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Homicide - Meurtre - Assassinat

Thème : Le Décalogue et les Commandements · Page 2 sur 3

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EMV 126.3 · Tome 2, p. 347

L’Evangile tel qu'il m'a été révélé

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En enlevant un fils à son père par le meurtre, n’offense-t-on que le fils ? Non, le père aussi. Le fils en sa chair, le père en son cœur. Mais les deux sont blessés. En tuant un homme, n’offense-t-on que l’homme ? Non, Dieu aussi. L’homme dans sa chair, Dieu dans son droit. Car c’est par lui seulement que la vie et la mort doivent être données et enlevées.

EMV 126.4 · Tome 2, p.347

L’Evangile tel qu'il m'a été révélé

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On peut frapper dans la rue sans en avoir l’intention. Un animal qui nous échappe peut tuer un passant. Mais alors, il n’y a pas préméditation. Mais si un homme se rend, armé d’un poignard qu’il dissimule hypocritement sous son vêtement de lin, dans la maison d’un ennemi – d’ailleurs l’ennemi est souvent celui qui a le tort d’être meilleur –, ou bien s’il l’invite chez soi avec des marques d’honneur, puis l’égorge et le jette dans la citerne, alors il y a préméditation et c’est le crime complet puisqu’il y a malice, férocité et violence.

Détail

Le cas de la préméditation.

EMV 126.4 · Tome 3, p. 347

L’Evangile tel qu'il m'a été révélé

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On peut tuer en plein air, dans la maison de la victime ou en l’attirant chez soi. On peut frapper tel ou tel organe en produisant une souffrance plus grave et en commettant même deux homicides à la fois si on frappe la femme, enceinte du fruit de son sein.

(...) Si, avec la mère, je tue son fruit, c’est des deux que Dieu me demandera de rendre compte. Parce que le ventre qui engendre un nouvel homme selon le commandement de Dieu est sacré, de même que la petite vie qui mûrit en lui, et à laquelle Dieu a donné une âme.

EMV 126.5 · Tome 2, p. 348

L’Evangile tel qu'il m'a été révélé

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Maintenant écoutez, vous les femmes silencieuses et meurtrières impunies de tant de vies. C’est aussi tuer que d’arracher un fruit qui croît en votre sein parce qu’il est d’une provenance coupable ou qu’il n’est pas désiré, n’étant qu’un poids inutile en vous, préjudiciable pour votre richesse. Il n’y a qu’une façon d’éviter ce poids : rester chastes. N’unissez pas l’homicide à la luxure, la violence à la désobéissance, et ne croyez pas que Dieu ne voit pas ce que l’homme n’a pas vu. Dieu voit tout et se souvient de tout. Souvenez-vous-en, vous aussi.

Détail

Paroles du Christ durant son discours sur le Commandement : "Tu ne tueras point"

EMV 126.5 · Tome 3, p. 349

L’Evangile tel qu'il m'a été révélé

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Par quels moyens ai-je frappé ?

Il ne sert à rien de prétendre : “ Je ne voulais pas frapper ” quand on a utilisé une arme véritable. Dans la colère, les mains elles-mêmes deviennent une arme, de même que la pierre que l’on prend par terre, ou la branche arrachée à un arbre. Mais celui qui examine froidement le poignard ou la hache et, s’ils lui paraissent mal aiguisés, les aiguise puis les glisse au plus près de son corps de façon qu’on ne les aperçoive pas, mais qu’il puisse facilement les brandir, ne peut pas prétendre, s’il se rend ainsi chez son rival : “ Je n’avais pas l’intention de frapper. ” Celui qui prépare un poison en cueillant des herbes ou des fruits toxiques pour en faire une poudre ou un breuvage, puis les présente à sa victime comme s’il s’agissait d’épices ou d’une boisson fermentée, ne peut certainement pas dire : “ Je ne voulais pas tuer. ”

Détail

Le cas de la préméditation quand on choisit une arme pour frapper le prochain.

EMV 126.6 · Tome 2, p. 348

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Si encore Dieu peut pardonner à celui qui devient assassin dans la fièvre de la douleur, il ne pardonne pas à celui qui le devient par ambition ou parce qu’il recherche l’estime des hommes.

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Dieu peut pardonner un acte non prémédité ou réalisé avec effroi dans des circonstances tragiques ; il ne pardonne pas à celui qui prémédite froidement son acte et qui ne s'en repent pas.

EMV 126.6 · Tome 2, p. 349

L’Evangile tel qu'il m'a été révélé

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126.6 Pourquoi ai-je frappé ?

Ah ! Les raisons sont multiples ! Le déséquilibre imprévu que crée en vous une émotion violente, celui de trouver la couche nuptiale profanée, ou un voleur surpris dans la maison, ou encore l’homme répugnant qui viole votre propre fillette, le calcul froid et réfléchi de se débarrasser d’un témoin dangereux, de quelqu’un qui vous empêche d’arriver ou dont on convoite la situation ou la fortune : il y a là tant de raisons ! Si encore Dieu peut pardonner à celui qui devient assassin dans la fièvre de la douleur, il ne pardonne pas à celui qui le devient par ambition ou parce qu’il recherche l’estime des hommes.

Agissez toujours avec droiture, et vous ne craindrez pas le regard ou la parole de quiconque. Contentez-vous de ce que vous avez et vous ne convoiterez pas ce que possède autrui au point de devenir assassin pour posséder ce qui lui appartient.

EMV 126.8 · Tome 2, p. 349

L’Evangile tel qu'il m'a été révélé

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En tuant, vous violez le premier et le second groupe des commandements parce que vous vous arrogez le droit de Dieu et que vous foulez aux pieds votre prochain. Il y a donc péché contre Dieu et contre le prochain. Vous ne commettez pas seulement un péché d’homicide, mais vous faites un péché de colère, de violence, d’orgueil, de désobéissance, de sacrilège et parfois de cupidité si vous tuez pour vous emparer d’une place ou d’une bourse. Mais, j’y fais à peine allusion et je vous l’expliquerai mieux un autre jour, on ne commet pas l’homicide uniquement avec une arme ou un poison, mais aussi par la calomnie. Réfléchissez-y.

EMV 130.5 · Tome 2, p. 377

L’Evangile tel qu'il m'a été révélé

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Qu’y a-t-il de plus dégoûtant qu’un menteur ? Ne peut-on pas dire qu’il unit la cruauté à l’impureté ? On le peut en effet. Le menteur – je parle de celui qui ment en matière grave – est cruel. Il tue une réputation par sa langue. Il n’est donc pas différent de l’assassin. Je dis même : il est pire qu’un assassin. Ce dernier ne tue que le corps. Le menteur tue aussi le renom, le bon souvenir d’un homme. Il est donc deux fois assassin. C’est l’assassin impuni car il ne répand pas le sang, mais il blesse l’honneur à la fois de celui qu’il calomnie et de sa famille tout entière. Et je ne m’arrête même pas au cas de celui qui, en prêtant serment, en envoie un autre à la mort. Sur celui-là, les charbons de la Géhenne sont déjà accumulés. Mais je parle seulement de celui qui, par un mensonge, fait des insinuations et persuade d’autres personnes au détriment d’un innocent. Pourquoi le fait-il ? Soit par haine sans raison, soit par désir de posséder les biens d’un autre, ou encore par peur.

EMV 130.6 · Tome 2, p. 379

L’Evangile tel qu'il m'a été révélé

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Dans un livre sapientiel, il est dit : “ L’homme inique s’avance, la perversité sur les lèvres… la fourberie au coeur, méditant le mal en toute saison, il suscite des querelles… Il y a six choses que le Seigneur hait, sept qui lui sont en abomination : des yeux hautains, une langue menteuse, des mains qui répandent le sang innocent, un cœur qui médite des desseins coupables, des pieds empressés à courir au mal, un faux témoin qui profère des mensonges et le semeur de querelles entre frères… La ruine s’approche du méchant à cause des péchés de sa langue… Un menteur est un témoin frauduleux. Les lèvres sincères ne changent jamais, mais le témoignage d’un homme au langage frauduleux est changeant. Les paroles de celui qui chuchote semblent simples, mais elles pénètrent dans les viscères. L’ennemi se reconnaît à sa façon de parler quand il couve la trahison. Quand il parle à voix basse, ne t’y fie pas car il porte en son cœur les sept méchancetés. Sous des dehors engageants, il cache sa haine, mais sa malice sera étalée au grand jour… Celui qui creuse une fosse y tombera et la pierre reviendra sur celui qui la fait rouler. ”

Le péché de mensonge est vieux comme le monde et le sage s’en tient à ce qu’il a décidé, de même que le jugement de Dieu à l’égard du menteur.

Je vous le dis : “ N’ayez qu’une parole. Que votre oui soit toujours oui et votre non toujours non, même en face des puissants et des tyrans. Vous en aurez un grand mérite au Ciel. ”

Je vous le dis : “ gardez la spontanéité de l’enfant qui va d’instinct vers celui dont il ressent la bonté sans rechercher autre chose que la bonté, et qui dit ce que sa propre bonté lui fait penser sans calculer s’il en dit trop et si cela peut lui attirer un blâme. ”

Allez en paix, et que la vérité devienne votre amie.

Détail

Jésus parle du mensonge et évoque le livre des Proverbes.

Annotation

Livre des Proverbes 6, 12-19

Pr 6, 12-19 : C’est un vaurien, un faux-jeton : il se promène, tordant sa bouche, lançant des clins d’œil, des appels du pied, donnant ses consignes avec les doigts ; le cœur pervers, il prépare des mauvais coups, à tout moment, il déclenche des querelles. Voilà pourquoi, soudain, vient sa ruine, brusquement il est brisé, et c’est sans remède.

Il y a six choses que le Seigneur déteste, sept qu’il a en horreur : le regard hautain, la langue menteuse, les mains qui versent le sang innocent, le cœur occupé de projets coupables, les pieds qui s’empressent de courir au mal, le faux témoin qui ment comme il respire, et l’homme qui déclenche des querelles entre frères.

Livre des Proverbes 12, 13-28

Pr 12, 13-28 : Des lèvres criminelles sont un piège dangereux, mais le juste échappe à son étreinte. Chacun, du fruit de sa bouche, peut tirer grand bien, comme chacun recueille le salaire de ses mains.

Le chemin de l’insensé paraît droit à ses yeux, mais un sage accepte le conseil.

L’insensé manifeste, sur l’heure, son dépit ; bien avisé qui reste sourd à l’injure !

Le témoin véridique manifeste ce qui est juste ; le faux témoin ne cesse de tromper.

Les bavards, c’est comme des coups d’épée, mais la langue des sages guérit.

Parole vraie subsiste à jamais, propos menteur, le temps d’un clin d’œil !

Déception pour le cœur de ceux qui trament le mal, joie pour les conseillers de paix !

Aucun malheur ne frappe le juste, mais les méchants sont comblés de maux.

Le Seigneur a horreur des lèvres menteuses ; qui agit loyalement lui plaît.

L’homme avisé ne montre pas sa science mais le cœur de l’insensé crie sa folie.

La main active aura le pouvoir, le paresseux aura les corvées !

Un souci dans le cœur déprime, une bonne parole ramène la joie.

Le juste montre la voie à son ami, le chemin des méchants les égare.

Point de gibier à rôtir chez les fainéants ; le bien le plus précieux de l’homme est son activité.

Sur le sentier de la justice, la vie ! Qui prend ce chemin ne mourra pas.