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EMV 91.5 · Tome 2

L’Evangile tel qu'il m'a Ă©tĂ© rĂ©vĂ©lĂ©

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Maintenant je rĂ©pĂšte Ă  tous ce que je leur avais dit, Ă  eux, en JudĂ©e : ne rĂ©pĂ©tez pas Ă  ma MĂšre que son Fils a Ă©tĂ© mal traitĂ© par les JudĂ©ens. Elle Ă©tait dĂ©jĂ  toute dĂ©solĂ©e d’avoir devinĂ© que j’ai eu de la peine. Respectez ma MĂšre. Elle vit dans l’ombre et le silence. Sa seule activitĂ©, c’est la vertu et l’oraison, pour moi, pour vous, pour tous. Que les lueurs troubles du monde et les Ăąpres contestations restent loin de son asile enveloppĂ© de rĂ©serve et de puretĂ©. N’introduisez pas mĂȘme l’écho de la haine lĂ  oĂč tout est amour. Respectez-la. Elle est courageuse plus que Judith, vous le verrez. Mais ne la forcez pas, avant l’heure, Ă  goĂ»ter la lie que sont les sentiments des malheureux du monde, de ceux qui ne savent pas, mĂȘme d’une façon rudimentaire, ce qu’est Dieu et la Loi de Dieu. Je vous ai parlĂ© d’eux au dĂ©but, de ces idolĂątres qui se prennent pour des sages de Dieu et qui, pour cette raison, unissent l’idolĂątrie Ă  l’orgueil. Partons.

Détail

Jésus demande à ses disciples de ne pas parler du mauvais accueil qu'il a reçu en Judée. Il est cette fois avec Pierre, André, Jean, Jacques, Philippe, Thomas, Barthélemy, Jude, Simon et Judas ainsi que le berger Joseph.

EMV 92 · Tome 2

L’Evangile tel qu'il m'a Ă©tĂ© rĂ©vĂ©lĂ©

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Détail

JĂ©sus est toujours Ă  Nazareth. Il est avec Pierre, AndrĂ©, Jean, Jacques, Philippe, Thomas, BarthĂ©lemy, Jude, Simon et Judas ainsi que le berger Joseph. Il leur enseigne que tout ce qui est cachĂ© sera connu un jour et qu'il faut agir par bontĂ© sans chercher Ă  ĂȘtre remarquĂ© par les hommes. C'est Dieu qui donne la rĂ©compense. Ensuite, le Seigneur encourage Ă  ne pas juger sur les apparences. Il donne briĂšvement le cas d'un pĂšre de famille qui parle durement Ă  son fils : soit il fait ça pour susciter Ă  son enfant des Ă©lans de repentir, soit il fait cela par paresse et c'est un pĂ©chĂ©. Enfin, JĂ©sus parle du fait que le disciple se travaille lui-mĂȘme avec l'aide de son maĂźtre, mais que la rĂ©ussite dĂ©pend de notre bonne volontĂ©. Il finit par parler de sa MĂšre qui est prĂȘte Ă  le suivre, mais qui a conscience de la souillure du monde autour d'elle. On en vient Ă  citer la GenĂšse avec CaĂŻn et Abel, et du Crime qui aura lieu avec la mort de JĂ©sus.

EMV 92.1 · Tome 2

L’Evangile tel qu'il m'a Ă©tĂ© rĂ©vĂ©lĂ©

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92.1 De nouveau, JĂ©sus instruit les siens qu’il a amenĂ©s Ă  l’ombre d’un Ă©norme noyer qui domine le jardin de Marie et Ă©tend ses branches tout le long de celui-ci. La journĂ©e est sombre et l’orage menace. Peut-ĂȘtre est-ce pour cela que JĂ©sus ne s’éloigne pas beaucoup de la maison. Marie va et vient de la maison au jardin et chaque fois elle lĂšve la tĂȘte et sourit Ă  son JĂ©sus assis sur l’herbe prĂšs du tronc, entourĂ© de ses disciples.

Mots-clés

EMV 92.1-6 · Tome 2

L’Evangile tel qu'il m'a Ă©tĂ© rĂ©vĂ©lĂ©

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92.1 De nouveau, JĂ©sus instruit les siens qu’il a amenĂ©s Ă  l’ombre d’un Ă©norme noyer qui domine le jardin de Marie et Ă©tend ses branches tout le long de celui-ci. La journĂ©e est sombre et l’orage menace. Peut-ĂȘtre est-ce pour cela que JĂ©sus ne s’éloigne pas beaucoup de la maison. Marie va et vient de la maison au jardin et chaque fois elle lĂšve la tĂȘte et sourit Ă  son JĂ©sus assis sur l’herbe prĂšs du tronc, entourĂ© de ses disciples.

Jésus dit :

« Je vous ai annoncĂ© hier que ce qui avait provoquĂ© une parole imprudente servirait d’enseignement aujourd’hui. Voici l’instruction.

Croyez fermement – et que cela vous soit une rĂšgle de conduite – que rien de ce qui est cachĂ© ne le reste pour toujours. Ce peut ĂȘtre Dieu qui prend soin de faire connaĂźtre les oeuvres de l’un de ses enfants au moyen d’un signe miraculeux, ou bien il le fait par l’intermĂ©diaire des justes qui reconnaissent le mĂ©rite d’un frĂšre. Mais ce peut ĂȘtre aussi Satan qui, par la bouche d’un imprudent – je ne veux rien dire de plus –, rĂ©vĂšle des choses que les bons auraient prĂ©fĂ©rĂ© taire, pour ne pas pousser au manque de charitĂ©, et il dĂ©forme la vĂ©ritĂ© de façon Ă  crĂ©er de la confusion dans les pensĂ©es. C’est ainsi que le moment vient toujours oĂč ce qui Ă©tait cachĂ© est connu.

Maintenant, gardez toujours cela prĂ©sent Ă  l’esprit. Que cela vous arrĂȘte sur la pente du mal sans vous inciter par ailleurs Ă  publier le bien que vous faites. Combien de fois on agit par bontĂ©, par vraie bontĂ©, mais par bontĂ© tout humaine ! Or, comme cette bonne action n’est qu’humaine et procĂšde d’une intention pas entiĂšrement pure, on dĂ©sire qu’elle soit connue des hommes ; alors on s’énerve, on s’irrite de voir qu’elle reste inconnue et on Ă©tudie des mĂ©thodes pour qu’elle soit manifeste. Non, mes amis. Ce n’est pas ce qu’il convient. Faites le bien et abandonnez-le au Seigneur Ă©ternel. Lui, saura – si cela vous est profitable –, le faire connaĂźtre aussi aux hommes. Si, au contraire, sa divulgation devait enlever toute valeur Ă  vos actions entreprises dans un juste but par l’effet d’une rĂ©surgence d’orgueilleuse complaisance, alors le PĂšre le garde secret, et il se rĂ©serve de vous en rendre gloire au Ciel en prĂ©sence de toute la cour des Cieux.

92.2 Ne jugez jamais un acte sur les apparences. N’accusez jamais, car les actions humaines peuvent avoir parfois un aspect dĂ©plaisant et cacher des motifs louables. Un pĂšre, par exemple, peut dire Ă  un fils paresseux et noceur : “ Va-t’en ” : cela peut passer pour de la duretĂ© et une dĂ©robade Ă  ses devoirs de pĂšre. Mais il n’en est pas toujours ainsi. Son : “ Va-t’en ” a un goĂ»t de larmes bien amer, plus chez le pĂšre que chez le fils, et il s’accompagne de ces mots – et du voeu que cela se vĂ©rifie – : “ Tu reviendras quand tu te seras repenti de ta paresse. ” C’est d’ailleurs justice Ă  l’égard des autres enfants, parce que ce comportement empĂȘche qu’un noceur dĂ©pense en dĂ©bauches ce qui appartient aussi aux autres. En revanche, cette parole serait mauvaise si elle venait d’un pĂšre lui-mĂȘme en faute, Ă  l’égard de Dieu ou Ă  l’égard de ses enfants, et qui, par Ă©goĂŻsme, s’estimerait supĂ©rieur Ă  Dieu et penserait avoir des droits mĂȘme sur l’esprit de son fils. Non : l’ñme appartient Ă  Dieu, et Dieu ne violente pas la libertĂ© de l’ñme de se donner, et dans quelle mesure. Aux yeux du monde, ces actes sont pareils, mais combien l’un est diffĂ©rent de l’autre ! Le premier relĂšve de la justice, et le second d’un arbitraire coupable. Ne jugez donc jamais personne.

92.3 Hier, Pierre a dit Ă  Judas : “ Quel maĂźtre as-tu eu ? ” Qu’il ne le dise plus. Que personne n’accuse autrui de ce qu’il voit en quelqu’un d’autre ou en lui-mĂȘme. Les maĂźtres ne tiennent qu’un seul langage pour tous leurs Ă©lĂšves. Comment se fait-il alors que dix deviennent justes et dix mauvais ? C’est parce que chacun y ajoute du sien, de ce qu’il a dans le coeur, et c’est cela qui incline vers le bien ou vers le mal. Dans ce cas, comment peut-on accuser le maĂźtre d’avoir donnĂ© un mauvais enseignement si le bien qu’il cherche Ă  inculquer est anĂ©anti par l’excĂšs de mal qui rĂšgne dans un coeur ? Le premier facteur de rĂ©ussite est en vous. Le maĂźtre travaille votre moi. Mais si vous n’ĂȘtes pas susceptibles d’amĂ©lioration, que peut-il faire ? Qui suis-je, moi ? En vĂ©ritĂ©, je vous dis que vous n’aurez pas de maĂźtre plus sage, plus patient et plus parfait que moi. Et pourtant l’on dira mĂȘme de l’un de mes disciples : “ Mais quel maĂźtre avait-il ? ”

92.4 Ne vous laissez jamais dominer, dans vos jugements, par des motifs personnels. Hier Judas, par un amour exagĂ©rĂ© de sa rĂ©gion, a estimĂ© voir en moi une injustice envers elle. L’homme est souvent influencĂ© par ces Ă©lĂ©ments impondĂ©rables que sont l’amour de la patrie ou d’une idĂ©e, et il dĂ©vie de son but comme un alcyon dĂ©sorientĂ©. Le but, c’est Dieu. Voyez tout en Dieu pour y voir clair. Ne placez rien, et surtout pas vous-mĂȘmes, au-dessus de Dieu. Et s’il arrive que quelqu’un se trompe... ĂŽ Pierre ! ĂŽ vous tous ! Ne soyez pas intransigeants. L’erreur de l’autre qui vous choque tant, est-il bien sĂ»r que vous ne l’ayez jamais faite ? En ĂȘtes-vous bien certains ? Et, en admettant que vous ne l’ayez jamais commise, que vous reste-t-il Ă  faire ? Vous devez remercier Dieu, et c’est tout. Et ĂȘtre vigilants, extrĂȘmement vigilants, continuellement, pour ne pas tomber demain dans ce que vous avez Ă©vitĂ© jusqu’à ce jour. Vous voyez ? Aujourd’hui le ciel est sombre, Ă  cause d’une chute de grĂȘle imminente. En observant le ciel, nous nous sommes dit : “ Ne nous Ă©loignons pas de la maison. ” Eh bien, si nous savons ainsi juger des choses qui, pour dangereuses qu’elles soient, ne sont rien en comparaison de la perte de l’amitiĂ© de Dieu par le pĂ©chĂ©, pourquoi ne savons-nous pas juger de ce qui peut mettre l’ñme en pĂ©ril ?

92.5 Voyez ma MĂšre : pouvez-vous imaginer qu’il puisse y avoir en elle la moindre tendance au mal ? Eh bien, Ă©tant donnĂ© que l’amour la pousse Ă  me suivre, elle quittera sa maison quand mon amour le voudra. Ce matin, elle m’en a encore priĂ© ; alors que c’est elle qui m’a instruit, elle me disait : “ Au nombre de tes disciples, fais qu’il y ait aussi ta MĂšre, mon Fils. Je veux apprendre ta doctrine. ” Elle, qui a possĂ©dĂ© cette doctrine en son sein et d’abord en son esprit, par un don de Dieu Ă  la future MĂšre de son Verbe incarnĂ©, elle me disait : “ Cependant... c’est Ă  toi de juger si je puis venir sans risquer de perdre l’union Ă  Dieu, sans que ce monde, dont tu me dis qu’il pĂ©nĂštre partout avec ses puanteurs, puisse corrompre mon coeur, qui a Ă©tĂ©, est, et ne veut ĂȘtre qu’à Dieu. Je m’examine et, autant que je sache, il me semble pouvoir le faire, parce que... (et lĂ , elle s’est fait le plus grand Ă©loge sans mĂȘme y penser), parce que je ne trouve pas de diffĂ©rence entre la paix candide de l’époque oĂč j’étais une fleur du Temple et celle que je possĂšde en moi, maintenant que cela fait plus de trente ans que je suis la maĂźtresse de la maison. Mais je suis une indigne servante qui connaĂźt mal et juge plus mal encore des choses de l’esprit. Toi, tu es le Verbe, la Sagesse, la LumiĂšre et tu peux ĂȘtre lumiĂšre pour ta pauvre Maman qui accepte de ne plus te voir plutĂŽt que de n’ĂȘtre pas agrĂ©able au Seigneur. ” Et moi, j’ai dĂ» lui dire, le coeur tremblant d’admiration : “ Maman, je te l’affirme : ce n’est pas le monde qui pourra te corrompre, mais c’est lui qui sera embaumĂ© par toi. ”

Ma MĂšre, vous l’entendez, a su voir les dangers de la vie au milieu du monde. MĂȘme pour elle, ce sont des dangers, mĂȘme pour elle. Et vous, hommes, vous ne les voyez pas ? 92.6Ah ! Vraiment Satan est aux aguets ! Seuls les vigilants seront victorieux. Et les autres ? Vous vous interrogez sur les autres ? Pour les autres, ce qui est Ă©crit sera.

– Qu’est-ce qui est Ă©crit, MaĂźtre ?

– “ CaĂŻn se jeta sur Abel et le tua. Le Seigneur demanda Ă  CaĂŻn : ‘ OĂč est ton frĂšre ? Qu’en as-tu fait ? La voix de son sang crie vers moi. Voici : tu seras maudit sur toute la terre qui a connu le goĂ»t du sang humain par la main d’un frĂšre qui a ouvert les veines de son frĂšre, et jamais plus cette horrible soif de la terre pour le sang humain ne cessera. La terre, empoisonnĂ©e par ce sang, sera pour toi stĂ©rile plus qu’une femme dont l’ñge a tari la fĂ©conditĂ©. Tu fuiras en cherchant la paix et du pain, et tu ne les trouveras pas. Ton remords te fera voir du sang sur toute fleur, sur toute plante, sur toute eau et sur toute nourriture. Le ciel et la mer te paraĂźtront ĂȘtre du sang, et du ciel comme de la terre et de la mer te parviendront trois voix : celle de Dieu, celle de l’Innocent, celle du DĂ©mon. Et pour ne pas les entendre, tu te donneras la mort. ’ ”

– La Genùse ne dit pas cela, observe Pierre.

– Non, pas la GenĂšse. C’est moi qui le dis, et je ne me trompe pas. Je le dis pour les nouveaux CaĂŻn des nouveaux Abel. Pour ceux qui, pour n’avoir pas veillĂ© sur eux-mĂȘmes et sur l’Ennemi, ne feront qu’un avec lui.

– Mais il n’y en aura pas parmi nous, n’est-ce pas, Maütre ?

– Jean, quand le voile du Temple se dĂ©chirera, une grande vĂ©ritĂ© brillera sur Sion tout entiĂšre.

– Quelle vĂ©ritĂ©, mon Seigneur ?

– Que les fils des tĂ©nĂšbres ont Ă©tĂ© en vain au contact de la LumiĂšre. Gardes-en le souvenir, Jean.

– Serai-je, moi, un fils des tĂ©nĂšbres ?

– Non, pas toi, mais souviens-t’en pour expliquer le Crime au monde.

– Quel crime, Seigneur ? Celui de Caïn ?

– Non, celui-lĂ  Ă©tait le premier accord de l’hymne de Satan. Je parle du Crime parfait, du Crime inconcevable. Pour le comprendre, il faut le regarder au soleil de l’Amour divin et Ă  travers l’esprit de Satan. Car seul l’Amour parfait et la Haine parfaite, seuls le Bien infini et le Mal infini peuvent expliquer une telle offrande et un tel pĂ©chĂ©. Vous entendez ? On dirait que Satan Ă©coute et hurle son dĂ©sir de l’accomplir. Partons avant que le nuage n’é­clate en Ă©clairs et en grĂȘle. »

Et ils descendent en courant, bondissant et sautant dans le jardin de Marie, pendant que la tempĂȘte se dĂ©chaĂźne avec violence.

EMV 92.1 · Tome 2

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Croyez fermement – et que cela vous soit une rĂšgle de conduite – que rien de ce qui est cachĂ© ne le reste pour toujours. Ce peut ĂȘtre Dieu qui prend soin de faire connaĂźtre les oeuvres de l’un de ses enfants au moyen d’un signe miraculeux, ou bien il le fait par l’intermĂ©diaire des justes qui reconnaissent le mĂ©rite d’un frĂšre. Mais ce peut ĂȘtre aussi Satan qui, par la bouche d’un imprudent – je ne veux rien dire de plus –, rĂ©vĂšle des choses que les bons auraient prĂ©fĂ©rĂ© taire, pour ne pas pousser au manque de charitĂ©, et il dĂ©forme la vĂ©ritĂ© de façon Ă  crĂ©er de la confusion dans les pensĂ©es. C’est ainsi que le moment vient toujours oĂč ce qui Ă©tait cachĂ© est connu.

Maintenant, gardez toujours cela prĂ©sent Ă  l’esprit. Que cela vous arrĂȘte sur la pente du mal sans vous inciter par ailleurs Ă  publier le bien que vous faites. Combien de fois on agit par bontĂ©, par vraie bontĂ©, mais par bontĂ© tout humaine ! Or, comme cette bonne action n’est qu’humaine et procĂšde d’une intention pas entiĂšrement pure, on dĂ©sire qu’elle soit connue des hommes ; alors on s’énerve, on s’irrite de voir qu’elle reste inconnue et on Ă©tudie des mĂ©thodes pour qu’elle soit manifeste. Non, mes amis. Ce n’est pas ce qu’il convient. Faites le bien et abandonnez-le au Seigneur Ă©ternel. Lui, saura – si cela vous est profitable –, le faire connaĂźtre aussi aux hommes. Si, au contraire, sa divulgation devait enlever toute valeur Ă  vos actions entreprises dans un juste but par l’effet d’une rĂ©surgence d’orgueilleuse complaisance, alors le PĂšre le garde secret, et il se rĂ©serve de vous en rendre gloire au Ciel en prĂ©sence de toute la cour des Cieux.

Annotation

Luc 12, 2,3 : Tout ce qui est couvert d'n voile sera dévoilé, tout ce qui est caché sera connu. Aussi tout ce que vous aurez dit en pleine lumiÚre, ce que vous aurez dit à l'oreille dans le fond de la maison sera proclamé sur les toits.

EMV 92.1 · Tome 2

L’Evangile tel qu'il m'a Ă©tĂ© rĂ©vĂ©lĂ©

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Combien de fois on agit par bontĂ©, par vraie bontĂ©, mais par bontĂ© tout humaine ! Or, comme cette bonne action n’est qu’humaine et procĂšde d’une intention pas entiĂšrement pure, on dĂ©sire qu’elle soit connue des hommes ; alors on s’énerve, on s’irrite de voir qu’elle reste inconnue et on Ă©tudie des mĂ©thodes pour qu’elle soit manifeste. Non, mes amis. Ce n’est pas ce qu’il convient. Faites le bien et abandonnez-le au Seigneur Ă©ternel. Lui, saura – si cela vous est profitable –, le faire connaĂźtre aussi aux hommes. Si, au contraire, sa divulgation devait enlever toute valeur Ă  vos actions entreprises dans un juste but par l’effet d’une rĂ©surgence d’orgueilleuse complaisance, alors le PĂšre le garde secret, et il se rĂ©serve de vous en rendre gloire au Ciel en prĂ©sence de toute la cour des Cieux.

EMV 92.2 · Tome 2

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Ne jugez jamais un acte sur les apparences. N’accusez jamais, car les actions humaines peuvent avoir parfois un aspect dĂ©plaisant et cacher des motifs louables.

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92.2 Ne jugez jamais un acte sur les apparences. N’accusez jamais, car les actions humaines peuvent avoir parfois un aspect dĂ©plaisant et cacher des motifs louables. Un pĂšre, par exemple, peut dire Ă  un fils paresseux et noceur : “ Va-t’en ” : cela peut passer pour de la duretĂ© et une dĂ©robade Ă  ses devoirs de pĂšre. Mais il n’en est pas toujours ainsi. Son : “ Va-t’en ” a un goĂ»t de larmes bien amer, plus chez le pĂšre que chez le fils, et il s’accompagne de ces mots – et du voeu que cela se vĂ©rifie – : “ Tu reviendras quand tu te seras repenti de ta paresse. ” C’est d’ailleurs justice Ă  l’égard des autres enfants, parce que ce comportement empĂȘche qu’un noceur dĂ©pense en dĂ©bauches ce qui appartient aussi aux autres. En revanche, cette parole serait mauvaise si elle venait d’un pĂšre lui-mĂȘme en faute, Ă  l’égard de Dieu ou Ă  l’égard de ses enfants, et qui, par Ă©goĂŻsme, s’estimerait supĂ©rieur Ă  Dieu et penserait avoir des droits mĂȘme sur l’esprit de son fils. Non : l’ñme appartient Ă  Dieu, et Dieu ne violente pas la libertĂ© de l’ñme de se donner, et dans quelle mesure. Aux yeux du monde, ces actes sont pareils, mais combien l’un est diffĂ©rent de l’autre ! Le premier relĂšve de la justice, et le second d’un arbitraire coupable. Ne jugez donc jamais personne.