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Notes du thème

Sanhédrin, grands-prêtres et pharisiens

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EMV 7.7-9 · Tome 1, p. 59-61

L’Evangile tel qu'il m'a été révélé

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La Sagesse du Fils est déjà sur les lèvres de Marie

7.7 Jésus dit :

« J’entends déjà les commentaires des docteurs en ergoterie : “ Comment une enfant de moins de trois ans peut-elle parler ainsi ? C’est exagéré ! ” Ils ne réfléchissent qu’ils font de moi un phénomène en faisant passer mon enfance pour une conduite d’adulte.

L’intelligence ne vient pas à tous de la même façon et au même âge. L’Eglise a fixé à six ans l’âge auquel on est responsable de ses actes, parce que c’est l’âge auquel tout enfant, même retardé, peut distinguer le bien du mal, ne serait-ce que de façon rudimentaire. Mais il y a des enfants qui peuvent bien plus tôt discerner, comprendre et vouloir avec une raison déjà suffisamment développée. La petite Imelde Lambertini, Rose de Viterbe, Nellie Organ, Nennolina vous donnent un exemple probant qui vous permet de croire, ô docteurs exigeants, que ma Mère a pu penser et parler ainsi. Encore n’ai-je pris que quatre noms au hasard parmi les milliers d’enfants saints qui peuplent mon Paradis après avoir raisonné en adultes sur la terre pendant plus ou moins d’années.

7.8 Qu’est-ce que la raison ? Un don de Dieu. Dieu peut donc l’accorder dans la mesure qu’il veut, à qui il veut et au moment où il le veut. Mieux, la raison est l’un des éléments qui vous font ressembler à Dieu, qui est Esprit intelligent et doué de raison. La raison et l’intelligence furent des dons gratuits accordés par Dieu à l’homme au paradis terrestre. Et comme elles étaient vives quand la grâce était vive, encore intacte et à l’oeuvre dans l’âme des deux premiers parents !

Il est dit, dans le livre de Jésus ben Sirach : “ Toute sagesse vient du Seigneur, elle est près de lui à jamais. ” Quelle sagesse les hommes auraient-ils donc possédée s’ils étaient restés enfants de Dieu !

Les lacunes de votre intelligence sont le résultat naturel de votre déchéance dans le domaine de la grâce et de l’honnêteté. Par la perte de la grâce, vous avez éloigné de vous la Sagesse, et cela pour des siècles. Comme un météore qui se dissimule derrière des kilomètres de nébuleuses, la Sagesse ne vous est plus parvenue avec netteté, mais au travers de brumes que votre corruption ne cesse d’épaissir.

Puis le Christ est venu, et il vous a rendu la grâce, ce don suprême de l’amour de Dieu. Mais savez-vous garder ce joyau net et pur ? Non. Quand vous ne la brisez pas par la volonté individuelle de pécher, vous la souillez par vos continuelles fautes de moindre importance, par vos faiblesses, votre sympathie pour le vice et même par les sympathies qui, sans être de véritables alliances avec le vice septiforme, n’en affaiblissent pas moins la lumière de la grâce et de son action. Vous avez ensuite, pour assombrir la magnifique lumière de l’intelligence que Dieu avait donnée à vos premiers parents, des siècles de corruption qui ont répercuté leur action néfaste sur vos forces physiques et vos facultés intellectuelles.

7.9 Or Marie n’était pas seulement la femme pure, la nouvelle Eve recréée pour faire la joie de Dieu : elle était plus qu’Eve, elle était le chef-d’oeuvre du Très-Haut, elle était la Pleine de grâce, elle était la Mère du Verbe dans l’esprit de Dieu.

“ Le Verbe est la source de la Sagesse ”, dit Jésus ben Sirach. Le Fils n’aurait-il donc pas mis sa propre sagesse sur les lèvres de sa Mère ?

Un prophète chargé de dire les paroles que le Verbe – la Sagesse – lui inspirait de transmettre aux hommes, eut les lèvres purifiées par un chardon ardent : et l’Amour n’aurait pas donné netteté et élévation de langage à son Epouse encore enfant qui devait porter la Parole en son sein ? Elle ne devait plus parler d’abord en enfant puis en femme, mais uniquement et toujours en créature céleste en qui la grande lumière et la sagesse de Dieu étaient infuses.

Le miracle ne réside pas dans l’intelligence supérieure manifestée dès l’enfance par Marie, puis par moi. Le miracle, c’est de pouvoir contenir l’Intelligence infinie qui habitait en nous, dans des limites qui permettent de ne pas frapper d’émerveillement les foules et de ne pas éveiller l’attention de Satan.

Je reviendrai sur ce thème, qui entre dans la catégorie des “ souvenirs ” que les saints ont de Dieu. »

Détail

Dictée donnée après que Maria ait vu un épisode de l'enfance de Marie, où celle-ci fait preuve d'une vive intelligence et se souvient de textes bibliques qu'elle relate comme si elle y avait été. Anne s'exclame alors : "Comment connais-tu ces choses saintes ? Qui te les a apprises ? Ton père ?" "Non. Je ne sais pas qui c’est. J’ai l’impression de les avoir toujours sues. Mais c’est peut-être quelqu’un qui me les dit mais que je ne vois pas. Peut-être l’un des anges que Dieu envoie parler aux hommes bons." Et Jésus commente cet épisode.

EMV 8.6 · Tome 1, p. 66-67

L’Evangile tel qu'il m'a été révélé

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8.6 Une sonnerie argentine de clochettes, et la porte tourne sur ses gonds. On dirait le timbre d’une cithare pendant que la porte pivote sur ses sphères de bronze. L’intérieur du Temple apparaît, avec ses lampes tout au fond. Un cortège s’avance vers la porte, venant de l’intérieur. C’est un cortège majestueux, accompagné en fanfare de trompettes d’argent, de nuages d’encens et de lumières.

Le voilà sur le seuil de la porte. Celui qui doit être le grand-prêtre se tient à l’avant. C’est un vieillard solennel, vêtu de lin très fin ; sur ce premier vêtement, il porte une tunique plus courte, elle aussi en lin, et sur cette dernière une espèce de chasuble, quelque chose d’intermédiaire entre la dalmatique et l’habit des diacres, multicolore : pourpre et or, violet et blanc y alternent et brillent au soleil comme des joyaux ; sur l’ensemble, deux vrais bijoux brillent plus vivement encore à la hauteur des épaules. Ce sont peut-être des boucles portant un chaton précieux. Sur la poitrine, une large plaque tout étincelante de pierres, soutenue par une chaîne en or. Des pendentifs et d’autres ornements brillent en bas de sa tunique courte, et de l’or luit sur son front au haut d’une coiffure qui me rappelle celle des prêtres orthodoxes, leur mitre étant bombée au lieu d’être pointue comme celle des catholiques.

Ce solennel personnage s’avance, seul, jusqu’au début de l’escalier, sous la lumière dorée du soleil qui le rend encore plus splendide. Les autres attendent, rangés en cercle en dehors de la porte, sous le portique ombragé. A gauche se tient un groupe de jeunes filles en vêtements blancs accompagnées de la prophétesse Anne et d’autres personnes âgées, certainement des maîtresses.

Le grand-prêtre regarde la petite fille et sourit. Elle doit lui paraître bien petite au pied de cet escalier digne d’un temple égyptien ! Il lève les bras vers le ciel, en prière. Tous baissent la tête, comme anéantis devant la majesté sacerdotale en communion avec l’éternelle Majesté.

Puis il fait signe à Marie. Celle-ci se sépare de son père et de sa mère et monte, comme fascinée. Elle sourit. Elle sourit à l’ombre du Temple, là où descend le Voile précieux... Elle arrive en haut des marches, aux pieds du grand-prêtre qui lui impose les mains. La victime est agréée. Quelle hostie plus pure le Temple avait-il jamais vue ?

Il se retourne alors et pose la main sur l’épaule de l’Agnelle immaculée comme pour la mener à l’autel, et la conduit vers la porte du Temple. Avant de la faire entrer, il l’interroge :

« Marie, fille de David, est-ce là ton voeu ? »

Un “ oui ” cristallin lui répond, et il s’écrie :

« Dans ce cas, entre. Marche en ma présence et sois parfaite. »

Marie entre alors, et l’ombre l’engloutit. Le groupe des vierges et des maîtresses, enfin celui des lévites, la dérobent toujours plus aux regards, la séparent... On ne la voit plus...

Avec un son harmonieux, la porte tourne sur ses gonds. Un entrebâillement toujours plus étroit permet d’apercevoir le cortège qui se dirige vers le Saint. Ce n’est maintenant plus qu’une fente, puis plus rien : la porte est close.

Annotation

C’est un vieillard solennel, vêtu de lin très fin ; sur ce premier vêtement, il porte une tunique plus courte, elle aussi en lin, et sur cette dernière une espèce de chasuble, quelque chose d’intermédiaire entre la dalmatique et l’habit des diacres, multicolore : pourpre et or, violet et blanc y alternent et brillent au soleil comme des joyaux ; sur l’ensemble, deux vrais bijoux brillent plus vivement encore à la hauteur des épaules. Ce sont peut-être des boucles portant un chaton précieux. Sur la poitrine, une large plaque tout étincelante de pierres, soutenue par une chaîne en or. Des pendentifs et d’autres ornements brillent en bas de sa tunique courte, et de l’or luit sur son front au haut d’une coiffure qui me rappelle celle des prêtres orthodoxes, leur mitre étant bombée au lieu d’être pointue comme celle des catholiques. Description conforme à la tenue traditionnelle du grand prêtre: Ephod, pectoral, tiare…, dont Maria Valtorta semble ignorer alors les noms. Le grand prêtre du Temple entre -23 à -6, (donc lorsque la Vierge Marie était au Temple) était Simon ben Boethos, dont 2 des fils furent grand prêtres comme lui, peu après la naissance de Jésus, puis membres du Sanhédrin au temps de la vie publique de Jésus. Simon ben Boethos devait donc avoir au moins 55 ans à cette époque.

EMV 11 · Tome 1, p. 81-85

L’Evangile tel qu'il m'a été révélé

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Titre du chapitre : Marie confie son vœu au grand-prêtre.

Date de la vision : Dimanche 3 septembre 1944

Calendrier : Novembre de l'an -7 (Eloul 3754).

Lieux (carte) : Jérusalem

Cycle : Mariage avec Joseph

Résumé : Marie rejoint sa cellule avec d'autres vierges. Quand elle est sur le point d'entrer dans sa chambre, une maîtresse lui indique que le grand-prêtre veut la voir. Elle y va donc, et elle découvre ledit prêtre, mais aussi Zacharie et Anne de Phanuel. Simon ben Boethos lui déclare alors qu'il connaît sa sainteté, et qu'il aimerait qu'elle reste au Temple prier chaque matin le Seigneur. Mais la Loi dit autre chose et elle doit se marier. Il la rassure en disant qu'il n'oublie pas qu'elle est de la lignée de David, et comme elle ne connaît personne,ils se fieront sur Dieu pour choisir son époux. Marie confie alors son voeu de virginité au grand-prêtre et ce dernier lui demande quand elle l'a réalisé. La Mère du Seigneur se plonge alors dans ses souvenirs pour lui répondre. Elle lui dit qu'elle ne s'oppose pas au mariage, mais qu'elle veut quand même rester vierge. Le grand-prêtre lui déclare alors que Dieu lui donnera son époux, qui sera saint puisqu'elle se sera confiée au Très-Haut. Elle parlera de son voeu à son futur mari.

Contenu du chapitre : 11.1 : Le sourire de Marie au milieu d'un bombardement réjouit Maria Valtorta. 11.2 : Avec les vierges Marie rentre dans sa cellule. 11.3 : Le Pontife lui rappelle qu'elle doit se marier. 11.4 : Mais Marie s'est promise au Seigneur et raconte comment. 11.5 : Tu diras ton vœu à ton époux.

EMV 11.2-5 · Tome 1, p. 81-85

L’Evangile tel qu'il m'a été révélé

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[Marie va] "dans sa petite chambre, dans un coin à droite.

11.3 Elle y est rejointe par une maîtresse, moins âgée qu’Anne, fille de Phanuel, mais déjà d’un certain âge :

« Marie, le grand-prêtre t’attend. »

Un peu surprise, Marie la regarde, mais sans poser de questions. Elle se contente de répondre :

« J’y vais tout de suite. »

Je ne sais si la grande salle dans laquelle elle entre appartient à la maison du grand-prêtre, ou si elle fait partie des maisons des femmes au service du Temple. Mais je vois qu’elle est vaste et lumineuse, élégante, et que Zacharie et Anne, fille de Phanuel, s’y trouvent en compagnie du grand-prêtre, magnifiquement vêtu.

Marie, arrivée au seuil, s’incline profondément et n’avance pas avant que le grand-prêtre ne lui dise :

« Approche, Marie, n’aie pas peur. »

Marie se redresse et avance lentement, non par manque d’empressement, mais par un je ne sais quoi de solennel qui la fait paraître plus femme.

Anne sourit pour l’encourager, et Zacharie la salue d’un :

« La paix soit avec toi, ma cousine. »

Le grand-prêtre l’observe attentivement puis s’adresse à Zacharie :

« On reconnaît bien en elle la race de David et d’Aaron...

Ma fille, je connais ta grâce et ta bonté. Je sais que tu as grandi chaque jour en science et en grâce aux yeux de Dieu et des hommes. Je sais que la voix de Dieu murmure à ton coeur les paroles les plus douces. Je sais que tu es la fleur du Temple de Dieu, et qu’un troisième chérubin se tient devant le Témoignage depuis que tu t’y trouves. Je voudrais bien que ton parfum continue à monter avec l’encens à chaque nouvelle journée. Mais la Loi dit autre chose. Tu n’es plus une enfant désormais, mais une femme. Or, en Israël, toute femme doit être mariée pour apporter son fils au Seigneur. Tu suivras donc le commandement de la Loi. N’aie pas peur, ne rougis pas. Je garde à l’esprit ta descendance royale. D’ailleurs, la Loi te protège puisqu’elle prescrit qu’on donne à chaque homme une femme de sa lignée. Mais même si ce n’était pas le cas, je le ferais pour ne pas porter atteinte à la noblesse de ton sang. Tu ne connais aucun homme de ta lignée, Marie, qui puisse devenir ton époux ? »

Marie lève un visage tout rouge de pudeur. Sur ses cils brille une larme, un premier diamant, et c’est d’une voix tremblante qu’elle répond :

« Personne.

– Elle ne peut connaître personne, car elle est entrée ici tout enfant ; du reste, la race de David a été trop persécutée et dispersée pour permettre à ses différentes branches de se réunir pour servir de frondaison au palmier royal, dit Zacharie.

– Dans ce cas, nous laisserons le choix à Dieu. »

11.4 Les larmes que Marie retenait jusqu’ici jaillissent alors et coulent jusqu’à sa bouche tremblante ; elle jette un regard suppliant à sa maîtresse.

« Marie s’est réservée pour le Seigneur, pour sa gloire et pour le salut d’Israël. Elle n’était encore qu’une enfant à peine capable de balbutier, et déjà elle s’était liée par un voeu, précise Anne pour lui venir en aide.

– C’est donc pour cela que tu pleures ? Pas pour résister à la Loi ?

– Pour cette seule raison. Je t’obéis, grand-prêtre de Dieu.

– Cela confirme tout ce qu’on m’a dit de toi. Depuis combien d’années es-tu vouée à la virginité ?

– Depuis toujours, je crois. Je n’étais pas encore venue au Temple que je m’étais déjà donnée au Seigneur.

– Mais n’es-tu pas la petite fille qui est venue me demander d’entrer, il y a maintenant douze hivers ?

– C’est bien moi.

– Alors comment peux-tu dire que tu appartenais déjà à Dieu à ce moment-là ?

– Si je regarde mon passé, je vois que j’ai toujours été vouée à la virginité... Je ne me souviens pas de l’instant où je suis née, ni comment j’ai commencé à aimer ma mère et à dire à mon père : “ Mon père, je suis ta fille ”... En revanche, je me rappelle avoir donné mon coeur à Dieu, même si je ne sais pas à quel moment cela a commencé. C’était peut-être avec le premier baiser que j’ai su donner, avec le premier mot que j’ai su prononcer, avec le premier pas que j’ai su faire... Oui, c’est ça : je crois que mon premier souvenir d’amour, je le trouve dans mes premiers pas plus assurés... Ma maison... ma maison avait un jardin rempli de fleurs... il y avait un verger et des champs... et aussi une source, au fond, au pied d’une hauteur, qui jaillissait d’un rocher creusé qui formait une grotte.... Elle était pleine d’herbes longues et fines, qui pleuvaient de toute part comme autant de petites cascades vertes. On aurait dit qu’elles pleuraient, car ces petites feuilles légères, en un feuillage qui ressemblait à une broderie, portaient toutes une goutte d’eau qui, en tombant, tintaient comme un léger carillon. La source chantait elle aussi. Il y avait encore des oiseaux sur les oliviers et les pommiers qui se trouvaient sur la pente au-dessus de la source, et de blanches colombes venaient se laver dans le miroir limpide de la source...

J’avais oublié tout cela, parce que j’avais mis mon coeur en Dieu et, à part mes parents que j’ai aimés de leur vivant comme après leur mort, ce qui est terrestre avait disparu de mon coeur... Mais tu m’y refais penser, grand-prêtre... Je dois chercher à quel moment je me suis donnée à Dieu... et les souvenirs de mes premières années me reviennent en mémoire... Si j’aimais cette grotte, c’est que j’y entendais une voix plus douce que le chant de l’eau et des oiseaux ; elle me disait : “ Viens, ma bien-aimée. ” J’aimais ces herbes parées de diamants sonores, parce que j’y reconnaissais le signe de mon Seigneur. Je passais mon temps à me dire : “ Vois-tu, mon âme, comme il est grand, ton Dieu ? Celui qui a fait les cèdres du Liban pour l’aquilon a également créé ces petites feuilles qui ploient sous le poids d’un moustique pour le plaisir de tes yeux et pour servir d’abri à tes petits pieds. ” J’appréciais ce silence des choses pures : la brise légère, l’eau avec ses reflets argentés, la propreté des colombes... J’aimais cette paix qui veillait sur la petite grotte, une paix qui semblait tomber des pommiers et des oliviers, tantôt en fleurs, tantôt chargés de fruits...

Et, je ne sais, j’avais l’impression que la Voix me disait, à moi, oui, bien à moi : “ Viens, magnifique olive ; viens, douce pomme ; viens, source scellée ; viens, ma colombe... ” Bien sûr, l’amour de mes parents m’était doux... Leur voix qui m’appelait m’était douce... mais celle-là ! Celle-là ! Au paradis terrestre, je pense que c’est ainsi que l’entendit celle qui fut coupable, et je ne sais comment elle a pu préférer un sifflement à cette Voix d’amour, comment elle a pu désirer connaître autre chose que Dieu... Mes lèvres ne connaissaient encore que le lait maternel, mais c’est avec le coeur enivré par le miel céleste que j’ai dit alors : “ Me voici, je viens. Nul autre maître que toi, Seigneur, ne possèdera ma chair, et mon âme n’a pas d’autre amour ”... Par ces mots, j’avais l’impression de répéter des choses déjà dites et d’accomplir un rite déjà accompli. L’époux que j’avais choisi ne me paraissait pas étranger car je connaissais déjà l’ardeur de son amour, mes yeux s’étaient faits à sa lumière et ma capacité d’amour s’était développée entre ses bras. Quand cela ? Je l’ignore. Hors de la vie présente, dirais-je, car j’avais le sentiment de l’avoir toujours possédé, je sentais qu’il me possède depuis toujours et que j’existe parce qu’il m’a voulue, pour la joie de son Esprit et du mien.

11.5 Cela dit, je t’obéis, grand-prêtre. Mais indique-moi comment me comporter... Je n’ai plus ni père ni mère. Sois donc mon guide.

– Dieu te donnera un époux, et il sera saint puisque tu t’es confiée à lui. Tu lui parleras de ton voeu.

– Et il acceptera ?

– Je l’espère. Prie, ma fille, pour qu’il puisse comprendre ton coeur. Maintenant, va, et que Dieu t’accompagne toujours. »

Marie se retire avec Anne, et Zacharie reste avec le grand-prêtre.

C’est ainsi que la vision prend fin.

EMV 12 · Tome 1, p. 85-91

L’Evangile tel qu'il m'a été révélé

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Titre du chapitre : Joseph choisi comme époux de la Vierge.

Date de la vision : Lundi 4 septembre 1944

Calendrier : Vendredi 23 décembre de l'an -7

Lieux (carte) : Jérusalem

Cycle : Mariage avec Joseph

Résumé : Le grand-prêtre a rassemblé les hommes de la tribu de David au Temple. On apprend dans ce chapitre qu'il a demandé à ce que tous emmènent une branche d'amandier. C'est parmi ce groupe que sera choisi l'époux de la Vierge. Tous sont curieux et Zacharie est présent. Le grand-prêtre arrive enfin et dévoile qu'une des branches a fleuri en plein hiver et que c'est celui-là qui épousera Marie. Joseph est désigné comme l'heureux élu et le grand-prêtre envoie chercher la future Mère du Christ. Pendant ce temps, Simon ben Boethos révèle que Marie a fait un voeu. Joseph doit aider la Toute-Pure à en parler. Quand elle arrive, tous se retirent et les deux fiancés font connaissance. Joseph parle de la maison de Nazareth, d'Anne, de Joachim, et cela met la Vierge en confiance. Son époux lui dévoile qu'il est nazir et cela l'encourage à lui faire part de son voeu, qu'il accepte : il lui demande même qu'il unisse son voeu au sien. Enfin, saint Joseph affirme qu'il va aller prendre soin de la maison à Nazareth jusqu'à ce que Marie sorte définitivement du Temple.

Contenu du chapitre : 12.1 : Une réunion d'hommes en habit de fête. 12.2 : Joseph parle avec un vieillard. 12.3 : Un lévite apporte un faisceau de branches sèches avec un rameau fleuri. 12.4 : Joseph est désigné comme époux de Marie grâce au rameau fleuri miraculeusement. 12.5 : Le Pontife présente Joseph à Marie. 12.6 : Joseph est naziréen. 12.7 : Marie confie, à Joseph qui l’accepte, sa consécration à Dieu. Ils vivront dans la chasteté. 12.8 : À Nazareth les époux vivront séparément et Joseph s’occupera de tout.

EMV 12.1-5 · Tome 1, p. 85-88

L’Evangile tel qu'il m'a été révélé

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12.1 Je vois une salle somptueuse, avec un beau carrelage, des tentures, des tapis et des meubles en marqueterie. Elle doit encore faire partie du Temple, parce qu’il s’y trouve des prêtres, parmi lesquels Zacharie, ainsi que beaucoup d’hommes de tout âge, de vingt à cinquante ans à peu près.

Ils parlent entre eux, doucement, mais la conversation est animée. Ils paraissent inquiets pour une raison que j’ignore. Ils sont en habits de fête, neufs ou récemment nettoyés, comme pour une fête. Beaucoup ont retiré le tissu qui leur sert de couvre-chef, d’autres le portent encore, surtout les plus âgés, alors que les jeunes montrent leur tête nue aux cheveux blond foncé, bruns ou très noirs, un seul avec de ces cheveux roux cuivré. La plupart portent des cheveux courts, mais, chez certains, tombant jusqu’aux épaules. Ils ne doivent pas tous se connaître, car ils s’observent avec curiosité. Mais ils semblent parents ou alliés parce qu’on se rend compte qu’une même pensée les préoccupe.

12.2 Dans un coin, je vois Joseph. Il discute avec un robuste vieillard. Joseph a la trentaine. C’est un bel homme aux cheveux courts et plutôt épais, châtain foncé comme sa barbe et ses moustaches, qui couvrent un beau menton et remontent vers des joues brun-rouge, pas olivâtres comme chez les autres hommes bruns. Il a les yeux sombres, bons et profonds, très sérieux, je dirais presque un peu tristes. Mais quand il sourit, comme en ce moment, ils expriment la joie et la jeunesse. Il est entièrement vêtu de marron clair, une tenue simple mais très correcte.

12.3 Un groupe de jeunes lévites entre. Ils se rangent entre la porte et une table, longue mais étroite, placée près du mur au centre duquel se trouve la porte, qui reste grande ouverte. Seule une tenture qui pend jusqu’à vingt centimètres du sol dissimule l’entrée.

La curiosité du public s’aiguise, et plus encore lorsqu’une main écarte le rideau pour donner passage à un lévite tenant dans les bras un fagot de branches sèches sur lequel repose délicatement un rameau en fleur. Il porte de légers flocons de pétales blancs à peine teintés d’une nuance de rose qui rayonne toujours plus finement du centre jusqu’au pourtour des pétales. Le lévite pose ce fagot de branches sur la table avec délicatesse, pour ne pas en abîmer le rameau miraculeusement fleuri au milieu de tant de branches sèches.

Un frémissement parcourt la pièce. Les cous se tendent, les regards se font plus perçants pour mieux voir. Zacharie lui-même, ainsi que les prêtres puisqu’ils sont plus proches de la table, essaie d’apercevoir quelque chose, mais il ne voit rien.

C’est tout juste si Joseph, dans son coin, jette un coup d’oeil au fagot de branches, et quand son interlocuteur lui dit quelque chose, il fait un signe de dénégation qui veut dire : « Impos­sible ! », et il sourit.

12.4 Une trompette retentit derrière la tenture. Tous se taisent et se rangent en bon ordre, la tête tournée vers la sortie. On a repoussé les anneaux de la tenture, si bien que la porte est maintenant grande ouverte. Entouré d’autres anciens, le grand-prêtre entre. Tous s’inclinent profondément. Il se dirige vers la table puis prend la parole, en restant debout.

« Hommes de la race de David qui êtes venus ici à mon appel, écoutez-moi. Le Seigneur a parlé, louange à lui ! Un rayon de sa gloire est descendu comme un soleil de printemps, il a donné vie à un rameau sec et celui-ci a fleuri miraculeusement alors qu’aucun rameau de la terre n’est en fleur à cette époque, en ce dernier jour de l’Encénie, et alors que la neige tombée sur les hauteurs de Juda n’a pas encore disparu. C’est l’unique blancheur qu’il y ait entre Sion et Béthanie. Dieu a parlé en se faisant le père et le tuteur de la vierge de la race de David, qui n’a que lui pour la protéger. Cette sainte enfant fait la gloire du Temple et de sa lignée ; elle a mérité que la parole de Dieu lui fasse connaître le nom de l’époux qui plaît à l’Eternel. Il doit être vraiment juste, celui que le Seigneur a choisi pour être le protecteur de la vierge qui lui est si chère ! C’est pourquoi notre douleur de la perdre s’apaise et nous n’avons plus de souci sur sa destinée d’épouse. C’est à l’homme que Dieu nous désigne que nous confions en toute sécurité la vierge sur qui reposent la bénédiction de Dieu et la nôtre. Le nom de cet époux est Joseph, fils de Jacob, de Bethléem, de la tribu de David, charpentier à Nazareth, en Galilée. Avance, Joseph. C’est le grand-prêtre qui te l’ordonne. »

Beaucoup de remue-ménage : des têtes se tournent, des yeux et des mains se font des signes, certains montrent leur déception, d’autre leur soulagement. Il en est, surtout parmi les plus âgés, qui doivent se réjouir que le sort ne soit pas tombé sur eux.

Joseph s’avance, tout rouge et gêné. Il se tient maintenant devant la table, en face du grand-prêtre qu’il a salué avec respect.

« Venez tous et regardez le nom gravé sur le rameau. Que chacun prenne sa propre branche, pour s’assurer qu’il n’y a pas fraude. »

Les hommes obéissent. Ils regardent le rameau tenu délicatement par le grand-prêtre, et chacun prend le sien ; certains le brisent, d’autres le gardent. Tous dévisagent Joseph. Certains le regardent en silence, d’autres le félicitent. Le vieillard avec qui il discutait auparavant s’adresse à lui :

« Je te l’avais bien dit, Joseph. C’est celui qui se sent le moins assuré qui gagne la partie ! » A présent, tous ont défilé.

12.5 Le grand-prêtre remet le rameau en fleurs à Joseph, puis lui pose la main sur l’épaule en disant :

« Tu le sais, l’épouse que Dieu te donne n’est pas riche. Mais elle possède toutes les vertus. Sois-en digne, toujours. Il n’est pas en Israël de fleur plus belle et plus pure qu’elle. Maintenant, que tous sortent. Toi, reste, Joseph. Et toi, Zacharie, son parent, va chercher l’épouse. »

Tous sortent donc, excepté le grand-prêtre et Joseph. On fait retomber la tenture sur la porte.

Joseph, tout humble, se tient à côté du prêtre majestueux. Après un silence, celui-ci dit :

« Marie doit te révéler un voeu qu’elle a fait. Viens en aide à sa timidité. Fais preuve de bonté envers elle, elle est si bonne !

– Je mettrai à son service toutes mes forces d’homme et, pour elle, aucun sacrifice ne me pèsera. »

Marie entre en compagnie de Zacharie et d’Anne, fille de Phanuel.

« Approche, Marie, dit le grand-prêtre. Voici l’époux que Dieu te destine. C’est Joseph de Nazareth. Tu retourneras donc dans ta cité. Maintenant, je vous laisse. Que Dieu vous donne sa bénédiction ! Que le Seigneur vous garde et vous bénisse, qu’il vous montre sa face et ait toujours pitié de vous. Qu’il tourne vers vous sa face et vous donne la paix ! »

Zacharie sort pour accompagner le grand-prêtre. Anne félicite l’époux, puis sort, elle aussi.

EMV 13.6 · Tome 1, p. 96-97

L’Evangile tel qu'il m'a été révélé

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13.6 Ils [saint Joseph et Marie] passent des cours et des portiques, au milieu de la foule qui les observe, et parviennent à un endroit qui n’est plus le Temple, mais qui paraît être une salle consacrée au culte. On y voit en effet des lampes et des rouleaux de parchemin comme dans les synagogues. Les époux s’avancent en face d’un pupitre élevé, une sorte de chaire, et ils attendent. Les autres se mettent en rangs derrière eux. D’autres prêtres et des curieux s’ins­tallent au fond.

Le grand-prêtre entre solennellement. Les curieux chu­­chotent :

« C’est lui qui les marie ?

– Oui, parce que l’épouse est de race royale et sacerdotale, une fleur de David et d’Aaron. C’est une vierge du Temple. L’époux est de la tribu de David. »

Le grand-prêtre met la main droite de l’épouse dans celle de l’époux et les bénit solennellement :

« Que le Dieu d’Abraham, d’Isaac et de Jacob soit avec vous. Qu’il vous unisse et que s’accomplisse en vous sa bénédiction, en vous donnant sa paix et une nombreuse postérité ainsi qu’une longue vie et une mort bienheureuse dans le sein d’Abraham. »

Puis il se retire, aussi solennellement qu’il est entré.

Cette promesse échangée, Marie est l’épouse de Joseph.

Détail

Apparition du grand-prêtre lors des fiançailles de Marie et Joseph.

EMV 17.16 · Tome 1, p. 120

L’Evangile tel qu'il m'a été révélé

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Ces mots de ma Mère devraient dissiper toute hésitation même chez ceux qui s’embrouillent le plus dans les formules.

Et il y en a tant ! Ils veulent raisonner en matière de choses divines avec leurs mesures humaines et prétendraient que Dieu même dût raisonner ainsi. Mais, il est si beau au contraire de penser que Dieu raisonne d'une manière qui est souverainement et infiniment au-dessus de l'homme. Et il serait tellement beau et à propos de raisonner non pas selon les vues humaines mais selon l'esprit et de suivre Dieu. Ne pas rester ancrés là où votre pensée humaine s'est accrochée. Là aussi c'est de l'orgueil parce que c'est supposer la perfection dans l'esprit humain. Au contraire, en fait de perfection, il n'y a que la Pensée divine, Elle peut, si elle1e veut, et croit utile de le faire, descendre et devenir Parole dans la pensée et sur les lèvres d'une de ses créatures méprisée par le monde parce que aux yeux du monde elle est ignorante, mesquine, bornée, enfantine.

La Sagesse aime à désorienter l'orgueil de l'esprit, à se répandre sur ceux qui sont rejetés par le monde, qui n'ont pas d'idées personnelles et encore moins une doctrine acquise par la culture, mais ils sont tous pleins d'amour et de pureté, grands par leur volonté de servir Dieu en le faisant connaître et aimer, après avoir mérité de le connaître, en l'aimant de toutes leurs forces. Observez, hommes. À Fatima, à Lourdes, à Guadalupe, à Caravaggio, à la Salette, donc partout où il y a eu des apparitions vraies et saintes, les voyants, ceux qui ont été appelés à voir sont de pauvres créatures qui, pour l'âge, culture et condition, sont parmi les plus humbles de la terre. C'est à ces inconnus à ces "riens" que la Grâce se révèle pour en faire ses hérauts.

Que doivent alors faire les hommes ? S'incliner comme le publicain et dire : "Seigneur, j'étais trop pécheur pour mériter de te connaître. Sois béni pour ta bonté qui me console par l'intermédiaire de ces créatures, me donne un appui céleste, un guide, un enseignement, une espérance de salut" Et ne pas dire : "Mais non ! Ce sont des préjugés, des hérésies ! Ce n'est pas possible ! .. Comment n'est-il pas possible ? Qu'un être peu doué devienne savant dans la science de Dieu ? Pourquoi n'est-il pas possible ? N'ai-je pas ressuscité les morts, guéri les fous, soigné les épileptiques, ouvert la bouche aux muets, les yeux aux aveugles, l'ouïe aux sourds, l'intelligence à des êtres diminués; n'ai-je pas de même chassé les démons, commandé aux poissons de se jeter dans le filet, aux pains de se multiplier, à l'eau de devenir du vin, à la tempête de se calmer, à l'eau de devenir solide comme une surface pavée ? Qu'est-il impossible à Dieu ?

Même avant que Dieu: le Christ, Fils de Dieu, fût parmi vous, est-ce que Dieu n'a pas opéré des miracles par le moyen de ses serviteurs qui agissaient en son nom? Ne sont-elles pas devenues fécondes les entrailles stériles de Saraï d'Abraham pour qu'elle devienne Sara et enfantât dans sa vieillesse Isaac destiné à être celui avec Lequel Je conclurais le pacte ? Ne se sont-elles pas changées en sang les eaux du Nil et remplies d'animaux immondes au commandement de Moïse ? Et toujours par sa parole ne sont-ils pas morts de la peste les animaux et tombées ulcérées les chairs des hommes, et fauchés, hachés les blés par une grêle dévastatrice et dépouillés les arbres par les sauterelles, et éteinte pendant trois jours la lumière, et frappés de mort les premiers nés, et entr'ouverte la mer pour le passage d'Israël et adoucies les eaux amères et tombées en abondance les cailles et la manne, et l'eau n'est-elle pas jaillie du rocher aride ? Et Josué n'a-t-il pas arrêté la course du soleil ? Et le jeune David n'a-t-il pas terrassé le géant ? Est-ce que Elie n'a pas multiplié la farine et l'huile et ressuscité le fils de la veuve de Sarepta ? Est-ce qu'à son commandement La pluie n'est-elle pas tombée sur La terre desséchée et le feu du ciel sur l'holocauste ? Et le Nouveau Testament n'est-il pas un bosquet fleuri dont chaque fleur est un miracle ? Qui donc a pouvoir sur le miracle ? Qu'est-ce qui est donc impossible à Dieu ? Qui est-il comme Dieu ?

Courbez le front et adorez. Le temps arrive de la grande moisson et tout doit être révélé avant que l'homme cesse d'exister, tout : les prophéties postérieures au Christ et celles d'avant le Christ et le symbolisme biblique qui a commencé dès les premiers mots de la Genèse, et si Moi je vous instruis sur un point jusqu'à présent inexpliqué, accueillez ce don et tirez-en le fruit et non la condamnation.

Ne faites pas comme les Juifs du temps de ma vie mortelle qui voulurent fermer leur coeur à mes enseignements et, ne pouvant m'égaler dans la compréhension des mystères et des vérités surnaturelles, me traitèrent de possédé et de blasphémateur.

Détail

Texte présent uniquement dans l'édition de 1985, tome 1, chapitre 26, pp.109-111.

EMV 17.20-21 · Tome 1, p. 121-122

L’Evangile tel qu'il m'a été révélé

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17.20 Ne soyez pas comme ces enfants insensés dont je parle dans l’Evangile : ils ont entendu chanter et se sont bouché les oreilles, ils ont entendu de la musique et n’ont pas dansé, ils ont entendu pleurer et ont voulu rire. Ne soyez pas mesquins ni négateurs. Acceptez la lumière, acceptez-la sans malice ni réticence, sans ironie ni incrédulité. Mais cela suffit sur ce sujet.

17.21 Pour vous faire comprendre à quel point vous devez être reconnaissants à celui qui est mort pour vous afin de vous élever au Ciel et de vaincre la concupiscence satanique, j’ai voulu vous parler, en ce temps de préparation à Pâques, de ce qui a été le premier anneau de la chaîne par laquelle le Verbe du Père fut traîné à la mort, l’Agneau divin à l’abattoir. J’ai voulu vous en parler parce que, actuellement, les neuf dixièmes d’entre vous êtes semblables à Eve, intoxiqués par le souffle et la parole de Lucifer : vous vivez, non pas pour vous aimer, mais pour vous rassasier de luxure, non pas pour le Ciel, mais pour la débauche. Vous n’êtes plus des créatures douées d’une âme et de raison, mais des chiens sans âme et sans raison. Vous avez tué votre âme et dépravé votre raison. En vérité, je vous dis que les bêtes sauvages vous dépassent par l’honnêteté de leurs amours. »

EMV 31.4 · Tome 1

L’Evangile tel qu'il m'a été révélé

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31.4 – Nazareth ? Mais vous devez rester ici ! Le Messie doit grandir à Bethléem. C’est la cité de David. Le Très-Haut l’a conduit, par le biais de la volonté de César, à naître sur la terre de David, la terre sainte de Judée. Pourquoi l’emmener à Nazareth ? Vous savez comment les juifs jugent les Nazaréens. Demain, cet Enfant devra être le Sauveur de son peuple. Il ne faut pas que la capitale méprise son Roi sous prétexte qu’il vient d’une terre qu’ils dénigrent. Vous savez aussi bien que moi combien le Sanhédrin est susceptible et comme les trois castes principales sont méprisantes... D’ailleurs, en restant ici, non loin de moi, je pourrai vous aider quelque peu et mettre tout ce que j’ai au service du Nouveau-Né, moins en biens matériels qu’en dons moraux. Et lorsqu’il sera en âge de comprendre, je serai très heureux de lui servir de maître comme à mon enfant, pour que, une fois devenu grand, il me bénisse. Nous devons garder à l’esprit la grandeur de son destin et donc penser qu’il doit pouvoir se présenter au monde avec toutes les cartes en main pour gagner facilement sa partie. Certes, il possèdera la Sagesse. Mais le simple fait qu’un prêtre lui aura servi de maître le fera accepter plus aisément par les pharisiens difficiles à convaincre et par les scribes. Cela lui facilitera sa mission. »

Détail

Après la Nativité, Zacharie est opposé à ce que la Sainte Famille retourne à Nazareth.