EMV 126.4 · Tome 2, p. 347
L’Evangile tel qu'il m'a été révélé
Citation
Le ventre qui engendre un nouvel homme selon le commandement de Dieu est sacré, de même que la petite vie qui mûrit en lui, et à laquelle Dieu a donné une âme.
Notes du thème
Confort de lecture
EMV 126.4 · Tome 2, p. 347
Le ventre qui engendre un nouvel homme selon le commandement de Dieu est sacré, de même que la petite vie qui mûrit en lui, et à laquelle Dieu a donné une âme.
EMV 126.4 · Tome 2, p.347
On peut frapper dans la rue sans en avoir l’intention. Un animal qui nous échappe peut tuer un passant. Mais alors, il n’y a pas préméditation. Mais si un homme se rend, armé d’un poignard qu’il dissimule hypocritement sous son vêtement de lin, dans la maison d’un ennemi – d’ailleurs l’ennemi est souvent celui qui a le tort d’être meilleur –, ou bien s’il l’invite chez soi avec des marques d’honneur, puis l’égorge et le jette dans la citerne, alors il y a préméditation et c’est le crime complet puisqu’il y a malice, férocité et violence.
Le cas de la préméditation.
EMV 126.4 · Tome 3, p. 347
On peut tuer en plein air, dans la maison de la victime ou en l’attirant chez soi. On peut frapper tel ou tel organe en produisant une souffrance plus grave et en commettant même deux homicides à la fois si on frappe la femme, enceinte du fruit de son sein.
(...) Si, avec la mère, je tue son fruit, c’est des deux que Dieu me demandera de rendre compte. Parce que le ventre qui engendre un nouvel homme selon le commandement de Dieu est sacré, de même que la petite vie qui mûrit en lui, et à laquelle Dieu a donné une âme.
EMV 126.5 · Tome 2, p. 348
Maintenant écoutez, vous les femmes silencieuses et meurtrières impunies de tant de vies. C’est aussi tuer que d’arracher un fruit qui croît en votre sein parce qu’il est d’une provenance coupable ou qu’il n’est pas désiré, n’étant qu’un poids inutile en vous, préjudiciable pour votre richesse. Il n’y a qu’une façon d’éviter ce poids : rester chastes. N’unissez pas l’homicide à la luxure, la violence à la désobéissance, et ne croyez pas que Dieu ne voit pas ce que l’homme n’a pas vu. Dieu voit tout et se souvient de tout. Souvenez-vous-en, vous aussi.
Paroles du Christ durant son discours sur le Commandement : "Tu ne tueras point"
EMV 126.5 · Tome 3, p. 349
Par quels moyens ai-je frappé ?
Il ne sert à rien de prétendre : “ Je ne voulais pas frapper ” quand on a utilisé une arme véritable. Dans la colère, les mains elles-mêmes deviennent une arme, de même que la pierre que l’on prend par terre, ou la branche arrachée à un arbre. Mais celui qui examine froidement le poignard ou la hache et, s’ils lui paraissent mal aiguisés, les aiguise puis les glisse au plus près de son corps de façon qu’on ne les aperçoive pas, mais qu’il puisse facilement les brandir, ne peut pas prétendre, s’il se rend ainsi chez son rival : “ Je n’avais pas l’intention de frapper. ” Celui qui prépare un poison en cueillant des herbes ou des fruits toxiques pour en faire une poudre ou un breuvage, puis les présente à sa victime comme s’il s’agissait d’épices ou d’une boisson fermentée, ne peut certainement pas dire : “ Je ne voulais pas tuer. ”
Le cas de la préméditation quand on choisit une arme pour frapper le prochain.
EMV 126.6 · Tome 2, p. 348
Si encore Dieu peut pardonner à celui qui devient assassin dans la fièvre de la douleur, il ne pardonne pas à celui qui le devient par ambition ou parce qu’il recherche l’estime des hommes.
Dieu peut pardonner un acte non prémédité ou réalisé avec effroi dans des circonstances tragiques ; il ne pardonne pas à celui qui prémédite froidement son acte et qui ne s'en repent pas.
EMV 126.6 · Tome 2, p. 349
126.6 Pourquoi ai-je frappé ?
Ah ! Les raisons sont multiples ! Le déséquilibre imprévu que crée en vous une émotion violente, celui de trouver la couche nuptiale profanée, ou un voleur surpris dans la maison, ou encore l’homme répugnant qui viole votre propre fillette, le calcul froid et réfléchi de se débarrasser d’un témoin dangereux, de quelqu’un qui vous empêche d’arriver ou dont on convoite la situation ou la fortune : il y a là tant de raisons ! Si encore Dieu peut pardonner à celui qui devient assassin dans la fièvre de la douleur, il ne pardonne pas à celui qui le devient par ambition ou parce qu’il recherche l’estime des hommes.
Agissez toujours avec droiture, et vous ne craindrez pas le regard ou la parole de quiconque. Contentez-vous de ce que vous avez et vous ne convoiterez pas ce que possède autrui au point de devenir assassin pour posséder ce qui lui appartient.
EMV 126.7 · Tome 2, p. 349-350
126.7 Comment ai-je frappé ?
En m’acharnant après le premier coup impulsif ? Il arrive que l’homme n’ait plus de frein. Satan le jette dans le crime, comme le frondeur lance sa pierre. Mais que diriez-vous d’une pierre qui, après avoir touché sa cible, reviendrait à la fronde pour qu’on la relance et qu’elle frappe une nouvelle fois ? Vous diriez : “ Elle est possédée par une force magique et infernale. ” Ainsi en est-il de l’homme qui, après un premier coup, en donne un second, un troisième, un dixième sans que sa férocité s’apaise pour autant. Car la colère tombe et l’on revient à la raison après le premier coup, lorsqu’il provient d’un motif qui peut se comprendre. Mais la férocité, elle, s’acharne d’autant plus que la victime a reçu plus de coups, chez le véritable assassin. C’est un démon qui n’a pas, qui ne peut éprouver de pitié pour son frère, parce qu’il est Satan, c’est-à-dire la haine.
EMV 126.8 · Tome 2, p. 349
En tuant, vous violez le premier et le second groupe des commandements parce que vous vous arrogez le droit de Dieu et que vous foulez aux pieds votre prochain. Il y a donc péché contre Dieu et contre le prochain. Vous ne commettez pas seulement un péché d’homicide, mais vous faites un péché de colère, de violence, d’orgueil, de désobéissance, de sacrilège et parfois de cupidité si vous tuez pour vous emparer d’une place ou d’une bourse. Mais, j’y fais à peine allusion et je vous l’expliquerai mieux un autre jour, on ne commet pas l’homicide uniquement avec une arme ou un poison, mais aussi par la calomnie. Réfléchissez-y.
EMV 126.9-10 · Tome 2, p. 349-351
126.9 J’ajoute ceci : le maître qui frappe un esclave, en évitant par calcul qu’il ne lui meure entre les mains, est doublement coupable. L’esclave n’est pas l’argent du maître : c’est une âme qui appartient à son Dieu. Que celui qui lui inflige un traitement qu’il n’appliquerait pas à son boeuf soit maudit ! »
Les yeux de Jésus lancent des éclairs, et il tonne. Tous le regardent avec surprise car, l’instant d’avant, il parlait avec calme.
« Maudit soit-il ! La Loi nouvelle abolit cette dureté. C’était encore justice lorsque dans le peuple d’Israël n’existaient pas ces hypocrites qui simulent la sainteté et s’ingénient seulement à contourner la Loi de Dieu et l’exploiter à leur profit. Mais à présent que, dans tout Israël, on est envahi par ces vipères qui rendent l’interdit licite uniquement parce que ce sont eux, les puissants misérables que Dieu regarde avec haine et dégoût, moi, je l’affirme : cela n’est plus.
Les esclaves tombent sur les sillons ou en tournant la meule. Ils tombent avec les os brisés et les nerfs mis à nu par les coups de fouets. Pour pouvoir les frapper, les maîtres les accusent de crimes mensongers pour justifier leur propre sadisme satanique. On fait servir jusqu’au miracle de Dieu pour les accuser et avoir le droit de les martyriser. Ni la puissance de Dieu, ni la sainteté de l’esclave ne convertit leur âme torve. Elle ne peut être guérie. Le bien n’entre pas dans ce qui est saturé par le mal. Mais Dieu voit et dit : “ Ça suffit ! ”
Trop nombreux sont les Caïn qui tuent les Abel. Que croyez-vous, sépulcres immondes dont l’extérieur est blanchi et recouvert des paroles de la Loi et à l’intérieur desquels Satan est devenu roi, où pullule le satanisme le plus rusé, que croyez-vous ? Qu’il n’y a eu d’Abel que le fils d’Adam et que le Seigneur regarde avec bienveillance ceux-là seuls qui ne sont pas esclaves d’homme, et qu’il rejette l’unique offrande que puisse faire l’esclave : celle de son honnêteté baignée de larmes ? Non, en vérité je vous dis que chaque juste est un Abel, même s’il est chargé de chaînes, mourant sur la glèbe ou ensanglanté par vos flagellations, et que sont des Caïn tous les hommes injustes qui présentent des dons à Dieu par orgueil, non pas pour lui rendre un culte vrai ; en réalité, leurs dons sont souillés par leurs péchés et entachés de sang.
Profanateurs du miracle, profanateurs de l’homme, tueurs, sacrilèges ! Dehors ! Eloignez-vous de ma présence ! Assez ! Je vous le dis : assez. Et je puis le dire car je suis la Parole divine qui exprime la Pensée divine. Partez ! »
Debout sur la pauvre estrade, Jésus effraie par sa majesté. Le bras tendu, il indique la porte de sortie, et ses yeux, comme des feux d’azur, semblent foudroyer les pécheurs présents. La petite fille qui était à ses pieds se met à pleurer et court vers sa maman. Etonnés, les disciples se regardent et cherchent à voir à qui s’adresse l’invective. La foule aussi se retourne, le regard interrogateur.
126.10 Finalement le mystère s’explique. Au fond, de l’autre côté de la porte, à moitié caché derrière un groupe de gens du peuple de grande taille, Doras apparaît, plus sec, jaune et ridé que jamais, tout nez et menton. Il est accompagné d’un serviteur qui l’aide à se déplacer car il paraît à moitié accidenté. Qui donc l’avait aperçu, là, au milieu de la cour ? Il ose parler de sa voix éraillée :
« C’est à moi que tu t’adresses ? C’est moi qui suis visé ?
– C’est toi, oui. Sors de ma maison.
– Je sors. Mais nous règlerons cela bientôt, n’en doute pas.
– Bientôt ? Tout de suite. Le Dieu du Sinaï, je te l’ai dit, t’attend.
– Toi aussi, malfaisant, qui as fait arriver sur moi le malheur et les animaux nuisibles de la terre. Nous nous reverrons. Et ce sera ma joie.
– Oui. Et tu ne voudras pas me revoir car c’est moi qui te jugerai.
– Ha ! Ha ! Maléd... »
Il se débat, gargouille quelques syllabes et tombe.
« Il est mort ! Crie le serviteur. Le maître est mort ! Béni sois-tu, Messie, notre vengeur !
– Non, pas moi, mais Dieu, le Seigneur éternel. Que personne ne se souille. Que le serviteur seul s’occupe de son maître. Et sois bon pour son corps. Soyez bons, vous tous, ses serviteurs. Ne vous réjouissez pas, par haine du mort, pour ne pas mériter une condamnation. Que Dieu et le juste Jonas soient toujours pour vous des amis et moi avec eux. Adieu.
– Mais il est mort par ta volonté ? demande Pierre.
– Non, mais le Père est entré en moi... C’est un mystère que tu ne peux comprendre. Sache seulement qu’il n’est pas permis de s’attaquer à Dieu. Il se venge lui-même.
– Dans ce cas, ne pourrais-tu pas demander au Père de faire mourir tous ceux qui te haïssent ?
– Tais-toi ! Tu ne sais pas de quel esprit tu es ! Je suis la Miséricorde et non la Vengeance. »
Discours à Doras après que Jésus ait fait son discours sur le Commandement : "Tu ne tueras point". Il critique son comportement envers Jonas et ses serviteurs. Le pharisien meurt ensuite et Pierre est effaré.