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Notes du thème

Le mystère de la Rédemption et de la souffrance

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EMV 234.2 · Tome 4

L’Evangile tel qu'il m'a été révélé

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Soyez vraiment bons, d’un seul bloc avec la bonté éternelle au centre, et aucune corruption ne pourra monter vous souiller plus haut que les semelles qui s’appuient sur le sol. L’âme est tellement au-dessus ! L’âme de l’homme bon ne fait qu’un avec Dieu. L’âme est au Ciel. La poussière et la boue ne l’atteignent pas, même si elles sont lancées avec hargne contre l’âme de l’apôtre. La boue peut bien atteindre la chair, vous blesser matériellement et moralement en vous persécutant parce que le Mal hait le bien, ou en vous offensant. Mais qu’est-ce que cela fait ? N’ai-je pas été offensé, moi ? N’ai-je pas été blessé ? Mais est-ce que ces coups et ces paroles obscènes ont fait impression sur mon âme, est-ce qu’elle en a été troublée ? Non. Comme un crachat sur un miroir, comme un caillou lancé contre la pulpe juteuse d’un fruit, ils ont glissé sans y pénétrer, ou bien, s’ils y ont pénétré, c’est en surface seulement, sans atteindre le germe renfermé dans le noyau ; au contraire, la germination en a été favorisée, car il est plus facile pour le germe de sortir d’une masse entrouverte que si elle était intacte. C’est en mourant que le grain germe et que l’apôtre devient fécond. En mourant matériellement parfois, en mourant presque quotidiennement, au sens métaphorique du mot, car le moi humain n’en est que brisé. Or ce n’est pas la mort : c’est la Vie. C’est le triomphe de l’esprit sur la mort de l’humanité.

EMV 234.6 · Tome 4

L’Evangile tel qu'il m'a été révélé

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Voici les trois phases du salut d’une âme :

Etre d’une grande intégrité pour pouvoir parler sans crainte d’être réduit au silence. Parler à toute une foule, de façon à ce que notre parole apostolique qui s’adresse aux assemblées groupées autour de la barque mystique s’étende, comme des cercles dans l’eau, toujours plus loin, jusqu’aux rivages boueux où sont couchés ceux qui stagnent dans la fange et ne se soucient guère de connaître la vérité. C’est là le premier travail à faire pour briser la croûte de la glèbe et la préparer à recevoir la semence. C’est le plus sévère pour celui qui l’accomplit comme pour celui qui le reçoit, car la parole, tel le soc tranchant, doit blesser pour ouvrir. Et, en vérité, je vous dis que le coeur d’un apôtre plein de bonté est meurtri de devoir agir comme cela. Mais cette douleur est féconde, elle aussi. C’est par le sang et les pleurs de l’apôtre que la glèbe inculte devient fertile.

Deuxième qualité : oeuvrer même là où tout autre qui comprendrait mal sa mission s’enfuirait ; se briser sous l’effort d’arracher l’ivraie, le chiendent et les épines pour mettre à nu le terrain labouré et faire briller sur lui, tel un soleil, la puissance de Dieu et sa bonté ; et en même temps, se montrer, en qualité de juge et de médecin, à la fois sévère et compatissant, en s’arrêtant pour attendre, pour laisser aux âmes le temps de surmonter la crise, de réfléchir et de prendre une décision.

Troisième point : dès que l’âme qui s’est repentie dans le silence, en pleurant et en méditant sur ses erreurs, ose venir timidement vers l’apôtre, craignant d’être chassée, il faut que ce dernier ait un coeur plus grand que la mer, plus doux que le coeur d’une maman, plus aimant que le coeur d’un époux, et qu’il l’ouvre tout grand pour en laisser s’échapper des flots de tendresse. Si vous avez Dieu en vous – Dieu qui est Amour –, vous trouverez aisément les mots d’amour qu’il faut dire aux âmes. Dieu parlera en vous et par vous ; comme du miel qui suinte d’un rayon, comme un baume qui coule d’une ampoule, l’amour atteindra les lèvres brûlées et dégoûtées, les âmes blessées, et il sera soulagement et remède.

234.9 Faites en sorte que les pécheurs vous aiment, vous les docteurs des âmes. Faites en sorte qu’ils goûtent la saveur de l’amour céleste et en deviennent avides au point de ne plus chercher d’autre nourriture. Faites en sorte qu’elles trouvent dans votre douceur un tel soulagement qu’elles le recherchent pour toutes leurs blessures. Il faut que votre charité écarte d’eux toute crainte car, comme le dit l’épître de ce jour : “ La crainte suppose un châtiment, or celui qui craint n’est pas parfait en amour. ” Mais celui qui fait craindre ne l’est pas non plus. Ne dites pas : “ Qu’as-tu fait là ? ”, ni “ Va-t'en ” ou “ Tu ne peux pas goûter à l’amour bon ”. Dites plutôt, en mon nom : “ Aime et je te pardonne ”, “ Viens, les bras de Jésus te sont ouverts ”, ou encore “ Savoure ce pain angélique et cette Parole et oublie la poix infernale et le mépris de Satan ”. Faites-vous bêtes de somme pour les faiblesses des autres. L’apôtre doit porter son fardeau et celui d’autrui, en même temps que ses propres croix et celles d’autrui. Et, quand vous venez à moi, chargés des brebis blessées, rassurez-les, ces brebis errantes, par ces mots : “ Tout est oublié à partir de maintenant ”, et “ N’aie pas peur du sauveur. Il est venu du Ciel pour toi, tout exprès pour toi. Je ne suis que le pont pour te conduire à lui, qui t’attend, de l’autre côté du canal de l’absolution pénitentielle, pour te mener à ses saints pâturages : ils commencent ici sur terre, mais continuent ensuite dans les Cieux avec une beauté éternelle qui rassasie et réjouit.

EMV 311.4 · Tome 5

L’Evangile tel qu'il m'a été révélé

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« Les grâces s’obtiennent par le sacrifice.[...] Une simple cuillerée de miel que l’on sacrifie, peut servir à ramener paix et espoir à un affligé, comme la fouace ou une autre nourriture, dont on s’est privé dans un but d’amour, peut obtenir un pain, miraculeusement offert, à un affamé éloigné et qui restera toujours un inconnu pour nous. De même, une parole de colère, même de juste colère, retenue par esprit de sacrifice, peut empêcher un crime lointain, comme de résister au désir de cueillir un fruit, par amour, peut servir à donner une pensée de regret à un voleur et ainsi empêcher un vol. Rien ne se perd dans l’économie sainte de l’amour universel : pas plus l’héroïque sacrifice d’un enfant devant un plat de fouaces que l’holocauste d’un martyr. Je vous dis même que l’holocauste d’un martyr a souvent pour origine l’éducation héroïque qui lui a été donnée dès l’enfance pour l’amour de Dieu et du prochain. »

EMV 358 · Tome 5

L’Evangile tel qu'il m'a été révélé

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« Oh non ! Tu n’es pas responsable de son erreur et, sache-le pour ton réconfort, tu peux au contraire être cause de son salut. Les déchéances des enfants peuvent être réparées par les mères. C’est ce que tu feras. Ta douleur, parce qu’elle est bonne, n’est pas stérile mais féconde. Par ta souffrance, l’âme que tu aimes sera sauvée. Tu expies pour lui, et tu expies avec une intention si droite que tu mérites l’indulgence pour ton fils. Il reviendra à Dieu. Ne pleure pas. »

EMV 444.7 · Tome 7

L’Evangile tel qu'il m'a été révélé

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Ne vous imaginez pas que l’Amour puisse être injuste. Ne pensez pas que doivent rester éternellement sans récompense tous ceux qui n’auront pas appartenu à Israël ou au Christ, même en pratiquant la vertu dans la religion qu’ils suivent, avec la conviction que c’est la vraie. Après la fin du monde, il ne survivra pas d’autre vertu que l’amour, c’est-à-dire l’union avec le Créateur de toutes les personnes qui auront vécu avec justice. Il n’y aura pas plusieurs cieux : un pour Israël, un pour les chrétiens, un pour les catholiques, un pour les païens. Il n’y aura qu’un seul Ciel, et de même une seule récompense : Dieu, le Créateur qui se réunit à ses créatures qui auront vécu dans la justice ; en raison de la beauté des âmes et des corps des saints, il s’admirera lui-même en eux, avec sa joie de Père et de Dieu. Il y aura un seul Seigneur, pas un Seigneur pour Israël, un pour le catholicisme, un pour chacune des autres religions.

444.6 Je vous révèle là une grande vérité. Souvenez-vous-en. Transmettez-la à vos successeurs. N’attendez pas toujours que l’Esprit Saint éclaire à nouveau les vérités, après des années ou des siècles d’obscurité. Ecoutez.

Vous direz peut-être : “ Mais alors quelle justice y a-t-il à appartenir à la religion sainte si, à la fin du monde, nous sommes traités de la même manière que les païens ? ” Je vous réponds : la même justice qu’il y a — et c’est la vraie justice —, pour ceux qui, bien qu’appartenant à la religion sainte, ne seront pas bienheureux parce qu’ils n’auront pas vécu en saints. Un païen vertueux, pour la seule raison qu’il aura pratiqué une vertu authentique, convaincu que sa religion était bonne, obtiendra le Ciel à la fin. Mais quand ? A la fin du monde, quand il ne subsistera que deux des quatre séjours des morts : le Paradis et l’enfer. Car la Justice, à ce moment-là, ne pourra que conserver et donner les deux royaumes éternels à ceux qui auront choisi les bons fruits de l’arbre du libre arbitre, ou voulu les fruits mauvais.

Mais quelle attente avant qu’un païen vertueux arrive à cette récompense ! Vous n’y pensez pas ? Et cette attente — spécialement à partir du moment où la Rédemption se sera produite avec tous les prodiges consécutifs et où l’Evangile sera annoncé au monde — sera la purification des âmes qui auront vécu en justes dans d’autres religions, mais n’auront pas pu entrer dans la vraie foi bien qu’ils aient connu son existence et aient eu la preuve de sa réalité. Ils resteront dans les limbes pendant des siècles et des siècles, jusqu’à la fin du monde. Pour ceux qui auront cru au vrai Dieu et n’auront pas su être héroïquement saints, ce sera le long purgatoire ; et pour certains, il pourra se terminer à la fin du monde.

Mais après l’expiation et l’attente, les bons, quelle que soit leur provenance, seront tous à la droite de Dieu ; les mauvais, quelle que soit leur provenance, à la gauche, puis dans l’enfer horrible, alors que le Sauveur entrera avec les bons dans le Royaume éternel.

444.7 – Seigneur, pardonne-moi si je ne te comprends pas. Ce que tu dis est très obscur... au moins pour moi... Tu dis toujours que tu es le Sauveur et que tu rachèteras ceux qui croient en toi. Alors comment peuvent être sauvés ceux qui ne croient pas, soit parce que, ayant vécu avant toi, ils ne t’ont pas connu, soit parce qu’ils n’ont pas entendu parler de toi — le monde est si grand... — ? demande Barthélemy.

– Je te l’ai dit : grâce à leur vie de justes, à leurs oeuvres bonnes, à leur foi qu’ils croient vraie.

– Pourtant, ils n’ont pas eu recours au Sauveur...

– Mais le Sauveur souffrira pour eux aussi. Tu n’imagines pas, Barthélemy, quelle étendue de valeur auront mes mérites d’Homme-Dieu.

EMV 444.7 · Tome 7

L’Evangile tel qu'il m'a été révélé

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444.7 – Seigneur, pardonne-moi si je ne te comprends pas. Ce que tu dis est très obscur... au moins pour moi... Tu dis toujours que tu es le Sauveur et que tu rachèteras ceux qui croient en toi. Alors comment peuvent être sauvés ceux qui ne croient pas, soit parce que, ayant vécu avant toi, ils ne t’ont pas connu, soit parce qu’ils n’ont pas entendu parler de toi — le monde est si grand... — ? demande Barthélemy.

– Je te l’ai dit : grâce à leur vie de justes, à leurs oeuvres bonnes, à leur foi qu’ils croient vraie.

– Pourtant, ils n’ont pas eu recours au Sauveur...

– Mais le Sauveur souffrira pour eux aussi. Tu n’imagines pas, Barthélemy, quelle étendue de valeur auront mes mérites d’Homme-Dieu.

– Mon Seigneur, ils sont toujours inférieurs à ceux de Dieu, à ceux que tu as par conséquent depuis toujours.

– Ta réponse est à la fois juste et fausse. Les mérites de Dieu sont infinis, dis-tu. Tout est infini en Dieu. Mais Dieu n’a pas de mérites, en ce sens qu’il n’a pas mérité : il a des attributs, des vertus qui lui sont propres. Il est Celui qui est : la Perfection, l’Infini, le Tout-Puissant. Mais pour mériter, il faut accomplir, avec effort, quelque chose qui soit au-dessus de notre nature. Ce n’est pas un mérite de se nourrir, par exemple. Mais manger avec parcimonie peut le devenir, en faisant de vrais sacrifices pour donner aux pauvres ce que nous épargnons. Ce n’est pas un mérite de rester silencieux, mais cela le devient quand on se tait pour ne pas répliquer à une offense, et ainsi de suite.

Tu comprends maintenant que Dieu n’a pas besoin de se forcer, puisqu’il est parfait, infini. Mais l’Homme-Dieu peut se forcer lui-même en humiliant son infinie nature divine jusqu’aux limites humaines, en triomphant de la nature humaine, qui en lui n’est pas absente ou métaphorique mais réelle, avec tous ses sens et ses sentiments, avec ses possibilités de souffrance et de mort, avec sa volonté libre.

Personne n’aime la mort, surtout si elle est douloureuse, prématurée et non méritée. Personne ne l’aime, et pourtant tout homme doit mourir. Aussi devrait-on regarder la mort avec le même calme que lorsqu’on voit finir tout ce qui vit. Eh bien, je force mon humanité à aimer la mort. Mieux, j’ai choisi la vie pour pouvoir connaître la mort, pour l’humanité. Car, en qualité d’Homme-Dieu, j’acquiers ces mérites qu’en restant Dieu je ne pouvais acquérir. Et avec eux, qui sont infinis, sous la forme où je les acquiers, en raison de la nature divine unie à l’humaine, en raison des vertus de charité et d’obéissance par lesquelles je me suis mis en condition de les mériter, en raison de la force, de la justice, de la tempérance, de la prudence, de toutes les vertus que j’ai mises dans mon coeur pour qu’il soit bien accueilli de Dieu, mon Père, j’aurai une puissance infinie non seulement comme Dieu, mais comme Homme qui s’immole pour tous, c’est-à-dire qui atteint l’extrême limite de l’amour. C’est du sacrifice que provient le mérite. Plus grand est le sacrifice, plus grand est le mérite. A sacrifice complet, mérite complet. A sacrifice parfait, mérite parfait. Et il peut servir selon la sainte volonté de la victime, à laquelle le Père dit : “ Qu’il en soit comme tu veux ! ” parce qu’elle l’a aimé sans mesure et qu’elle a aimé son prochain sans mesure.

Détail

Jésus parle des mérites de Diieu qui sont infinis, car tout est infini en Dieu. Mais Dieu n'a pas de mérites, car il n'a pas mérité : il a des attributs, des vertus qui lui sont propres. L'Homme-Dieu, par contre, a des mérites infinis, car il a pris notre nature humaine et a triomphé de la nature humaine

EMV 444.7-8 · Tome 7

L’Evangile tel qu'il m'a été révélé

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Voici, c’est moi qui vous l’affirme. Le plus pauvre des hommes peut être le plus riche et faire du bien à une quantité innombrable de frères s’il sait aimer jusqu’au sacrifice. Je vous le dis : même si vous n’avez plus une bouchée de pain, une coupe d’eau, un lambeau de vêtement, vous pouvez toujours faire du bien. Comment ? En priant et en souffrant pour vos frères. Faire du bien à qui ? A tous. De quelle façon ? De mille manières, toutes saintes, car si vous savez aimer, vous saurez comme Dieu agir, enseigner, pardonner, gouverner, et comme l’Homme-Dieu racheter.

444.8 – Seigneur, donne-nous cette charité ! soupire Jean.

– Dieu vous la donne, puisqu’il se donne à vous. Mais il vous revient de l’accueillir et de la pratiquer de plus en plus parfaitement. Aucun événement, qu’il soit matériel ou spirituel, ne doit être séparé pour vous de la charité. Que tout soit fait avec charité et pour la charité. Sanctifiez vos actes, vos journées, mettez du sel dans vos oraisons, de la lumière dans vos actes. La lumière, la saveur, la sanctification, c’est la charité. Sans elle, les rites sont sans valeur, les prières vaines et les offrandes fausses. En vérité, je vous dis que le sourire par lequel un pauvre vous salue comme frères a plus de prix qu’un sac de pièces de monnaie qu’on peut jeter à vos pieds, dans le seul but d’être remarqué. Sachez aimer, et Dieu sera toujours avec vous.

– Enseigne-nous à aimer ainsi, Seigneur.

– Cela fait deux ans que je vous l’enseigne. Imitez-moi : vous serez dans la charité et la charité sera en vous. Sur vous sera le sceau, le chrême, la couronne qui vous feront reconnaître pour des ministres du Dieu-Charité. Maintenant, reposons-nous à cet endroit ombragé : l’herbe y est haute et épaisse, et les arbres adoucissent la chaleur. Nous reprendrons notre marche dans la soirée... »

EMV 448.8

L’Evangile tel qu'il m'a été révélé

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Quand est-ce qu’une faute a lieu ? Lorsqu’il y a volonté de pécher, conscience que l’on pécherait, et que l’on persiste néanmoins à vouloir pécher même après avoir pris conscience que cet acte est un péché. Ce qui compte, c’est la volonté avec laquelle on accomplit un acte, que ce soit un acte de vertu ou de péché. Même quand quelqu’un fait un acte manifestement bon, mais sans avoir conscience qu’il fait un acte bon, et en croyant au contraire qu’il fait un acte mauvais, il fait une faute comme s’il faisait un acte mauvais, et inversement.

EMV 455 · Tome 7

L’Evangile tel qu'il m'a été révélé

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Ici, en vérité, on s’apprête humainement, par des forces humaines et des moyens humains, et même inhumains, à se défendre et à se préparer à l’attaque, oublieux des paroles du prophète qui enseigne à son peuple comment se défendre des malheurs humains par des moyens spirituels, les plus efficaces. [...]

Voilà la véritable défense contre les malheurs de l’homme. Elle ne consiste pas à lever les armes contre les armes, ce n’est pas non plus la défense contre l’attaque, ni l’orgueil, ni la férocité. Ce sont les armes surnaturelles, les vertus conquises dans la solitude, c’est-à-dire à l’intérieur de l’individu seul avec lui-même, qui s’efforce de se sanctifier en élevant des montagnes de charité, en abaissant des sommets d’orgueil, en redressant les chemins tortueux des désirs impurs, en enlevant de la route l’obstacle de la sensualité. Alors apparaîtra la gloire du Seigneur, et l’homme sera défendu par Dieu contre les embûches des ennemis spirituels et matériels. A quoi voulez-vous que servent quelques tranchées, quelques talus, quelques fortifications, contre le châtiment de Dieu irrité par le péché, ou même seulement par la tiédeur de l’homme ? Contre ces châtiments qui s’appelleront : Romains, comme ils se sont appelés autrefois Babyloniens, Philistins ou Egyptiens, mais qui en réalité sont une punition divine, et cela seulement, attirée par un excès d’orgueil, de jouissance, de cupidité, de mensonges, d’égoïsmes, de désobéissances à la Loi sainte du Décalogue. L’homme, même le plus fort, peut être tué par une mouche, la ville, même la mieux fortifiée, peut être prise quand l’un ou l’autre n’est plus protégé par Dieu, quand son assistance fait défaut, chassée, à cause des péchés de l’homme ou de la ville. »

EMV 468.7 · Tome 7

L’Evangile tel qu'il m'a été révélé

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"Toute chute à sa préparation dans le temps. Plus la chute est grave, mieux elle a été préparée. Les antécédents expliquent le fait."

Détail

Un grand péché arrive souvent quand l'on s'y est préparé

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