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EMV 15 · Tome 1, p. 106-108

L’Evangile tel qu'il m'a Ă©tĂ© rĂ©vĂ©lĂ©

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Titre du chapitre : En guise de conclusion au Protévangile

Date des dictées : Samedi 16 septembre 1944.

Cycle : Mariage avec Joseph

Résumé : Jésus annonce que le Protévangile est terminé. Maria est alors en exil, et il lui déclare qu'il lui a fait voir ces visions en ces temps trÚs durs car il voulait prendre soin d'elle. Il annonce bientÎt la fin de la guerre et la fin de son exil. Le Christ la remercie également parce qu'elle a beaucoup aidé l'Italie et son village par son état d'ùme-victime. Il l'encourage ensuite à continuer, parce que c'est par les ùmes-hosties qu'on peut éviter la ruine complÚte d'une patrie. Ensuite vient une courte intervention de la Vierge : Maria a vu ces épisodes pour cette période de trouble et a reçu une chaine de cadeaux. La Vierge l'invite à l'aimer toujours davantage.

Contenu du chapitre : 15.1 : Des visions bienheureuses loin de la fĂ©rocitĂ© qui entoure Maria Valtorta. 15.2 : Une partie de tes souffrances va cesser. 15.3 : Beaucoup d'hosties ont Ă©tĂ© consumĂ©es Ă  la suite de ton exemple. 15.4 : La Sagesse t'instruit toujours plus Ă  l'intelligence de la Science de vie et Ă  sa pratique. 15.5 : Marie Ă  Maria : Je t'ai portĂ©e avec moi dans le secret de mes premiĂšres annĂ©es, maintenant aime-moi comme fille et sƓur dans ta destinĂ©e de victime.

EMV 15.1-4 · Tome 1, p. 106-107

L’Evangile tel qu'il m'a Ă©tĂ© rĂ©vĂ©lĂ©

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15.1 Jésus dit :

« Ce cycle est terminĂ©. Par sa douceur, ton JĂ©sus t’a fait sortir sans secousse du tumulte de ces jours-ci. Telle une enfant enveloppĂ©e dans un doux lainage et posĂ©e sur des coussins moelleux, tu as Ă©tĂ© entourĂ©e de ces heureuses visions pour ne pas ressentir avec terreur la fĂ©rocitĂ© des hommes qui se haĂŻssent au lieu de s’aimer. Il y a certaines choses que tu ne pourrais plus supporter, et je ne veux pas que tu en meures, car je prends soin de mon “ porte-parole ”.

15.2 La cause pour laquelle les victimes ont Ă©tĂ© torturĂ©es par toutes sortes de dĂ©sespoirs va bientĂŽt disparaĂźtre dans le monde. Il s’ensuit que, pour toi aussi, Maria, voici venir la fin de ces temps oĂč tu as atrocement souffert pour des raisons trop nombreuses, si contraires Ă  tes sentiments. Tu ne cesseras certes pas de souffrir, car tu es victime, mais ce motif-lĂ  de souffrance disparaĂźt. Puis viendra le jour oĂč je te dirai, comme Ă  Marie de Magdala mourante : “ Repose-toi. Le temps est venu de te reposer. Donne-moi tes Ă©pines. Voici venu le temps des roses. Repose-toi et attends. Je te bĂ©nis, ma bĂ©nie. ”

Je te le disais, c’était une promesse et tu ne l’as pas compris au moment oĂč le temps venait oĂč tu allais ĂȘtre plongĂ©e dans les Ă©pines, retournĂ©e, enchaĂźnĂ©e, recouverte par elles jusque dans les recoins les plus profonds... Je te le rĂ©pĂšte aujourd’hui avec une joie que seul l’Amour que je suis peut Ă©prouver lorsqu’il peut faire cesser une souffrance de son bien-aimĂ©. Je te le dis maintenant que le temps du sacrifice s’achĂšve. Et moi, qui sais, je te dis, pour le monde qui ne sait pas, pour l’Italie, pour Viareggio, pour ce petit village oĂč tu m’as amenĂ© – mĂ©dite sur le sens de ces mots – le merci qui revient aux personnes offertes en holocauste pour leur sacrifice.

15.3 Lorsque je t’ai montrĂ© CĂ©cile, la vierge Ă©pouse, je t’ai dit qu’elle Ă©tait imprĂ©gnĂ©e de mes parfums et qu’elle a entraĂźnĂ© dans leur sillage son mari, son beau-frĂšre, ses serviteurs, ses parents et amis. Tu as jouĂ© – sans le savoir, mais je te l’affirme, moi qui sais – le rĂŽle de CĂ©cile dans ce monde devenu fou. Tu t’es remplie de moi, de ma Parole ; tu as portĂ© mes dĂ©sirs chez les gens, et les meilleurs ont compris, beaucoup se sont levĂ©s Ă  la suite de cette victime que tu es. Si donc la ruine complĂšte de ta patrie et des lieux qui te sont les plus chers ne s’est pas produite, c’est que des hosties nombreuses ont Ă©tĂ© consumĂ©es Ă  ton exemple et par ton ministĂšre.

Merci, ma bĂ©nie. Mais continue. J’ai un grand besoin de sauver la terre, de racheter la terre. Or c’est vous, les Ăąmes victimes, qui constituez la rançon nĂ©cessaire.

15.4 Que la Sagesse, qui a instruit les saints et t’instruit, toi, par un enseignement direct, t’élĂšve toujours davantage Ă  la comprĂ©hension de la science de vie et Ă  sa pratique. Toi aussi, dresse ta petite tente prĂšs de la maison du Seigneur. Enfonce les pieux de ta demeure dans la demeure de la Sagesse et restes-y sans jamais en sortir. Tu te reposeras sous la protection du Seigneur qui t’aime, comme un oiseau au milieu des branches en fleurs ; il te mettra Ă  l’abri de toute intempĂ©rie spirituelle et tu seras dans la lumiĂšre de la gloire de Dieu, d’oĂč proviennent pour toi des paroles de paix et de vĂ©ritĂ©.

Va en paix. Je te bénis, ma bénie. »

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Jésus a montré à Maria le Protévangile et il lui donne la dictée suivante.

La vision de Marie de Magdala mourante se trouve dans les Cahiers de 1944 (30 mars 1944). Cécile, la vierge épouse, est vue dans les visions et dictées du 22 et 23 juillet 1944.

EMV 15.5 · Tome 1, p. 107-108

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15.5 AussitĂŽt aprĂšs, Marie dit :

« Voici pour Maria le cadeau de sa MĂšre pour sa fĂȘte : une chaĂźne de cadeaux. Et s’il s’y trouve quelque Ă©pine, ne t’en plains pas au Seigneur qui t’a aimĂ©e comme il en a aimĂ© bien peu.

Au dĂ©but, je t’avais dit : “ Ecris sur moi. Tu seras consolĂ©e de toutes tes peines. ” Tu vois que c’était vrai. Ce cadeau t’était rĂ©servĂ© pour cette pĂ©riode de troubles. Nous ne prenons pas seulement soin de l’ñme, mais nous savons nous prĂ©occuper aussi de la matiĂšre, qui, sans ĂȘtre reine, n’en est pas moins une servante utile Ă  l’ñme pour lui permettre d’accomplir sa mission.

Sois reconnaissante au TrĂšs-Haut, qui est vraiment un PĂšre pour toi, mĂȘme au sens d’une affection humaine, et qui te berce en de suaves extases pour te dissimuler ce qui pourrait t’effrayer.

Aime-moi toujours plus. Je t’ai emportĂ©e avec moi dans le secret de mes premiĂšres annĂ©es. Tu sais tout de la MĂšre, dĂ©sormais. Aime-moi comme fille et comme soeur dans ta destinĂ©e de victime. Et aime Dieu le PĂšre, Dieu le Fils et Dieu l’Esprit Saint d’un amour parfait.

La bĂ©nĂ©diction du PĂšre, du Fils et de l’Esprit passe par mes mains, elle prend le parfum de mon amour maternel pour toi, elle descend sur toi et y repose. Sois heureuse d’un bonheur surnaturel. »

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Jésus vient de donner une dictée à Maria.

EMV 16 · Tome 1, p. 108-111

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Titre du chapitre : L'Annonciation

Date de la vision : Mercredi 8 mars 1944

Calendrier : Mercredi 21 février de l'an -5 (15 Adar I 3756).

Lieux (carte) : Nazareth

Cycle : Naissance et enfance de Jésus-Christ

Résumé : Ce chapitre raconte l'Annonciation. Marie est en priÚre à Nazareth : elle prie Dieu pour la venue de son Messie. C'est sur ces entrefaites qu'arrivent l'Archange Gabriel. Tout se passe comme le raconte les Evangiles.

Contenu du chapitre : 16.1 : Marie file, le sourire aux lĂšvres. 16.2 : Elle chante et prie pour la venue du Messie. 16.3 : L'Archange Gabriel apparaĂźt. 16.4 : Le dialogue entre Gabriel et Marie

EMV 16.1-4 · Tome 1, p. 108-111

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16.1 Voici ce que je vois : Marie, adolescente – quinze ans tout au plus –, se tient dans une petite piĂšce rectangulaire. C’est une vraie chambre de jeune fille. Contre l’un des deux longs murs se trouve le lit, une espĂšce de couche basse sans bords, couvert de nattes ou de tapis. Comme ces lits sont rigides et ne forment pas de creux comme souvent les nĂŽtres, ils donnent l’impression d’ĂȘtre Ă©tendus sur une table ou une claie Ă  roseaux. Sur l’autre mur, il y a une Ă©tagĂšre avec une lampe Ă  huile, des rouleaux de parchemin, et un travail de couture soigneusement pliĂ© qu’on pourrait prendre pour de la broderie.

De cĂŽtĂ©, vers la porte ouverte sur le jardin mais couverte d’un voilage qui bouge sous un lĂ©ger vent, la Vierge est assise sur un tabouret bas. Elle file du lin trĂšs blanc et doux comme de la soie. Ses petites mains, Ă  peine moins claires que le lin, font tourner agilement le fuseau. Son visage juvĂ©nile, trĂšs beau, est un peu penchĂ©, avec un lĂ©ger sourire, comme si elle caressait ou suivait quelque douce pensĂ©e.

Tout est trĂšs silencieux dans la maison et dans le jardin. Une grande paix rĂšgne aussi bien sur le visage de Marie que dans la piĂšce. La paix et l’ordre. Tout est propre et bien rangĂ©. Cette piĂšce, Ă  l’aspect et au mobilier trĂšs humbles, est aussi nue qu’une cellule monacale, mais elle a quelque chose d’austĂšre et de royal dĂ» Ă  la propretĂ© et au soin avec lequel sont disposĂ©s les Ă©toffes sur le lit, les rouleaux, la lumiĂšre et, prĂšs de la lampe, le petit broc en cuivre qui renferme une gerbe de rameaux en fleurs, de pĂȘcher ou de poirier, je ne sais trop. Ce sont sĂ»rement des arbres fruitiers, dont les fleurs sont d’un blanc lĂ©gĂšrement teintĂ© de rose.

16.2 Marie se met Ă  chantonner Ă  voix basse, puis hausse un peu le ton. Sans ĂȘtre un chant Ă  haute voix, c’est dĂ©jĂ  une voix qui vibre dans la petite piĂšce et l’on sent vibrer son Ăąme. Je n’en comprends pas les paroles, ce doit ĂȘtre de l’hĂ©breu. Mais comme elle ré­pĂšte de temps en temps : « YahvĂ© », je devine qu’il doit s’agir d’un can­tique sacrĂ©, peut-ĂȘtre d’un psaume. Marie se rappelle probablement les chants du Temple. Ce doit ĂȘtre pour elle un doux souvenir, car elle ramĂšne sur son sein ses mains qui tiennent le fil et le fuseau, puis elle lĂšve la tĂȘte et l’appuie contre le mur ; son visage prend des couleurs et ses yeux, perdus dans je ne sais quelle douce pensĂ©e, brillent sous l’effet de larmes retenues qui les font paraĂźtre plus grands. Et pourtant ces yeux rient, sourient Ă  la pensĂ©e qu’ils suivent et qui soustrait la chanteuse Ă  ce qui l’entoure. Le visage de Marie, rose et encadrĂ© par les tresses qu’elle porte relevĂ©es en couronne sur la tĂȘte, ressort sur son vĂȘtement blanc trĂšs simple. On dirait une belle fleur.

Son chant se fait priĂšre :

« Seigneur, Dieu trĂšs-haut, ne tarde pas davantage Ă  envoyer ton Serviteur apporter la paix sur la terre. Suscite le temps favorable et la vierge pure et fĂ©conde pour l’avĂšnement de ton Christ. PĂšre, PĂšre saint, accorde Ă  ta servante d’offrir sa vie Ă  cette intention. Accorde-moi de mourir aprĂšs avoir vu ta lumiĂšre et ta justice sur la terre, et avoir su que la RĂ©demption est accomplie. PĂšre saint, donne Ă  ton peuple celui en qui les prophĂštes espĂ©raient. Envoie le RĂ©dempteur Ă  ta servante. A l’heure oĂč mon sĂ©jour sur terre s’achĂšvera, que ta demeure s’ouvre Ă  moi, parce que ses portes auront dĂ©jĂ  Ă©tĂ© ouvertes par ton Christ pour tous ceux qui auront espĂ©rĂ© en toi. Viens, viens, Esprit du Seigneur, viens chez tes fidĂšles qui t’attendent. Viens, Prince de la paix ! »

Marie reste plongée dans sa priÚre.

16.3 La tenture bouge plus fort, comme si quelqu’un faisait un courant d’air par derriĂšre ou la tirait pour l’écarter. Une lumiĂšre aussi blanche qu’une perle associĂ©e Ă  de l’argent pur é­claire les murs lĂ©gĂšrement jaunes, avive les couleurs des tissus, rend plus surnaturel le visage levĂ© de Marie. Dans la lumiĂšre, et sans mĂȘme que la tenture se soit ouverte sur le mystĂšre qui s’accomplit – d’ailleurs, elle ne bouge plus, elle pend, bien droite sur ses montants, comme s’il s’agissait d’un mur qui isole l’intĂ©rieur de l’extĂ©rieur –, l’archange se prosterne.

NĂ©cessairement, il lui faut prendre une apparence humaine, mais elle transcende l’humain. De quelle chair est formĂ©e cette figure superbe, Ă©clatante ? De quelle substance Dieu l’a-t-il matĂ©rialisĂ©e pour la rendre perceptible aux sens de la Vierge ? Dieu seul peut possĂ©der de telles essences et les utiliser de maniĂšre aussi parfaite. Ce sont bien un visage, un corps, des yeux, une bouche, des cheveux et des mains comme les nĂŽtres, mais sans notre matiĂšre opaque. C’est une lumiĂšre qui a pris la couleur de la chair, des yeux, des cheveux, des lĂšvres, une lumiĂšre qui bouge, sourit, regarde et parle.

16.4 « Je te salue, Marie, pleine de grùce, je te salue ! »

La douce musique de sa voix ressemble à des perles lancées sur un métal précieux.

La Vierge tressaille et baisse les yeux. Elle tressaille encore plus lorsqu’elle voit cet ĂȘtre Ă©clatant agenouillĂ© Ă  un mĂštre d’elle environ, les mains croisĂ©es sur la poitrine, qui la regarde avec une infinie vĂ©nĂ©ration.

Marie se dresse sur ses pieds et se serre contre le mur. Elle pĂąlit et rougit tour Ă  tour. Son visage exprime stupeur et effroi. Inconsciemment, elle serre les mains sur son sein et les rentre dans ses longues manches. Elle se penche presque pour cacher le plus possible son corps, en un geste de douce pudeur.

« Non, ne crains pas. Le Seigneur est avec toi ! Tu es bénie entre toutes les femmes. »

Mais Marie a encore peur. D’oĂč vient cet ĂȘtre extraordinaire ? Est-ce un envoyĂ© de Dieu ou du Trompeur ?

« Ne crains pas, Marie, rĂ©pĂšte l’archange. Je suis Gabriel, l’ange de Dieu. Mon Seigneur m’a envoyĂ© Ă  toi. Ne crains pas, car tu as trouvĂ© grĂące auprĂšs de Dieu. Tu vas concevoir un fils dans ton sein, tu l’enfanteras et tu lui donneras le nom de “ JĂ©sus ”. Il sera grand, on l’appellera Fils du TrĂšs-Haut (ce qu’il sera effectivement) ; le Seigneur Dieu lui donnera le trĂŽne de David son pĂšre, il rĂšgnera Ă©ternellement sur la maison de Jacob, et son rĂšgne n’aura pas de fin. Toi, la sainte Vierge bien-aimĂ©e du Seigneur, sa fille bĂ©nie, toi qui es appelĂ©e Ă  ĂȘtre la mĂšre de son Fils, comprends quel Fils tu vas engendrer.

– Comment cela peut-il se faire puisque je ne connais pas d’homme ? Est-ce que le Seigneur Dieu n’accueille plus l’offrande de sa servante et ne veut pas que je sois vierge par amour de lui ?

– Ce n’est pas par l’action d’un homme que tu seras mĂšre, Marie. Tu es la Vierge Ă©ternelle, la Sainte de Dieu. L’Esprit Saint descendra en toi et la puissance du TrĂšs-Haut te couvrira de son ombre. C’est pourquoi celui qui naĂźtra de toi sera dit saint et Fils de Dieu. Tout est possible au Seigneur notre Dieu. Elisabeth, la femme stĂ©rile, a conçu dans sa vieillesse un fils qui sera le prophĂšte de ton Fils, celui qui lui prĂ©parera le chemin. Le Seigneur a levĂ© son opprobre et son souvenir restera uni Ă  ton nom parmi les peuples, comme le nom de son enfant Ă  celui de ton Fils saint ; jusqu’à la fin des temps, les nations vous diront bienheureuses en raison de la grĂące du Seigneur qui vous a Ă©tĂ© accordĂ©e, et tout spĂ©cialement Ă  toi, ainsi qu’aux nations par ton intermĂ©diaire. Elisabeth en est dĂ©jĂ  Ă  son sixiĂšme mois, et le poids qu’elle porte fait monter en elle la joie, et plus encore quand elle connaĂźtra la tienne. Rien n’est impossible Ă  Dieu, Marie, pleine de grĂące. Que dois-je dire Ă  mon Seigneur ? Qu’aucune pensĂ©e ne te trouble. Il veillera sur tes intĂ©rĂȘts si tu lui fais confiance. Le monde, le ciel, l’Eternel attendent ta rĂ©ponse ! »

A son tour, Marie croise les mains sur sa poitrine, s’incline profondĂ©ment, et dit :

« Voici la servante du Seigneur. Qu’il me soit fait selon sa pa­role. »

L’ange Ă©tincelle de joie. Il adore, parce qu’il voit sĂ»rement l’Esprit de Dieu s’abaisser sur la Vierge, prosternĂ©e pour donner son accord. Puis il disparaĂźt sans faire bouger la tenture, qu’il laisse bien tirĂ©e sur ce saint mystĂšre.

Annotation

Luc 1,26-38

Le sixiĂšme mois, l’ange Gabriel fut envoyĂ© par Dieu dans une ville de GalilĂ©e, appelĂ©e Nazareth, Ă  une jeune fille vierge, accordĂ©e en mariage Ă  un homme de la maison de David, appelĂ© Joseph ; et le nom de la jeune fille Ă©tait Marie. L’ange entra chez elle et dit : « Je te salue, ComblĂ©e-de-grĂące, le Seigneur est avec toi. » À cette parole, elle fut toute bouleversĂ©e, et elle se demandait ce que pouvait signifier cette salutation.

L’ange lui dit alors : « Sois sans crainte, Marie, car tu as trouvĂ© grĂące auprĂšs de Dieu. Voici que tu vas concevoir et enfanter un fils ; tu lui donneras le nom de JĂ©sus. Il sera grand, il sera appelĂ© Fils du TrĂšs-Haut ; le Seigneur Dieu lui donnera le trĂŽne de David son pĂšre ; il rĂ©gnera pour toujours sur la maison de Jacob, et son rĂšgne n’aura pas de fin. » Marie dit Ă  l’ange : « Comment cela va-t-il se faire puisque je ne connais pas d’homme ? » L’ange lui rĂ©pondit : « L’Esprit Saint viendra sur toi, et la puissance du TrĂšs-Haut te prendra sous son ombre ; c’est pourquoi celui qui va naĂźtre sera saint, il sera appelĂ© Fils de Dieu. Or voici que, dans sa vieillesse, Élisabeth, ta parente, a conçu, elle aussi, un fils et en est Ă  son sixiĂšme mois, alors qu’on l’appelait la femme stĂ©rile. Car rien n’est impossible Ă  Dieu. » Marie dit alors : « Voici la servante du Seigneur ; que tout m’advienne selon ta parole. » Alors l’ange la quitta.

EMV 17 · Tome 1, p. 112-122

L’Evangile tel qu'il m'a Ă©tĂ© rĂ©vĂ©lĂ©

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Titre du chapitre : La dĂ©sobĂ©issance d’Ève et l’obĂ©issance de Marie

Date des dictées : Le dimanche 5 mars 1944 (EMV 17.1 à 17.7) et le mercredi 8 mars 1944 (EMV 17.8 à 17.21)

Cycle : Naissance et enfance de Jésus

RĂ©sumĂ© : JĂ©sus donne une premiĂšre dictĂ©e. Il part de la GenĂšse et explique quelle devait ĂȘtre la domination de l'homme : celui-ci devait dominer la chair, mais aussi le caractĂšre moral et spirituel. Le Christ parle ensuite de l'Ăąme et des discussions qu'on pourrait avoir avec elle, puis il revient spĂ©cifiquement sur la Chute d'Adam et Eve. Il Ă©nonce Ă©galement Lucifer et l'origine du Mal.

Dans une deuxiĂšme dictĂ©e, Marie parle de ses diffĂ©rentes joies au moment de l'Annonciation. Joie d'ĂȘtre mĂšre. Joie d'ĂȘtre celle par qui la paix rĂ©conciliait le Ciel avec la terre. Joie d'avoir rendu Dieu heureux. Joie de croyante pour son Dieu empli de joie. La MĂšre du Christ Ă©voque ensuite sur la dĂ©sobĂ©issance d'Eve et sur l'obĂ©issance que l'ImmaculĂ©e a pratiquĂ© en toute occasion. Elle a prononcĂ© son Fiat en toute occasion et elle invite Maria Ă  ĂȘtre un tremplin pour que les autres Ăąmes s'Ă©lĂšvent vers Dieu.

Enfin, JĂ©sus donne une derniĂšre dictĂ©e. AprĂšs ĂȘtre revenus sur ceux qui n'accueillent pas l'Oeuvre ou qui sont sceptiques par rapport Ă  elle, il revient sur l'arbre de la connaissance du bien et du mal et lui donne une connotation symbolique. Le MaĂźtre s'attarde Ă©galement sur la condamnation d'Adam et Eve qui peut paraĂźtre trop sĂ©vĂšre. Le Sauveur s'arrĂȘte sur le fruit dĂ©fendu, ainsi que sur la Pleine de GrĂące.

Contenu du chapitre : 17.1 : Demandez Ă  votre Ăąme les vĂ©ritĂ©s cĂ©lestes. 17.2 : L'homme Ă©tait appelĂ© Ă  dominer sur tout. 17.3 : La naissance du mal en Lucifer. 17.4 : La procrĂ©ation voulue par Dieu. 17.5 : Satan Ă©veille la chair en Ève qui ne se tourne pas vers le PĂšre. 17.6 : Une condamnation plus grande pĂšse sur la femme. 17.7 : La GrĂące contre les trois concupiscences. 17.8 : Exulte mon esprit. 17.9 : J’ignorais que j'Ă©tais sans tache. 17.10 : La joie d'ĂȘtre mĂšre d'un homme et de Dieu. 17.11 : Joie d’avoir rendu Dieu heureux. 17.12 : La dĂ©sobĂ©issance d'Ève et ses consĂ©quences. 17.13 : J'ai obĂ©i dans la joie et dans la douleur. 17.14 : Mon “oui” a effacĂ© le “non” d’Ève au commandement de Dieu. 17.15 : Être un tremplin pour que les autres rĂ©ussissent Ă  marcher vers la Croix. 17.16 : L'arbre mĂ©taphorique ou symbolique. 17.17 : GravitĂ© de la premiĂšre faute. 17.18 : L’amour des hommes devait ĂȘtre sans luxure. 17.19 : Ève a cru Satan et a dĂ©sirĂ© ce qui n’était pas bon sans remords. 17.20 : Recevez la LumiĂšre. 17.21 : Les bĂȘtes sauvages vous dĂ©passent par l’honnĂȘtetĂ© de leurs amours.

EMV 17.1-7 · Tome 1, p. 112-115

L’Evangile tel qu'il m'a Ă©tĂ© rĂ©vĂ©lĂ©

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« Ne lit-on pas dans la GenĂšse que Dieu donna Ă  l’homme la domination sur tout ce qui existe sur terre, autrement dit sur tout sauf sur Dieu et ses ministres angĂ©liques ? N’y lit-on pas qu’il a créé la femme pour servir de compagne Ă  l’homme pour partager sa joie et sa domination sur tous les ĂȘtres vivants ? N’y lit-on pas qu’ils avaient le droit de manger de tout Ă  l’exception du fruit de l’arbre de la connaissance du bien et du mal ? Pourquoi donc ? Qu’est-ce que sous-entendent ces mots : “ afin qu’il domine ”, ou “ l’arbre de la connaissance du bien et du mal ” ? Vous l’ĂȘtes-vous jamais demandĂ©, vous qui demandez tant de choses inutiles, mais ne savez demander Ă  votre Ăąme les vĂ©ritĂ©s cĂ©lestes ? Si votre Ăąme Ă©tait vivante, elle vous le dirait, elle qui, quand elle est en Ă©tat de grĂące, est comme une fleur dans les mains de votre ange gardien, comme une fleur sous le baiser du soleil, baignĂ©e de rosĂ©e par l’Esprit Saint qui la rĂ©chauffe et l’illumine, l’arrose et la pare de cĂ©lestes lumiĂšres. Combien de vĂ©ritĂ©s votre Ăąme ne vous rĂ©vĂšlerait-elle pas si vous saviez converser avec elle, si vous l’aimiez comme celle qui vous donne la ressemblance de Dieu, qui est Esprit comme votre Ăąme est esprit ! Quelle grande amie vous auriez si vous aimiez votre Ăąme au lieu de la dĂ©tester au point de la tuer ! Quelle parfaite et sublime amie avec laquelle vous pourriez vous entretenir des choses du Ciel, vous qui ĂȘtes si avides de parler, alors que vous vous dĂ©gradez l’un l’autre par des amitiĂ©s qui, loin d’ĂȘtre toutes indignes, n’en sont pas moins presque toujours inutiles et s’étalent en flots nuisibles de vaines paroles toutes terrestres. N’ai-je pas dit : “ Si quelqu’un m’aime, il gardera ma parole, et mon PĂšre l’aimera et nous viendrons vers lui et nous ferons notre demeure chez lui ” ? L’ñme en Ă©tat de grĂące possĂšde l’amour et par-lĂ  mĂȘme elle possĂšde Dieu, c’est-Ă -dire le PĂšre qui la maintient, le Fils qui l’enseigne et l’Esprit qui l’éclaire. Elle possĂšde donc la connaissance, la science et la sagesse. Elle possĂšde la lumiĂšre. Imaginez donc quelles sublimes conversations vous pourriez lier avec votre Ăąme ! Ce sont elles qui ont comblĂ© le silence des prisons, le silence des cellules, le silence des ermi­tages, le silence des chambres de saints malades. Elles ont rĂ©confortĂ© les prisonniers dans l’attente du martyre, les cloĂźtrĂ©s Ă  la recherche de la VĂ©ritĂ©, les solitaires aspirant Ă  une connaissance anticipĂ©e de Dieu, elles ont aidĂ© les malades Ă  supporter, que dis-je, Ă  aimer leur croix.

17.2 Si vous saviez interroger votre Ăąme, elle vous apprendrait la signification vĂ©ritable, exacte, aussi vaste que la crĂ©ation, de ce mot “ qu’il domine ” : “ Pour que l’homme domine sur tout. Sur ses trois niveaux : le niveau infĂ©rieur, animal ; le niveau intermĂ©diaire, moral ; et le niveau supĂ©rieur, spirituel. Tous trois tendent Ă  une seule fin : possĂ©der Dieu. ” Le possĂ©der en le mĂ©ritant par cette maĂźtrise absolue qui tient assujetties toutes les forces du “ moi ” pour les faire servir Ă  ce seul but : mĂ©riter de possĂ©der Dieu. Elle vous dirait que, si Dieu a interdit la connaissance du bien et du mal, c’est parce qu’il avait accordĂ©e gratuitement le bien Ă  ses crĂ©atures, et il ne voulait pas que vous connaissiez le mal ; car le mal est un fruit doux au palais mais, une fois son suc descendu dans le sang, il y crĂ©e une fiĂšvre qui tue et suscite une soif ardente de sorte que, plus on boit de ce suc mensonger, plus on en a soif.

17.3 Vous objecterez : “ Et pourquoi l’y a-t-il mis ? ” Parce que ! Parce que le mal est une force qui est nĂ©e toute seule, comme certaines maladies monstrueuses peuvent s’en prendre aux corps les plus sains. Lucifer Ă©tait un ange, le plus beau des anges, un esprit parfait qui n’était infĂ©rieur qu’à Dieu. Dans son ĂȘtre de lumiĂšre, naquit pourtant une bouffĂ©e d’orgueil. Au lieu de la dissiper, il la condensa en la couvant. Le mal est nĂ© de cette incubation. Il existait avant l’apparition de l’homme. Dieu avait prĂ©cipitĂ© hors du paradis cet Incubateur du mal qui l’avait souillĂ©. Mais il est restĂ© l’éternel Incubateur du mal et, comme il ne pouvait plus souiller le paradis, il s’en est pris Ă  la terre.

17.4 La mĂ©taphore de l’arbre tend Ă  dĂ©montrer cette vĂ©ritĂ©. Dieu avait dit Ă  l’homme et Ă  la femme : “ Vous connaissez toutes les lois et tous les mystĂšres de la crĂ©ation. Mais n’essayez pas de m’usurper le droit d’ĂȘtre le CrĂ©ateur de l’homme. Mon amour, qui circule en vous, suffira Ă  la propagation de la race humaine, sans luxure ; le seul mouvement de la charitĂ© suscitera les nouveaux Adam de la race humaine. Je vous donne tout. Je me rĂ©serve uniquement ce mystĂšre de la formation de l’homme. ”

17.5 Satan a voulu retirer Ă  l’homme cette virginitĂ© intellec­tuelle ; de sa langue de vipĂšre, il a flattĂ© et caressĂ© les membres et les yeux d’Eve, provoquant en elle des rĂ©flexes et une excitation qu’ils n’avaient pas avant, quand la malice ne les avait pas encore intoxiquĂ©s. Elle “ vit ”. Elle voulut essayer. C’était l’éveil de la chair. Ah, si elle avait appelĂ© Dieu ! Si elle avait couru lui dire : “ PĂšre ! Je suis malade. Le Serpent m’a caressĂ©e et le trouble est en moi. ” Le PĂšre l’aurait purifiĂ©e et guĂ©rie par son souffle : de mĂȘme qu’il lui avait infusĂ© la vie, il aurait pu lui infuser une nouvelle innocence en lui faisant oublier le poison du serpent et mĂȘme en suscitant en elle de la rĂ©pulsion pour le Serpent, comme cela arrive chez ceux qui, attaquĂ©s par une maladie, en gardent une instinctive rĂ©pugnance. Mais Eve ne va pas vers le PĂšre. Elle revient vers le Serpent. Cette sensation lui est douce. “ La femme vit que l’arbre Ă©tait bon Ă  manger et sĂ©duisant Ă  voir... Elle prit de son fruit et mangea. ” Alors elle “ comprit ”. DĂ©sormais la morsure du mal Ă©tait descendue en elle. Elle vit avec des yeux neufs et entendit avec des oreilles nouvelles les moeurs et les voix des brutes. Et elle les dĂ©sira d’un dĂ©sir fou.

17.6 Elle a commencĂ© seule Ă  pĂ©cher, mais elle termina avec son compagnon. VoilĂ  pourquoi une condamnation plus lourde pĂšse sur la femme. Si l’homme est devenu rebelle Ă  Dieu, s’il a connu la luxure et la mort, c’est Ă  cause d’elle. C’est Ă  cause d’elle qu’il n’a plus su dominer ses trois rĂšgnes : celui de l’esprit, puisqu’il a permis que l’esprit dĂ©sobĂ©isse Ă  Dieu ; celui de la conduite morale, parce qu’il a permis que les passions le dominent ; celui de la chair, parce qu’il l’a rabaissĂ©e aux lois instinctives des bĂȘtes. “ C’est le serpent qui m’a sĂ©duite ”, dit Eve. “ C’est la femme que tu as mise auprĂšs de moi qui m’a donnĂ© du fruit de l’arbre, et j’en ai mangĂ© ”, dit Adam. Depuis lors, la triple convoitise s’attache aux trois rĂšgnes de l’homme.

17.7 Seule la grĂące peut desserrer l’étreinte de ce monstre impitoyable. Si elle est vivante, trĂšs vivante, si la volontĂ© d’un enfant de Dieu fidĂšle la maintient toujours plus vivante, elle parvient Ă  Ă©trangler le monstre et Ă  n’avoir plus rien Ă  craindre : ni les tyrans intĂ©rieurs – ceux de la chair et des passions –, ni les tyrans extĂ©rieurs – ceux du monde et des puissants de ce monde –, ni les persĂ©cutions, ni la mort. Et, comme dit l’apĂŽtre Paul : “ Mais je n’attache aucun prix Ă  ma propre vie, pourvu que je mĂšne Ă  bonne fin ma course et le ministĂšre que j’ai reçu du Seigneur JĂ©sus : rendre tĂ©moignage Ă  l’Evangile de la grĂące de Dieu. ”

EMV 17.1 · Tome 1, p. 112-113

L’Evangile tel qu'il m'a Ă©tĂ© rĂ©vĂ©lĂ©

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Citation

Quand votre Ăąme est en Ă©tat de grĂące, dit le Christ, elle est "comme une fleur dans les mains de votre ange gardien, comme une fleur sous le baiser du soleil, baignĂ©e de rosĂ©e par l’Esprit Saint qui la rĂ©chauffe et l’illumine, l’arrose et la pare de cĂ©lestes lumiĂšres."

EMV 17.1 · Tome 1, p. 112-113

L’Evangile tel qu'il m'a Ă©tĂ© rĂ©vĂ©lĂ©

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Citation

L’ñme en Ă©tat de grĂące possĂšde l’amour et par-lĂ  mĂȘme elle possĂšde Dieu, c’est-Ă -dire le PĂšre qui la maintient, le Fils qui l’enseigne et l’Esprit qui l’éclaire. Elle possĂšde donc la connaissance, la science et la sagesse. Elle possĂšde la lumiĂšre.