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EMV 141.2 · Tome 2, p. 456-457

L’Evangile tel qu'il m'a Ă©tĂ© rĂ©vĂ©lĂ©

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Citation

Une Ăąme qui a perdu cette certitude de l’aide de Dieu, qu’est-elle donc ? C’est un faible liseron qui se traĂźne dans la poussiĂšre car il ne peut s’accrocher Ă  l’idĂ©e qui faisait sa force et sa joie. Vivre sans espĂ©rance est une horreur. Si la vie est belle malgrĂ© ses duretĂ©s, c’est seulement parce qu’elle reçoit le flot du Soleil divin. La vie a pour but ce Soleil. Le jour humain est-il sombre, trempĂ© de larmes, marquĂ© de sang ? Oui, mais aprĂšs viendra le Soleil. Plus de douleurs, plus de sĂ©parations, plus de duretĂ©s, plus de haines, plus de misĂšres et de solitudes sous les nuages qui accablent, mais clartĂ© et chant, mais sĂ©rĂ©nitĂ© et paix, mais Dieu. Dieu est le Soleil Ă©ternel ! Voyez comme la terre est triste quand survient une Ă©clipse. Si l’homme devait se dire : “ Le soleil est mort ”, n’aurait-il pas l’impression de vivre pour toujours dans quelque obscur tombeau, emmurĂ©, enseveli, mort avant mĂȘme d’ĂȘtre mort ? Mais l’homme sait qu’au-delĂ  de cet astre qui cache le soleil et donne au monde un aspect funĂšbre, le joyeux soleil de Dieu brille toujours. Il en est ainsi de la pensĂ©e de l’union Ă  Dieu en cette vie. Les hommes ont beau blesser, voler, calomnier, Dieu guĂ©rit, restitue, justifie, sans mesure. Les hommes prĂ©tendent-ils : “ Dieu t’a repoussĂ© ” ? L’ñme sereine pense, doit penser : “ Dieu est juste et bon. Il voit les causes et il est bienveillant. Et il l’est encore plus que l’homme le plus bienveillant ne saurait l’ĂȘtre. Il l’est infiniment. Par consĂ©quent, non, il ne me repoussera pas si j’incline mon visage en pleurs sur son sein et lui dis : ‘ PĂšre. Toi seul me restes. Ton enfant est affligĂ© et abattu. Donne-moi ta paix... ’ ”

EMV 141.2 · Tome 2, p. 456

L’Evangile tel qu'il m'a Ă©tĂ© rĂ©vĂ©lĂ©

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Si la vie est belle malgrĂ© ses duretĂ©s, c’est seulement parce qu’elle reçoit le flot du Soleil divin. La vie a pour but ce Soleil. Le jour humain est-il sombre, trempĂ© de larmes, marquĂ© de sang ? Oui, mais aprĂšs viendra le Soleil. Plus de douleurs, plus de sĂ©parations, plus de duretĂ©s, plus de haines, plus de misĂšres et de solitudes sous les nuages qui accablent, mais clartĂ© et chant, mais sĂ©rĂ©nitĂ© et paix, mais Dieu.

EMV 141.2-3 · Tome 2, p. 456-457

L’Evangile tel qu'il m'a Ă©tĂ© rĂ©vĂ©lĂ©

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« Vous ne pouvez Ă©valuer l’immensitĂ© du mal que l’homme peut faire Ă  l’homme par une intransigeance hostile. Je vous prie de vous souvenir que votre MaĂźtre s’est toujours montrĂ© bienveillant Ă  l’égard des malades spirituels. Vous pensez que mes plus grands miracles et ma principale vertu se manifestent par la guĂ©rison des corps. Non, mes amis
 Oui, venez, vous qui marchez devant et vous aussi qui ĂȘtes derriĂšre moi. La route est large et nous pouvons marcher en groupe. »

Tous [les apÎtres] se serrent autour de Jésus qui poursuit :

« Mes principales Ɠuvres, celles qui tĂ©moignent davantage de ma nature et de ma mission, celles que mon PĂšre regarde avec joie, ce sont les guĂ©risons des cƓurs, soit les guĂ©risons d’un vice ou de plusieurs vices capitaux, soit les dĂ©solations qui dĂ©couragent quand on croit ĂȘtre frappĂ© par Dieu et abandonnĂ© par lui.

Une Ăąme qui a perdu cette certitude de l’aide de Dieu, qu’est-elle donc ? C’est un faible liseron qui se traĂźne dans la poussiĂšre car il ne peut s’accrocher Ă  l’idĂ©e qui faisait sa force et sa joie. Vivre sans espĂ©rance est une horreur. Si la vie est belle malgrĂ© ses duretĂ©s, c’est seulement parce qu’elle reçoit le flot du Soleil divin. La vie a pour but ce Soleil. Le jour humain est-il sombre, trempĂ© de larmes, marquĂ© de sang ? Oui, mais aprĂšs viendra le Soleil. Plus de douleurs, plus de sĂ©parations, plus de duretĂ©s, plus de haines, plus de misĂšres et de solitudes sous les nuages qui accablent, mais clartĂ© et chant, mais sĂ©rĂ©nitĂ© et paix, mais Dieu. Dieu est le Soleil Ă©ternel ! Voyez comme la terre est triste quand survient une Ă©clipse. Si l’homme devait se dire : “ Le soleil est mort ”, n’aurait-il pas l’impression de vivre pour toujours dans quelque obscur tombeau, emmurĂ©, enseveli, mort avant mĂȘme d’ĂȘtre mort ? Mais l’homme sait qu’au-delĂ  de cet astre qui cache le soleil et donne au monde un aspect funĂšbre, le joyeux soleil de Dieu brille toujours. Il en est ainsi de la pensĂ©e de l’union Ă  Dieu en cette vie. Les hommes ont beau blesser, voler, calomnier, Dieu guĂ©rit, restitue, justifie, sans mesure. Les hommes prĂ©tendent-ils : “ Dieu t’a repoussĂ© ” ? L’ñme sereine pense, doit penser : “ Dieu est juste et bon. Il voit les causes et il est bienveillant. Et il l’est encore plus que l’homme le plus bienveillant ne saurait l’ĂȘtre. Il l’est infiniment. Par consĂ©quent, non, il ne me repoussera pas si j’incline mon visage en pleurs sur son sein et lui dis : ‘ PĂšre. Toi seul me restes. Ton enfant est affligĂ© et abattu. Donne-moi ta paix
 ’ ”

141.3 Maintenant moi, qui suis l’EnvoyĂ© de Dieu, je rassemble ceux que l’homme a troublĂ©s ou que Satan a entraĂźnĂ©s, et je les sauve. C’est mon Ɠuvre, une Ɠuvre vraiment mienne. Le miracle sur la chair, c’est la puissance divine. La rĂ©demption des Ăąmes, c’est l’Ɠuvre de JĂ©sus Christ, Sauveur et RĂ©dempteur. Je pense – et je ne me trompe pas - que ceux qui ont trouvĂ© en moi leur rĂ©habilitation aux yeux de Dieu et Ă  leurs propres yeux seront mes disciples fidĂšles ; ce sont eux qui auront le plus de force pour entraĂźner les foules vers Dieu en disant : “ Vous ĂȘtes pĂ©cheurs ? Moi aussi. Vous ĂȘtes avilis ? Moi aussi. Vous ĂȘtes dĂ©sespĂ©rĂ©s ? Moi aussi. Et pourtant, vous le voyez, le Messie a eu pitiĂ© de ma misĂšre spirituelle et il a voulu faire de moi son prĂȘtre. Car il est la MisĂ©ricorde et il veut que le monde en soit persuadĂ©, or nul n’est plus apte Ă  convaincre que celui qui en a fait l’expĂ©rience. ” »

EMV 141.2 · Tome 2, p. 456

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Vous pensez que mes plus grands miracles et ma principale vertu se manifestent par la guĂ©rison des corps. Non, mes amis... (...) Mes principales Ɠuvres, celles qui tĂ©moignent davantage de ma nature et de ma mission, celles que mon PĂšre regarde avec joie, ce sont les guĂ©risons des cƓurs, soit les guĂ©risons d’un vice ou de plusieurs vices capitaux, soit les dĂ©solations qui dĂ©couragent quand on croit ĂȘtre frappĂ© par Dieu et abandonnĂ© par lui.

EMV 141.4 · Tome 2, p. 457

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Maintenant moi, qui suis l’EnvoyĂ© de Dieu, je rassemble ceux que l’homme a troublĂ©s ou que Satan a entraĂźnĂ©s, et je les sauve. C’est mon oeuvre, une oeuvre vraiment mienne. Le miracle sur la chair, c’est la puissance divine. La rĂ©demption des Ăąmes, c’est l’oeuvre de JĂ©sus Christ, Sauveur et RĂ©dempteur. Je pense – et je ne me trompe pas - que ceux qui ont trouvĂ© en moi leur rĂ©habilitation aux yeux de Dieu et Ă  leurs propres yeux seront mes disciples fidĂšles ; ce sont eux qui auront le plus de force pour entraĂźner les foules vers Dieu en disant : “ Vous ĂȘtes pĂ©cheurs ? Moi aussi. Vous ĂȘtes avilis ? Moi aussi. Vous ĂȘtes dĂ©sespĂ©rĂ©s ? Moi aussi. Et pourtant, vous le voyez, le Messie a eu pitiĂ© de ma misĂšre spirituelle et il a voulu faire de moi son prĂȘtre. Car il est la MisĂ©ricorde et il veut que le monde en soit persuadĂ©, or nul n’est plus apte Ă  convaincre que celui qui en a fait l’expĂ©rience. ”

EMV 142 · Tome 2, p. 458-461

L’Evangile tel qu'il m'a Ă©tĂ© rĂ©vĂ©lĂ©

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Détail

Titre : En route avec les Douze pour la Samarie

Date de la vision : 21 avril 1945

Calendrier : Lundi 3 janvier 28

Lieux (carte) : Vers la Samarie.

Cycle : Les fĂȘtes de fin d'annĂ©e

RĂ©sumĂ© : Les apĂŽtres discutent du fait qu'il y a deux groupes : celui qui appartient au Christ, celui qui appartient Ă  Jean-Baptiste. Ils voudraient que JĂ©sus se scandalise qu'il soit chassĂ© Ă  cause d'un faux zĂšle pour Jean. Mais JĂ©sus dit que les saints ne se prĂ©occupent pas que leurs disciples passent de l'un Ă  l'autre, de Jean Ă  JĂ©sus et inversĂ©ment. Il leur enjoint aussi Ă  ne pas demander "pourquoi" Ă  Dieu. Enfin, JĂ©sus parle du baptĂȘme, et il dĂ©clare que bientĂŽt la GrĂące sera rendue aux hommes. Les voilĂ  dĂ©sormais aux confins de la Samarie. Le MaĂźtre demande Ă  ses disciples s'il ferait bien de parler chez les Samaritains, et bien sĂ»r, ceux-ci s'indignent. Mais le Seigneur affirme qu'il parlera si on le lui demande.

Contenu du chapitre : 142.1 : Les disciples de JĂ©sus et les disciples du Baptiste. 142.2 : Dieu seul a le droit d'avoir des fidĂšles. 142.3 : Le baptĂȘme de l'Esprit. 142.4 : AprĂšs l'annĂ©e du MaĂźtre, celle du Sauveur.

EMV 142.1-4 · Tome 2, p. 458-461

L’Evangile tel qu'il m'a Ă©tĂ© rĂ©vĂ©lĂ©

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142.1 JĂ©sus est avec les Douze. L’endroit est toujours montagneux, mais comme la route est suffisamment praticable, tous se tiennent en groupe et discutent entre eux.

« Pourtant, maintenant que nous sommes seuls, nous pouvons le dire : pourquoi tant de jalousie entre les deux groupes ? demande Philippe.

– Jalousie ? rĂ©plique Jude. Mais non, ce n’est que de l’orgueil !

– Non. Je dis que ce n’est qu’un prĂ©texte pour justifier, en quelque sorte, leur conduite injuste envers le MaĂźtre. Sous le voile du zĂšle Ă  l’égard de Jean-Baptiste, on arrive Ă  l’éloigner sans trop mĂ©contenter la foule, dit Simon.

– Je les dĂ©masquerais.

– Nous, Pierre, nous ferions tant de choses que lui, il ne fait pas !

– Pourquoi ne les fait-il pas ?

– Parce qu’il sait qu’il est bien de ne pas les faire. Nous devons le suivre, voilĂ  tout. Ce n’est pas Ă  nous de le guider. Et il faut s’en rĂ©jouir : c’est un grand soulagement d’avoir seulement Ă  obĂ©ir


– Tu as bien parlĂ©, Simon, dit JĂ©sus qui marchait en avant et semblait absorbĂ© par ses pensĂ©es. Tu as bien parlĂ©. Il est plus facile d’obĂ©ir que de commander. Il n’y paraĂźt pas, mais c’est ainsi. C’est certainement facile quand l’esprit est bon. Comme il est difficile de commander quand on a l’esprit droit. Car si un esprit n’est pas droit, il donne des ordres fous et plus que fous. Alors, il est facile de commander. Mais
 comme il devient plus difficile d’obĂ©ir ! Quand quelqu’un a la responsabilitĂ© d’ĂȘtre le premier d’un lieu ou d’une assemblĂ©e, il doit toujours garder ceci Ă  l’esprit : charitĂ© et justice, prudence et humilitĂ©, tempĂ©rance et patience, fermetĂ© et pourtant pas d’entĂȘtement. Ah ! C’est difficile ! Vous, pour l’instant, n’avez qu’à obĂ©ir. A Dieu et Ă  votre MaĂźtre.

142.2 Toi, et non pas toi seul, tu te demandes pourquoi je fais ou ne fais pas certaines choses, tu te demandes pourquoi Dieu permet ou ne permet pas telle ou telle chose. Vois, Pierre, et vous tous aussi, mes amis. Un des secrets du parfait fidĂšle est de ne jamais s’ériger en interrogateur de Dieu. “ Pourquoi fais-tu ceci ? ” demande un homme peu formĂ© Ă  son Dieu. Et il paraĂźt prendre l’attitude d’un adulte sage devant un Ă©colier pour dire : “ Il ne faut pas faire cela, c’est une sottise, c’est une erreur. ” Qui est supĂ©rieur Ă  Dieu ?

Vous voyez que sous prĂ©texte de zĂšle pour Jean, je me trouve chassĂ©. Et vous vous en scandalisez. Vous voudriez que je rectifie cette erreur en prenant une attitude polĂ©mique Ă  l’égard de ceux qui soutiennent cette façon de voir. Non, cela ne sera jamais. Vous avez entendu Jean-Baptiste par la bouche de ses disciples : “ Il faut qu’il croisse et que je diminue. ” Pas de regrets, il ne s’accroche pas Ă  sa situation. Le saint ne s’attache pas Ă  ces choses. Il ne travaille pas pour augmenter le nombre de ses “ propres ” fidĂšles. Il n’a pas de fidĂšles propres. Mais il travaille pour augmenter le nombre de ceux qui sont fidĂšles Ă  Dieu. Dieu seul a le droit d’avoir des fidĂšles. C’est pourquoi je ne regrette pas que, de bonne ou de mauvaise foi, tel ou tel demeure disciple de Jean-Baptiste ; de la mĂȘme façon, vous l’avez entendu, lui ne s’afflige pas que certains de ses disciples viennent Ă  moi. Ces petits calculs statistiques lui sont tout Ă  fait Ă©trangers. Il regarde le Ciel. Et moi, je regarde le Ciel. Ne restez donc pas Ă  dĂ©battre entre vous s’il est juste ou non que les juifs m’accusent de prendre des disciples Ă  Jean-Baptiste, s’il est juste ou non que cela se dise. Ce sont des querelles de femmes bavardes autour d’une fontaine. Les saints se prĂȘtent assistance, se donnent et s’échangent les Ăąmes sans regret et avec bonne humeur, souriant Ă  l’idĂ©e de travailler pour le Seigneur.

142.3 J’ai baptisĂ© – ou mieux, je vous ai fait donner le baptĂȘme – car l’ñme est tellement appesantie, de nos jours, qu’il faut lui prĂ©senter des formes matĂ©rielles de piĂ©tĂ©, de miracle, d’enseignement. A cause de cette pesanteur spirituelle, je devrai recourir Ă  des substances matĂ©rielles quand je voudrai faire de vous des faiseurs de miracles. Mais croyez bien que ce ne sera pas dans l’huile, comme ce n’est pas dans l’eau ni dans d’autres cĂ©rĂ©monies que rĂ©side la preuve de la saintetĂ©. Le temps va venir oĂč une rĂ©alitĂ© impalpable, invisible, inconcevable pour les matĂ©rialistes, sera reine, la reine qui est “ revenue ”, cause de toute sanctification opĂ©rante en toute sanctification. C’est par elle que l’homme redeviendra “ enfant de Dieu ” et opĂ©rera ce que Dieu opĂšre parce qu’il aura Dieu avec lui.

La grĂące : voilĂ  la reine qui revient. Alors le baptĂȘme sera un sacrement. Alors l’homme parlera et comprendra le langage de Dieu. Et la grĂące donnera la vie et la Vie, donnera le pouvoir de savoir et d’agir, alors
 Oh ! Alors ! Mais vous n’ĂȘtes pas encore assez mĂ»rs pour savoir ce que vous apportera la grĂące. Je vous en prie : aidez sa venue par un travail continuel de formation sur vous-mĂȘme et laissez tomber les prĂ©occupations inutiles des esprits mesquins


142.4 Nous voici aux confins de la Samarie. Croyez-vous que je ferais bien de parler chez eux ?

– Oh ! »

Ils sont tous plus ou moins scandalisés.

« En vĂ©ritĂ©, je vous dis que des samaritains, il y en a partout. Et si je devais ne pas parler lĂ  oĂč se trouve un samaritain, je ne devrais plus parler nulle part. Venez donc. Je ne chercherai pas Ă  parler. Mais je ne dĂ©daignerai pas de parler de Dieu si on vient m’en prier. Une annĂ©e se termine. La seconde commence. Elle est Ă  cheval entre le dĂ©but et la fin. Au dĂ©but, c’était le MaĂźtre qui prĂ©dominait encore. Maintenant, voici que se rĂ©vĂšle le Sauveur. La fin aura le visage du RĂ©dempteur. Allons. Le fleuve s’élargit en approchant de son embouchure. Moi aussi, j’étends le travail de la misĂ©ricorde car l’embouchure s’approche.

– Nous allons vers quelque grand fleuve, aprĂšs la GalilĂ©e ? Vers le Nil, peut-ĂȘtre ? Ou vers l’Euphrate ? chuchotent certains.

– Peut-ĂȘtre allons-nous chez les paĂŻens
, rĂ©pondent d’autres.

– Ne parlez pas entre vous. Nous allons vers “ mon ” embouchure, c’est-Ă -dire vers l’accomplissement de ma mission. Soyez trĂšs attentifs parce que, ensuite, je vous quitterai et vous devrez continuer en mon nom. »

Détail

Les apÎtres débattent sur le groupe de Jean-Baptiste et le groupe qui suit Jésus.

EMV 142.1 · Tome 2, p. 459

L’Evangile tel qu'il m'a Ă©tĂ© rĂ©vĂ©lĂ©

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Il est plus facile d’obĂ©ir que de commander. Il n’y paraĂźt pas, mais c’est ainsi. C’est certainement facile quand l’esprit est bon. Comme il est difficile de commander quand on a l’esprit droit. Car si un esprit n’est pas droit, il donne des ordres fous et plus que fous. Alors, il est facile de commander. Mais... comme il devient plus difficile d’obĂ©ir ! Quand quelqu’un a la responsabilitĂ© d’ĂȘtre le premier d’un lieu ou d’une assemblĂ©e, il doit toujours garder ceci Ă  l’esprit : charitĂ© et justice, prudence et humilitĂ©, tempĂ©rance et patience, fermetĂ© et pourtant pas d’entĂȘtement. Ah ! C’est difficile ! Vous, pour l’instant, n’avez qu’à obĂ©ir. A Dieu et Ă  votre MaĂźtre.