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Actes au quotidien

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EMV 125 · Tome 2, p. 338-343

L’Evangile tel qu'il m'a été révélé

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Détail

Jésus est à la Belle-Eau et donne un discours sur le Commandement : "Tu sanctifieras les fêtes". Il parle du repos sabbatique - pour nous, c'est l'équivalent du repos du dimanche. C'est un ordre physique, moral, spirituel. Jésus parle également du travail. Il insiste sur le travail honnête, qui soit porté par l'amour du prochain. Quand on se repose le septième jour, enfin, on doit le dédier à notre famille, à Dieu, et en profiter pour réaliser un examen de conscience, afin d'être meilleur la semaine suivante. Pour finir, le Seigneur nous enjoint à être comme des tout-petits et il y a la très belle guérison physique d'un enfant qui a été paralysé après avoir été renversé par un hérodien.

EMV 125.2-4 · Tome 2, p. 339-342

L’Evangile tel qu'il m'a été révélé

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Citation

125.2 « Il est dit : “ Fais un travail honnête et consacre le septième jour au Seigneur et à ton âme. ” C’est cela que dit le commandement du repos sabbatique.

L’homme n’est pas plus grand que Dieu, or Dieu a fait la création en six jours et s’est reposé le septième. Comment donc l’homme se permet-il de ne pas imiter le Père et de ne pas obéir à son commandement ? Est-ce un ordre stupide ? Non. En vérité, c’est un commandement salutaire, que ce soit dans l’ordre physique, moral ou spirituel.

Un corps fatigué a besoin de repos comme celui de tout être. Le boeuf qui laboure les champs, l’âne qui nous porte, la brebis qui a mis bas son agneau et nous donne son lait se reposent eux aussi, et nous les laissons se reposer pour ne pas les perdre. Les mois où elle n’est pas ensemencée, la terre des champs repose aussi, et nous la laissons reposer, car elle se nourrit et se sature des sels qui lui tombent du ciel ou remontent du sol. Sans même nous demander notre avis, les animaux et les plantes qui obéissent aux lois éternelles d’une sage reproduction se reposent bien. Alors pourquoi l’homme ne veut-il pas imiter le Créateur qui s’est reposé le septième jour, tandis que les créatures inférieures, végétaux ou animaux, sans avoir reçu d’autre ordre que leur instinct, savent s’y conformer et lui obéir ?

Ce commandement est aussi utile à l’ordre moral qu’à l’ordre physique. Pendant six jours, l’homme a été occupé par tous et par tout. Pris comme le fil dans le mécanisme du métier à tisser, il n’a eu de cesse de courir ici et là, sans jamais pouvoir se dire : “ Maintenant, je m’occupe de moi-même et de ceux qui me sont le plus cher. Je suis un père, et aujourd’hui mes enfants existent pour moi ; je suis un époux, et aujourd’hui je me consacre à ma femme ; je suis un frère et je profite de mes frères ; je suis un fils et je procure mes soins à mes parents âgés. ”

C’est un ordre spirituel. Le travail est saint, mais l’amour l’est davantage, et Dieu est le Très-Saint. Par conséquent, souviens-toi de réserver au moins un jour sur sept à notre bon et saint Père, qui nous a donné la vie et nous la conserve. Pourquoi le traiter moins bien qu’un père, que des enfants, des frères, une épouse, ou notre propre corps ? Que le jour du Seigneur lui appartienne. Ah ! Quelle douceur est-ce de se retrouver après le travail du jour, le soir, dans un foyer plein d’affection ! Quelle douceur que de le retrouver après un long voyage ! Et pourquoi ne pas se retrouver après six jours de travail dans la maison du Père ? Pourquoi ne pas être comme un fils qui revient d’un voyage de six jours et dit : “ Voilà, je viens passer mon jour de repos avec toi ” ?

125.3 Mais, maintenant, écoutez, j’ai dit : “ Travaille d’un travail honnête. ”

Vous savez que notre Loi commande l’amour du prochain. L’honnêteté du travail fait partie de l’amour du prochain. Celui qui est honnête dans son travail ne vole pas dans le commerce, ne prive pas l’ouvrier de son salaire, ne l’exploite pas malhonnêtement. Il se rappelle que le serviteur comme l’ouvrier ont une chair et une âme semblable à la sienne. Il ne les traite pas comme des pierres inertes que l’on peut briser et frapper avec le pied ou le fer. Celui qui n’agit pas ainsi n’aime pas son prochain et pèche donc aux yeux de Dieu. Son gain est maudit, même s’il en met de côté une obole pour le Temple.

Qu’une telle offrande est menteuse ! Comment peut-on oser la déposer au pied de l’autel, alors qu’elle ruisselle des larmes et du sang de l’inférieur exploité, ou qu’elle s’appelle “ vol ”, c’est-à-dire trahison à l’égard du prochain – car le voleur est un traître pour son prochain – ? Voici ce qu’est la sanctification d’une fête : c’est en profiter pour s’examiner soi-même et s’employer à devenir meilleur et à réparer les péchés commis pendant les six jours. Mais, croyez-le bien, ce n’est pas un acte tout extérieur qui ne changerait pas d’un iota votre façon de vous comporter.

Dieu veut des oeuvres vivantes et non pas des simulacres d’oeuvres. Une fausse obéissance à sa Loi n’est qu’un simulacre. Simulacre aussi la sanctification mensongère du sabbat, c’est-à-dire le repos qu’on observe pour bien montrer aux yeux des hommes qu’on obéit au commandement, mais en passant ces heures de loisir dans le vice, dans la luxure, dans la ripaille, ou encore en réfléchissant à la meilleure manière de voler son prochain et de lui nuire la semaine suivante. Simulacre encore la sanctification du sabbat, c’est-à-dire le repos matériel, si elle ne s’accompagne pas d’un travail intime, spirituel, sanctifiant, d’un sincère examen de conscience, de la reconnaissance humble de sa propre misère, d’une sérieuse résolution de mieux agir la semaine suivante.

125.4 Vous direz : “ Et si ensuite on retombe dans le péché ? ” Mais que diriez-vous d’un enfant qui, après être tombé, ne voudrait plus faire un pas pour ne pas s’exposer à une autre chute ? Que c’est un sot. Qu’il ne doit pas avoir honte d’avoir une démarche mal assurée, puisque nous sommes tous passés par-là quand nous étions petits et que notre père ne nous en a pas moins aimés pour autant... Qui ne se souvient comment nos chutes ont fait tomber sur nous une pluie de baisers maternels et de caresses de notre père ?

C’est exactement ce que fait notre très doux Père qui est dans les Cieux. Il se penche sur son petit enfant tombé par terre qui pleure, et il lui dit : “ Ne pleure pas. Je te relève. Tu feras plus attention une autre fois. Maintenant, viens dans mes bras. Là, tout ton mal disparaîtra et tu en sortiras fortifié, guéri, heureux. ” C’est cela que dit notre Père qui est dans les Cieux. C’est cela que je vous dis, moi aussi.

Si vous arrivez à avoir foi dans le Père, tout vous réussira. Une foi – faites bien attention – comme celle d’un tout petit. Le petit enfant croit tout possible. Il ne se demande pas comment tel fait peut se produire. Il n’en mesure pas la profondeur. Il croit en celui qui lui inspire confiance et fait ce qu’il lui dit. Soyez comme de petits enfants auprès du Très-Haut. Comme il les aime, ces petits anges égarés sur notre terre et qui en font la beauté ! Il aime également les âmes qui deviennent simples, bonnes, pures comme un enfant.

EMV 125.2 · Tome 2, p. 340

L’Evangile tel qu'il m'a été révélé

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Citation

Le travail est saint, mais l’amour l’est davantage, et Dieu est le Très-Saint.

Détail

Cette phrase est tirée d'un discours sur le repos du sabbat, et donc du dimanche.

EMV 125.3 · Tome 2, p. 341

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Citation

Dieu veut des oeuvres vivantes et non pas des simulacres d’oeuvres. Une fausse obéissance à sa Loi n’est qu’un simulacre. Simulacre aussi la sanctification mensongère du sabbat, c’est-à-dire le repos qu’on observe pour bien montrer aux yeux des hommes qu’on obéit au commandement, mais en passant ces heures de loisir dans le vice, dans la luxure, dans la ripaille, ou encore en réfléchissant à la meilleure manière de voler son prochain et de lui nuire la semaine suivante. Simulacre encore la sanctification du sabbat, c’est-à-dire le repos matériel, si elle ne s’accompagne pas d’un travail intime, spirituel, sanctifiant, d’un sincère examen de conscience, de la reconnaissance humble de sa propre misère, d’une sérieuse résolution de mieux agir la semaine suivante.

EMV 128.3 · Tome 2, p. 362

L’Evangile tel qu'il m'a été révélé

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Le désir précède toujours l’action. L’homme est trop faible pour pouvoir désirer sans satisfaire son désir. Et, ce qui est triste au plus haut point, l’homme ne sait pas en faire autant dans ses justes désirs. Dans le mal, l’accomplissement suit le désir. Dans le bien, on s’arrête après le désir, quand encore on ne revient pas en arrière.

EMV 131.1 · Tome 2, p. 380

L’Evangile tel qu'il m'a été révélé

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Citation

Dieu donne à chacun ce qu’il lui faut. C’est la vérité. Qu’est-ce qui est nécessaire à l’homme ? Le faste ? Des serviteurs en grand nombre ? Des domaines dont on ne peut compter les champs ? Des banquets du crépuscule au petit matin ? Non. Ce qui est nécessaire à l’homme, c’est un toit, du pain, des vêtements : l’indispensable pour vivre.

Regardez autour de vous : qui sont les plus joyeux ? qui a la meilleure santé ? Qui profite d’une vieillesse saine et paisible ? Les jouisseurs ? Non. Ceux qui vivent, travaillent et désirent honnêtement. Ils ne sont pas empoisonnés par la luxure, donc ils restent forts ; ils ignorent le poison des banquets, donc ils restent agiles, tout comme le poison de l’envie, donc ils restent joyeux. En revanche, celui qui désire posséder toujours plus tue sa paix et ne tire aucun profit, mais il a une vieillesse précoce, rongé par la rancoeur et les abus.

EMV 132.3 · Tome 2, p. 386

L’Evangile tel qu'il m'a été révélé

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Citation

N’essayez pas de tromper le Seigneur. Que vos actions ne soient pas fausses. Ne mélangez pas Dieu et Mammon. Vous auriez un autel vide : celui de Dieu. Car il est inutile d’élever un nouvel autel s’il subsiste encore des restes de l’autre. C’est soit Dieu, soit l’idole. Choisissez.