EMV 49.5 · Tome 1
L’Evangile tel qu'il m'a été révélé
Citation
49.5 « Tu aimes les enfants, Maître ?
– Oui, parce qu’ils sont purs, sincères et aimants.
Notes du thème
Confort de lecture
EMV 49.5 · Tome 1
49.5 « Tu aimes les enfants, Maître ?
– Oui, parce qu’ils sont purs, sincères et aimants.
EMV 50.3-4 · Tome 1
50.3 Plus tard, Jésus se lève, fait un tour sur la terrasse, regarde le lac et des enfants qui jouent sur la route. Il leur sourit et les enfants lui répondent par leur sourire. Il regarde sur la route, du côté de la petite place qui est à une centaine de mètres de la maison. Puis il descend et va à la cuisine :
« Femme, je vais me promener sur la rive. »
Il sort et va effectivement dans cette direction, près des enfants. Il les interroge :
« Que faites-vous ?
– Nous voulions jouer à la guerre, mais lui, il ne veut pas, alors on joue à la pêche. »
Celui qui ne veut pas est un petit bonhomme fluet, mais aux yeux très lumineux. Peut-être que, frêle comme il est, il se doute que les autres le bousculeraient en “ faisant la guerre ”, et c’est pourquoi il plaide pour la paix.
Mais Jésus saisit l’occasion de parler à ces enfants :
« C’est lui qui a raison. La guerre est un châtiment de Dieu pour punir les hommes. Elle montre que l’homme n’est plus un vrai fils de Dieu. Quand le Très-Haut créa le monde, il fit tout : le soleil, la mer, les étoiles, les fleuves, les plantes, les animaux, mais pas les armes. Il créa l’homme et lui donna des yeux pour regarder avec amour, une bouche pour dire des mots d’amour, des oreilles pour les écouter, des mains pour donner aide et caresses, des pieds pour courir avec empressement vers un frère dans le besoin, enfin un coeur capable d’aimer. Il donna à l’homme l’intelligence, la parole, l’affection, les sentiments, mais il ne lui a pas donné la haine. Pourquoi ? Parce que l’homme, comme créature de Dieu, devait être amour comme Dieu est Amour. Si l’homme était resté une créature de Dieu, il serait resté dans l’amour et la famille humaine n’aurait jamais connu ni guerre ni mort.
– Mais lui, il ne veut pas faire la guerre parce qu’il perd toujours ! » (je l’avais bien deviné !)
Jésus sourit et répond :
« Il ne faut pas refuser une chose qui nous nuit pour la seule raison qu’elle nous nuit. Il faut refuser une chose quand elle nuit à tout le monde. Si l’on dit : “ Je ne veux pas de ceci parce que je serai perdant ”, c’est de l’égoïsme. Au contraire, le vrai fils de Dieu dit : “ Frères, je sais que j’aurais le dessus, mais je vous dis : ne faisons pas ceci parce que cela vous porterait tort, à vous. ” Ah, celui-là a bien compris le principal commandement ! Qui sait me le dire ? »
En choeur, les onze bouches proclament :
« “ Tu aimeras ton Dieu de tout ton être et ton prochain comme toi-même. ”
– Ah ! Vous êtes de braves enfants ! 50.4 Vous allez tous à l’école ?
– Oui.
– Qui est le meilleur ?
– Lui. »
C’est le garçon frêle qui ne veut pas jouer à la guerre.
« Comment t’appelles-tu ?
– Joël.
– C’est un grand nom. C’est lui qui annonce : “ ... que l’infirme dise : ‘ Je suis un brave ! ’ ” Mais un brave en quoi ? Dans la Loi du vrai Dieu, pour être de ceux que Dieu, dans la vallée du Jugement définitif proclamera ses saints. Mais déjà le jugement est proche, non pas dans la Vallée du Jugement, mais sur le mont de la Rédemption. Là, lorsque le soleil et la lune s’obscurciront d’horreur et que les étoiles tremblantes pleureront de pitié, le jugement séparera les fils de la Lumière des fils des Ténèbres. Israël tout entier saura que son Dieu est venu. Heureux ceux qui l’auront reconnu. Pour eux miel, lait et eaux claires leur descendront au coeur, et les épines deviendront des roses éternelles. Qui de vous veut être de ceux qui seront proclamés saints par Dieu ?
– Moi ! Moi ! Moi !
– Alors vous aimerez le Messie ?
– Oui ! Oui ! Toi ! Toi ! Nous t’aimons ! Nous savons qui tu es ! Simon et Jacques l’ont dit et nos mamans nous l’ont dit aussi. Prends-nous avec toi !
– En vérité, je vous prendrai si vous êtes bons. Mais plus de paroles grossières, plus de violences, plus de querelles et plus de réponses impolies à vos parents. Prière, étude, travail, obéissance. Alors je vous aimerai et viendrai avec vous. »
Les enfants forment tous un cercle autour de Jésus. On dirait une corolle aux pétales de couleurs variées, serrée autour d’un long pistil bleu foncé.
EMV 57.1 · Tome 1
Les enfants se pressent autour de Jésus.
« Tu es revenu ?
– Tu vas rester ici, maintenant ?
– J’ai encore cassé la roue de mon charreton.
– Tu sais, Jésus, j’ai une petite soeur, et on l’a appelée Marie.
– Le maître m’a dit que je sais tout et que je suis un vrai fils de la Loi.
– Sarah n’est pas là, car sa maman est très malade. Elle pleure parce qu’elle a peur.
– Mon frère Isaac s’est marié, il y a eu une grande fête. »
Jésus écoute, caresse, félicite, promet de l’aide.
EMV 60.5 · Tome 1
60.5 Jésus va s’asseoir dans le jardin en compagnie de Pierre, André, Jacques et Jean.
« Maître !...
– Mon Pierre ?
– Je suis confus. »
Jésus fait un geste, comme pour dire : « Laisse donc ! » Puis il dit :
« Ce n’est ni la première ni la dernière fois qu’on ne me remercie pas tout de suite. Mais je ne cherche pas la reconnaissance. Il me suffit de donner aux âmes le moyen de se sauver. Je fais mon devoir. A elles de faire le leur.
– Ah ! Y en a-t-il eu d’autres comme celle-là ? Où ?
– Simon, tu es bien curieux ! Mais je veux te contenter, bien que je n’aime pas les curiosités inutiles. C’était à Nazareth. Tu te rappelles la maman de Sarah ? Elle était très malade quand nous sommes arrivés à Nazareth et on nous a dit que la petite fille pleurait. Pour ne pas faire d’elle, qui est bonne et douce, une orpheline et plus tard la fille d’un second mariage, je suis allé trouver la femme... Je voulais la guérir... mais je n’avais pas encore posé le pied sur le seuil que son mari et un frère me chassèrent en disant : “ Va-t’en, va-t’en ! Nous ne voulons pas d’ennuis avec la synagogue. ” Pour eux, pour trop de gens, je suis déjà un rebelle... Je l’ai guérie tout de même... à cause de ses enfants. Et j’ai dit à Sarah, qui était dans le jardin, en la caressant : “ Je guéris ta mère. Rentre à la maison. Ne pleure plus. ” A l’instant même la femme fut guérie et la petite fille lui a tout raconté, ainsi qu’à son père et à son oncle... Mais on l’a punie pour m’avoir parlé. Je le sais, car l’enfant a couru derrière moi pendant que je quittais le village... Mais peu importe.
– Moi, je l’aurais fait redevenir malade !
– Pierre ! » Jésus est sévère. « C’est cela que je vous ai enseigné, à toi et aux autres ? Qu’as-tu entendu sur mes lèvres, la première fois que je t’ai parlé ? Quelle condition première ai-je toujours demandée pour être mes vrais disciples ?
– C’est vrai, Maître. Je suis vraiment bête. Pardonne-moi. Mais... je ne peux supporter qu’on ne t’aime pas !
– Ah ! Pierre, tu verras bien d’autres animosités ! Tu auras tant de surprises, Pierre ! Des personnes que les gens soi-disant “ saints ” méprisent comme des publicains et qui seront au contraire un exemple pour le monde, un exemple que ne suivront pas ceux qui les dédaignent. Des païens qui compteront parmi les plus grands fidèles, des prostituées qui deviendront pures à force de volonté et de pénitence, des pécheurs qui se corrigeront...
– Ecoute : qu’un pécheur se convertisse... passe encore. Mais une prostituée et un publicain !
– Tu ne le crois pas ?
– Moi, non.
– Tu es dans l’erreur, Simon.
Guérison de la maman de la petite Sarah.
EMV 60.7 · Tome 1
60.7 – Jésus de Nazareth est ici ? demande un petit enfant qui se présente à la porte.
– Il est ici, entre. »
L’enfant s’avance et je reconnais l’un de ceux que j’ai vus dans les premières visions de Capharnaüm. C’est justement celui qui, après être dégringolé aux pieds de Jésus, a promis d’être bon... pour manger le miel du Paradis.
« Mon petit ami, avance » lui dit Jésus.
Le garçonnet, un peu intimidé par tant de gens qui le regardent, se rassure et court vers Jésus, qui l’embrasse, le prend sur ses genoux et lui donne une bouchée de son poisson sur un morceau de pain.
« Voilà, Jésus, c’est pour toi. Aujourd’hui encore, cette personne m’a dit : “ C’est le sabbat. Porte cela au rabbi de Nazareth et dis à ton ami de prier pour moi. ” Il sait que tu es mon ami !... »
L’enfant rit, tout heureux, et mange son pain et son poisson.
« Bravo, petit Jacques ! Tu diras à cette personne que mes prières montent vers le Père pour lui.
– C’est pour les pauvres ? demande Pierre.
– Oui.
– C’est toujours l’offrande habituelle ? Regardons. »
Jésus lui passe la bourse. Pierre la vide et compte.
« Toujours la même forte somme ! Mais qui est cette personne ? Dis, petit, qui est-ce ?
– Je ne dois pas le dire, et je ne le dirai pas.
– Quelle forte tête ! Allons, sois gentil, je te donnerai des fruits.
– Je ne le dirai pas, que tu m’insultes ou que tu me caresses !
– Mais voyez quelle langue !
– Jacques a raison, Pierre, il tient la parole donnée. Laisse-le tranquille.
– Toi, Maître, tu sais qui est cette personne ? »
Jésus ne répond pas. Il s’occupe de l’enfant auquel il donne un autre morceau de poisson grillé bien débarrassé de ses arêtes ; mais Pierre insiste, et Jésus doit lui répondre.
« Moi, je sais tout, Simon.
– Et nous, nous ne pouvons pas savoir ?
– Tu ne guériras jamais de ton défaut ? »
Jésus lui fait ce reproche en souriant. Et il ajoute :
« Tu le sauras bientôt. Le mal voudrait rester caché et ne peut toujours y réussir, mais le bien, même si on veut le garder secret pour qu’il soit méritoire, est découvert un jour ou l’autre, pour la gloire de Dieu dont la nature resplendit en l’un de ses enfants. La nature de Dieu, c’est l’amour. Ce petit l’a compris, car il aime son prochain. Va, Jacques. Porte à cette personne ma bénédiction. »
La vision s’achève.
Curiosité de Pierre face à la bourse apportée par l'enfant Jacques.
EMV 62.2 · Tome 3, p. 23
« J’ai bien fait de ne pas rester sur l’autre rive, comme le désiraient les habitants de Qédesh, où j’étais arrivé en allant de Guerguesa à Mérom, pour revenir ensuite par l’autre rive.
– Tu viens de là bas ?
– Oui, je me suis montré dans les endroits où j’étais déjà allé, et encore plus loin. Je suis allé jusqu’à Giscala.
– Quelle longue route !
– Mais quelle récolte ! Sais-tu, Isaac ? Nous avons été les hôtes du rabbi Gamaliel. Il s’est montré bien bon. Ensuite, j’ai rencontré le chef de la synagogue de la Belle Eau. Il vient, lui aussi. Je te le confie. Et puis… et puis… j’ai trois nouveaux disciples… »
Jésus sourit, manifestement heureux.
« De qui s’agit-il ?
– D’un vieillard de Chorazeïn. Je lui ai rendu service autrefois, et, pour me montrer son amour, ce pauvre homme, un vrai juif sans préventions, a travaillé la région pour moi comme un parfait laboureur le fait pour son sol. Le second est un enfant de cinq ans, guère plus, intelligent, hardi. Je lui avais déjà parlé la première fois que je suis allé à Bethsaïde, et il s’en est souvenu mieux que les adultes. Le troisième est un ancien lépreux. Je l’ai guéri un soir près de Chorazeïn, il y a déjà longtemps, puis je l’ai quitté. Je le retrouve maintenant parlant de moi sur les monts de Nephtali. Et pour confirmer ses dires, il lève ce qui lui reste de ses mains, guéries mais partiellement diminuées, et il montre ses pieds, guéris mais déformés, avec lesquels il fait pourtant beaucoup de route. A ce qui lui reste, les gens comprennent à quel point il a été malade et ils croient à ses paroles accompagnées de larmes de reconnaissance. Il m’a été facile de parler là-bas, parce que quelqu’un m’avait déjà fait connaître et avait amené les autres à croire en moi. J’ai ainsi pu faire de nombreux miracles. Celui qui croit réellement peut tant ! »
EMV 64.3-4 · Tome 1
64.3 Des enfants sont accourus en criant :
« C’est le Maître ! C’est le Maître ! Voilà Jésus, voilà Jésus ! »
Ils s’attachent à lui, qui les caresse tout en parlant à ses disciples.
« Simon, j’entre dans ta maison. Toi et vous autres allez dire que je suis arrivé, puis amenez-moi les malades. »
Les disciples partent rapidement dans plusieurs directions. Mais tout Capharnaüm sait déjà que Jésus est arrivé grâce aux enfants qui ressemblent à des abeilles sorties de la ruche pour aller vers les fleurs, en l’occurrence les maisons, les rues, les places. Tout joyeux, ils vont et viennent, portant la nouvelle à leur maman, aux passants, aux vieillards assis au soleil, après quoi ils reviennent se faire caresser encore par celui qui les aime. L’un d’eux s’enhardit :
« Parle-nous, parle pour nous, Jésus, aujourd’hui. Nous t’aimons bien, tu sais, et nous sommes meilleurs que les hommes. »
Jésus sourit au petit psychologue et promet :
« Je parlerai pour vous seuls. »
Et, suivi par les enfants, il va à la maison et entre avec sa salutation habituelle :
« Que la paix soit dans cette maison ! »
Les gens affluent dans la grande pièce de derrière, réservée aux filets, cordages, paniers, rames, voiles et provisions. On voit que Pierre l’a mise à la disposition de Jésus. Il a tout entassé dans un coin pour faire de la place. De là, on ne voit pas le lac, on entend seulement le léger clapotis des vagues. On voit en revanche le muret verdâtre du jardin, avec la vieille vigne et le figuier feuillu. Il y a des gens jusque sur la route, débordant de la pièce dans le jardin, et de là sur le chemin.
64.4 Jésus commence à parler. Au premier rang, cinq personnages... de haut rang ont d’autorité pris la place, grâce à la crainte qu’ils inspirent au peuple. Leurs larges manteaux, leurs riches habits et leur orgueil, tout indique que ce sont des pharisiens et des docteurs. Jésus cependant tient à avoir autour de lui ses petits : une couronne de petits visages innocents, aux yeux lumineux et aux sourires angéliques, qui se lèvent pour le contempler. Jésus parle, et tout en parlant, caresse de temps à autre les cheveux frisés d’un bambin assis à ses pieds qui tient sa tête appuyée sur ses genoux, sur ses bras croisés. Jésus parle assis sur un grand tas de filets et de paniers.
« “ Mon bien-aimé est descendu dans son jardin, aux parterres embaumés, pour se repaître dans les jardins et pour cueillir des lys... Il se repaît parmi les lys ” : ce sont les mots de Salomon, fils de David, dont je descends, moi, le Messie d’Israël.
Mon jardin ! Quel jardin est plus beau et plus digne de Dieu que le Ciel, celui dont les fleurs sont les anges que Dieu a créés ? Et pourtant non. C’est un autre jardin qu’a voulu le Fils unique du Père, le Fils de l’homme, car pour l’homme, je me suis revêtu de chair sans laquelle je ne pourrais racheter les fautes de la chair de l’homme. Ce jardin aurait pu être de peu inférieur au jardin du Ciel si les fils d’Adam, les fils de Dieu, s’étaient répandus du paradis terrestre, comme les douces abeilles au sortir d’une ruche, pour peupler la terre d’un peuple de saints tout entier destiné au Ciel. Mais l’Ennemi a semé ronces et épines dans le coeur d’Adam et, de là, elles se sont répandues sur la terre. Ce n’est plus un jardin, mais une forêt sauvage et cruelle où réside la fièvre et où se niche le serpent.
Toutefois, le Bien-Aimé du Père a encore un jardin, sur cette terre où règne Mammon : le jardin où il va se repaître de sa céleste nourriture que sont amour et pureté ; le parterre où il cueille les fleurs qui lui sont chères, où ne se trouvent pas les taches de la sensualité, de la convoitise, de l’orgueil. Ceux-ci. (Jésus caresse le plus grand nombre d’enfants qu’il peut, passant la main sur la couronne des petites têtes attentives, une unique caresse qui les effleure et les fait sourire de joie.) Voici mes lys.
Salomon, dans toute sa richesse, n’a pas possédé de plus beau vêtement que le lys qui parfume la vallée, ni de diadème d’une beauté plus immatérielle et d’une grâce plus éclatante que celle du calice au teint de perle d’un lys. Et pourtant, pour mon coeur, il n’y a pas de lys qui vaille un seul de ces tout-petits. Il n’y a pas de parterre, il n’y a pas de jardin de riches, planté uniquement de lys, qui vaille autant qu’un seul de ces enfants purs, innocents, sincères et simples.
O hommes ! O femmes d’Israël ! Et vous, grands et humbles par la fortune et la situation, écoutez ! Vous qui êtes ici pour me connaître et m’aimer, sachez donc quelle est la condition primordiale pour être à moi. Je ne vous dis pas des paroles difficiles. Je ne vous donne pas d’exemples plus difficiles encore. Je vous dis : “ Prenez exemple sur ceux-ci. ”
Qui d’entre vous n’a pas chez lui un fils, un petit-fils, un petit frère encore enfant, encore tout petit ? N’est-il pas un repos, un réconfort, un lien entre les époux, entre les parents, entre les amis, l’un de ces innocents dont l’âme est pure comme une aube sereine, dont le visage dissipe les nuages et fait naître l’espoir, dont les caresses sèchent les larmes et déversent une force vitale ? Pourquoi un tel pouvoir chez eux ? Ils sont pourtant faibles, désarmés, encore ignorants. Parce qu’ils ont Dieu en eux, ils ont la force et la sagesse de Dieu. La vraie sagesse : ils savent aimer et croire. Ils savent croire et vouloir. Ils savent vivre dans cet amour et dans cette foi. Soyez comme eux : simples, purs, aimants, sincères, croyants.
Il n’est pas de sage en Israël qui soit plus grand que le plus petit de ceux-ci, dont l’âme est à Dieu et à laquelle appartient son Royaume. Vous qui êtes bénis du Père, aimés par le Fils du Père, vous les fleurs de mon jardin, que ma paix soit sur vous et sur ceux qui vous imiteront par amour pour moi. »
Jésus rencontre des enfants à Capharnaüm, et il leur promet une prédication rien que pour eux (la prédication a lieu en 64.4).
Cantique des Cantiques 6, 2-3
Ct 6, 2-3 : Mon bien-aimé est descendu dans son jardin, dans les parterres d’aromates, pour mener ses brebis paître aux jardins, et pour cueillir des lis. Je suis à mon bien-aimé, mon bien-aimé est à moi, lui qui mène paître ses brebis parmi les lis.
EMV 70.6 · Tome 1
70.6 – Maître, tu as parlé de Simon-Pierre, et il me revient à l’esprit ce que je devais te dire d’abord. Mais la joie de t’entendre m’a fait l’oublier. De retour à Capharnaüm après la Pentecôte, nous avons tout de suite trouvé la somme habituelle de cet inconnu. L’enfant l’avait portée à ma mère. Je l’ai donnée à Pierre qui me l’a rendue en me disant d’y puiser un peu pour le retour et le séjour à Docco. Il m’avait demandé de t’apporter le reste pour tes besoins éventuels... Pierre s’imaginait que, ici, tout ne serait pas confortable... mais toi, tu dis le contraire... Je n’ai pris que deux deniers pour deux pauvres rencontrés près d’Ephraïm. Pour le reste, j’ai vécu avec ce que m’avait donné ma mère et ce que m’ont donné de braves gens auxquels j’avais annoncé ton nom. Voici la bourse.
– Je la distribuerai demain aux pauvres. Comme ça, Judas apprendra nos habitudes.
– Ton cousin Jude est venu ? Comment a-t-il fait pour être si rapide ? Il était à Nazareth et ne m’a pas parlé de départ...
– Non. Judas, c’est le nouveau disciple. Il est de Kérioth, mais tu l’as vu à Pâques, ici, le soir de la guérison de Simon. Il était avec Thomas.
– Ah ! C’est lui ? »
Jean est un peu interdit.
« C’est lui. (...) »
EMV 75.2 · Tome 1
« Qui es-tu ?
– Quelqu’un qui t’aime.
– Tu serais bien le premier depuis de nombreuses années ! D’où viens-tu ?
– De Galilée.
– De Galilée ? Oh ! »
L’homme le regarde attentivement. Les autres aussi se sont approchés.
« De Galilée » répète le berger ; et il ajoute à mi-voix, comme s’il s’adressait à lui-même : « Lui aussi venait de Galilée... De quel endroit, Seigneur ?
– De Nazareth.
– Oh ! Dis-moi, alors : est-ce qu’un enfant y est revenu, avec une femme qui s’appelait Marie et un homme du nom de Joseph, un enfant encore plus beau que sa mère ? On n’a jamais vu de fleur plus belle sur les collines de Juda. Un bébé né à Bethléem de Juda, au temps de l’édit ? Un enfant qui a ensuite pris la fuite pour le bonheur du monde. Cet enfant, je donnerais ma vie pour le savoir vivant et devenu maintenant un homme !
Elie décrit Jésus enfant avec ses propres mots,
EMV 76.7-11 · Tome 1
76.7 Il y a une femme à Yutta – oui, c’est maintenant une femme – qui vient d’avoir son quatrième enfant. C’était autrefois une fillette, une de mes petites amies. Elle a donné comme noms à ses enfants : Marie et Joseph aux deux premiers et, n’osant appeler le troisième Jésus, elle l’a nommé Emmanuel, nom de bénédiction pour elle-même, sa maison et Israël. Et elle cherche quel nom donner au quatrième, né depuis six jours. Ah, quand elle saura que je suis guéri ! Et que tu es ici ! Elle est bonne comme le pain, Sarah, et Joachim son époux l’est aussi. Et leurs parents ? C’est grâce à eux que je suis vivant. Ils m’ont toujours abrité et aidé.
– Allons chez eux leur demander abri pour les heures de soleil et leur apporter la bénédiction pour leur charité.
– Par là, Maître. Ce sera plus commode pour le troupeau et pour échapper aux gens, qui sont certainement excités. La vieille qui m’a vu me dresser debout a certainement parlé. »
76.8 Ils suivent le torrent, le quittent plus au sud pour prendre un sentier assez raide qui monte en suivant un éperon de la montagne fait comme la proue d’un navire. Le torrent se trouve maintenant dans la direction opposée à la montée et coule dans le fond entre deux rangées de montagnes qui se coupent en formant une belle vallée accidentée.
Je reconnais l’endroit... Il est impossible de confondre, c’est celui de la vision de Jésus et des enfants que j’ai eue le printemps dernier. Le muret habituel en pierres sèches délimite la propriété qui coupe la vallée. Voici les prés, avec les pommiers, les figuiers, les noyers, voici la maison blanche sur un fond de verdure, avec son aile en saillie qui protège l’escalier, qui fait office de portique et d’abri, voici le petit dôme tout en haut, voici le potager avec le puits, la tonnelle et les parterres...
De grands bruits de voix s’élèvent de la maison. Isaac s’avance. Il entre et demande à grands cris :
« Marie, Joseph, Emmanuel, où êtes-vous ? Venez voir Jésus. »
Les trois petits accourent : une fillette de cinq ans environ et deux garçons de quatre et deux ans, le dernier au pas encore incertain. Ils restent bouche bée en présence du... ressuscité. Puis la fillette s’écrie :
« Isaac ! Maman ! Isaac est ici ! Judith a bien vu ! »
D’une pièce où l’on mène grand bruit sort une femme, la mère, robuste, brune, grande, celle de la vision lointaine, toute belle dans ses vêtements de fête : son habit de lin blanc ressemble à une riche chemise qui descend avec des plis jusqu’aux chevilles, serrée à ses flancs plutôt forts par un châle à rayures multicolores qui modèle des hanches puissantes, en retombant avec des franges à la hauteur des genoux par derrière, et qui reste ouvert par-devant après s’être croisé à la hauteur de la ceinture sous une boucle de filigrane. Un voile léger avec des branches de roses de couleur sur un fond ivoire est fixé sur ses tresses noires comme un petit turban et puis descend de la nuque, avec des ondulations et des plis sur les épaules et la poitrine. Une couronne de petites médailles reliées par une chaîne la fixe sur la tête. Elle porte des boucles d’oreilles aux lourds anneaux. Sa tunique est tenue serrée par un collier d’argent qui passe par les oeillets du vêtement. Aux bras, des lourds bracelets d’argent.
« Isaac ! Mais comment ? Judith... je croyais que le soleil l’avait rendue folle... Tu marches ! Mais que s’est-il passé ?
– Le Sauveur, Sarah ! C’est lui ! Il est venu !
– Qui ? Jésus de Nazareth ? Où est-il ?
– Là, derrière le noyer ! Il demande si tu le reçois !
– Joachim ! Mère ! Venez tous ! C’est le Messie ! »
Femmes, hommes, garçons, bébés sortent en poussant des cris... mais quand ils voient Jésus, grand et majestueux, ils sont intimidés et restent comme pétrifiés.
« La paix à cette maison et à vous tous. La paix et la bénédiction de Dieu. »
Souriant, Jésus marche lentement vers le groupe.
« Mes amis, voulez-vous donner asile au voyageur ? » et il sourit plus encore.
Son sourire triomphe des craintes. L’époux a le courage de parler :
« Entre, Messie. Nous t’avons aimé sans te connaître. Nous t’aimerons d’autant plus après avoir fait ta connaissance. La maison est en fête pour trois choses aujourd’hui : pour toi, pour Isaac et pour la circoncision de mon troisième garçon. Bénis-le, Maître. Femme, apporte le bébé ! Entre, Seigneur. »
76.9 Ils entrent dans une pièce préparée pour la fête. Tables et mets, tapis et branchages partout.
Sarah revient avec un beau nouveau-né entre les bras. Elle le présente à Jésus.
« Dieu soit avec lui, toujours. Quel prénom porte-t-il ?
– Aucun. Celle-ci, c’est Marie, celui-là Joseph, cet autre Emmanuel, pour le dernier, il... n’a pas encore de nom... »
Jésus fixe le couple et sourit :
« Cherchez un prénom, s’il doit être circoncis aujourd’hui... »
Les époux se regardent, le regardent, ouvrent la bouche, la referment sans mot dire. Tous sont attentifs.
Jésus insiste :
« L’histoire d’Israël compte tant de grands noms, de doux noms, des noms bénits. Les plus doux, les plus bénits sont déjà donnés, mais peut-être y en a-t-il encore quelque autre. »
Les deux époux s’écrient ensemble :
« Le tien, Seigneur ! » mais l’épouse ajoute :
« Mais il est trop saint... »
Jésus sourit et demande :
« Quand aura lieu la circoncision ?
– Nous attendons l’opérateur.
– J’assisterai à la cérémonie. En attendant, je vous remercie pour mon Isaac. Désormais, il n’aura plus besoin des bons. Mais les bons ont encore besoin de Dieu. Vous avez appelé le troisième : “ Dieu avec nous ”. Mais vous avez Dieu depuis que vous avez fait preuve de charité à l’égard de mon serviteur. Soyez bénis. Sur terre et au Ciel on se souviendra de votre acte.
– Isaac s’en va, maintenant ? Il nous quitte ?
– Vous en souffrez ? Mais il lui faut servir son Maître. Il reviendra pourtant, tout comme moi. Vous, pendant ce temps, vous parlerez du Messie... Il y a tant à dire pour convaincre le monde ! 76.10 Mais voici celui qu’on attend. »
Un personnage solennel entre, avec un serviteur. Salutations et inclinations.
« Où est le bébé ? demande-t-il avec hauteur.
– Il est ici. Mais salue le Messie. Il est chez nous.
– Le Messie ?... Celui qui a guéri Isaac ? Je sais, mais... nous en parlerons après. Je suis très pressé... Le bébé et son nom. »
Les personnes présentes sont mortifiées des façons de l’homme. Mais Jésus sourit comme si les impolitesses ne s’adressaient pas à lui. Il prend le petit, touche de ses beaux doigts le petit front, comme pour le consacrer et dit : « Son nom est Yésaï » puis il le rend à son père, qui passe dans une pièce voisine avec l’homme hautain et d’autres. Jésus reste là où il est jusqu’au retour de l’enfant qui pousse des cris désespérés.
« Donne-moi, le bébé, femme. Il ne pleurera plus » propose-t-il pour réconforter la mère angoissée.
Le bébé, sur les genoux de Jésus, se tait effectivement.
Jésus forme un groupe autour de lui, avec tous les petits autour de lui, et aussi les bergers et les disciples. On entend au dehors les bêlements des brebis qu’Elie a enfermées dans un enclos, et, dans la maison, le bruit de la fête. On apporte à Jésus et aux siens des friandises et des boissons, mais Jésus les distribue aux petits.
« Tu ne bois pas, Maître ? Tu n’acceptes rien ? C’est de bon coeur.
– Je le sais, Joachim, et je les accepte volontiers. Mais laisse-moi faire plaisir aux petits. C’est ma joie...
– Ne t’occupe pas de cet homme, Maître.
– Non, Isaac. Je prie pour qu’il voie la lumière. Jean, emmène les deux petits voir les brebis. 76.11 Quant à toi, Marie, viens plus près et dis-moi : Qui suis-je ?
– Tu es Jésus, le fils de Marie de Nazareth, né à Bethléem. Isaac t’a vu et m’a donné le nom de ta Mère pour que je sois bonne.
– Pour l’imiter, tu dois être bonne comme l’ange de Dieu, plus pure qu’un lys éclos au sommet de la montagne, pieuse comme le lévite le plus saint doit l’être. Seras-tu cela ?
– Oui, Jésus.
– Dis : Maître ou Seigneur, mon enfant.
– Laisse-la m’appeler par mon nom, Judas. Ce n’est qu’en passant sur des lèvres innocentes qu’il ne perd pas le son qu’il a sur les lèvres de ma Mère. Tous, au cours des siècles, diront ce nom, les uns par intérêt, d’autres pour des raisons différentes et beaucoup pour blasphémer. Seuls les innocents, sans calcul et sans haine, le diront avec un amour égal à celui de cette petite et de ma Mère. Les pécheurs aussi m’appelleront comme cela, mais par besoin de pitié. Ma Mère et les enfants ! Pourquoi m’appelles-tu Jésus ? dit-il, en caressant la fillette.
– Parce que je t’aime bien... comme mon père, ma maman et mes petits frères » dit-elle en embrassant les genoux de Jésus, et elle rit en levant son visage.
Jésus se penche pour lui donner un baiser, et c’est ainsi que tout prend fin.
Isaac parle de ceux qui se sont occupés de lui durant toute son infirmité. Il est décidé d'aller chez eux pour les remercier de leur bonté envers le berger.
Sarah de Yutta apparaît en 76.8 de même qe les enfants, Joachim aparaît en 76.9. La bénédiction du nouveau-né Yesaï a lieu en 76.9-10. Enfin, Jésus parle à l'enfant Marie en 76.11