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Notes du thème

Qui sont les apôtres ?

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EMV 44 · Tome 1

L’Evangile tel qu'il m'a été révélé

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Jésus s'apprête à quitter Nazareth. Il est visible que Marie a de la peine. Son Fils mange, et après que son sac soit prêt, Marie s'isole un instant. Jésus va la rejoindre et il s'avère qu'elle pleure dans l'atelier de Joseph. Jésus lui parle et ils vont tous deux dans le jardin où Jésus lui fait des recommandations. Puis ils récitent le Notre Père ensemble, pour s'appuyer sur Dieu à l'heure de cette épreuve. Ensuite, Jésus s'en va, et laisse sa Mère à Nazareth.

Le Christ donne ensuite une dictée et parle de la souffrance de Marie suite à la séparation d'avec le Christ. Il énonce un instant un motif pour lequel il donne l'Oeuvre ainsi que la façon dont il donne les leçons. Puis il déclare que cette vision vaut pour tous ceux qui doivent vivre un renoncement pénible et quitter leur famille. Cette leçon s'adresse à la fois aux parents et aux enfants.

Marie a souffert de devoir se séparer de son Fils, mais elle ne s'est pas rebellée contre la Volonté de Dieu. Elle pleure - mais qui n'aurait pas pleuré en devinant comment son Enfant allait souffrir ? Elle savait que sa parenté était pleine de bon sens humain et que celle-ci n'allait pas comprendre le départ, ni la prédication du Christ. Elle savait comment son Fils allait rencontrer de hostilité durant son ministère. Elle a aussi pleuré, souffert et réparé, pour toutes les mères qui doivent se séparer de leur progéniture. Les larmes de la Mère et le Sang de Jésus-Christ fortifient ceux qui doivent faire preuve d'héroïsme, et ils fortifient notamment les âmes consacrées et les âmes victimes.

A l'heure de l'épreuve, Marie prie avec Jésus. La souffrance ne l'empêche pas de prier, au contraire. Et Jésus nous dit que nous devons toujours prier avec lui, car c'est Jésus qui nous justifie.

EMV 45 · Tome 1

L’Evangile tel qu'il m'a été révélé

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Jean baptise au Jourdain. Maria l'entend prêcher à la foule. Pendant ce temps, Jésus arrive de manière très simple, sans se manifester à son Précurseur. Mais celui-ci semble comme percevoir quelque chose et il se retourne en direction de son cousin. Il va aussitôt près de son Seigneur, et il proclame qu'il est l'Agneau de Dieu. Tout se passe ensuite comme le raconte l'Evangile. Jésus donne ensuite une dictée en affirmant que Jean n'avait besoin d'aucun signe. Il y eut néanmoins une série de manifestations christiques, de sorte que sa nature d'Homme-Dieu ne pouvait être niée par ses contemporains.

EMV 47 · Tome 1

L’Evangile tel qu'il m'a été révélé

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Jésus marche près du gué du Jourdain. Un groupe passe et parmi eux se trouvent Jean et Jacques de Zébédée. C'est Jean qui remarque le Maître et va naturellement vers Lui, pendant que son frère le suit en arrière. Il le salue en l'appelant par le nom d'Agneau de Dieu. Jésus lui demande qui il cherche et le Bien-Aimé lui répond qu'il recherche le Maître. Il le sait car Jean-Baptiste le lui a dit et il l'appelle Agneau car il a entendu le Précurseur l'appeler de cette façon. Désormais, Jean-Baptiste est emprisonné et ils n'ont plus leur guide. Cependant, Jean se présente, et il présente Jacques. Il demande où Jésus habite et Jésus leur signale que celui qui le suit devra tout abandonner : "maison, parents, façon de penser, et même la vie." Il n'est pas un homme riche et il faut renaître spirituellement en Dieu pour le suivre. Les deux hommes veulent néanmoins le suivre et Jésus accepte leur demande.

Le Christ donne ensuite deux dictées. La première porte sur la pureté et la virginité, dont la virginité consacrée. Il explique qu'e'il y a plusieurs façons d'être vierge et il revient sur ceux qui formulent un voeu au Seigneur. Si des âmes font un voeu, mais qu'elles se laissent aller à la sensualité (même celle de la pensée), ils ne sont vierges qu'à moitié.

Le Maître revient ensuite sur sa propre tentation au désert et la sensualité que le Démon lui a proposée. Puis, il s'attarde sur les purs, qui voient Dieu. Enfin, pour terminer, il s'arrête sur Jean qui est le Pur, parmi les disciples, et qui a été son premier disciple.

EMV 47.1-3 · Tome 1

L’Evangile tel qu'il m'a été révélé

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47.1 Je vois Jésus cheminer le long de la bande verte qui borde le Jourdain. Il est revenu à peu près à l’endroit qui a vu son bap­tême, près du gué qui paraît être très connu et fréquenté pour passer sur l’autre rive, vers la Pérée. Mais alors qu’il y avait foule, l’endroit paraît maintenant désert. Seuls quelques voyageurs le parcourent, à pied, à cheval ou à dos d’âne. Jésus paraît ne leur prêter aucune attention. Il avance en direction du nord comme absorbé dans ses pensées.

Quand il arrive à la hauteur du gué, il croise un groupe d’hommes d’âges divers qui discutent avec animation puis se séparent, une partie allant vers le sud, l’autre remontant vers le nord. Parmi ces derniers, je vois qu’il y a Jean et Jacques.

47.2 Jean, le premier, voit Jésus et le montre à son frère et à ses compagnons. Ils parlent un peu entre eux puis Jean se met à marcher rapidement pour rejoindre Jésus. Jacques le suit moins vite. Les autres ne s’en soucient guère. Ils marchent lentement en discutant.

Quand Jean arrive près de Jésus, à peine à deux ou trois mètres derrière lui, il crie :

« Agneau de Dieu, qui enlèves les péchés du monde ! »

Jésus se retourne et le regarde. Ils sont à quelques pas l’un de l’autre. Ils s’observent, Jésus de son regard sérieux et pénétrant, Jean de son regard pur et rieur dans son charmant visage juvénile qui pourrait être celui d’une jeune fille. On lui donne plus ou moins vingt ans et sur ses joues roses, on ne remarque rien qu’un duvet blond qui ressemble à un voile d’or.

« Qui cherches-tu ? demande Jésus.

– Toi, Maître.

– Comment sais-tu que je suis maître ?

– C’est Jean-Baptiste qui me l’a dit.

– Et alors, pourquoi m’appelles-tu Agneau ?

– Parce que je l’ai entendu t’appeler comme cela, un jour où tu es passé, il y a plus d’un mois.

– Qu’attends-tu de moi ?

– Que tu nous dises les paroles de vie éternelle et que tu nous consoles.

– Mais qui es-tu ?

– Je suis Jean, fils de Zébédée, et lui, c’est mon frère Jacques. Nous sommes de Galilée, nous sommes pêcheurs et nous sommes aussi disciples de Jean. Lui, il nous disait des paroles de vie et nous l’écoutions, car nous voulons suivre Dieu, et par la pénitence mériter son pardon en préparant les chemins du coeur à la venue du Messie. C’est toi. Jean l’a dit, car il a vu le signe de la Colombe se poser sur toi, et nous a dit : “ Voici l’Agneau de Dieu. ” Moi, je te dis : Agneau de Dieu, qui enlèves les péchés du monde, donne-nous la paix, parce que nous n’avons plus de guide, et notre âme est troublée.

– Où est Jean ?

– Hérode l’a fait arrêter. Il est en prison à Machéronte. Ses plus fidèles parmi nous ont bien essayé de le délivrer, mais c’était impossible. Nous revenons de là. 47.3 Laisse-nous venir avec toi, Maître. Montre-nous où tu ha­bites.

– Venez, mais savez-vous ce que vous cherchez ? Celui qui me suit devra tout abandonner : maison, parents, façon de penser, et même la vie. Je ferai de vous mes disciples et mes amis si vous le voulez. Mais moi, je n’ai ni richesses ni protections. Je suis pauvre, et le serai davantage au point de ne pas avoir où reposer ma tête, et je serai persécuté plus qu’une brebis perdue n’est poursuivie par les loups. Mon enseignement est encore plus sévère que celui de Jean, car il interdit le ressentiment. Il concerne moins l’extérieur que l’âme. Vous devrez renaître si vous voulez être mes disciples. Le voulez-vous ?

– Oui, Maître. Toi seul as les paroles qui nous donnent la lumière. Elles descendent, et là où étaient les ténèbres de la désolation par absence de guide, elles apportent la clarté du soleil.

– Venez donc et marchons. Je vous instruirai en route. »

Détail

En 47.2, description physique de Jean.

Annotation

Jean 1,35-39 :

Le lendemain encore, Jean se trouvait là avec deux de ses disciples. Posant son regard sur Jésus qui allait et venait, il dit : « Voici l’Agneau de Dieu. » Les deux disciples entendirent ce qu’il disait, et ils suivirent Jésus. Se retournant, Jésus vit qu’ils le suivaient, et leur dit : « Que cherchez-vous ? » Ils lui répondirent : « Rabbi – ce qui veut dire : Maître –, où demeures-tu ? » Il leur dit : « Venez, et vous verrez. » Ils allèrent donc, ils virent où il demeurait, et ils restèrent auprès de lui ce jour-là. C’était vers la dixième heure (environ quatre heures de l’après-midi).

EMV 47.4 · Tome 1

L’Evangile tel qu'il m'a été révélé

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47.4 Jésus dit :

« Le groupe qui m’avait rencontré était nombreux, mais un seul m’a reconnu : celui dont l’âme, la pensée et la chair étaient pures de toute luxure.

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Après que Maria ait vu la première rencontre avec Jean, Jésus lui dit :

EMV 47.8 · Tome 1

L’Evangile tel qu'il m'a été révélé

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47.8 Jean est un être pur. Parmi tous mes disciples, il est “ le Pur ”. Son âme est une fleur dans un corps d’ange. Il se sert, pour m’appeler, des mots de son premier maître et me de­mande de lui donner la paix. Mais la paix, il la possède en lui-même par la pureté de sa vie et je l’ai aimé pour cette pureté. C’est à elle que j’ai confié mes enseignements, mes secrets et même la personne qui m’était la plus chère.

Il a été mon premier disciple, il m’a aimé dès le premier instant où il m’a vu. Son âme s’était unie à la mienne à partir du jour où il m’a vu passer le long du Jourdain et où il a vu Jean-Baptiste me désigner. Même s’il ne m’avait pas rencontré ensuite à mon retour du désert, il m’aurait cherché jusqu’à ce qu’il me trouve. En effet, celui qui est pur est humble et désireux de s’instruire dans la science de Dieu et il va, comme l’eau vers la mer, vers ceux en qui il voit des maîtres de la doctrine céleste.

EMV 47.9 · Tome 1

L’Evangile tel qu'il m'a été révélé

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Viens à la suite de Jésus comme Jean. Tu marcheras au milieu des épines, mais tu trouveras, au lieu de roses, les gouttes de sang de celui qui les a répandues pour toi, pour vaincre en toi aussi la chair.

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Jésus dit à Maria :

EMV 47.10 · Tome 1

L’Evangile tel qu'il m'a été révélé

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47.10 Je réponds d’avance à une observation. Jean dit dans son évangile, en parlant de sa rencontre avec moi : “ Le lendemain. ” Cela semble laisser entendre que Jean-Baptiste m’a désigné le lendemain de mon baptême et que Jean et Jacques m’ont suivi aussitôt. Cela contredit ce que rapportent les autres évangélistes au sujet des quarante jours passés au désert. Mais il faut le lire de la manière suivante : “ (Après l’arrestation de Jean), le lendemain, les deux disciples de Jean-Baptiste à qui il m’avait désigné en disant : ‘Voici l’Agneau de Dieu’, me revoyant, m’appelèrent et me suivirent ”, après mon retour du désert.

Ensemble, nous sommes retournés sur les rives du lac de Galilée où je m’étais réfugié pour commencer à partir de là mon évangélisation ; les deux hommes parlèrent de moi aux autres pêcheurs. Ils avaient fait toute la route avec moi et étaient restés une journée entière dans la maison hospitalière d’un ami de ma maison, de ma parenté.

Mais l’initiative de ces conversations vint de Jean : la volonté de pénitence avait fait de son âme – déjà si limpide en raison de sa pureté –, un chef-d’oeuvre de limpidité où la vérité se réfléchissait avec netteté ; il avait ainsi la sainte audace des purs et des généreux qui n’ont jamais peur de se mettre en avant quand ils voient qu’il s’agit de Dieu, de la vérité, de l’enseignement et des voies de Dieu. Combien je l’ai aimé pour ce caractère personnel fait de simplicité et d’héroïsme ! »

Annotation

Jean 1,35-39 :

Le lendemain encore, Jean se trouvait là avec deux de ses disciples. Posant son regard sur Jésus qui allait et venait, il dit : « Voici l’Agneau de Dieu. » Les deux disciples entendirent ce qu’il disait, et ils suivirent Jésus. Se retournant, Jésus vit qu’ils le suivaient, et leur dit : « Que cherchez-vous ? » Ils lui répondirent : « Rabbi – ce qui veut dire : Maître –, où demeures-tu ? » Il leur dit : « Venez, et vous verrez. » Ils allèrent donc, ils virent où il demeurait, et ils restèrent auprès de lui ce jour-là. C’était vers la dixième heure (environ quatre heures de l’après-midi).

EMV 48 · Tome 1

L’Evangile tel qu'il m'a été révélé

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Jean est près du lac, à Bethsaïde. Jacques est avec lui. Il appelle Pierre et André, qui reviennent sur le rivage, car ils sont en barque. Quand ils sont proches, André demande pourquoi ils ne sont pas venus et Jean demande pourquoi ils ne les ont pas accompagné voir le Maître. Pierre bougonne, il n'est pas du tout convaincu que ce soit le Christ, mais Jean insiste, il dit même que c'est le Messie et que celui-ci sait tout. Jacques intervient alors et lui répète les paroles de Jésus ; Jean embraie ensuite et Pierre a ses revirements tels qu'on les aime : il veut aller voir le Seigneur. Il reproche même à André de ne pas les avoir accompagné, alors qu'il a vu le Christ lors du baptême de Jean. Ils remettent tout en place et s'en vont, mais d'un coup, Pierre s'inquiète : si Jésus sait tout, il saura que Simon l'a presque traité de menteur. Mais Jean le rassure et dit que le Sauveur est très bon. Il lui dit même que Jésus connaissait déjà ses réactions la nuit passée et qu'il l'encourageait pourtant à venir, car c'est un homme de bonne volonté.

Pierre est content, et pose des questions sur Jésus. Il apprend que c'est un artisan de Nazareth et que, quand Jean et Jacques ont voulu lui donner des deniers, comme c'était la coutume, qu'il les a donnés directement aux pauvres. Cela rassure encore plus le bon Simon qui veut aller voir le Messie.

EMV 48.2 · Tome 1

L’Evangile tel qu'il m'a été révélé

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48.2 Jean débouche d’une ruelle et se hâte vers le lac. Jacques le suit, mais d’un pas beaucoup plus calme. Jean regarde les barques déjà accostées mais ne trouve pas celle qu’il cherche. Il l’aperçoit alors qu’elle est encore à quelques centaines de mètres de la rive, occupée aux manoeuvres d’accostage. Les mains en porte-voix, il crie très fort un : “ Ohé ! ” prolongé qui doit être l’appel habituel. Quand il voit qu’on l’a entendu, il fait avec les bras de grands gestes qui signifient : « Venez, venez ! »

Les hommes de la barque, s’imaginant je ne sais quoi, foncent à coups de rames, et la barque avance plus rapidement qu’avec la voile, qu’ils amènent, peut-être pour faire plus vite. Lorsqu’ils arrivent à une dizaine de mètres du rivage, Jean n’attend plus. Il enlève son manteau et son long vêtement et les jette sur la grève, se déchausse, relève son vêtement de dessous en le ramenant d’une main jusqu’à l’aine et descend dans l’eau à leur rencontre.