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Entourage de Jésus

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EMV 162.2 · Tome 3, p. 22-24

L’Evangile tel qu'il m'a été révélé

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« Je vais trouver Maman. »

Il sort, monte le petit escalier extérieur qui mène à la terrasse qui, pour une bonne moitié, recouvre la maison ; l’autre partie est oc­cupée par une vaste pièce d’où sortent de grosses voix d’hommes et, de temps à autre, la douce voix de Marie, cette voix claire et virginale de jeune fille que les années n’ont pas altérée, cette même voix qui a dit “ Je suis la servante du Seigneur ” et qui chantait des berceuses à son bébé.

Jésus s’approche sans bruit, tout en souriant parce qu’il entend sa Mère dire :

« Ma demeure, c’est mon Fils. Et je n’éprouve aucune douleur d’être loin de Nazareth, sauf lorsqu’il est parti. Mais s’il est auprès de moi… ah, plus rien ne me manque ! Et puis, je ne crains rien pour ma maison : vous y êtes, vous…

– Oh ! Regarde, voilà Jésus ! » crie Alphée, fils de Sarah, qui, ayant le visage tourné vers la porte, est le premier à y voir apparaître Jésus.

« Je suis là, oui. Que la paix soit avec vous tous. Maman ! »

Il embrasse sa Mère sur le front et reçoit son baiser. Puis il se tourne vers ces hôtes inattendus que sont son cousin Simon, Alphée, fils de Sarah, le berger Isaac et ce Joseph que Jésus avait recueilli à Emmaüs après le verdict du Sanhédrin.

« Nous étions allés à Nazareth, mais Alphée nous a avertis qu’il fallait venir ici, et nous sommes venus. Et Alphée a voulu nous accompagner, ainsi que Simon, explique Isaac.

– Cela me semblait trop beau de venir, dit Alphée.

– Moi aussi, je voulais te saluer, rester un peu avec toi et avec Marie, achève Simon.

– Et moi, je suis très heureux d’être parmi vous. J’ai bien fait de ne pas rester sur l’autre rive, comme le désiraient les habitants de Qédesh, où j’étais arrivé en allant de Guerguesa à Mérom, pour revenir ensuite par l’autre rive.

– Tu viens de là bas ?

– Oui, je me suis montré dans les endroits où j’étais déjà allé, et encore plus loin. Je suis allé jusqu’à Giscala.

– Quelle longue route !

– Mais quelle récolte ! Sais-tu, Isaac ? Nous avons été les hôtes du rabbi Gamaliel. Il s’est montré bien bon. Ensuite, j’ai rencontré le chef de la synagogue de la Belle Eau. Il vient, lui aussi. Je te le confie. Et puis… et puis… j’ai trois nouveaux disciples… »

Jésus sourit, manifestement heureux.

« De qui s’agit-il ?

– D’un vieillard de Chorazeïn. Je lui ai rendu service autrefois, et, pour me montrer son amour, ce pauvre homme, un vrai juif sans préventions, a travaillé la région pour moi comme un parfait laboureur le fait pour son sol. Le second est un enfant de cinq ans, guère plus, intelligent, hardi. Je lui avais déjà parlé la première fois que je suis allé à Bethsaïde, et il s’en est souvenu mieux que les adultes. Le troisième est un ancien lépreux. Je l’ai guéri un soir près de Chorazeïn, il y a déjà longtemps, puis je l’ai quitté. Je le retrouve maintenant parlant de moi sur les monts de Nephtali. Et pour confirmer ses dires, il lève ce qui lui reste de ses mains, guéries mais partiellement diminuées, et il montre ses pieds, guéris mais déformés, avec lesquels il fait pourtant beaucoup de route. A ce qui lui reste, les gens comprennent à quel point il a été malade et ils croient à ses paroles accompagnées de larmes de reconnaissance. Il m’a été facile de parler là-bas, parce que quelqu’un m’avait déjà fait connaître et avait amené les autres à croire en moi. J’ai ainsi pu faire de nombreux miracles. Celui qui croit réellement peut tant ! »

Alphée écoute sans mot dire. Il ne cesse d’acquiescer de la tête alors que Simon baisse la tête sous le reproche implicite. Quant à Isaac, il jubile ouvertement de la joie de son Maître, qui va raconter le miracle accompli peu de temps auparavant sur le petit-fils d’Eli.

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Jésus est parti saluer sa Mère, dans une maison de Capharnaüm.

EMV 162.2 · Tome 3, p. 23

L’Evangile tel qu'il m'a été révélé

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Sais-tu, Isaac ? Nous avons été les hôtes du rabbi Gamaliel. Il s’est montré bien bon. Ensuite, j’ai rencontré le chef de la synagogue de la Belle Eau. Il vient, lui aussi. Je te le confie.

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Jésus parle à Isaac de Yutta, le berger de la Nativité.

EMV 162.2 · Tome 3, p. 23

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« Sais-tu, Isaac ? Nous avons été les hôtes du rabbi Gamaliel. Il s’est montré bien bon. Ensuite, j’ai rencontré le chef de la synagogue de la Belle Eau. Il vient, lui aussi. Je te le confie. Et puis… et puis… j’ai trois nouveaux disciples… »

Jésus sourit, manifestement heureux.

« De qui s’agit-il ?

– D’un vieillard de Chorazeïn. Je lui ai rendu service autrefois, et, pour me montrer son amour, ce pauvre homme, un vrai juif sans préventions, a travaillé la région pour moi comme un parfait laboureur le fait pour son sol. Le second est un enfant de cinq ans, guère plus, intelligent, hardi. Je lui avais déjà parlé la première fois que je suis allé à Bethsaïde, et il s’en est souvenu mieux que les adultes. Le troisième est un ancien lépreux. Je l’ai guéri un soir près de Chorazeïn, il y a déjà longtemps, puis je l’ai quitté. Je le retrouve maintenant parlant de moi sur les monts de Nephtali. Et pour confirmer ses dires, il lève ce qui lui reste de ses mains, guéries mais partiellement diminuées, et il montre ses pieds, guéris mais déformés, avec lesquels il fait pourtant beaucoup de route. A ce qui lui reste, les gens comprennent à quel point il a été malade et ils croient à ses paroles accompagnées de larmes de reconnaissance. Il m’a été facile de parler là-bas, parce que quelqu’un m’avait déjà fait connaître et avait amené les autres à croire en moi. J’ai ainsi pu faire de nombreux miracles. Celui qui croit réellement peut tant ! »

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Jésus parle à Isaac de Yutta, le berger de la Nativité.

EMV 162.3 · Tome 3, p. 24

L’Evangile tel qu'il m'a été révélé

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« Eli est arrivé avec des serviteurs et de nombreux cadeaux. Mais il souhaiterait te parler.

– Je viens tout de suite. Ou plutôt, fais-le monter. »

Suzanne sort et revient peu après avec le vieil Eli accompagné de deux serviteurs qui portent un grand panier. Derrière, les femmes – Marie exceptée – observent avec curiosité.

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Elie le pharisien vient voir Jésus alors qu'il prend son repas. Les disciples et les femmes présentes sont curieux, sauf la Vierge Marie.

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EMV 162.5 · Tome 3, p. 25-26

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Pierre, qui a vidé, avec une mimique expressive, tout ce que contenait le panier pour le rendre aux serviteurs, pose une bourse sur la table devant Jésus et, comme s’il terminait une réflexion intérieure, constate :

« Ce sera bien la première fois que ce vieil hibou fait l’aumône.

– C’est vrai, confirme Matthieu. Moi, j’étais avare, mais lui, il me dépassait. Par son usure, il a multiplié ses biens par deux.

– Eh bien… s’il se repent… C’est beau, n’est-ce pas ? dit Isaac.

– Oui, c’est beau. Et il semble bien qu’il en soit ainsi, approuvent Philippe et Barthélemy.

– Le vieil Eli converti ! Ah, ah ! »

Pierre rit de bon cœur.

Détail

Elie, le vieillard de Capharnaüm, est venu apporter des cadeaux à Jésus pour avoir sauvé son petit-fils. Il a notamment apporté de la nourriture, des produits de ses domaines. Ce sont des fruits que Jésus qualifie de "superbes" et il déclare que "ces fromages doivent être très crémeux" et que "le vin est certainement des meilleurs". Après le départ du pharisien, on voit les réactions de Pierre, d'Isaac, de Philippe et de Barthélémy.

EMV 162.6 · Tome 3, p. 26

L’Evangile tel qu'il m'a été révélé

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162.6 Simon, le cousin de Jésus, qui est resté pensif, dit :

« Jésus, je voudrais… je voudrais te suivre. Pas comme tes apôtres, mais au moins comme les femmes. Permets-moi de m’unir à ma mère et à la tienne. Tous viennent… moi, moi qui suis ton parent… Je ne prétends pas avoir une place parmi eux. Mais au moins comme cela, comme un bon ami…

– Que Dieu te bénisse, mon fils ! Comme j’attendais ces mots de ta part ! S’écrie Marie, femme d’Alphée.

– Viens. Je ne repousse personne et ne force personne. Je n’exige pas non plus tout de tous. Je prends ce que vous pouvez me donner. Il est bon que les femmes ne restent pas tout le temps seules, quand nous irons dans des régions qui leur sont inconnues. Merci, mon frère.

– Je vais l’annoncer à Marie, dit la mère de Simon avant d’achever : Elle est déjà, en bas, dans sa petite chambre, et elle prie. Elle en sera bien contente. »…

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Elie le pharisien a apporté des cadeaux à Jésus. Il vient de partir et Simon d'Alphée, le cousin du Christ, prend la parole.

EMV 162.7 · Tome 3, p. 26-28

L’Evangile tel qu'il m'a été révélé

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162.7 …Le soir tombe rapidement. On allume une lanterne pour descendre par l’escalier, déjà dans la pénombre du crépuscule. Les uns partent à droite, les autres à gauche, pour se reposer.

Jésus sort et va au bord du lac. Le village est parfaitement calme, les rues désertes de même que la rive, et il n’y a personne sur le lac en cette nuit sans lune. Il n’y a que les étoiles dans le ciel et le clapotis du ressac sur la grève. Jésus monte dans la barque tirée sur le rivage, s’y assied, pose un bras sur le rebord, y appuie la tête et reste dans cette position.

Matthieu le rejoint très prudemment :

« Tu dors, Maître ? demande-t-il doucement.

– Non, je réfléchis. Viens ici avec moi, puisque tu ne dors pas.

– Tu m’as paru troublé, et je t’ai suivi. N’es-tu pas content de ta journée ? Tu as touché le cœur d’Eli, tu as trouvé Simon, fils d’Alphée, comme disciple…

– Matthieu, tu n’es pas un homme simple comme Pierre ou Jean. Tu es subtil et instruit. Sois donc franc. Serais-tu heureux de ces conquêtes ?

– Mais… Maître… ils sont toujours meilleurs que moi, et tu m’as dit, ce jour-là, que tu étais très heureux de ce que je me sois converti.

– Oui. Mais toi, tu t’étais réellement converti. Et tu étais franc dans ton évolution vers le Bien. Tu venais à moi sans tout un travail de réflexion, tu venais poussé par la volonté de ton âme. Il n’en va pas de même d’Eli… pas même de Simon. Le premier n’est touché que superficiellement : l’homme Eli a été secoué, pas l’âme d’Eli. Elle est restée la même. Une fois retombée l’émotion que le miracle de Doras et de son petit-fils ont suscitée en lui, il redeviendra l’Eli d’hier et de toujours. Quant à Simon… Simon lui aussi n’est encore qu’un homme. S’il m’avait vu insulté plutôt qu’exalté, il m’aurait plaint et, comme toujours, il m’aurait quitté. Ce soir, il s’est rendu compte qu’un vieillard, un enfant et un lépreux savent faire ce que lui, mon parent, ne sait pas faire. Il a vu que l’orgueil d’un pharisien s’est plié devant moi, et il a décidé : “ Moi aussi. ” Mais ce ne sont pas ces conversions décidées à la suite de considérations humaines qui me rendent heureux. Elles me dépriment au contraire.

162.8 Reste avec moi, Matthieu. Dans le ciel il n’y a pas de lune, mais du moins les étoiles brillent. Dans mon cœur, ce soir, il n’y a que des larmes. Que ta compagnie soit l’étoile de ton Maître affligé…

– Mais, Maître, si je peux… bien sûr ! C’est que je suis toujours un grand malheureux, un pauvre bon à rien. J’ai trop péché pour pouvoir te plaire. Je ne sais pas parler. Je ne sais pas encore dire les paroles nouvelles, pures, saintes, maintenant que j’ai abandonné mon vieux langage de fraude et de luxure. Et je crains de n’être jamais capable de parler avec toi et de toi.

– Non, Matthieu, tu es l’homme avec toute ta pénible expérience d’homme. Tu es donc celui qui, pour avoir goûté d’abord la fange et maintenant le miel céleste, peut parler des deux saveurs, en faire une véritable analyse, et comprendre, comprendre et faire comprendre à tes semblables d’aujourd’hui et de plus tard. Et ils te croiront, justement parce que tu es l’homme, ce pauvre homme qui, grâce à sa volonté, devient l’homme, l’homme juste rêvé par Dieu. Laisse-moi, moi qui suis l’Homme-Dieu, m’appuyer sur toi, qui es l’humanité que j’aime jusqu’à quitter le ciel pour toi et mourir pour toi.

– Non, pas mourir ! Ne me dis pas que tu meurs pour moi !

– Pas pour toi, Matthieu, mais pour tous les Matthieu de la terre et de tous les siècles. Embrasse-moi, Matthieu, embrasse ton Christ, pour toi, pour tous. Soulage ma fatigue de Rédempteur incompris. Moi, je t’ai soulagé de ta souffrance de pécheur. Essuie mes larmes… car, Matthieu, être si peu compris, voilà mon amertume.

– Oh, Seigneur, Seigneur ! Oui, oui ! »

Matthieu, assis auprès du Maître qu’il entoure d’un bras, le console par son amour…

Détail

Elie a apporté des cadeaux à Jésus. Simon d'Alphée vient aussi de lui dire qu'il voulait être son disciple (voir EMV 162.3-5). Le soir tombe et Matthieu vient rejoindre son Maître et Sauveur.

EMV 163.1-2 · Tome 3, p. 28

L’Evangile tel qu'il m'a été révélé

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163.1 Il y a beaucoup de remue-ménage chez Eli aujourd’hui : serviteurs et servantes vont et viennent et, au milieu d’eux, tout joyeux, le petit Elisée. Puis voici deux personnages solennels, suivis d’encore deux autres. Je reconnais les deux premiers : ils étaient allés chez Matthieu avec Eli. Quant aux deux autres, je ne les connais pas, mais j’entends dire qu’ils s’appellent Samuel et Joachim. Jésus arrive en dernier, accompagné de Judas.

(...) Ils se mettent à table. Eli veut tellement être parfait qu’il place auprès de lui d’un côté Jésus et de l’autre Judas, qui se trouve donc entre Eli et Simon ; Jésus se trouve entre Eli et Urie.

Détail

Comme le souligne François-Michel Debroise sur le site maria-valtorta.org, "au banquet que Matthieu donne pour sa conversion, étaient présents Simon et Joachim qui accompagnaient Éli (Voir EMV 97.6). Le Joachim, une nouvelle figure citée par Maria Valtorta est en fait Urie que l'on retrouve cité par la suite comme membre des "cinq pharisiens" présents : Éli, Joachim, Samuel, Simon et Urie."

EMV 163.1-2 · Tome 3, p. 28

L’Evangile tel qu'il m'a été révélé

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163.1 Il y a beaucoup de remue-ménage chez Eli aujourd’hui : serviteurs et servantes vont et viennent et, au milieu d’eux, tout joyeux, le petit Elisée. Puis voici deux personnages solennels, suivis d’encore deux autres. Je reconnais les deux premiers : ils étaient allés chez Matthieu avec Eli. Quant aux deux autres, je ne les connais pas, mais j’entends dire qu’ils s’appellent Samuel et Joachim. Jésus arrive en dernier, accompagné de Judas.

Après de grandes salutations réciproques vient la question :

« Tu es seul avec lui ? Et les autres ?

– Ils sont dans la campagne. Ils reviendront ce soir.

– Quel dommage ! Je croyais que… Hier soir, je ne t’ai pas invité toi seulement, cela s’adressait à tous tes disciples. Je crains maintenant qu’ils ne se soient sentis offensés, ou alors… qu’ils dédaignent venir chez moi, à cause de vieilles fâcheries. Eh, eh ! »

Le vieil homme rit…

« Oh non ! Mes disciples ignorent les susceptibilités orgueil­leuses et les rancœurs incurables.

– Très bien. Entrons donc. »

Détail

Eli a invité Jésus à un banquet et hormis Judas, il remarque que les les Douze ainsi que les autres disciples (comme Isaac) ne sont pas là.

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