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L'Eglise catholique

Page 84 sur 274

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EMV 84.4-5 · Tome 2

L’Evangile tel qu'il m'a été révélé

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Jésus boit du lait que Lazare veut absolument lui servir de sa main avant de s’asseoir pour le repas du matin.

Je m’aperçois que Lazare se tourne vers Simon et lui dit :

« J’ai trouvé l’homme qui est disposé à acheter tes biens, et au prix que ton intendant a estimé juste. Pas une drachme de moins.

– Mais est-il disposé à observer mes conditions ?

– Oui, il accepte tout pour entrer en possession de ces terres, et j’en suis heureux, parce que, au moins, je sais qui j’aurai comme voisin. Pourtant, de même que tu veux ne pas assister à la vente, lui aussi veut te demeurer inconnu. Je te prie d’accéder à son désir.

– Je n’ai nulle raison de m’y opposer. Toi, mon ami, tu me remplaceras... Tout ce que tu feras sera bien. Il suffit que mon fidèle serviteur ne soit pas mis à la rue... Maître : je vends, et pour ma part je suis heureux de n’avoir plus rien qui m’attache à quoi que ce soit d’autre que ton service. Mais j’ai un serviteur fidèle qui est âgé, le seul qui m’est resté après mon malheur. Comme je te l’ai déjà dit, il m’a toujours aidé pendant que j’étais banni de la société. Il a pris soin de mes biens comme si c’étaient les siens, en les faisant passer, grâce à Lazare, pour ses biens à lui pour me sauver et subvenir à mes besoins, grâce à eux. Maintenant qu’il est âgé, il ne serait pas juste que je le laisse sans toit. J’ai décidé qu’une petite maison, à la limite de la propriété, reste en sa possession et qu’une partie de la somme lui soit remise pour ses besoins à venir. Les vieillards, tu sais, sont comme du lierre : quand ils ont toujours vécu dans un endroit, ils souffrent trop qu’on les en arrache. Lazare voulait le prendre chez lui, parce que Lazare est bon. Mais j’ai préféré agir ainsi. Mon vieux serviteur souffrira moins...

84.5 – Toi aussi, tu es bon, Simon. S’il n’y avait que des justes comme toi, ma mission serait plus facile..., souligne Jésus.

EMV 84.5 · Tome 2

L’Evangile tel qu'il m'a été révélé

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– Tu trouves le monde rétif, Maître ? demande Lazare.

– Le monde ?... Non. La force du monde : Satan. S’il n’était pas le maître des coeurs et ne les tenait pas en sa possession, je ne trouverais pas de résistance. Mais le Mal s’oppose au Bien, et je dois vaincre en chacun le mal pour y mettre le bien... mais tous ne le veulent pas...

– C’est vrai. Ce n’est pas tous qui le veulent !

EMV 84.5 · Tome 2

L’Evangile tel qu'il m'a été révélé

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– (...) Maître : quelles paroles trouves-tu pour les coupables, pour les convertir, pour les soumettre ? Des paroles de réprimande sévère comme celles dont est remplie l’histoire d’Israël à l’égard des coupables – et le dernier à les employer, c’est le Précurseur –, ou des paroles de pitié ?

– Je mets en oeuvre l’amour et la miséricorde. Crois bien, Lazare, que, sur celui qui est tombé, un regard d’amour a plus de puissance qu’une malédiction.

– Et si l’amour est méprisé ?

– Insister encore. Insister jusqu’au bout. Lazare, connais-tu ces terrains où la traîtrise du sol engloutit les imprudents ?

– Oui, je les connais par mes lectures. Dans mon état de santé, je lis beaucoup, à la fois par passion et pour occuper mes longues heures d’insomnie. Je sais qu’il en existe en Syrie et en Egypte, et d’autres encore près de la Chaldée et je sais qu’ils agissent comme des ventouses : quand ils vous attrapent, ils vous aspirent. Un Romain prétend que ce sont des bouches de l’Enfer habitées par des monstres païens. Est-ce vrai ?

– Non, ce n’est pas vrai. Ce sont des formations spéciales du sol terrestre. L’Olympe n’a rien à y voir. On cessera de croire à l’O­lympe et ces terrains existeront toujours. Les progrès de l’homme pourront donner une explication plus véridique du fait, mais ils ne pourront pas le faire disparaître. Maintenant, je te dis : comme tu les as connus par tes lectures, tu as pu lire aussi comment on peut sauver ceux qui y sont tombés.

– Oui, avec une corde qu’on leur lance au bout d’une perche, même avec une branche. Alors ce petit secours suffit pour donner à celui qui s’enlise le peu d’aide qu’il lui faut pour se dégager et lui permet de se tenir tranquille sans se débattre, jusqu’à l’arrivée de secours plus efficaces.

– Eh bien ! Le coupable, c’est celui qui s’est laissé posséder par un sol trompeur dont la surface est couverte de fleurs, mais qui, par-dessous, est une boue mouvante. Crois-tu que si l’homme savait ce à quoi il s'engage en remettant un seul atome de soi au pouvoir de Satan, il le ferait ? Mais il l’ignore... et après... Soit il est paralysé par la stupeur et le venin du Mal, soit il s’affole et, pour échapper au remords de sa perdition, il se débat, s’enlise dans une autre fange, met en mouvement de lourdes ondes mouvantes par ses mouvements inconsidérés et celles-ci précipitent sa perte. L’amour, c’est la corde, le filin, la branche dont tu parles. Il faut insister, insister... jusqu’à ce qu’il les saisisse... Une parole... un pardon... une plus grande indulgence pour sa faute... uniquement pour arrêter la descente et attendre le secours de Dieu... Lazare, connais-tu la puissance du pardon ? Il amène Dieu à l’aide du sauveteur...

EMV 84.6 · Tome 2

L’Evangile tel qu'il m'a été révélé

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84.6 Tu lis beaucoup ?

– Beaucoup. Je ne sais pas si je fais bien. Mais la maladie et... et d’autres choses m’ont privé de nombreuses satisfactions humaines... et maintenant, je n’ai plus que la passion des fleurs et des livres... des arbres et aussi des chevaux... Je sais qu’on me critique. Puis-je aller sur mes terres dans cet état (et il découvre ses énormes jambes toutes bandées) à pied ou sur le dos d’une mule ? Je dois utiliser un char, qui plus est rapide. C’est pour cela que j’ai pris des chevaux et que je m’y suis attaché, je l’avoue. Mais si tu me dis que c’est mal... je les fais vendre.

– Non, Lazare, ce n'est pas cela qui corrompt, mais c’est ce qui trouble l’âme et l’éloigne de Dieu.

Détail

Les juifs pensaient que des animaux étaient impurs et pouvaient les contaminer. Jésus interroge Lazare sur la lecture et il révèle son état de santé ainsi que sa proximité avec des chevaux.

EMV 85 · Tome 2

L’Evangile tel qu'il m'a été révélé

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Jésus monte au Temple de Jérusalem avec Simon le Zélote pour prier le Père. Il ne compte pas y prêcher. Légère évocation des Bergers de Bethléem. Jésus planifie ce qu'ils vont faire : aller voir Jonas, aller à Nazareth, puis à Capharnaüm. Ils vont aussi retrouver les autres disciples. Ils parlent de l'âme puis de la belle Galilée, de Nazareth et de Marie. Prédication de Judas à des hommes du Temple. Simon se repent d'avoir mal pensé de lui dans l'EMV 83. Les deux hommes vont ensuite retrouver Jean à l'Oliveraie, à Gethsémani. Il y a rencontré la mère d'Annalia, Elise, et a encouragé la femme à venir voir Jésus car sa fille est très malade.

EMV 85.1 · Tome 2

L’Evangile tel qu'il m'a été révélé

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Après avoir vu Jonas, nous irons à Nazareth, puis à Capharnaüm. Simon Pierre et les autres souffrent d’une si longue absence... Nous irons leur faire plaisir et nous faire plaisir. L’été aussi nous donne ce conseil. La nuit est faite pour le repos et trop peu nombreux sont ceux qui font passer le repos après la connaissance de la vérité. L’homme... Ah ! L’homme ! Il oublie trop qu’il a une âme. Il ne pense qu’à la chair et ne se soucie que d’elle. De jour, le soleil est brûlant. Il empêche de voyager et d’enseigner sur les places et dans les rues. Il fait sommeiller les âmes comme les corps, tellement il les fatigue. Alors... allons enseigner mes disciples. Là, dans la douce Galilée, verte et aux eaux fraîches.

EMV 85.1-2 · Tome 2

L’Evangile tel qu'il m'a été révélé

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85.1 Jésus est à Jérusalem avec Simon. Ils fendent la foule des marchands et des ânes qui ressemble à une procession dans la rue. Ce faisant, Jésus dit :

« Montons au Temple avant d’aller à Gethsémani. Nous prierons le Père dans sa Maison.

– Cela seulement, Maître ?

– Cela seulement. Je ne puis rester. Demain à l’aube, il y a le rendez-vous à la Porte des Poissons et, si la foule me retient, comment puis-je être libre d’y aller ? Je veux voir les autres bergers. Je les dissémine, ces vrais bergers, à travers la Palestine pour qu’ils rassemblent les brebis et pour que le Maître du troupeau soit connu au moins de nom. Ainsi, quand je dirai ce nom, elles sauront que c’est moi le Maître du troupeau et elles viendront à moi pour se faire caresser.

– Il est doux d’avoir un Maître comme toi. Les brebis t’aimeront.

– Les brebis... mais pas les boucs... Après avoir vu Jonas, nous irons à Nazareth, puis à Capharnaüm. Simon Pierre et les autres souffrent d’une si longue absence... Nous irons leur faire plaisir et nous faire plaisir. L’été aussi nous donne ce conseil. La nuit est faite pour le repos et trop peu nombreux sont ceux qui font passer le repos après la connaissance de la vérité. L’homme... Ah ! L’homme ! Il oublie trop qu’il a une âme. Il ne pense qu’à la chair et ne se soucie que d’elle. De jour, le soleil est brûlant. Il empêche de voyager et d’enseigner sur les places et dans les rues. Il fait sommeiller les âmes comme les corps, tellement il les fatigue. Alors... allons enseigner mes disciples. Là, dans la douce Galilée, verte et aux eaux fraîches. 85.2 Tu n’y es jamais allé ?

– Une fois, en passant et en hiver, dans un de mes pénibles déplacements d’un médecin à l’autre. Elle m’a plu...

– Oh ! Elle est belle, et en toute saison. En hiver et plus encore aux autres saisons. Maintenant, en été, elle a des nuits tellement angéliques... Oui, elles semblent faites pour que s’y déploient des vols d’anges, tant elles sont pures. Le lac... le lac, dans son cadre de montagnes plus ou moins proches, semble fait pour parler de Dieu aux âmes qui le cherchent. C’est un morceau de ciel tombé dans la verdure, et le firmament ne l’abandonne pas, mais s’y mire avec ses astres et en multiplie ainsi le nombre... comme pour les présenter au Créateur, disséminés sur une plaque de saphir. Les oliviers descendent presque jusqu’aux eaux et sont pleins de rossignols. Eux aussi chantent leur louange au Créateur qui les fait vivre à cet endroit si doux et si tranquille.

Et ma ville de Nazareth ! Elle s’offre au baiser du soleil, toute blanche et verte, riante, entre les deux géants du grand et du petit Hermon et le piédestal des monts qui soutiennent le Thabor, piédestal aux douces pentes toutes vertes qui dressent en face du soleil leur Thabor souvent neigeux, mais si beau quand le soleil en enveloppe le sommet ! Il prend alors des couleurs d’albâtre teinté de rose, pendant que, en face, le mont Carmel se change en lapis-lazuli à certaines heures de grand soleil où les marbres, les eaux, les bosquets et les prés y dessinent des veines de couleurs variées, et une délicate améthyste au lever du jour ; puis un béryl bleu-violet vers le soir, et un seul bloc de sardoine quand la lune le montre tout sombre sous sa lumière argentée et laiteuse. Et, en bas, au midi, se trouve le tapis fertile et fleuri de la plaine d’Esdrelon.

Et puis... et puis, oh ! Simon ! Il y a là-bas une fleur ! C’est une fleur qui vit dans la solitude en exhalant pureté et amour pour son Dieu et pour son Fils : il y a ma Mère. Tu feras sa connaissance, Simon, et tu me diras s’il est sur la terre une créature comme elle, même en fait de grâce humaine. Elle est belle, mais ce qui émane de son intérieur surpasse toute cette beauté. Si un homme brutal la dévêtait, la balafrait et la renvoyait errante, elle aurait encore tout l’aspect d’une reine en robe royale, car sa sainteté la revêtirait d’un manteau de splendeur. Le monde pourra bien me faire tout le mal possible, je lui pardonnerai tout parce que pour venir au monde et le racheter, je l’ai eue, elle, l’humble et grande Reine du monde. Le monde l’ignore, mais c’est par elle qu’il a eu le Bien et qu’il l’aura encore davantage au cours des siècles.

Nous voici au Temple. Nous observons la forme judaïque du culte, mais, en vérité, je te dis que la vraie Maison de Dieu, l’Arche Sainte, c’est son coeur, dont le voile est sa chair très pure, sur laquelle ses vertus tissent une merveilleuse broderie. »

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Jésus discute avec Simon le Zélote. Ils parlent des Bbergers de Bethléem, puis de Pierre et des autres disicples, avant de terminer sur la belle Galilée, la ville de Nazareth. Jésus évoque enfin la Vierge Marie, que Simon rencontrera bientôt.

EMV 85.1-2 · Tome 2

L’Evangile tel qu'il m'a été révélé

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Allons enseigner mes disciples. Là, dans la douce Galilée, verte et aux eaux fraîches. 85.2 Tu n’y es jamais allé ?

– Une fois, en passant et en hiver, dans un de mes pénibles déplacements d’un médecin à l’autre. Elle m’a plu...

– Oh ! Elle est belle, et en toute saison. En hiver et plus encore aux autres saisons. Maintenant, en été, elle a des nuits tellement angéliques... Oui, elles semblent faites pour que s’y déploient des vols d’anges, tant elles sont pures. Le lac... le lac, dans son cadre de montagnes plus ou moins proches, semble fait pour parler de Dieu aux âmes qui le cherchent. C’est un morceau de ciel tombé dans la verdure, et le firmament ne l’abandonne pas, mais s’y mire avec ses astres et en multiplie ainsi le nombre... comme pour les présenter au Créateur, disséminés sur une plaque de saphir. Les oliviers descendent presque jusqu’aux eaux et sont pleins de rossignols. Eux aussi chantent leur louange au Créateur qui les fait vivre à cet endroit si doux et si tranquille.

Et ma ville de Nazareth ! Elle s’offre au baiser du soleil, toute blanche et verte, riante, entre les deux géants du grand et du petit Hermon et le piédestal des monts qui soutiennent le Thabor, piédestal aux douces pentes toutes vertes qui dressent en face du soleil leur Thabor souvent neigeux, mais si beau quand le soleil en enveloppe le sommet ! Il prend alors des couleurs d’albâtre teinté de rose, pendant que, en face, le mont Carmel se change en lapis-lazuli à certaines heures de grand soleil où les marbres, les eaux, les bosquets et les prés y dessinent des veines de couleurs variées, et une délicate améthyste au lever du jour ; puis un béryl bleu-violet vers le soir, et un seul bloc de sardoine quand la lune le montre tout sombre sous sa lumière argentée et laiteuse. Et, en bas, au midi, se trouve le tapis fertile et fleuri de la plaine d’Esdrelon.

Et puis... et puis, oh ! Simon ! Il y a là-bas une fleur ! C’est une fleur qui vit dans la solitude en exhalant pureté et amour pour son Dieu et pour son Fils : il y a ma Mère. Tu feras sa connaissance, Simon, et tu me diras s’il est sur la terre une créature comme elle, même en fait de grâce humaine. Elle est belle, mais ce qui émane de son intérieur surpasse toute cette beauté. Si un homme brutal la dévêtait, la balafrait et la renvoyait errante, elle aurait encore tout l’aspect d’une reine en robe royale, car sa sainteté la revêtirait d’un manteau de splendeur. Le monde pourra bien me faire tout le mal possible, je lui pardonnerai tout parce que pour venir au monde et le racheter, je l’ai eue, elle, l’humble et grande Reine du monde. Le monde l’ignore, mais c’est par elle qu’il a eu le Bien et qu’il l’aura encore davantage au cours des siècles.

Nous voici au Temple. Nous observons la forme judaïque du culte, mais, en vérité, je te dis que la vraie Maison de Dieu, l’Arche Sainte, c’est son coeur, dont le voile est sa chair très pure, sur laquelle ses vertus tissent une merveilleuse broderie.

EMV 85.1 · Tome 2

L’Evangile tel qu'il m'a été révélé

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La nuit est faite pour le repos et trop peu nombreux sont ceux qui font passer le repos après la connaissance de la vérité. L’homme... Ah ! L’homme ! Il oublie trop qu’il a une âme. Il ne pense qu’à la chair et ne se soucie que d’elle.