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Enseignements liés au Magistère de l'Eglise

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EMV 211.7 · Tome 3, p. 418-419

L’Evangile tel qu'il m'a été révélé

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Nous aussi, nous avons des idoles, et non plus des saints, dans les rangs du Seigneur. C’est pour cela que le mal peut se dresser contre le bien. Or le mal souille de fumier l’intelligence et le cœur de ceux qui ne sont plus saints, et qui font leurs nids sous de fausses apparences de bonté.

EMV 211.7 · Tome 3, p. 418-420

L’Evangile tel qu'il m'a été révélé

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Nous aussi, nous avons des idoles, et non plus des saints, dans les rangs du Seigneur. C’est pour cela que le mal peut se dresser contre le bien. Or le mal souille de fumier l’intelligence et le cœur de ceux qui ne sont plus saints, et qui font leurs nids sous de fausses apparences de bonté.

Ils ne savent plus tenir le langage de Dieu. C’est bien naturel ! Ils ont une langue faite par l’homme et ils tiennent un langage humain, quand ce n’est pas celui de Satan. Ils savent juste faire des reproches déplacés aux innocents et aux pauvres, mais ils se taisent devant le spectacle de la corruption des puissants. Car ils sont tous corrompus et ne peuvent s’accuser l’un l’autre, étant coupables des mêmes fautes. Cupides, non au profit du Seigneur, mais au profit de Mammon, ils travaillent en acceptant l’or de la luxure et du crime, en le troquant, en le volant, pris par une frénésie qui dépasse toute limite et tout ce qu’on peut imaginer. La poussière se dépose sur eux, fermente sur eux et, s’ils font voir une figure bien lavée, le regard de Dieu y voit un cœur souillé. La rouille de la haine et le ver du péché les rongent, et ils ne savent pas s’y opposer pour se sauver. Ils brandissent les malédictions comme des sceptres et des haches, mais ils ne savent pas qu’ils sont maudits. Enfermés dans leurs pensées et dans leur haine comme des cadavres dans un tombeau, ou des prisonniers dans un cachot, ils y restent, s’agrippant aux barreaux par crainte qu’une main ne les en sorte, parce que, là, ces morts sont encore quelque chose : des momies, non plus des momies à l’aspect humain, mais des corps desséchés comme du bois sec alors qu’au dehors ils seraient des objets démodés, négligés par le monde qui cherche la Vie, qui a besoin de la Vie comme l’enfant du sein maternel, et qui recherche celui qui lui donne la Vie et non les puanteurs de la mort.

Ils résident au Temple, oui, et la fumée des lampes – c’est-à-dire des honneurs –, les enfume, mais la lumière ne descend pas en eux. Toutes les passions font en eux leurs nids comme des oiseaux et des chats, alors que le feu de la mission ne leur donne pas le tourment mystique d’être brûlés par le feu de Dieu. Ils sont réfractaires à l’amour. Le feu de la charité ne les enflamme pas, comme la charité ne les revêt pas de ses splendeurs d’or, cette charité qui est double par sa manifestation et par sa source : charité envers Dieu et le prochain pour ce qui est de sa manifestation ; charité qui provient de Dieu et de l’homme pour ce qui est de sa source. Car Dieu s’éloigne de l’homme qui n’aime pas ; ainsi cette première source est tarie, et l’homme s’éloigne du méchant et ainsi se tarit la seconde source. Tout est enlevé par la Charité aux hommes sans amour. Ils se laissent acheter par de l’argent maudit et se laissent entraîner là où l’intérêt et la puissance l’exigent.

Non : cela n’est pas permis ! Il n’y a pas d’argent pour acheter les consciences, en particulier celles des prêtres et des maîtres. Il n’est pas permis d’acquiescer aux puissances de la terre quand elles veulent porter à des actes contraires à ce que Dieu commande. C’est de l’impuissance spirituelle ; or il est dit: “ L’eunuque n’entrera pas dans l’assemblée du Seigneur. ” Si donc l’homme physiquement impuissant ne peut appartenir au peuple de Dieu, l’impuissant spirituel peut-il être son ministre ? C’est pourquoi je vous dis que, en vérité, bon nombre de prêtres et de maîtres sont actuellement affligés d’un “ eunuchisme ” spirituel coupable, car ils sont mutilés dans leur virilité spirituelle. Il y en a beaucoup trop !

Détail

A propos des prêtres qui perdent de vue leur mission, qui oublient la charité, et qui deviennent corrompus.

Annotation

Il est dit: “ L’eunuque n’entrera pas dans l’assemblée du Seigneur. ” En Deutéronome 23.2.

Livre du Deutéronome 23, 2

Dt 23, 2 : Celui dont les testicules ont été écrasés ou dont l’urètre a été coupé n’entrera pas dans l’assemblée de Yahweh.

EMV 211.8 · Tome 3, p. 420-421

L’Evangile tel qu'il m'a été révélé

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Moi, je vous invite : “ Venez ! ” (...) Venez servir Dieu. Le temps est proche. Ne restez pas non préparés à la Rédemption. Faites que la pluie puisse tomber sur un terrain ensemencé. Sinon, c’est pour rien qu’elle se déverserait. (...) Le salut, c’est de suivre la voix du Seigneur et de croire en sa Parole. (...) Venez en masse vous mettre au service de Dieu. Je passe et je vous appelle. Ne vous montrez pas inférieurs aux prostituées auxquelles une parole de miséricorde suffit pour qu’elles abandonnent le chemin qu’elles suivaient et prennent la voie du bien.

On m’a demandé à mon arrivée : “ Mais tu ne nous gardes pas rancune ? ” De la rancune ? Oh non ! C’est de l’amour que je vous garde ! Et je garde l’espoir de vous voir dans les rangs de mon peuple, du peuple que je conduis à Dieu dans le nouvel exode vers la véritable Terre Promise : le Royaume de Dieu, au-delà de la Mer Rouge de la sensualité et des déserts du péché, libres des esclavages de tous genres, vers la Terre éternelle, riche de délices, comblée de paix…

Venez ! C’est l’Amour qui passe. Quiconque le veut peut le suivre, car pour être accueilli par lui, il ne faut que de la bonne volonté.

EMV 212.1-2 · Tome 3, p. 422-423

L’Evangile tel qu'il m'a été révélé

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212.1 Toute la ville de Yutta est accourue à la rencontre de Jésus avec des fleurs sauvages des pentes de la montagne et les prémices de ses cultures, sans compter le sourire de ses enfants et les bénédictions de ses habitants. Et, avant même que Jésus puisse mettre les pieds dans le village, il est entouré par tous ces braves gens qui, prévenus par Judas et Jean envoyés en avant, sont accourus avec ce qu’ils ont trouvé de mieux pour faire honneur au Sauveur, et surtout avec leur amour.

Jésus ne cesse de bénir du geste et de la parole toutes ces personnes, grandes et petites, qui se serrent contre lui en baisant ses vêtements et ses mains et qui lui mettent leurs bébés dans les bras pour qu’il les bénisse par un baiser. La première à le faire, c’est Sarah qui lui met sur le cœur ce splendide petit amour de dix mois qu’est maintenant Jésaï.

Leur amour est si impétueux qu’il gêne les marcheurs. C’est comme une vague qui soulève. Je crois que Jésus avance moins par ses pieds que porté par tout ce flot, et son cœur est certainement soulevé bien haut, dans la sérénité, sous l’effet du bonheur que cet amour lui procure. Son visage resplendit comme aux moments de sa plus vive joie d’Homme-Dieu. Il n’a pas le visage puissant au regard magnétique des heures de miracle, ni le visage majestueux des moments où il exprime son union continuelle avec son Père, et encore moins l’expression sévère qu’il a quand il s’oppose à une faute. Tous ces visages resplendissent d’une lumière différente ; mais celle de maintenant est la lumière des heures de détente de tout son être, si souvent assailli de toutes parts, contraint de surveiller constamment ses moindres gestes ou paroles, ou de déjouer les pièges tendus par les plus pervers. Ces derniers, comme une araignée malfaisante, jettent leurs filets sataniques autour du divin Papillon qu’est l’Homme-Dieu dans l’espoir de paralyser son vol, d’emprisonner son esprit, pour l’empêcher de sauver le monde ; ils espèrent bâillonner sa parole pour qu’il n’instruise pas les suprêmes et coupables ignorances de la terre, lui lier les mains, ses mains de Prêtre éternel, pour qu’elles ne sanctifient pas les hommes dépravés par le démon et par la chair, lui voiler les yeux pour que la perfection de son regard — qui est aimant, pardon, amour et fascination victorieuse de toute résistance qui n’est pas celle d’un vrai satan — n’attire pas à lui les cœurs.

212.2 Ah ! N’en va-t-il pas encore et toujours de même à l’instigation des ennemis du Christ ? Est-ce que la science et l’hérésie, la haine et l’envie, les ennemis de l’humanité issus de cette humanité même comme des rameaux empoisonnés d’un bon arbre, ne font pas tout cela, aujourd’hui encore, pour faire mourir l’humanité ? Oui, c’est ce qu’ils font, car ils la haïssent plus encore qu’ils ne haïssent le Christ : en effet, ils s’en prennent activement à elle en la privant de sa joie par la déchristianisation, alors qu’ils ne peuvent rien ôter à Jésus, puisqu’il est Dieu, et eux poussière.

Mais le Christ se réfugie dans les cœurs fidèles et c’est de là qu’il regarde, parle, bénit l’humanité, et puis… et puis il se donne à ces cœurs, et eux… et eux touchent le Ciel avec sa béatitude, tout en restant ici-bas, mais en brûlant jusqu’à en éprouver un délicieux tourment de tout l’être (...)

Détail

Maria commence à décrire sa vision, puis décrit plus précisément Jésus et continue avec une réflexion personnelle.

EMV 212.2 · Tome 3, p. 423-425

L’Evangile tel qu'il m'a été révélé

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Le Christ se réfugie dans les cœurs fidèles et c’est de là qu’il regarde, parle, bénit l’humanité, et puis… et puis il se donne à ces cœurs, et eux… et eux touchent le Ciel avec sa béatitude, tout en restant ici-bas, mais en brûlant jusqu’à en éprouver un délicieux tourment de tout l’être : dans les sens et les organes, les sentiments et la pensée et dans leur âme enfin… Larmes et sourires, gémissements et chants, épuisement et même activité vitale sont nos compagnons ; encore plus que des compagnons, ils sont notre être même. En effet, de même que les os sont entourés de chair et que veines et nerfs sont situés sous l’épiderme, mais que tout ne fait qu’un seul homme, ainsi également toutes ces choses embrasées, nées du fait que Jésus s’est donné à nous, se trouvent en nous, dans notre pauvre humanité. Et que sommes-nous à ces moments qui ne pourraient durer éternellement, car s’ils duraient plus que quelques instants on mourrait brûlé et brisé ? Nous ne sommes plus des hommes. Nous ne sommes plus des animaux doués de raison qui vivent sur la terre. Nous sommes… nous sommes… oh ! Seigneur, laisse-moi le dire une fois, non par orgueil, mais pour chanter ta gloire, puisque ton regard me brûle et me fait délirer… Nous sommes alors des séraphins ! Et je m’étonne qu’il ne sorte pas de nous des flammes et des ardeurs sensibles aux êtres et à la matière, comme cela se produit lors des apparitions des damnés. En effet, si le feu de l’enfer est tel qu’un seul reflet émanant d’un damné peut brûler le bois et faire fondre les métaux, qu’en est-il donc de ton feu, mon Dieu, en qui tout est infini et parfait ?

On ne meurt pas de cette fièvre, non, ce n’est pas elle qui nous brûle. Ce n’est pas la fièvre des maladies physiques qui nous consume. C’est toi qui es notre fièvre, Amour ! Et c’est de lui que nous brûlons, que nous mourons, que nous nous consumons, c’est de lui et par lui que se déchirent les fibres du cœur qui ne peut résister à chose si grande. Mais je me suis mal exprimée car l’amour est délire, c’est une cascade qui brise les digues et descend en renversant tout ce qui n’est pas elle. L’amour est, dans l’âme, affolement des sensations de l’esprit, toutes vraies, toutes présentes. Mais la main ne peut les transcrire tant l’esprit est rapide pour traduire en pensée le sentiment qu’éprouve le cœur. Ce n’est pas vrai que nous mourons. Nous vivons. Nous vivons d’une vie décuplée, d’une vie double, en tant qu’hommes et que bienheureux : la vie de la terre, celle du Ciel. Nous atteignons et nous dépassons – j’en suis bien certaine – la vie sans défauts, sans amoindrissement ni limites que toi, Père, Fils et Esprit Saint, toi, Dieu Créateur, un et trine, avais donnée à Adam, en prélude à la Vie qui suit la montée vers toi, la Vie dont on jouit au Ciel après un tranquille passage du paradis terrestre au paradis céleste et un voyage fait dans les bras aimants des anges comme le fut le doux sommeil et la douce montée de Marie au Ciel pour venir à toi, à toi, à toi ! Nous vivons la vraie vie.

Et puis nous nous retrouvons ici et, comme je le fais en ce moment, nous nous étonnons, nous avons honte d’être allés jusque là, et nous disons : « Seigneur, je ne suis pas digne de telles hauteurs. Pardon, Seigneur. » Nous nous battons la poitrine par peur d’être tombés dans l’orgueil et nous laissons tomber un voile plus épais sur cette splendeur qui, si elle ne continue pas à flamber d’une ardeur plus que complète, par pitié pour nos limites, se rassemble pourtant au centre de notre cœur, prête à s’enflammer puissamment pour un nouveau moment de béatitude voulu de Dieu. Nous descendons le voile sur le sanctuaire où Dieu brûle de ses feux, de ses lumières, de ses amours… et, épuisés mais régénérés, nous reprenons notre marche… ivres d’un vin fort et suave qui n’émousse pas la raison, mais qui empêche de tourner ses yeux et ses pensées vers ce qui n’est pas le Seigneur, toi, mon Jésus, anneau qui joins notre misère à la Divinité, moyen de rédemption pour notre faute, créateur de béatitude pour notre âme, toi, le Fils qui, de tes mains blessées, mets nos mains dans les mains spirituelles du Père et de l’Esprit, pour que nous soyons en vous, maintenant et toujours. Amen.

EMV 212.2 · Tome 3, p. 424

L’Evangile tel qu'il m'a été révélé

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Si le feu de l’enfer est tel qu’un seul reflet émanant d’un damné peut brûler le bois et faire fondre les métaux, qu’en est-il donc de ton feu, mon Dieu, en qui tout est infini et parfait ?

EMV 212.5 · Tome 3, p. 424

L’Evangile tel qu'il m'a été révélé

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En vérité, en vérité je vous dis que Moïse brisa avec colère les Tables de la Loi à la vue du peuple idolâtre, puis il retourna sur la montagne, pria, adora, obtint grâce. Il y a des siècles de cela. Mais l’idolâtrie n’a pas encore disparu du coeur des hommes, elle ne disparaîtra pas : au contraire, elle grandit comme le levain qu’on met dans la pâte. Maintenant, presque tout le monde a son veau d’or. La terre est une forêt d’idoles, car chaque coeur est un autel et il est bien difficile d’y trouver Dieu. Celui qui n’a pas une passion mauvaise en a une autre, celui qui n’a pas un désir mauvais en a un qui porte un autre nom. Celui qui ne pense pas à l’or ne pense qu’à sa situation sociale, celui qui n’est pas obnubilé par la chair est possédé par l’égoïsme. Combien d’êtres devenus des veaux d’or ne reçoivent-ils pas l’adoration des coeurs ! A cause de cela, le jour viendra où ils seront frappés. Alors ils appelleront le Seigneur et s’entendront répondre : “ Adresse-toi à tes dieux. Moi, je ne te connais pas. ”

Je ne te connais pas ! Parole redoutable, si c’est Dieu qui la dit à un homme. Dieu a créé l’espèce humaine et connaît chaque homme en particulier. Donc si Dieu dit : “ Je ne te connais pas ”, c’est signe que, de toute la force de sa volonté, il a effacé cet homme de sa mémoire. Je ne te connais pas ! Dieu est-il trop sévère en prononçant ce verdict ? Non. L’homme a crié au Ciel : “ Je ne te connais pas ” et le Ciel a répondu à l’homme : “ Je ne te connais pas. ” Fidèle comme l’écho...

Détail

Idolâtrie du veau d'or et ses conséquences.

Annotation

En vérité, en vérité je vous dis que Moïse brisa avec colère les Tables de la Loi à la vue du peuple idolâtre, puis il retourna sur la montagne, pria, adora, obtint grâce. En rappelant ce qu’on peut lire en Exode, chapitre 32 à 34.

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Livre de l'Exode, 32-34

Ex 32-34 :

(Chapitre 32) Le peuple, voyant que Moïse tardait à descendre de la montagne, s’assembla autour d’Aaron et lui dit : « Allons, fais-nous un dieu qui marche devant nous. Car pour ce Moïse, l’homme qui nous a fait monter du pays d’Égypte, nous ne savons ce qu’il en est devenu. » Aaron leur dit : « Ôtez les anneaux d’or qui sont aux oreilles de vos femmes, de vos fils et de vos filles, et apportez-les-moi. » Tout le monde ôta les anneaux d’or qu’ils avaient aux oreilles, et ils les apportèrent à Aaron. Il les reçut de leurs mains, façonna l’or au burin, et en fit un veau en fonte. Et ils dirent : « Israël, voici ton Dieu, qui t’a fait monter du pays d’Égypte. » Ayant vu cela, Aaron construisit un autel devant l’image, et il s’écria : « Demain il y aura fête en l’honneur de Yahweh. » Le lendemain, s’étant levés de bon matin, ils offrirent des holocaustes et présentèrent des sacrifices pacifiques ; et le peuple s’assit pour manger et pour boire, puis ils se levèrent pour se divertir.

Yahweh dit à Moïse : « Va, descends ; car ton peuple que tu as fait monter du pays d’Égypte, s’est conduit très mal. Ils se sont bien vite détournés de la voie que je leur avais prescrite ; ils se sont fait un veau en fonte, ils se sont prosternés devant lui, et ils lui ont offert des sacrifices, et ils ont dit : Israël, voici ton Dieu, qui t’a fait monter du pays d’Égypte. » Yahweh dit à Moïse : « Je vois que ce peuple est un peuple au cou raide. 10Maintenant laisse-moi : que ma colère s’embrase contre eux et que je les consume ! Mais je ferai de toi une grande nation. »

Moïse implora Yahweh, son Dieu, et dit : « Pourquoi, Yahweh, votre colère s’embraserait-elle contre votre peuple, que vous avez fait sortir du pays d’Égypte par une grande puissance et par une main forte ? Pourquoi les Égyptiens diraient-ils : C’est pour leur malheur qu’il les a fait sortir, c’est pour les faire périr dans les montagnes et pour les anéantir de dessus la terre ? Revenez de l’ardeur de votre colère, et repentez-vous du mal que vous voulez faire à votre peuple. Souvenez-vous d’Abraham, d’Isaac et d’Israël, vos serviteurs, auxquels vous avez dit, en jurant par vous-même : Je multiplierai votre postérité comme les étoiles du ciel, et tout ce pays dont j’ai parlé, je le donnerai à vos descendants, et ils le posséderont à jamais. »

Et Yahweh se repentit du mal qu’il avait parlé de faire à son peuple. Moïse revint et descendit de la montagne, ayant dans sa main les deux tables du témoignage, tables écrites sur leurs deux côtés ; elles étaient écrites sur l’une et l’autre face. Les tables étaient l’ouvrage de Dieu, et l’écriture était l’écriture de Dieu, gravée sur les tables. Josué entendit le bruit que faisait le peuple en poussant des cris, et il dit à Moïse : « Il y a un cri de bataille dans le camp ! » Moïse répondit : « Ce n’est ni un bruit de cris de victoire, ni un bruit de cris de défaite ; j’entends la voix de gens qui chantent. » Lorsqu’il fut près du camp, il vit le veau et les danses. Et la colère de Moïse s’enflamma ; il jeta de ses mains les tables et les brisa au pied de la Montagne. Et, prenant le veau qu’ils avaient fait, il le brûla au feu, le broya jusqu’à le réduire en poudre, répandit cette poudre sur l’eau, et en fit boire aux enfants d’Israël.

Moïse dit à Aaron : « Que t’a fait ce peuple pour que tu aies amené sur lui un si grand péché ? » Aaron répondit : « Que la colère de mon seigneur ne s’enflamme pas ! Tu sais toi-même que ce peuple est porté au mal. 23Ils m’ont dit : Fais-nous un dieu qui marche devant nous ; car pour ce Moïse, cet homme qui nous a fait monter du pays d’Égypte, nous ne savons ce qu’il en est devenu. Je leur ai dit : Que ceux qui ont de l’or s’en dépouillent ! Ils m’en ont donné, je l’ai jeté au feu, et il en est sorti ce veau. »

Moïse vit que le peuple n’avait plus de frein, parce qu’Aaron lui avait ôté tout frein, l’exposant à devenir une risée parmi ses ennemis. Et Moïse se plaça à la porte du camp, et il dit : « À moi ceux qui sont pour Yahweh ! » Et tous les enfants de Lévi se rassemblèrent auprès de lui. Il leur dit : « Ainsi parle Yahweh, le Dieu d’Israël : Que chacun de vous mette son épée à son côté ; passez et repassez dans le camp d’une porte à l’autre, et que chacun tue son frère, chacun son ami, chacun son parent ! » Les enfants de Lévi firent ce qu’ordonnait Moïse, et il périt ce jour-là environ trois mille hommes du peuple. Moïse dit : « Consacrez-vous aujourd’hui à Yahweh, puisque chacun de vous a été contre son fils et son père, afin qu’il vous donne aujourd’hui une bénédiction. »

Le lendemain, Moïse dit au peuple : « Vous avez commis un grand péché. Et maintenant je vais monter vers Yahweh : peut-être obtiendrai-je le pardon de votre péché. » Moïse retourna vers Yahweh et dit : « Ah ! ce peuple a commis un grand péché ! Ils se sont fait un dieu d’or. Pardonnez maintenant leur péché ; sinon effacez-moi de votre livre que vous avez écrit. » Yahweh dit à Moïse : « C’est celui qui a péché contre moi que j’effacerai de mon livre. Va maintenant, conduis le peuple où je t’ai dit. Voici, mon ange marchera devant toi, mais, au jour de ma visite, je les punirai de leur péché. » C’est ainsi que Yahweh frappa le peuple, parce qu’ils avaient fait le veau qu’Aaron avait fait.

(Chapitre 33) Yahweh dit à Moïse : « Va, pars d’ici, toi et le peuple que tu as fait monter du pays d’Égypte ; monte au pays que j’ai promis avec serment à Abraham, à Isaac et à Jacob, en disant : Je le donnerai à ta postérité. J’enverrai devant toi un ange, et je chasserai le Chananéen, l’Amorrhéen, le Héthéen, le Phérézéen, le Hévéen et le Jébuséen. Monte vers un pays où coulent le lait et le miel ; mais je ne monterai point au milieu de toi, car tu es un peuple au cou raide, pour ne pas t’anéantir en chemin. »

En entendant ces dures paroles, le peuple prit le deuil, et personne ne mit ses ornements. Alors Yahweh dit à Moïse : « Dis aux enfants d’Israël : Vous êtes un peuple au cou raide ; si je montais un seul instant au milieu de toi, je t’anéantirais. Et maintenant, enlève tes ornements de dessus toi, et je saurai ce que j’ai à te faire. » 6Les enfants d’Israël se dépouillèrent de leurs ornements, dès le mont Horeb.

Moïse prit la tente et se la dressa hors du camp, à quelque distance ; il l’appela tente de réunion ; et quiconque cherchait Yahweh, se rendait à la tente de réunion, qui était hors du camp. Et lorsque Moïse se rendait à la tente, tout le peuple se levait, chacun se tenant à l’entrée de la tente, et on suivait des yeux Moïse, jusqu’à ce qu’il entrât dans la tente. Dès que Moïse était entré dans la tente, la colonne de nuée descendait et se tenait à l’entrée de la tente, et Yahweh parlait avec Moïse. Tout le peuple voyait la colonne de nuée qui se tenait à l’entrée de la tente ; et tout le peuple se levait, et chacun se prosternait à l’entrée de sa tente. Et Yahweh parlait à Moïse face à face, comme un homme parle à son ami. Moïse retournait ensuite au camp ; mais son serviteur Josué, fils de Nun, jeune homme, ne s’éloignait pas du milieu de la tente.

Moïse dit à Yahweh : « Vous me dites : Fais monter ce peuple ; et vous ne me faites pas connaître celui que vous enverrez avec moi. Cependant vous avez dit : Je te connais par ton nom, et tu as trouvé grâce à mes yeux. Et maintenant, si j’ai bien trouvé grâce à vos yeux, faites moi donc connaître vos voies, et que je vous connaisse, afin que je trouve grâce à vos yeux. Considérez que cette nation est votre peuple. » Yahweh répondit : « Ma face ira avec toi, et je te donnerai un repos. » Moïse dit : « Si votre face ne vient pas, ne nous faites pas partir d’ici. À quoi connaîtra-t-on que j’ai trouvé grâce à vos yeux, moi et votre peuple, sinon à ce que vous marcherez avec nous ? C’est ce qui nous distinguera, moi et votre peuple, de tous les peuples qui sont sur la face de la terre. » Yahweh dit à Moïse : « Je ferai encore ce que tu demandes, car tu as trouvé grâce à mes yeux et je te connais par ton nom. »

Moïse dit : « Faites-moi voir votre gloire. » Yahweh répondit : « Je ferai passer devant toi toute ma bonté, et je prononcerai devant toi le nom de Yahweh : car je fais grâce à qui je fais grâce, et miséricorde à qui je fais miséricorde. » Yahweh dit : « Tu ne pourras voir ma face, car l’homme ne peut me voir et vivre. » Yahweh dit : « Voici une place près de moi ; tu te tiendras sur le rocher. Quand ma gloire passera, je te mettrai dans le creux du rocher, et je te couvrirai de ma main jusqu’à ce que j’aie passé. Alors je retirerai ma main et tu me verras par derrière ; mais ma face ne saurait être vue. »

(Chapitre 34) Yahweh dit à Moïse : « Taille deux tables de pierre comme les premières, et j’y écrirai les paroles qui étaient sur les premières tables que tu as brisées. Sois prêt pour demain, et tu monteras dès le matin sur la montagne de Sinaï ; tu te tiendras là devant moi, au sommet de la montagne. Que personne ne monte avec toi, et que personne ne se montre nulle part sur la montagne, et même que ni brebis ni bœufs ne paissent du côté de cette montagne. » Moïse tailla donc deux tables de pierre comme les premières ; et, s’étant levé de bonne heure, il monta sur la montagne de Sinaï, selon que Yahweh le lui avait ordonné ; et il prit dans sa main les deux tables de pierre.

Yahweh descendit dans la nuée, se tint là avec lui et prononça le nom de Yahweh. Et Yahweh passa devant lui et s’écria : « Yahweh ! Yahweh ! Dieu miséricordieux et compatissant, lent à la colère, riche en bonté et en fidélité, qui conserve sa grâce jusqu’à mille générations, qui pardonne l’iniquité, la révolte et le péché ; mais il ne les laisse pas impunis, visitant l’iniquité des pères sur les enfants et sur les enfants des enfants jusqu’à la troisième et à la quatrième génération ! » Aussitôt Moïse s’inclina vers la terre et se prosterna, 9en disant : « Si j’ai trouvé grâce à vos yeux, Seigneur, daigne le Seigneur marcher au milieu de nous, car c’est un peuple au cou raide ; pardonnez nos iniquités et nos péchés, et prenez-nous pour votre héritage. »

Yahweh dit : « Voici que je fais une alliance : en présence de tout ton peuple, je ferai des prodiges qui n’ont eu lieu dans aucun pays et chez aucune nation ; et tout le peuple qui t’environne verra l’œuvre de Yahweh, car terribles sont les choses que j’accomplirai avec toi.

Prends garde à ce que je t’ordonne aujourd’hui. Voici, je chasserai devant toi l’Amorrhéen, le Chananéen, le Héthéen, le Phérézéen, le Hévéen, et le Jébuséen. Garde-toi de contracter alliance avec les habitants du pays contre lequel tu marches, de peur qu’ils ne soient un piège au milieu de toi. 13Mais vous renverserez leurs autels, vous briserez leurs stèles et vous abattrez leurs Aschérim. Tu n’adoreras aucun autre dieu ; car Yahweh se nomme le jaloux, il est un Dieu jaloux. Ne contracte donc pas alliance avec les habitants du pays, de peur que, lorsqu’ils se prostituent à leurs dieux et leur offrent des sacrifices, ils ne t’invitent et que tu ne manges de leurs victimes ; de peur que tu ne prennes de leurs filles pour tes fils, et que leurs filles, se prostituant à leurs dieux, n’entraînent tes fils à se prostituer aussi à leurs dieux.

Tu ne feras point de dieux de métal fondu.

Tu observeras la fête des Azymes : pendant sept jours tu mangeras des pains sans levain, comme je te l’ai prescrit, au temps fixé du mois d’abib, car c’est dans le mois d’abib que tu es sorti d’Égypte.

Tout premier-né m’appartient ; de même, tout premier-né mâle de tes troupeaux, soit bœuf, soit brebis. Tu rachèteras avec un agneau le premier-né de l’âne ; et, si tu ne le rachètes pas, tu lui briseras la nuque. Tu rachèteras tout premier-né de tes fils ; et l’on ne se présentera pas les mains vides devant ma face.

Tu travailleras six jours, mais tu te reposeras le septième jour, même au temps du labourage et de la moisson.

Tu célébreras la fête des Semaines, des premiers produits de la moisson du froment, et la fête de la récolte à la fin de l’année.

Trois fois par an, tous les mâles se présenteront devant le Seigneur, Yahweh, Dieu Israël. Car je chasserai les nations devant toi et j’étendrai tes frontières ; et personne ne convoitera ton pays pendant que tu monteras pour te présenter devant Yahweh, ton Dieu, trois fois par an.

Tu n’offriras pas avec du pain levé le sang de ma victime, et le sacrifice de la fête de Pâque ne sera pas gardé pendant la nuit jusqu’au matin.

Tu apporteras les prémices des premiers fruits de ton sol à la maison de Yahweh, ton Dieu.

Tu ne feras pas cuire un chevreau dans le lait de sa mère. »

Yahweh dit à Moïse : « Écris, toi, ces paroles ; car c’est d’après ces paroles que je fais alliance avec toi et avec Israël. »

Moïse fut là avec Yahweh quarante jours et quarante nuits, sans manger de pain et sans boire d’eau. Et Yahweh écrivit sur les tables les paroles de l’alliance, les dix paroles.

Moïse descendit de la montagne de Sinaï ; Moïse avait dans sa main les deux tables du témoignage, en descendant de la montagne ; et Moïse ne savait pas que la peau de son visage était devenue rayonnante pendant qu’il parlait avec Yahweh. Aaron et tous les enfants d’Israël virent Moïse, et voici, la peau de son visage rayonnait ; et ils craignirent de s’approcher de lui. Moïse les appela, et Aaron et tous les princes de l’assemblée vinrent auprès de lui, et il leur parla. Ensuite tous les enfants d’Israël s’approchèrent, et il leur donna tous les ordres qu’il avait reçus de Yahweh sur la montagne de Sinaï.

Lorsque Moïse eut achevé de leur parler, il mit un voile sur son visage. Quand Moïse entrait devant Yahweh pour parler avec lui, il ôtait le voile, jusqu’à ce qu’il sortit ; puis il sortait et disait aux enfants d’Israël ce qui lui avait été ordonné. 35Les enfants d’Israël voyaient le visage de Moïse, ils voyaient que la peau du visage de Moïse était rayonnante ; et Moïse remettait le voile sur son visage, jusqu’à ce qu’il entrât pour parler avec Yahweh.