EMV 163.5 · Tome 3, p. 31
L’Evangile tel qu'il m'a été révélé
Citation
Laissez faire Dieu et méritez son aide en vous conduisant saintement.
Notes du thème
Confort de lecture
EMV 163.5 · Tome 3, p. 31
Laissez faire Dieu et méritez son aide en vous conduisant saintement.
EMV 163.5 · Tome 3, p. 31
Mon Royaume ne viendra pas par la rébellion et la férocité, mais il s’établira. Il ne sera pas réservé à un petit nombre, mais il sera universel. Bienheureux ceux qui viendront à lui, sans être trompés par mon aspect pauvre, selon l’esprit de la terre, et qui verront en moi le Sauveur. N’ayez pas peur. Je serai Roi, le roi issu d’Israël, le roi qui étendra son règne sur l’humanité tout entière. Mais vous, les maîtres d’Israël, ne déformez pas mes paroles ni celles des prophètes qui m’annoncent. Aucun royaume humain, aussi puissant soit-il, n’est universel ni éternel. Les prophètes disent que le mien le sera. Que cela vous éclaire sur la vérité et la spiritualité de ma royauté.
Jésus parle à Elie, Joachim, Urie, Samuel, Simon, des pharisiens.
EMV 163.5 · Tome 3, p. 31
Mon Royaume ne viendra pas par la rébellion et la férocité, mais il s’établira. Il ne sera pas réservé à un petit nombre, mais il sera universel. Bienheureux ceux qui viendront à lui, sans être trompés par mon aspect pauvre, selon l’esprit de la terre, et qui verront en moi le Sauveur.
EMV 163.5 · Tome 3, p. 31
Aucun royaume humain, aussi puissant soit-il, n’est universel ni éternel.
EMV 163.5 · Tome 3, p. 31
163.5 – Moi, je suis d’avis que le moment est venu de se soulever, de se rebeller, de punir l’envahisseur et de rétablir notre royaume.
– C’est bien vrai ! Tu as raison, Simon. Mais le Messie est ici. C’est à lui qu’il revient de le faire, répond Eli.
– Mais, pardonne-moi, Jésus, pour l’instant le Messie n’est que bonté. Il donne des conseils sur tout, mais ne pousse pas à la révolte. Nous allons agir et…»
Jésus reprend : « – Ecoute, Simon : rappelle-toi le Livre des Rois. Saül était à Gilgal, les Philistins à Mikmas, le peuple avait peur et se débandait, le prophète Samuel n’arrivait pas. Saül voulut prendre les devants et offrir lui-même le sacrifice. Rappelle-toi la réponse que, à son arrivée, Samuel fit à l’imprudent roi Saül : “ Tu as agi en insensé et tu n’as pas observé l’ordre que le Seigneur t’avait donné. Si tu n’avais pas fait cela, le Seigneur aurait affermi pour toujours ta royauté sur Israël mais, au lieu de cela, ta royauté ne subsistera pas. ” Un acte intempestif et orgueilleux n’a servi ni au roi ni au peuple. Dieu connaît l’heure, pas l’homme. Dieu connaît les moyens, pas l’homme. Laissez faire Dieu et méritez son aide en vous conduisant saintement. Mon Royaume ne viendra pas par la rébellion et la férocité, mais il s’établira. Il ne sera pas réservé à un petit nombre, mais il sera universel. Bienheureux ceux qui viendront à lui, sans être trompés par mon aspect pauvre, selon l’esprit de la terre, et qui verront en moi le Sauveur. N’ayez pas peur. Je serai Roi, le roi issu d’Israël, le roi qui étendra son règne sur l’humanité tout entière. Mais vous, les maîtres d’Israël, ne déformez pas mes paroles ni celles des prophètes qui m’annoncent. Aucun royaume humain, aussi puissant soit-il, n’est universel ni éternel. Les prophètes disent que le mien le sera. Que cela vous éclaire sur la vérité et la spiritualité de ma royauté. »
Jésus est auprès de pharisiens de Capharnaüm et l'un d''eux, appelé Simon, appelle à la restauration du Royaume d'Israël.
Premier Livre de Samuel 13, 1-14
1 S 13, 1-14 : On ignore l’âge de Saül lorsqu’il devint roi, et il régna deux ans sur Israël.
Saül choisit trois mille hommes en Israël : il y en eut deux mille avec Saül à Mikmas et dans la montagne de Béthel, et mille avec Jonathan, son fils, à Guibéa de Benjamin. Quant au reste du peuple, il le renvoya, chacun à ses tentes.
Jonathan détruisit le poste de garde des Philistins, qui était à Guéba, et les Philistins l’apprirent. Alors Saül fit sonner du cor dans tout le pays pour dire : « Que les Hébreux l’apprennent ! » Tout Israël l’apprit et disait : « Saül a détruit le poste de garde des Philistins ; et même, Israël est devenu odieux aux Philistins ! » Alors le peuple se regroupa derrière Saül, à Guilgal.
Les Philistins se rassemblèrent en vue de combattre Israël : trente mille chars, six mille cavaliers et une troupe aussi nombreuse que les grains de sable au bord de la mer. Ils montèrent établir leur camp à Mikmas, à l’est de Beth-Awen. Les hommes d’Israël virent le danger, tant le peuple était menacé de près. Ils se cachèrent dans les grottes, les trous, les rochers, les souterrains et les citernes.
Des Hébreux passèrent aussi le Jourdain pour gagner le pays de Gad et de Galaad. Saül était encore à Guilgal, et tout le peuple qui était derrière lui tremblait de peur. Il attendit sept jours le rendez-vous de Samuel, mais Samuel ne vint pas à Guilgal. Le peuple, quittant Saül, commençait à se disperser. Alors Saül dit : « Amenez-moi les animaux pour l’holocauste et les sacrifices de paix ! » Et il offrit l’holocauste.
Or, comme il achevait d’offrir l’holocauste, voici que Samuel arriva. Saül sortit à sa rencontre pour le saluer. Samuel lui dit : « Qu’as-tu fait ? » Saül répondit : « Quand j’ai vu que le peuple se dispersait en me quittant, que toi-même tu ne venais pas au rendez-vous et que les Philistins étaient rassemblés à Mikmas, je me suis dit : Maintenant, les Philistins vont descendre pour m’attaquer à Guilgal, sans que j’aie apaisé le Seigneur ! Alors, me faisant violence, j’ai offert l’holocauste. »
Samuel dit à Saül : « Tu as agi comme un insensé ! Tu n’as pas observé le commandement du Seigneur ton Dieu, ce qu’il t’avait ordonné. Autrement, le Seigneur aurait établi ta royauté sur Israël pour toujours. Mais maintenant ta royauté ne tiendra pas. Le Seigneur a cherché un homme selon son cœur et l’a institué chef de son peuple, puisque tu n’as pas observé ce que t’avait ordonné le Seigneur. »
EMV 163.5 · Tome 3, p. 30
– Vous l’avez dit : Dieu vous a donné beaucoup. A vous de donner beaucoup, dans une juste proportion. Pourquoi agir malhonnêtement, comme c’est malheureusement le cas, au point que le pauvre doive supporter des impôts sans rapport avec ses ressources ? C’est ce qui se fait chez nous. Que les taxes sont nombreuses en Israël – les taxes qui viennent de nous –, et comme elles sont injustes ! Elles servent aux grands, qui ont déjà de grands biens. Alors qu’elles font le désespoir des pauvres qui, pour les verser, doivent se priver jusqu’à souffrir de la faim. Ce n’est pas cela que nous conseille la charité envers notre prochain. Nous devrions avoir le souci, nous autres juifs, de prendre sur nos épaules les charges qui accablent le pauvre.
– Tu parles comme cela parce que tu es pauvre, toi aussi !
– Non, Urie. Je parle comme cela parce que ce n’est que justice. Pourquoi Rome a-t-elle pu et peut-elle encore exercer une telle pression sur nous ? parce que nous avons péché et que nous sommes divisés par des rancœurs. Le riche hait le pauvre, le pauvre hait le riche. Parce qu’il n’y a pas de justice.
Jésus parle avec des pharisiens des taxes et des impôts.
EMV 164.3-4 · Tome 3, p. 33-35
164.3 Jésus marche en tournant maintenant le dos au lac. Il se dirige avec assurance vers une gorge située entre les collines qui vont du lac vers l’ouest, en lignes presque parallèles. Entre deux collines rocheuses, rocailleuses, qui tombent à pic comme un fjord, un petit torrent plein d’écume descend en grondant ; au-dessus s’élève un mont sauvage où des plantes ont poussé comme elles ont pu, entre les pierres. Un sentier de mule monte à l’assaut de la colline la plus rocailleuse. C’est justement celui que Jésus prend.
Les disciples le suivent avec peine, en file indienne, dans le silence le plus absolu. Quand Jésus s’arrête pour leur permettre de souffler, à un endroit un peu plus large du sentier, qui ressemble à une écorchure sur ce mont inaccessible, alors seulement ils se regardent, sans mot dire. Ils s’interrogent du regard :
« Mais où nous conduit-il ? »
Mais ils ne disent rien, ils se regardent seulement, et d’un air toujours plus désolé quand ils voient Jésus reprendre sa marche dans la gorge sauvage, pleine de grottes, de fentes, de rochers qui rendent la progression difficile, sans compter les ronces et un fouillis d’autres plantes qui accrochent les vêtements de tous côtés, griffent, font trébucher et frappent le visage. Même les plus jeunes, chargés de sacs pesants, ont perdu leur bonne humeur.
164.4 Finalement Jésus s’arrête :
« Nous resterons ici une semaine en prière. Pour vous préparer à une grande chose. C’est pour cela que j’ai voulu m’isoler ainsi, dans un lieu désert, loin de tout chemin comme de tout village. Il y a là des grottes qui ont déjà servi à des hommes. Elles nous serviront à nous aussi. Il y a aussi des eaux fraîches et abondantes alors que le sol est sec. Nous avons suffisamment de pain et de nourriture pour notre séjour. Ceux qui, l’an dernier, ont été avec moi au désert savent comment j’y ai vécu. Ici, c’est un palais royal en comparaison, et la saison désormais clémente enlève à la fois la rigueur du gel et du soleil à notre asile. Veuillez donc y séjourner de bon cœur. Il ne nous arrivera peut-être plus jamais d’être ainsi tous ensemble et complètement seuls. Ce moment doit vous unir et faire de vous, non plus douze hommes, mais une seule institution.
Vous ne dites rien ? Vous n’avez pas de question ? Déposez sur ce rocher les fardeaux que vous portez et jetez au fond de la vallée l’autre poids que vous avez sur le cœur : votre humanité. Je vous ai amenés ici pour parler à votre âme, pour vous nourrir spirituellement, pour vous rendre esprit. Je ne dirai pas grand chose. J’ai tellement parlé depuis un an environ que je suis avec vous ! C’est suffisant. Si c’était par la parole que je devais vous changer, je devrais vous garder encore une bonne centaine d’années, et encore vous seriez toujours imparfaits.
Il est temps désormais que je me serve de vous. Mais, pour cela, je dois vous former. Je vais recourir au grand remède, à la grande arme : la prière. J’ai toujours prié pour vous. Maintenant, je veux que vous priiez par vous-mêmes. Je ne vous enseigne pas encore ma prière, mais je vous fais connaître comment on prie et ce qu’est la prière. C’est une conversation de fils à Père, d’esprit à Esprit de façon ouverte, chaleureuse, confiante, recueillie, franche. La prière est tout : aveu, connaissance de soi, pleurs sur soi, engagement envers nous-mêmes et envers Dieu, demande à Dieu, le tout aux pieds du Père. Elle ne peut se faire dans le vacarme, dans la distraction, à moins d’être des géants de la prière. D’ailleurs, même eux souffrent des chocs et des bruits du monde dans leurs heures de prière. Or vous n’êtes pas des géants, mais des pygmées. Spirituellement parlant, vous n’êtes encore que des enfants, des déficients. Ici, vous allez atteindre l’âge de raison spirituel. Le reste viendra plus tard.
Le matin, à midi et le soir, nous nous réunirons pour prier ensemble avec les anciennes paroles d’Israël et pour rompre le pain, puis chacun rentrera dans sa grotte en restant en face de Dieu et de son âme, de tout ce que je vous ai dit sur votre mission et sur vos moyens. Mesurez-vous, écoutez-vous, décidez. C’est la dernière fois que je vous le dis. Mais ensuite, vous devrez être parfaits, autant que vous le pourrez, sans fatigue ni sentiments seulement humains. Vous ne serez plus Simon ni Judas, vous ne serez plus André ou Jean, Matthieu ou Thomas : vous serez mes ministres.
Allez, chacun de votre côté. Moi, je serai dans cette grotte. Toujours présent. Mais ne venez pas sans raison sérieuse. Vous devez apprendre à agir par vous-mêmes, à vous suffire à vous-mêmes. Car, en vérité je vous le dis : il y a un an, nous étions sur le point de nous connaître, et dans deux ans nous serons sur le point de nous quitter. Malheur à vous et malheur à moi si vous n’avez pas appris à vous débrouiller. Que Dieu soit avec vous ! Judas, Jean, portez les vivres à l’intérieur de ma grotte, celle-ci. Ils doivent durer et c’est moi qui ferai la distribution.
– Il y en a peu, objecte quelqu’un.
– Le nécessaire pour survivre. Un estomac trop rassasié appesantit l’esprit. Je veux vous élever et non vous alourdir. »
Ceux qui ont accompagné le Christ au massif de la Tentation est Jean, Judas et Simon le Zélote le 21/06/27 (Voir EMV 80).
EMV 164.4 · Tome 3, p. 34
« Nous resterons ici une semaine en prière. Pour vous préparer à une grande chose. C’est pour cela que j’ai voulu m’isoler ainsi, dans un lieu désert, loin de tout chemin comme de tout village. Il y a là des grottes qui ont déjà servi à des hommes. Elles nous serviront à nous aussi. Il y a aussi des eaux fraîches et abondantes alors que le sol est sec. Nous avons suffisamment de pain et de nourriture pour notre séjour. Ceux qui, l’an dernier, ont été avec moi au désert savent comment j’y ai vécu. Ici, c’est un palais royal en comparaison, et la saison désormais clémente enlève à la fois la rigueur du gel et du soleil à notre asile. Veuillez donc y séjourner de bon cœur. Il ne nous arrivera peut-être plus jamais d’être ainsi tous ensemble et complètement seuls. Ce moment doit vous unir et faire de vous, non plus douze hommes, mais une seule institution.
Jésus est dans les gorges d'Arbel, où il va rester une semaine en retraite. Jésus compare ce lieu hostile à celui de la tentation au désert et déclare qu'il veut former ses apôtres pour qu'ils forment une institution : l'Eglise.
EMV 164.4 · Tome 3, p. 34
Déposez sur ce rocher les fardeaux que vous portez et jetez au fond de la vallée l’autre poids que vous avez sur le cœur : votre humanité. Je vous ai amenés ici pour parler à votre âme, pour vous nourrir spirituellement, pour vous rendre esprit.
EMV 164.4 · Tome 3, p.34-35
Je vous fais connaître comment on prie et ce qu’est la prière. C’est une conversation de fils à Père, d’esprit à Esprit de façon ouverte, chaleureuse, confiante, recueillie, franche. La prière est tout : aveu, connaissance de soi, pleurs sur soi, engagement envers nous-mêmes et envers Dieu, demande à Dieu, le tout aux pieds du Père. Elle ne peut se faire dans le vacarme, dans la distraction, à moins d’être des géants de la prière. D’ailleurs, même eux souffrent des chocs et des bruits du monde dans leurs heures de prière. Or vous n’êtes pas des géants, mais des pygmées.
Jésus parle aux apôtres.