Aller au contenu

Notes du mot-clé

Comment se perfectionner et se sanctifier

Thème : Mots-clés principaux et transversaux 🌟 · Page 19 sur 19

Confort de lecture

Aa

EMV 209.7 · Tome 3, p. 405

L’Evangile tel qu'il m'a été révélé

Voir dans son contexte

Citation

La souffrance est une croix, mais elle est aussi une aile. Le deuil nous dépouille, mais pour nous revêtir. Debout, vous qui pleurez ! Ouvrez les yeux, sortez des cauchemars, des ténèbres, des égoïsmes ! Regardez… Le monde est une lande où l’on pleure et où l’on meurt. Et le monde crie : “ Au secours ! ” par la bouche des orphelins, des malades, des isolés, de ceux qui doutent, par la bouche de ceux qu’une trahison ou une cruauté ont rendus prisonniers de la rancune. Allez vers ceux qui crient ! Oubliez-vous au milieu de ceux qui sont oubliés ! Guérissez-vous au milieu des malades ! Espérez au milieu des désespérés ! Le monde est ouvert à toutes les bonnes volontés qui désirent servir Dieu dans leur prochain et conquérir le Ciel : s’unir à Dieu et s’associer à ceux qui pleurent. Ici, c’est le lieu de l’entraînement, là-haut c’est le triomphe.

Venez. Imitez Ruth auprès de toutes les douleurs. Dites, vous aussi : “ Je resterai avec vous jusqu’à la mort. ” Même si ces malheureux qui se croient incurables vous répondent : “ Ne m’appelez plus Noémi, mais Mara car Dieu m’a remplie d’amertume ”, persistez. Et moi, je vous dis qu’en vérité un jour, grâce à votre insistance, ces malheureux s’exclameront : “ Béni soit le Seigneur qui m’a sorti de l’amertume, de la désolation, de la solitude par les soins d’une personne qui a su faire fructifier sa douleur en bonté. Que Dieu la bénisse éternellement car elle a été pour moi le salut. ”

Annotation

Si ces malheureux qui se croient incurables vous répondent : “ Ne m’appelez plus Noémi, mais Mara car Dieu m’a remplie d’amertume ”, persistez. Cf. Ruth 1, 1-22.

Livre de Ruth 1, 1-22

Rt 1, 1-22 : Au temps où les Juges gouvernaient, il y eut une famine dans le pays. Un homme de Bethléem de Juda s’en alla, avec sa femme et ses deux fils, séjourner dans les champs de Moab. Le nom de cet homme était Élimélech, le nom de sa femme était Noémi, et les noms de ses deux fils étaient Mahalon et Cheljon ; ils étaient Éphratéens, de Bethléem de Juda. Ils allèrent aux champs de Moab, et s’y établirent.

Élimélech mari de Noémi, mourut, et elle resta seule avec ses deux fils, Il prirent des femmes moabites, dont l’une se nommait Orpha et l’autre se nommait Ruth, et ils demeurèrent là environ dix ans. Mahalon et Cheljon moururent aussi tous deux, et la femme resta privée de ses deux fils et de son mari. Alors, s’étant levée, elle et ses belles-filles, elle quitta les champs de Moab, car elle avait appris dans la campagne de Moab que Yahweh avait visité son peuple et lui avait donné du pain. Elle sortit donc du lieu où elle s’était établie, avec ses deux belles-filles et elles se mirent en route pour retourner au pays de Juda. Noémi dit à ses deux belles-filles : « Allez, retournez chacune dans la maison de votre mère. Que Yahweh use de bonté envers vous, comme vous l’avez fait envers ceux qui sont morts et envers moi ! Que Yahweh vous fasse trouver à chacune du repos dans la maison d’un époux ! » Et elle les baisa. Elles élevèrent la voix et pleurèrent, et elles lui dirent : « Non ; nous retournerons avec toi vers ton peuple. » Noémi dit : « Retournez, mes filles ; pourquoi viendriez-vous avec moi ? Ai-je encore dans mon sein des fils qui puissent devenir vos maris ? Retournez, mes filles, allez. Je suis trop âgée pour me remarier. Et quand je dirais : J’ai de l’espérance ; quand je serais cette nuit même à un mari et que j’enfanterais des fils, attendriez-vous pour cela jusqu’à ce qu’ils fussent grands ? vous abstiendriez-vous pour cela de vous remarier ? Non, mes filles. Il m’est très amer à cause de vous que la main de Yahweh se soit appesantie sur moi. » Et, élevant la voix, elles pleurèrent encore. Puis Orpha baisa sa belle-mère, mais Ruth s’attacha à elle.

Noémi dit à Ruth : « Voici que ta belle-sœur s’en est retournée vers son peuple et vers son dieu ; retourne avec ta belle-sœur. » Ruth répondit : « Ne me presse pas de te laisser en m’en retournant loin de toi. Où tu iras, j’irai ; où tu demeureras, je demeurerai ; ton peuple sera mon peuple, et ton Dieu sera mon Dieu ; où tu mourras, je mourrai et j’y serai ensevelie. Que Yahweh me traite dans toute sa rigueur, si autre chose que la mort me sépare de toi ! » Voyant que Ruth était décidée à l’accompagner, Noémi cessa ses instances.

Elles s’en allèrent toutes deux, jusqu’à ce qu’elles arrivassent à Bethléem. Lorsqu’elles entrèrent dans Bethléem, toute la ville fut émue à cause d’elles, et les femmes disaient : « Est-ce là Noémi ? » 20Elle leur dit : « Ne m’appelez pas Noémi ; appelez-moi Marah, car le Tout-Puissant m’a remplie d’amertume Je m’en suis allée les mains pleines, et Yahweh me ramène les mains vides. Pourquoi m’appelleriez-vous Noémi, après que Yahweh a témoigné contre moi et que le Tout-Puissant m’a affligée ? »

C’est ainsi que Noémi revint et, avec elle, sa belle-fille, Ruth la Moabite, qui était arrivée des champs de Moab. Elles arrivèrent à Bethléem au commencement de la moisson des orges.

EMV 268

L’Evangile tel qu'il m'a été révélé

Citation

« Bienheureux ceux, trois fois bienheureux ceux qui continuent d'avancer sans jouir de la lumière et des douceurs et qui ne cèdent pas parce qu'ils ne voient et ne sentent rien et qui ne s'arrêtent pas en disant : "Je n'avance pas tant que Dieu ne me donne pas des délices.“

Je vous le dis : le chemin le plus obscur deviendra très lumineux tout d'un coup, en débouchant sur des paysages célestes. Le poison, après avoir enlevé tout goût pour les choses humaines, se changera en douceur de Paradis pour ces courageux qui diront étonnés : "Comment cela ? Pourquoi pour moi une telle douceur et une telle joie ?" C'est parce qu’ils auront persévéré et Dieu les fera exulter dès cette terre de ce qu'il y a au Ciel. »

EMV 565 · Tome 9

L’Evangile tel qu'il m'a été révélé

Citation

« En vérité je te dis... que je souffre et souffrirai comme tout homme, et plus que tout homme. Mais je peux être heureux malgré cela, de la sainte félicité spirituelle de ceux qui ont obtenu la libération des tristesses de la terre pour avoir embrassé la volonté de Dieu comme leur unique épouse. Si je le peux, c’est parce que j’ai dépassé le concept humain du bonheur, la quête inquiète du bonheur, tel que les hommes se le représentent. Je ne recherche pas ce qui, selon l’homme, constitue le bonheur ; mais je mets ma joie en ce qui est précisément à l’opposé de ce que l’homme poursuit. Ce que l’homme fuit et méprise, parce qu’il le considère comme un fardeau et un mal, représente pour moi ce qu’il y a de plus doux. Je ne regarde pas l’heure, mais les conséquences que l’heure peut créer dans l’éternité. Mon épisode cesse, mais son fruit dure. Ma souffrance a une fin, mais les mérites de cette souffrance n’ont pas de fin. [...] Qu’êtes vous en comparaison des multitudes passées, présentes et à venir, auxquelles ma souffrance procurera la joie ? Je vois bien au-delà de la félicité terrestre. Je plonge mon regard au-delà, dans le surnaturel. Je vois ma douleur se changer en joie éternelle pour une foule de créatures. Et j’embrasse la souffrance comme la plus grande force pour atteindre la félicité parfaite, qui est celle d’aimer le prochain jusqu’à souffrir pour lui donner la joie. Jusqu’à mourir pour lui. »