés dans la région. Je comprends enfin qu’il s’agit d’une réunion d’amis encore fidèles à Lazare, qui les a invités pour leur faire connaître Jésus.

EMV 113.4 · Tome 2, p. 247-248

L’Evangile tel qu'il m'a été révélé

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Citation

113.4 – Nicodème aussi est bon. Mais il... il m’a dit... Puis-je te rapporter une critique à propos de l’un de tes disciples ?

– Cite-la. Si Nicodème est un homme juste, son jugement sera juste. S’il est injuste, il critiquera une conversion, car l’Esprit donne la lumière à l’esprit de l’homme, si c’est un homme droit ; et l’esprit de l’homme, conduit par l’Esprit de Dieu, possède une sagesse surnaturelle et lit ce qu’il y a dans les coeurs.

– Il m’a dit : “ Je ne critique pas la présence d’ignorants et de publicains au nombre des disciples du Christ, mais je ne trouve pas convenable qu’il y ait parmi les siens un homme qui ne sait pas s’il est pour lui ou contre lui et qui est comme un caméléon qui prend la couleur et l’aspect de ce qui l’entoure. ”

– Il s’agit de Judas. Je le sais. Mais soyez-en tous sûrs : la jeunesse est un vin qui fermente, puis s’éclaircit. Pendant la fermentation, il se gonfle et écume et déborde de tous côtés sous l’effet d’une vitalité exubérante. Le vent du printemps secoue les arbres dans tous les sens, il semble ébouriffer follement les frondaisons. Mais c’est lui que nous devons remercier pour la fécondation des fleurs. Judas est vin et vent. Mais il n’est pas mauvais. Ses agissements bouleversent et troublent, heurtent même, et font souffrir. Mais il n’est pas foncièrement mauvais... c’est un poulain au sang ardent.

– Tu le dis... Moi, je ne suis pas compétent pour le juger.

113.5 Il m’est resté l’amer souvenir qu’il m’a dit que tu l’avais vue...

– Mais cette amertume est maintenant adoucie par le miel que t’apporte ma promesse...

– Oui, mais moi je garde le souvenir de ce moment. On n’oublie pas la souffrance, même quand elle appartient au passé.

– Lazare, Lazare, tu t’inquiètes de trop de choses... et si peu importantes ! Laisse faire le temps : ce sont des bulles d’air qui crèvent et disparaissent avec leurs reflets gais ou tristes. Regarde vers le Ciel. Lui, il ne s’évanouit pas : il demeure pour les justes.

– Oui, mon Maître et ami. Je ne veux pas juger les relations de Judas avec toi, ni sa présence à tes côtés que tu acceptes. Je prierai pour qu’il ne te nuise pas. »

Jésus sourit et la vision prend fin.

Détail

Lazare et Jésus parlent de Joseph d'Arimathie, puis de Nicodème.

EMV 113.4-5 · Tome 2, p. 247-248

L’Evangile tel qu'il m'a été révélé

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Citation

« Judas est vin et vent. Mais il n’est pas mauvais. Ses agissements bouleversent et troublent, heurtent même, et font souffrir. Mais il n’est pas foncièrement mauvais... c’est un poulain au sang ardent.

– Tu le dis... Moi, je ne suis pas compétent pour le juger.

113.5 Il m’est resté l’amer souvenir qu’il m’a dit que tu l’avais vue...

– Mais cette amertume est maintenant adoucie par le miel que t’apporte ma promesse...

– Oui, mais moi je garde le souvenir de ce moment. On n’oublie pas la souffrance, même quand elle appartient au passé.

– Lazare, Lazare, tu t’inquiètes de trop de choses... et si peu importantes ! Laisse faire le temps : ce sont des bulles d’air qui crèvent et disparaissent avec leurs reflets gais ou tristes. Regarde vers le Ciel. Lui, il ne s’évanouit pas : il demeure pour les justes.

– Oui, mon Maître et ami. Je ne veux pas juger les relations de Judas avec toi, ni sa présence à tes côtés que tu acceptes. Je prierai pour qu’il ne te nuise pas. »

Jésus sourit et la vision prend fin.

Détail

Jésus parle de Judas à Lazare et ce dernier évoque Marie-Madeleine.

EMV 114 · Tome 2, p. 248-256

L’Evangile tel qu'il m'a été révélé

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Détail

Jésus va à un banquet donné par Joseph d'Arimathie. Lazare, Gamaliel, Félix, Jean, Simon et Corneille (des pharisiens) sont présents. Jésus, de son côté, a pris Thomas et Nicodème avec lui. Les invités parlent de Jean-Baptiste, dont la sainteté est incontestable, et parlent du fait que les miracles ne prouvent pas forcément la sainteté. Ils dévient sur Aaron et Moïse, en parlant notamment du pontificat et du grand-prêtre, Caïphe. Jésus donne une définition de ce qu'est un pontife, mais fâché, Félix s'en va. Jésus demande alors à Gamaliel s'il veut lui aussi un miracle, et ce dernier ne veut que le signe que l'Enfant lui a promis.

EMV 114.1 · Tome 2, p. 248-249

L’Evangile tel qu'il m'a été révélé

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114.1 Arimathie est encore accidentée. Je ne sais pourquoi, je me la figurais en plaine. Néanmoins, ses collines s’abaissent graduellement vers la plaine qui, à certains détours de la route, apparaît fertile du côté du couchant et, en cette matinée de novembre disparaît à l’horizon sous une brume qui ressemble à une étendue d’eau illimitée.

Jésus est avec Simon et Thomas. Il n’a pas d’autres apôtres avec lui. J’ai l’impression qu’il tient sagement compte des sentiments et des caractères divers des gens qu’il doit fréquenter et que, selon les circonstances, il amène avec lui ceux qu’un hôte peut accepter sans être trop heurté. Ces juifs doivent être plus... susceptibles que des femmelettes romantiques...

Je me rends compte qu’ils parlent de Joseph d’Arimathie, et Thomas, qui le connaît peut-être très bien, montre ses vastes et belles propriétés qui s’étendent sur la colline, en particulier du côté de Jérusalem, sur la route qui va de la capitale à Arimathie et relie ensuite cette localité à Joppé. J’entends que c’est leur sujet de discussion, et Thomas mentionne aussi avec admiration les champs de Joseph qui bordent les routes de la plaine.

« Mais, au moins, ici les hommes ne sont pas traités comme des animaux ! Ah ! ce Doras ! » dit Simon.

En effet, les travailleurs sont ici bien nourris et correctement vêtus, et ils montrent la satisfaction des gens qui ont une bonne situation. Ils saluent avec respect parce qu’ils savent certainement déjà quel est cet homme beau et de haute taille qui traverse la campagne d’Arimathie vers la maison de leur maître, et ils l’observent en discutant à mi-voix.