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Notes du thème

L'âme immortelle de l'Homme

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Le 30/06/1943

Les Cahiers

Citation

« Ne me demande pas : "Pourquoi l’as-tu permise ?". Si je l’ai permise, ce n’est pas sans raison. [...] Or, si je te disais que l’adhésion d’un fils à la mort de son père abrège le Purgatoire pour lui, que le pardon d’un fils pour les fautes plus ou moins vraies du père est un soulagement pour son âme, tu y croirais. [...] Renoncer à la richesse d’une affection afin de suivre ma volonté sans regrets humains constitue la perfection de la renonciation conseillée au jeune homme de l’Evangile. Souviens-toi de cela pour le reste de ta vie. Un père tel que je suis ne donne jamais quelque chose de nocif à ses enfants. Même si l’apparence est celle d’une pierre pour celui qui demande un baiser, cette pierre est de l’or pur et éternel. Il revient à l’âme de le reconnaître et de le maintenir tel, en prononçant la parole qui m’attira des Cieux au sein de Marie et qui me mit sur la croix pour racheter le monde : "fiat". »

Le 09/08/1943 · Cahiers de 1943, p. 212-214

Les Cahiers

Citation

« Ceux qui ne connaissent pas l’amour et qui n’ont pas la conscience tranquille craignent la mort. Et ils sont la majorité ! Lorsqu’ils se sentent menacés de mort à cause d’une maladie ou de l’âge ou pour toute autre raison, ils commencent à avoir peur, ils s’affligent, se révoltent. Ils tentent même, de toute leur force et par tous les moyens, de fuir la mort. Mais en vain, car quand vient l’heure marquée, aucune précaution ne sert à l’écarter.        

L’heure de la mort est toujours juste car elle est établie par Dieu ; moi seul suis le Maître de la vie et de la mort, et si certains moyens de mort qu’utilisent les hommes à l’instigation du démon ne sont pas les miens, les sentences de mort, imposées pour délivrer une âme d’un trop grand tourment ou pour l’empêcher de commettre des fautes plus grandes, sont toujours de moi. 

Maintenant, écoute : le don de la vie, d’une longue vie, pourquoi puis-je l’accorder ? Pour deux raisons.           

La première est que la créature, qui en jouit, est un esprit illuminé qui a pour mission d’être un phare pour d’autres esprits encore enveloppés des ténèbres de la matérialité. Un grand nombre de mes saints sont parvenus à un grand âge précisément pour cette raison. Et moi seul sais avec quelle ardeur ils désiraient, au contraire, venir à moi.     

La deuxième est que je donne une longue vie pour fournir à une créature informe le moyen, tous les moyens, de se former. Études, amitiés, saintes rencontres, douleurs, joies, lectures, les punitions des guerres ou des maladies, je lui donne tout pour faire en sorte qu’elle grandisse dans mon âge qui n’est pas comme le vôtre. Je veux dire que grandir dans mon âge signifie grandir dans ma sagesse, et on peut être adulte dans mon âge tout en étant des enfants dans le vôtre, ou être puéril dans mon âge en ayant cent ans dans le vôtre. Je ne regarde pas l’âge de votre chair qui meurt : je regarde votre esprit, et je voudrais que vous deveniez des esprits qui savent marcher, parler, agir avec fermeté, et non des esprits balbutiants et chancelants, impuissants comme des tout-petits !

Cela explique pourquoi je dis mon ‘Assez’ très vite dans le cas de créatures que je trouve adultes dans la Foi, la charité, la vie. Un père désire toujours retrouver ses enfants, et avec quelle joie, une fois qu’ils ont terminé les études et le service militaire, ne les serre-t-il pas sur son cœur ! Le bon Père que vous avez aux cieux agirait-il autrement ? Non. Lorsqu’il voit qu’une créature est adulte dans son esprit, il brûle d’envie de l’avoir avec lui, et si, par pitié pour le peuple, il laisse parfois ses serviteurs sur terre pour qu’ils servent d’aimant et de boussole aux autres, d’autres fois il ne résiste pas et il se donne la joie de mettre au ciel une nouvelle étoile avec l’âme d’un saint. 

Ce sont deux attractions et deux aspirations provenant d’un agent unique : l’Amour. L’âme attire à elle son Dieu, ici, où tu es, et Dieu descend trouver ses délices auprès de la créature aimante qui vit de lui. L’âme aspire à s’élever pour être, à jamais et sans voiles, avec son Dieu. Du centre de son ardeur, Dieu attire à lui l’âme tout comme le soleil attire la goutte de rosée, et aspire à l’avoir près de lui, pierre précieuse enfermée dans son triple feu qui donne la béatitude. 

Les bras levés de l’âme rencontrent les bras tendus de Dieu, Maria. Et quand ils se touchent, s’effleurent rapidement, c’est l’extase sur terre ; quand ils s’étreignent de façon durable, c’est la béatitude sans fin du ciel, de mon ciel que j’ai créé pour vous, mes bien-aimés, et qui m’apportera une surabondance de joie lorsqu’il sera rempli de tous mes enfants chéris.          

Quelle éternelle journée de joie incommensurable que la nôtre, pour nous qui nous aimons : nous, Dieu Un et Trin, et vous, les enfants de Dieu !           

Mais ceux qui, par malheur, n’ont pas compris mon amour, ne m’ont pas donné leur amour, n’ont pas compris qu’un seul savoir est utile, celui de l’Amour, pour ceux-là, la mort est à craindre. Ils ont peur. Encore plus peur s’ils sentent qu’ils n’ont pas très bien agi ou agi absolument mal.        

La bouche mensongère de l’être humain — il est rare que sa bouche dise la vérité si belle et bénie, la vérité que moi, Fils de Dieu et parole du Père, vous ai enseigné à toujours dire — la bouche mensongère de l’être humain dit, pour tromper et se réconforter lui-même et pour tromper les autres : ‘J’ai bien agi et j’agis bien’. Mais la conscience comme un miroir à deux faces entre votre moi et l’œil de Dieu, accuse l’humain de ne pas avoir agi et de ne pas agir du tout comme il le proclame.         

Donc, une grande peur les hante : la peur du jugement de Celui à qui les pensées, les actes, les affections de chacun ne restent pas cachés. Mais si vous me craignez tant comme Juge, ô malheureux, pourquoi n’évitez-vous pas de m’avoir pour Juge ? Pourquoi ne faites-vous pas de moi votre Père ? Si vous me craignez, pourquoi n’agissez-vous pas selon mes commandements ? Ne savez-vous pas m’écouter quand je vous parle d’une voix de Père qui vous guide, d’heure en heure d’une main aimante ? Mais obéissez au moins quand je vous parle d’une voix de Roi. Ce sera une obéissance moindrement récompensée, car moins spontanée et douce à mon cœur. Mais ce sera toujours de l’obéissance. Alors, pourquoi ne le faites-vous pas ?  

On n’évite pas la mort. Bienheureux ceux qui arriveront à cette heure revêtus d’amour à la rencontre de Celui qui vient. Leur mort sera paisible comme le passage de mon père sur terre, lequel n’eut aucun sursaut, car c’était un juste dont la vie fut sans reproche. La fin de ceux qui ont aimé sera joyeuse comme le sommeil de ma Mère qui, sur terre, ferma les yeux sur une vision d’amour, puisque toute sa vie, qui ne connut pas le péché, fut amour, et les rouvrit au ciel en se réveillant sur le cœur de Dieu.        

Sais-tu, ma joie, comme ce sera beau pour toi aussi ? Ce matin, quand moi-Eucharistie je venais à toi, tu as tressailli d’extase car tu m’as vu qui me donnais à toi. Mais ça, ce n’est rien, un petit grain d’extase jeté dans ton cœur. Un seul, pour que tu ne sois pas réduite en cendres, et tu l’as senti… Tu as cru mourir d’émotion. Mais quand le moment viendra, je verserai en toi un torrent de joie, car il ne sera plus nécessaire de préserver ta vie humaine et nous partirons ensemble.           

Courage, encore un peu de souffrance par amour pour ton Jésus, et puis ton Jésus abolira ta douleur pour se donner lui-même à toi, complètement, lui-même, joie sans mesure. »

En effet, ce matin j’ai eu une impression si vive que j’ai failli crier. Parce que l’on crie, non seulement d’effroi ou de douleur, mais aussi pour une trop grande joie. J’ai cru que mon cœur allait céder dans la joie et que j’allais mourir comme cela, l’hostie encore sur ma langue.      

Le 08/10/1943

Les Cahiers

Citation

« Les Judas ne constituent pas la masse, car souvent, après une vie infâme vécue dans un corps qui tient l’âme en esclavage, celle-ci triomphe sur la matière : à l’heure extrême, au seuil de la mort qui délivre l’esprit de la chair, l’âme se tourne vers Dieu dont elle a conservé le souvenir et se réfugie en lui. Et croyez-moi : il suffit en vérité d’une palpitation d’amour, de confiance et de repentir pour faire en sorte que l’eau sacrée de mes mérites descende laver le pécheur et lui apporte le salut. Ma Justice n’est pas la vôtre, et ma pitié est bien différente de la vôtre. »

Le 17/10/1943

Les Cahiers

Citation

« C’est en aimant sur Terre que vous travaillez pour le Ciel. C’est en aimant au Purgatoire que vous allez conquérir le Ciel que vous n'avez pas su mériter. C’est en aimant au Paradis que vous jouissez du Ciel. [...] Vos êtres chers ne vous aiment jamais autant qu’après la mort, parce que leur amour baigne désormais dans la Lumière de Dieu et à cette Lumière ils comprennent combien vous les aimez et combien ils auraient dû vous aimer. [...] Fie-toi à moi... Je travaille pour toi et pour tes êtres les plus chers. Élève ton esprit. Je viens pour te donner la joie. Fais-moi confiance. »

EMV 4.6 · Tome 1, p. 31-32

L’Evangile tel qu'il m'a été révélé

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Citation

4.6 Tu as vu la génération continuelle des âmes par Dieu. Imagine donc quelle devait être la beauté de cette âme que le Père avait désirée dès avant l’existence du temps, de cette âme qui faisait les délices de la Trinité qui brûlait de l’orner de ses dons pour s’en faire don à elle-même. Ô femme toute sainte que Dieu créa pour lui-même et, en second lieu, pour le salut des hommes ! Parce que tu devais porter le Sauveur, tu fus l’origine du salut. Paradis vivant, par ton sourire tu as commencé à sanctifier la terre.

L’âme créée pour être celle de la Mère de Dieu ! Lorsque cette étincelle de vie jaillit d’un tressaillement vivant de l’Amour trinitaire, les anges en éprouvèrent une joie extraordinaire, car jamais le Paradis n’avait vu une lumière aussi vive. Comme un pétale de rose céleste, un pétale immatériel et précieux qui était joyau et flamme, qui descendait animer une chair bien autrement que pour les autres et dont le feu était si puissant que le péché originel ne put l’atteindre, elle traversa les espaces et alla s’enfermer dans un sein sanctifié.

Détail

Ce passage montre que Marie est bien créée à l'instant T, il y a 2000 ans (elle n'est pas créé de toute éternité bien qu'elle soit éternellement dans la pensée de Dieu).

Annotation

Tu as vu la génération continuelle des âmes par Dieu. Dans la vision du 25 mai 1944. Voir Les cahiers de 1944.

Comme un pétale de rose céleste, un pétale immatériel et précieux qui était joyau et flamme, qui descendait animer une chair bien autrement que pour les autres. Dans l'ancienne édition, il est écrit : Comme un pétale de rose céleste, un pétale immatériel et précieux qui était joyau et flamme, qui était le souffle de Dieu, qui descendait animer une chair bien autrement que pour les autres. A propos de la partie "Souffle de Dieu" (alito di Dio). L'expression a été corrigée par Maria Valtorta sur une copie dactylographiée. Dans un premier temps, elle avait écrit "Partie de Dieu" (parte di Dio).

EMV 4.7 · Tome 1, p. 32-33

L’Evangile tel qu'il m'a été révélé

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Citation

« Considère comment le fait de porter en son sein un être exempt de la faute originelle – qui prive de Dieu – peut procurer à sa mère qui l’a seulement conçu naturellement, humainement, une intelligence supérieure et en fait un prophète : le prophète de sa fille, qu’elle appelle “ Fille de Dieu ” [Anne estime en effet qu'elle aura une fille]. Imagine également ce qu’il en aurait été si vos premiers parents innocents avaient engendré des enfants innocents, selon la volonté de Dieu.

Voilà, ô hommes qui prétendez approcher du “ surhomme ” mais qui, par vos vices, approchez uniquement du “ super démon ”, quel était le moyen d’arriver au “ surhomme ” : vous aviez là le moyen d’échapper à l’influence néfaste de Satan pour laisser à Dieu l’administration de la vie, de la connaissance, du bien, sans rien désirer de plus – et c’était à peine moins que l’infini – que ce que Dieu vous avait donné, pour pouvoir engendrer, en une continuelle évolution vers la perfection, des enfants qui soient physiquement des hommes et spirituellement des fils de l’Intelligence ; ils auraient ainsi été triomphants, c’est-à-dire forts, des géants contre Satan, qui aurait été cloué à terre des milliers de siècles avant l’heure où il le sera, et avec lui tout le mal qui est en lui. »

Détail

Jésus parle d'Anne qui porte Marie en son sein.

EMV 6.2 · Tome 1, p. 50

L’Evangile tel qu'il m'a été révélé

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Citation

6.2 – Le Seigneur t’a beaucoup aimée, soupire Elisabeth.

– C’est pour cette raison que je lui offre ce que j’aime le plus : ma fleur.

– Comment arriveras-tu à l’arracher de ton sein quand ce sera le moment ?

– Je me rappellerai que je ne l’avais pas, et que c’est Dieu qui me l’a donnée. Je serai toujours plus heureuse maintenant qu’à cette époque-là. Quand je la saurai au Temple, je me dirai : “ Elle prie devant le tabernacle, elle prie le Dieu d’Israël en faveur de sa maman aussi ”, et je me sentirai en paix. Et j’éprouverai une paix encore plus grande en pensant : “ Elle est toute à lui. Lorsque les deux heureux vieillards qui l’ont reçue du Ciel ne seront plus, lui, l’Eternel, sera encore son Père. ” Crois-moi, j’en ai la ferme conviction, cette petite fille ne nous appartient pas. Je n’étais plus bonne à rien... C’est lui qui l’a déposée dans mon sein, comme un don divin pour essuyer mes larmes et affermir notre espérance ainsi que nos prières. C’est pourquoi elle est à lui. Nous en sommes, nous, les heureux gardiens... qu’il en soit béni ! »

Détail

Anne parle avec Elisabeth, la future mère de Jean-Baptiste. Elle lui demande comment elle saura offrir son enfant à Dieu quand le temps sera venu.

EMV 6.7 · Tome 1, p. 53

L’Evangile tel qu'il m'a été révélé

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« Qu’ils rient ou qu’ils pleurent, ces yeux contemplent Dieu avec amour ; par amour pour Dieu, ils caressent, pardonnent et supportent tout, et cet amour pour Dieu les rend invulnérables aux assauts du Mal, qui se sert si souvent du regard pour pénétrer dans le coeur. Ce sont là les yeux purs, paisibles et bienveillants que possèdent les chastes, les saints, ceux qui aiment Dieu.

Je l’ai dit : “ La lampe de ton corps, c’est l’oeil. Si donc ton oeil est sain, ton corps tout entier sera lumineux. Mais si ton oeil est malade, ton corps tout entier sera ténébreux. ” Les saints ont eu cet oeil qui est lumière pour l’âme et salut de la chair car, comme Marie, pendant toute leur vie ils n’ont regardé que Dieu. Plus encore, ils se sont souvenus de Dieu.

Je t’expliquerai, ma petite voix, le sens de ce mot. »

Détail

Jésus parle de Marie, des saints et des bienheureux.

Annotation

Evangile de Matthieu 6, 22-23

Mt 6, 22-23 : La lampe du corps, c'est l'œil. Si ton œil est sain, tout ton corps sera dans la lumière ; mais si ton œil est mauvais, tout ton corps sera dans les ténèbres. Si donc la lumière qui est en toi est ténèbres, combien grandes seront les ténèbres !

Evangile de Luc 11, 34-35

Lc 11, 34-35 : La lampe de ton corps, c'est ton œil. Si ton œil est sain, tout ton corps sera dans la lumière ; s'il est mauvais, ton corps aussi sera dans les ténèbres.

EMV 7.7-9 · Tome 1, p. 59-61

L’Evangile tel qu'il m'a été révélé

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La Sagesse du Fils est déjà sur les lèvres de Marie

7.7 Jésus dit :

« J’entends déjà les commentaires des docteurs en ergoterie : “ Comment une enfant de moins de trois ans peut-elle parler ainsi ? C’est exagéré ! ” Ils ne réfléchissent qu’ils font de moi un phénomène en faisant passer mon enfance pour une conduite d’adulte.

L’intelligence ne vient pas à tous de la même façon et au même âge. L’Eglise a fixé à six ans l’âge auquel on est responsable de ses actes, parce que c’est l’âge auquel tout enfant, même retardé, peut distinguer le bien du mal, ne serait-ce que de façon rudimentaire. Mais il y a des enfants qui peuvent bien plus tôt discerner, comprendre et vouloir avec une raison déjà suffisamment développée. La petite Imelde Lambertini, Rose de Viterbe, Nellie Organ, Nennolina vous donnent un exemple probant qui vous permet de croire, ô docteurs exigeants, que ma Mère a pu penser et parler ainsi. Encore n’ai-je pris que quatre noms au hasard parmi les milliers d’enfants saints qui peuplent mon Paradis après avoir raisonné en adultes sur la terre pendant plus ou moins d’années.

7.8 Qu’est-ce que la raison ? Un don de Dieu. Dieu peut donc l’accorder dans la mesure qu’il veut, à qui il veut et au moment où il le veut. Mieux, la raison est l’un des éléments qui vous font ressembler à Dieu, qui est Esprit intelligent et doué de raison. La raison et l’intelligence furent des dons gratuits accordés par Dieu à l’homme au paradis terrestre. Et comme elles étaient vives quand la grâce était vive, encore intacte et à l’oeuvre dans l’âme des deux premiers parents !

Il est dit, dans le livre de Jésus ben Sirach : “ Toute sagesse vient du Seigneur, elle est près de lui à jamais. ” Quelle sagesse les hommes auraient-ils donc possédée s’ils étaient restés enfants de Dieu !

Les lacunes de votre intelligence sont le résultat naturel de votre déchéance dans le domaine de la grâce et de l’honnêteté. Par la perte de la grâce, vous avez éloigné de vous la Sagesse, et cela pour des siècles. Comme un météore qui se dissimule derrière des kilomètres de nébuleuses, la Sagesse ne vous est plus parvenue avec netteté, mais au travers de brumes que votre corruption ne cesse d’épaissir.

Puis le Christ est venu, et il vous a rendu la grâce, ce don suprême de l’amour de Dieu. Mais savez-vous garder ce joyau net et pur ? Non. Quand vous ne la brisez pas par la volonté individuelle de pécher, vous la souillez par vos continuelles fautes de moindre importance, par vos faiblesses, votre sympathie pour le vice et même par les sympathies qui, sans être de véritables alliances avec le vice septiforme, n’en affaiblissent pas moins la lumière de la grâce et de son action. Vous avez ensuite, pour assombrir la magnifique lumière de l’intelligence que Dieu avait donnée à vos premiers parents, des siècles de corruption qui ont répercuté leur action néfaste sur vos forces physiques et vos facultés intellectuelles.

7.9 Or Marie n’était pas seulement la femme pure, la nouvelle Eve recréée pour faire la joie de Dieu : elle était plus qu’Eve, elle était le chef-d’oeuvre du Très-Haut, elle était la Pleine de grâce, elle était la Mère du Verbe dans l’esprit de Dieu.

“ Le Verbe est la source de la Sagesse ”, dit Jésus ben Sirach. Le Fils n’aurait-il donc pas mis sa propre sagesse sur les lèvres de sa Mère ?

Un prophète chargé de dire les paroles que le Verbe – la Sagesse – lui inspirait de transmettre aux hommes, eut les lèvres purifiées par un chardon ardent : et l’Amour n’aurait pas donné netteté et élévation de langage à son Epouse encore enfant qui devait porter la Parole en son sein ? Elle ne devait plus parler d’abord en enfant puis en femme, mais uniquement et toujours en créature céleste en qui la grande lumière et la sagesse de Dieu étaient infuses.

Le miracle ne réside pas dans l’intelligence supérieure manifestée dès l’enfance par Marie, puis par moi. Le miracle, c’est de pouvoir contenir l’Intelligence infinie qui habitait en nous, dans des limites qui permettent de ne pas frapper d’émerveillement les foules et de ne pas éveiller l’attention de Satan.

Je reviendrai sur ce thème, qui entre dans la catégorie des “ souvenirs ” que les saints ont de Dieu. »

Détail

Dictée donnée après que Maria ait vu un épisode de l'enfance de Marie, où celle-ci fait preuve d'une vive intelligence et se souvient de textes bibliques qu'elle relate comme si elle y avait été. Anne s'exclame alors : "Comment connais-tu ces choses saintes ? Qui te les a apprises ? Ton père ?" "Non. Je ne sais pas qui c’est. J’ai l’impression de les avoir toujours sues. Mais c’est peut-être quelqu’un qui me les dit mais que je ne vois pas. Peut-être l’un des anges que Dieu envoie parler aux hommes bons." Et Jésus commente cet épisode.

EMV 9.3 · Tome 1, p. 69-70

L’Evangile tel qu'il m'a été révélé

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Citation

“ Celui qui aime la Sagesse aime la vie et possèdera la vie en héritage”, dit le Siracide. Mais cela se rattache à ma parole : “ Qui perdra sa vie à cause de moi la sauvera. ” C’est qu’il n’est pas question ici de la pauvre vie de cette terre, mais de la vie éternelle, non des joies d’un instant, mais des joies immortelles.

Annotation

Livre de Ben Sira le Sage 4, 12-13

Si 4, 12-13 : L’aimer, c’est aimer la vie ; ceux qui la cherchent dès l’aurore seront comblés de bonheur ; celui qui la possède obtiendra la gloire en héritage ; là où il entre, le Seigneur donne sa bénédiction.

Evangile de Matthieu 16, 25

Mt 16, 25 : Car celui qui veut sauver sa vie la perdra, mais qui perd sa vie à cause de moi la trouvera.

Evangile de Marc 8, 35 et Evangile de Luc 9, 24

Mc 8, 35 / Lc 9, 24: Car celui qui veut sauver sa vie la perdra ; mais celui qui perdra sa vie à cause de moi et de l’Évangile la sauvera.

Voir l'EMV 346.9.