Par peur. Il arrive souvent qu’on calomnie pour s’excuser soi-même. C’est la forme la plus commune du mensonge. On a fait le mal. On craint que notre action soit découverte et reconnue. Alors, usant et abusant de l’estime que l’on a encore auprès des autres, on retourne le fait en sa faveur et on met ses actes sur le compte d’un autre dont on craint seulement l’honnêteté. On agit encore ainsi parce qu’un autre a parfois été, sans le vouloir, témoin de l’une de nos mauvaises actions, et on veut se mettre à l’abri de son témoignage. On l’accuse pour le faire mal voir, afin que s’il parle, personne ne le croie.
Mais agissez bien ! Agissez bien, et vous n’aurez jamais besoin de mentir. Ne réfléchissez-vous pas, quand vous mentez, au joug pesant que vous vous mettez sur le dos ? Il est fait de l’assujettissement au démon, de la peur perpétuelle d’un démenti et de la nécessité de se rappeler son mensonge, avec les faits et détails qui l’entouraient, même des années après, sans se contredire. Un vrai travail de galérien. Si encore il servait au Ciel ! Mais il ne sert qu’à se préparer une place en enfer !