Aller au contenu

Notes du thème

Vie publique de Jésus-Christ dans l'EMV

Page 12 sur 66

Confort de lecture

Aa

EMV 65 · Tome 1

L’Evangile tel qu'il m'a été révélé

Voir dans son contexte

Détail

Jésus donne une prédication sur la barque de Pierre, en parlant des récoltes au printemps. Il applique sa leçon aux âmes, en disant que vient la sécheresse de Satan, le vent glacial du monde, les bourrasques des passions, ainsi que le dégoût. Dans tout cela, il faut de la vigilance et de la constance. Montrant un figuier dans le jardin de Pierre, il explique que l'arbre a tout fait pour survivre et obéir à la volonté de Dieu, et que nous, nous devons en faire de même, puisque nous sommes enfants du Seigneur.

Le Christ nous encourage à chercher la Force, la Vie, la Lumière, donc à venir au Christ, et il nous enjoint à suivre les Commandements, spécialement à aimer.

La prédication finie, Jésus va sur le lac pour pêcher. Pierre est dubitatif mais il obéit. La pêche miraculeuse a alors lieu et Simon de Jonas s'exclame qu'il est un homme pécheur. Jésus l'enjoint à le suivre. Pierre abandonne alors tout avec André, Jacques et Jean.

EMV 65.1 · Tome 1

L’Evangile tel qu'il m'a été révélé

Voir dans son contexte

Citation

Vous me suivez. Vous m’aimez. Comme les plantes au printemps, vous vous parez de bonnes intentions, d’affectueux sentiments. Vraiment, à cette aube de mon apostolat, Israël ressemble à nos douces campagnes au lumineux mois de Nisan. Mais écoutez. Tel la brûlure de la sécheresse, Satan viendra vous dessécher de son souffle envieux. Puis arrivera le monde dont le vent glacial gèlera vos fleurs. Les bourrasques des passions surviendront, et le dégoût comme une pluie persistante. Tous mes ennemis et les vôtres viendront faire périr les fruits de votre désir de vous épanouir en Dieu. Je vous en avertis, parce que je sais.

Mais tout sera-t-il alors perdu, quand moi, tel l’agriculteur malade – plus que malade : mort –, je ne pourrai plus vous apporter paroles et miracles ? Non. Je sème et cultive, tant que c’est mon temps. Vous connaîtrez croissance et maturation, si vous faites bonne garde.

EMV 66 · Tome 1

L’Evangile tel qu'il m'a été révélé

Voir dans son contexte

Détail

Jésus est seul. Judas vient le rejoindre. L'homme de Kérioth veut le suivre et Jésus en est vraiment triste. Connaissant son état d'esprit, Jésus lui révèle que son Royaume n'est pas de ce monde, que sa Royauté n'est pas terrestre. Il lui affirme même que le Christ sera trahi, et Judas lui assure que jamais il ne fera une telle chose. Il l'affirme sur son honneur, or le Sauveur lui fait remarquer qu'il n'y a rien de plus fragile. Ensuite, Jésus insiste en disant qu'il est doux, pauvre, pacifique : qu'il n'obtiendra rien de terrestre en le suivant. Mais peu importe ses arguments, Judas veut le suivre. Il affirme même que Jésus doit le prendre s'il est pécheur et en voie de se perdre. Jésus accepte donc et la vision se termine là.

EMV 66.1-3 · Tome 1

L’Evangile tel qu'il m'a été révélé

Voir dans son contexte

Citation

66.1 Dans l’après-midi, je vois Jésus... sous des oliviers... Il est assis sur un talus, dans sa pose habituelle, les coudes sur les genoux, les avant-bras en avant et les mains jointes. La nuit tombe et la lumière baisse de plus en plus sous les frondaisons des oliviers. Jésus est seul. Il a enlevé son manteau comme s’il avait chaud, et son vêtement blanc met une teinte claire sur la verdure que le crépuscule obscurcit.

Un homme descend entre les oliviers. Il semble chercher quelqu’un ou quelque chose. Il est grand, vêtu d’un habit de teinte vive : un jaune rose qui fait ressortir la couleur du manteau tout orné de franges flottantes. Je ne vois pas bien son visage parce que la faiblesse du jour et la distance m’en empêchent, et aussi parce qu’il tient un pan de son manteau qui descend très bas sur son visage. Quand il voit Jésus, il fait un geste, comme pour dire : « Le voilà ! » et il presse le pas. A quelques mètres, il lance :

« Salut, Maître ! »

Jésus se retourne brusquement et lève la tête, car l’homme qui survient est sur le talus qui domine. Jésus le regarde sérieusement, je dirais avec tristesse.

L’autre répète :

« Je te salue, Maître ! Je suis Judas, de Kérioth. Tu ne me reconnais pas ? Tu ne te souviens pas ?

– Je me souviens et je te reconnais. Tu es celui qui m’a parlé avec Thomas à la Pâque dernière.

– Et à qui tu as dit : “ Réfléchis et décide-toi avant mon retour. ” C’est décidé. Je viens.

– Pourquoi viens-tu, Judas ? »

Jésus est vraiment triste.

« Parce que... je t’en ai dit la raison la dernière fois : parce que je rêve au Royaume d’Israël et j’en vois en toi le roi.

– C’est pour cela que tu viens ?

– Pour cela. Je me mets moi-même et tout ce que je peux avoir : capacités, connaissances, amitiés, fatigue, à ton service et au service de ta mission pour reconstruire Israël. »

Les deux hommes se font maintenant face, ils sont proches l’un de l’autre, debout et se considèrent fixement. Jésus est sérieux, jusqu’à en paraître attristé, l’autre exalté dans son rêve, souriant, beau et juvénile, léger et ambitieux.

« Ce n’est pas moi qui suis allé à ta recherche, Judas.

– Je m’en suis aperçu, mais moi, je te cherchais. Il y a des jours et des jours que j’ai envoyé des gens aux portes pour me signaler ton arrivée. Je pensais que tu serais venu avec des disciples et par conséquent qu’il aurait été facile de te reconnaître. Au contraire... J’ai compris que tu étais là parce qu’un groupe de pèlerins te bénissait pour avoir guéri un malade. Mais personne ne savait dire où tu te trouvais. Alors je me suis rappelé cet endroit, et je suis venu. Si je ne t’avais pas trouvé ici, je me serais résigné à ne plus te trouver...

– Crois-tu que c’est un bien pour toi de m’avoir trouvé ?

– Oui, parce que je te cherchais, je te désirais, je te veux.

– Pourquoi ? Pourquoi m’as-tu cherché ?

– Mais, je te l’ai dit, Maître ! 66.2 Tu ne m’as pas compris ?

– Je t’ai compris, oui, je t’ai compris. Mais je veux que tu me comprennes, toi aussi, avant de me suivre. Viens. Nous parlerons ensemble tout en marchant. »

Et ils se mettent en route, l’un à côté de l’autre, montant et descendant les sentiers qui découpent l’oliveraie.

« Tu me suis pour une idée qui est humaine, Judas. Moi, je dois t’en dissuader. Je ne suis pas venu pour cela.

– Mais n’es-tu pas le roi des Juifs désigné ? Celui dont ont parlé les prophètes ? Il s’en est levé d’autres. Mais il leur manquait trop de choses, et ils sont tombés comme des feuilles envolées que le vent ne soutient plus. Tu as Dieu avec toi, au point d’accomplir des miracles. Là où est Dieu, la réussite de la mission est assurée.

– Tu as bien parlé. J’ai Dieu avec moi. Je suis son Verbe. Je suis celui qu’ont prophétisé les prophètes, qui a été promis aux patriarches, celui que les foules attendent. Mais pourquoi, Israël, es-tu devenu aveugle et sourd au point de ne plus savoir lire et voir, écouter et comprendre le sens réel des faits ? Mon Royaume n’est pas de ce monde, Judas. Renonce à tes idées. Je viens apporter à Israël la Lumière et la Gloire, mais pas la lumière et la gloire de la terre. Je viens appeler au Royaume les justes d’Israël, car c’est par Israël et avec lui que doit se former et grandir l’arbre de la vie éternelle, dont la sève sera le sang du Seigneur, l’arbre qui étendra ses rameaux sur toute la terre jusqu’à la fin des siècles. Mes premiers disciples seront d’Israël. Mes premiers confesseurs seront d’Israël. Mais mes persécuteurs également seront d’Israël. Et aussi mes bourreaux, et même mon traître...

– Non, Maître. Cela, jamais. Si tous te trahissaient, moi je resterais et te défendrais.

– Toi, Judas ? Et sur quoi te bases-tu pour l’assurer ?

– Sur mon honneur d’homme.

– Voilà qui est plus fragile qu’une toile d’araignée, Judas. C’est à Dieu que nous devons demander la force d’être honnêtes et fidèles. L’homme !... L’homme accomplit des oeuvres d’homme. Pour agir spirituellement – car suivre le Messie en toute vérité et justice, c’est agir spirituellement –, il faut tuer l’homme et le faire renaître. Es-tu capable d’en faire autant ?

– Oui, Maître. Et puis... Ce n’est pas tout Israël qui t’aimera. Mais des bourreaux et des traîtres à son Messie, il n’en viendra pas d’Israël. Il t’attend depuis des siècles !

– Il en viendra. Rappelle-toi les prophètes, leurs paroles... et leur fin. Je suis destiné à décevoir beaucoup de gens. Et tu es l’un de ceux-là. Judas, tu as en face de toi un doux, un pacifique, un pauvre qui veut rester pauvre. Je ne suis pas venu pour m’imposer et faire la guerre. Je ne dispute aux forts et aux puissants aucun royaume, aucun pouvoir. Ce n’est qu’à Satan que je viens disputer les âmes et je viens briser les chaînes de Satan par le feu de mon amour. Je viens enseigner la miséricorde, le sacrifice, l’humilité, la continence. Je te le dis, et je le dis à tous : “ N’ayez pas soif des richesses humaines, mais travaillez pour les éternelles. ” Abandonne toute illusion, Judas, si tu crois que je viens triompher de Rome et des castes dominantes. Les Hérodes aussi bien que les Césars peuvent dormir tranquilles pendant que je parle aux foules. Je ne suis pas venu arracher le sceptre à qui que ce soit... et mon sceptre, éternel, est déjà tout prêt. Mais il n’est personne, à moins d’être amour comme je le suis, qui voudrait le défendre. 66.3 Va, Judas et médite...

– Tu me repousses, Maître ?

– Je ne repousse personne, car celui qui repousse n’aime pas. Mais dis-moi, Judas : comment qualifierais-tu l’acte de quelqu’un qui, se sentant malade et contagieux, dirait à un autre qui ignore son mal et viendrait boire à sa coupe : “ Pense à ce que tu fais ” ? Appellerais-tu cela de la haine ou de l’amour ?

– Je dirais que c’est de l’amour, parce qu’il veut éviter à celui qui ignore de nuire à sa santé.

– Interprète ainsi mon acte.

– Puis-je nuire à ma santé en venant avec toi ? Non, jamais !

– C’est plus qu’à la santé que tu peux nuire, parce que, pen­ses-y bien, Judas, celui qui assassinera, en croyant faire justice parce qu’il ne connaît pas la vérité, sera légèrement accusé ; mais il sera terriblement justiciable, celui qui, l’ayant connue, non seulement ne la suivra pas, mais s’en fera l’ennemi.

– Moi, je ne le serai pas. Prends-moi, Maître. Tu ne peux me refuser. Si tu es le Sauveur et si tu vois que je suis un pécheur, une brebis égarée, un aveugle qui s’est éloigné du chemin de la justice, pourquoi refuses-tu de me sauver ? Prends-moi. Je te suivrai jusqu’à la mort...

– Jusqu’à la mort ! C’est vrai. C’est bien vrai. Puis...

– Et puis, Maître ?

– L’avenir est dans le sein de Dieu. Va, demain nous nous reverrons près de la Porte des Poissons.

– Merci, Maître. Que le Seigneur soit avec toi.

– Et que sa miséricorde te sauve. »

Et tout se termine.

EMV 66.2-3 · Tome 1

L’Evangile tel qu'il m'a été révélé

Voir dans son contexte

Citation

Mon Royaume n’est pas de ce monde, Judas. Renonce à tes idées. Je viens apporter à Israël la Lumière et la Gloire, mais pas la lumière et la gloire de la terre. Je viens appeler au Royaume les justes d’Israël, car c’est par Israël et avec lui que doit se former et grandir l’arbre de la vie éternelle, dont la sève sera le sang du Seigneur, l’arbre qui étendra ses rameaux sur toute la terre jusqu’à la fin des siècles. Mes premiers disciples seront d’Israël. Mes premiers confesseurs seront d’Israël. Mais mes persécuteurs également seront d’Israël. Et aussi mes bourreaux, et même mon traître...

– Non, Maître. Cela, jamais. Si tous te trahissaient, moi je resterais et te défendrais.

– Toi, Judas ? Et sur quoi te bases-tu pour l’assurer ?

– Sur mon honneur d’homme.

– Voilà qui est plus fragile qu’une toile d’araignée, Judas. C’est à Dieu que nous devons demander la force d’être honnêtes et fidèles. L’homme !... L’homme accomplit des oeuvres d’homme. Pour agir spirituellement – car suivre le Messie en toute vérité et justice, c’est agir spirituellement –, il faut tuer l’homme et le faire renaître. Es-tu capable d’en faire autant ?

– Oui, Maître. Et puis... Ce n’est pas tout Israël qui t’aimera. Mais des bourreaux et des traîtres à son Messie, il n’en viendra pas d’Israël. Il t’attend depuis des siècles !

– Il en viendra. Rappelle-toi les prophètes, leurs paroles... et leur fin. Je suis destiné à décevoir beaucoup de gens. Et tu es l’un de ceux-là. Judas, tu as en face de toi un doux, un pacifique, un pauvre qui veut rester pauvre. Je ne suis pas venu pour m’imposer et faire la guerre. Je ne dispute aux forts et aux puissants aucun royaume, aucun pouvoir. Ce n’est qu’à Satan que je viens disputer les âmes et je viens briser les chaînes de Satan par le feu de mon amour. Je viens enseigner la miséricorde, le sacrifice, l’humilité, la continence. Je te le dis, et je le dis à tous : “ N’ayez pas soif des richesses humaines, mais travaillez pour les éternelles. ” Abandonne toute illusion, Judas, si tu crois que je viens triompher de Rome et des castes dominantes. Les Hérodes aussi bien que les Césars peuvent dormir tranquilles pendant que je parle aux foules. Je ne suis pas venu arracher le sceptre à qui que ce soit... et mon sceptre, éternel, est déjà tout prêt. Mais il n’est personne, à moins d’être amour comme je le suis, qui voudrait le défendre. 66.3 Va, Judas et médite...

EMV 66.3 · Tome 1

L’Evangile tel qu'il m'a été révélé

Voir dans son contexte

Citation

Prends-moi, Maître. Tu ne peux me refuser. Si tu es le Sauveur et si tu vois que je suis un pécheur, une brebis égarée, un aveugle qui s’est éloigné du chemin de la justice, pourquoi refuses-tu de me sauver ? Prends-moi. Je te suivrai jusqu’à la mort...

– Jusqu’à la mort ! C’est vrai. C’est bien vrai. Puis...

– Et puis, Maître ?

– L’avenir est dans le sein de Dieu. Va, demain nous nous reverrons près de la Porte des Poissons.

– Merci, Maître. Que le Seigneur soit avec toi.

– Et que sa miséricorde te sauve. »

Et tout se termine.

Détail

Judas insiste pour faire partie des disciples de Jésus.

EMV 67 · Tome 1

L’Evangile tel qu'il m'a été révélé

Voir dans son contexte

Détail

Jésus est seul. Il rencontre deux hommes qui se querellent et qui essaient de se poignarder. Le Christ intervient derechef, en leur sommant d'arrêter ; puis, comme ils n'écoutent pas, il opère un miracle et les lames se brisent.

Pendant que des soldats de Rome arrivent, Jésus fait une brève prédication pour les hommes d'Israël, et puis aussi pour les païens qui sont présents, en leur enjoignant à aimer, en indiquant aussi que ce n'est pas par la violence, qu'on est victorieux, mais par la sainteté. La colère est un péché qui peut nous couper de la bénédiction de Dieu ; or, les enfants du Seigneur doivent être bienveillants les uns envers les autres et s'aimer.

Son discours fini, on lui demande s'il est le Messie, et Jésus ne le nie pas. On lui demande encore s'il fait des miracles, il ne le nie pas non plus et en fait même quand on lui présente des malades. La foule est en liesse et Jésus bénit.

Puis arrive Judas qui s'informe sur ce qu'il s'est passé. Il demande s'il va rester à Jérusalem, mais Jésus l'informe qu'il va voyager en Judée : il lui promet d'ailleurs d'aller à Kérioth. Enfin, tous deux parlent de Jean-Baptiste, qu'Hérode a arrêté. Si Jésus est Bonté, le Précurseur est la Pénitence. La vision se termine là.

EMV 67.5-6 · Tome 1

L’Evangile tel qu'il m'a été révélé

Voir dans son contexte

Citation

67.5 « Maître ! »

C’est Judas qui survient.

« Maître, tu m’as devancé. Mais qu’arrive-t-il ?

– Le Rabbi a fait un miracle ! Pas en Galilée, non, mais ici, c’est ici avec nous que nous le voulons.

– Tu le vois, Maître ? Tout Israël t’aime et il est juste que tu restes ici aussi. Pourquoi t’en aller ?

– Je ne me dérobe pas, Judas. C’est exprès que je suis venu seul, pour que la rudesse des disciples galiléens ne heurte pas la finesse des Judéens. Je veux rassembler toutes les brebis d’Israël sous le sceptre de Dieu.

– C’est pour cela que je t’ai dit : “ Prends moi. ” Je suis judéen et je sais comment prendre mes concitoyens. Tu resteras donc à Jérusalem ?

– Quelques jours, pour attendre un disciple judéen, lui aussi. Puis je parcourrai la Judée...

– Ah ! Je viendrai avec toi. Je t’accompagnerai. Tu viendras dans mon village. Je t’emmènerai chez moi. Tu viendras, Maître ?

– Je viendrai... 67.6 Toi qui es judéen et vis près des puissants, ne sais-tu rien sur Jean-Baptiste ?

– Je sais qu’il est encore en prison, mais qu’ils veulent le libérer, car la foule menace de se révolter si on ne lui rend pas son prophète. Tu le connais ?

– Je le connais.

– Tu l’aimes ? Que penses-tu de lui ?

– Je pense que personne ne fut plus grand que lui : il est l’égal d’Elie.

– Le considères-tu vraiment comme le Précurseur ?

– Oui, il l’est. C’est l’étoile du matin qui annonce le soleil. Heureux ceux qui se sont préparés à la venue du Soleil grâce à sa prédication.

– Jean est bien sévère !

– Pas plus pour les autres que pour lui.

– C’est vrai, mais il est difficile de le suivre dans sa pénitence. Toi, tu fais preuve de plus de bonté et il est facile de t’aimer.

– Et pourtant...

– Et pourtant, Maître ?

– Et pourtant, de même qu’on le hait pour son austérité, on me haïra pour ma bonté, parce que l’une et l’autre annoncent Dieu ; or les méchants haïssent Dieu. Mais il est écrit qu’il en sera ainsi. Comme il me précède dans la prédication, il me précèdera dans la mort. Malheur pourtant aux assassins de la Pénitence et de la Bonté.

– Pourquoi, Maître, as-tu toujours ces tristes pressentiments ? La foule t’aime, tu le vois...

– Parce que la chose est certaine. Certes, la foule humble m’aime. Mais la foule n’est pas toute humble ni composée d’humbles. Néanmoins, mon pressentiment n’est pas tristesse. C’est la vision tranquille de l’avenir et l’adhésion à la volonté du Père qui m’a envoyé pour cela. Et c’est pour cela que je suis venu. Nous voilà au Temple. Je vais au Bel Midrash enseigner les foules. Reste si tu veux.

– Je resterai à tes côtés. Je n’ai qu’un seul but : te servir et te faire triompher. »

Ils entrent au Temple et tout se termine là.

Détail

Jésus promet à Judas d'aller à Kérioth.

EMV 67.6 · Tome 1

L’Evangile tel qu'il m'a été révélé

Voir dans son contexte

Citation

67.6 Toi qui es judéen et vis près des puissants, ne sais-tu rien sur Jean-Baptiste ?

– Je sais qu’il est encore en prison, mais qu’ils veulent le libérer, car la foule menace de se révolter si on ne lui rend pas son prophète. Tu le connais ?

– Je le connais.

– Tu l’aimes ? Que penses-tu de lui ?

– Je pense que personne ne fut plus grand que lui : il est l’égal d’Elie.

– Le considères-tu vraiment comme le Précurseur ?

– Oui, il l’est. C’est l’étoile du matin qui annonce le soleil. Heureux ceux qui se sont préparés à la venue du Soleil grâce à sa prédication.

– Jean est bien sévère !

– Pas plus pour les autres que pour lui.

– C’est vrai, mais il est difficile de le suivre dans sa pénitence. Toi, tu fais preuve de plus de bonté et il est facile de t’aimer.

– Et pourtant...

– Et pourtant, Maître ?

– Et pourtant, de même qu’on le hait pour son austérité, on me haïra pour ma bonté, parce que l’une et l’autre annoncent Dieu ; or les méchants haïssent Dieu. Mais il est écrit qu’il en sera ainsi. Comme il me précède dans la prédication, il me précèdera dans la mort. Malheur pourtant aux assassins de la Pénitence et de la Bonté.

– Pourquoi, Maître, as-tu toujours ces tristes pressentiments ? La foule t’aime, tu le vois...

– Parce que la chose est certaine. Certes, la foule humble m’aime. Mais la foule n’est pas toute humble ni composée d’humbles. Néanmoins, mon pressentiment n’est pas tristesse. C’est la vision tranquille de l’avenir et l’adhésion à la volonté du Père qui m’a envoyé pour cela. Et c’est pour cela que je suis venu. Nous voilà au Temple. Je vais au Bel Midrash enseigner les foules. Reste si tu veux.

– Je resterai à tes côtés. Je n’ai qu’un seul but : te servir et te faire triompher. »

Ils entrent au Temple et tout se termine là.

EMV 68 · Tome 1

L’Evangile tel qu'il m'a été révélé

Voir dans son contexte

Détail

Jésus va au Temple. Il demande à Judas de lui amener le magistrat, pour lui demander l'autorisation de parler. Judas lui fait remarquer qu'il n'en a pas besoin, puisqu'il est le Fils de Dieu, mais Jésus veut respecter les moeurs et les coutumes, sans créer de scandales. Lors de la purification, il ne l'a pas fait, car il était le Fils du Père : maintenant, il est le Maître, et il ne souhaite pas créer de scandales. Du reste, il enjoint son apôtre à l'obéissance et il l'encourage à toujours se souvenir qu'il a respecté les castes dominantes.

Le Christ se présente au magistrat et il décline son identité, son lieu de naissance, sa parenté. Après avoir un peu échangé avec Judas, il donne un discours, en évoquant son intervention dans l'EMV 67. Il scande la miséricorde et le pardon, ainsi que le fait d'aimer ses ennemis. Puis il parle du Baptiste, à qui il unit sa voix, et il invite les âmes à venir à la Lumière. On l'interroge sur le Précurseur, et Jésus reconnaît sa sainteté. Mais Judas veut faire savoir que le Seigneur est le Messie... Si bien que finalement, il faut un miracle auprès de quelqu'un sur le point de devenir aveugle. On lui demande alors de quelle autorité Jésus fait cela et le Christ répond.