EMV 444.7-8 · Tome 7
L’Evangile tel qu'il m'a été révélé
Citation
Voici, c’est moi qui vous l’affirme. Le plus pauvre des hommes peut être le plus riche et faire du bien à une quantité innombrable de frères s’il sait aimer jusqu’au sacrifice. Je vous le dis : même si vous n’avez plus une bouchée de pain, une coupe d’eau, un lambeau de vêtement, vous pouvez toujours faire du bien. Comment ? En priant et en souffrant pour vos frères. Faire du bien à qui ? A tous. De quelle façon ? De mille manières, toutes saintes, car si vous savez aimer, vous saurez comme Dieu agir, enseigner, pardonner, gouverner, et comme l’Homme-Dieu racheter.
444.8 – Seigneur, donne-nous cette charité ! soupire Jean.
– Dieu vous la donne, puisqu’il se donne à vous. Mais il vous revient de l’accueillir et de la pratiquer de plus en plus parfaitement. Aucun événement, qu’il soit matériel ou spirituel, ne doit être séparé pour vous de la charité. Que tout soit fait avec charité et pour la charité. Sanctifiez vos actes, vos journées, mettez du sel dans vos oraisons, de la lumière dans vos actes. La lumière, la saveur, la sanctification, c’est la charité. Sans elle, les rites sont sans valeur, les prières vaines et les offrandes fausses. En vérité, je vous dis que le sourire par lequel un pauvre vous salue comme frères a plus de prix qu’un sac de pièces de monnaie qu’on peut jeter à vos pieds, dans le seul but d’être remarqué. Sachez aimer, et Dieu sera toujours avec vous.
– Enseigne-nous à aimer ainsi, Seigneur.
– Cela fait deux ans que je vous l’enseigne. Imitez-moi : vous serez dans la charité et la charité sera en vous. Sur vous sera le sceau, le chrême, la couronne qui vous feront reconnaître pour des ministres du Dieu-Charité. Maintenant, reposons-nous à cet endroit ombragé : l’herbe y est haute et épaisse, et les arbres adoucissent la chaleur. Nous reprendrons notre marche dans la soirée... »