Aller au contenu

Notes du mot-clé

Lieux - Temple de Jérusalem

Thème : Religion juive, castes, rites et fêtes au temps du Christ · Page 2 sur 4

Confort de lecture

Aa

EMV 12.1 · Tome 1, p. 85-86

L’Evangile tel qu'il m'a été révélé

Voir dans son contexte

Citation

12.1 Je vois une salle somptueuse, avec un beau carrelage, des tentures, des tapis et des meubles en marqueterie. Elle doit encore faire partie du Temple, parce qu’il s’y trouve des prêtres, parmi lesquels Zacharie, ainsi que beaucoup d’hommes de tout âge, de vingt à cinquante ans à peu près.

Détail

Salle où est choisi l'époux de Marie.

EMV 13 · Tome 1, p. 92-100

L’Evangile tel qu'il m'a été révélé

Voir dans son contexte

Détail

Titre du chapitre : Mariage de la Vierge avec Joseph, instruit par la Sagesse qu’il serait le gardien du Mystère.

Date de la vision et de la dictée : Mardi 5 septembre 1944

Calendrier : Mars de l'an -6

Lieux (carte) : Jérusalem

Cycle : Mariage avec Joseph

Résumé : C'est les fiançailles de Joseph et de Marie au Temple de Jérusalem. Marie est toute belle avec son trousseau de fiancée. Les vierges autour d'elle s'extasient de tant de beauté, et ce sont ses maîtresses qui viennent au secours de leur protégée. Les demoiselles partent et Elisabeth arrive. Elle lui parle du trousseau de mariage conçu par Anne, et la Vierge vient ensuite à parler de Joseph, qui est qualifié comme un jeune saint. L'époux arrive d'ailleurs et les deux fiancés se retrouvent. Joseph est superbe et lui confie qu'il a réfléchi au voeu de la Vierge. Il le comprend et s'y unit pour un naziréat perpétuel. Le grand-prêtre les fiance ensuite. Après cela, Marie et Joseph partent alors de Jérusalem pour aller vers Nazareth... Jésus donne ensuite une dictée sur son père putatif.

Contenu du chapitre : 13.1 : La beauté de Marie dans ses vêtements d’épouse. 13.2 : Elle soulève l'admiration de ses compagnes. 13.3 : Tes vêtements sont la caresse de ta mère. 13.4 : Arrivée de Joseph revêtu de ses plus beaux vêtements. Son discours d’accueil. 13.5 : Joseph parle du vœu d'une chasteté absolue. 13.6 : Le Pontife préside le mariage. 13.7 : Les époux partent en char avec Zacharie et Élisabeth. 13.8 : Éloge de la Sagesse. 13.9 : Joseph, gardien de l'Épouse et du Fils de Dieu. 13.10 : Joseph, nouvel Aaron qui a cru sans avoir vu. 13.11 : Joseph, un corédempteur exemple de pureté, de fidélité et d'amour parfait.

EMV 32 · Tome 1, p. 209-215

L’Evangile tel qu'il m'a été révélé

Voir dans son contexte

Détail

Titre du chapitre : Présentation de Jésus au Temple. La vertu de Syméon et la prophétie d’Anne.

Date de la vision et de la dictée : Mardi 1er février 1944

Calendrier : Lundi 20 janvier de l'an -4

Lieux (carte) : Jérusalem

Cycle : Naissance et enfance de Jésus

Résumé : Marie et Joseph partent de Bethléem pour aller à Jérusalem. Ils vont présenter Jésus au Temple. La cérémonie se passe sans accroc. Quand le rite est fini, ils rencontrent Syméon, qui demande à prendre l'enfant. Les parents acceptent la demande du vieillard et celui-ci pleure de joie : il dit ensuite les paroles qu'on connaît dans l'Evangile. En entendant les paroles sur sa douleur future, Marie ne sourit plus et serre l'Enfant contre son coeur, tout en se rapprochant de Joseph. Anne de Phanuel vient alors la réconforter.

Jésus donne ensuite une dictée et donne deux enseignements. Le premier, c'est que la vérité n'est pas révélée au prêtre qui célèbre le rite et qui est spirituellement absent. La vérité est révélée à Syméon, qui est un simple fidèle mais qui s'est laissé pousser par l'Esprit, en ayant toujours en lui la bonne volonté. Le deuxième enseignement porte sur Anne de Phanuel qui réconforte Marie. Il s'adresse alors aux contemporains de Maria et à notre époque pour dire que le Seigneur aussi peut envoyer son ange pour consoler son peuple. Il suffit que nous ayons suffisamment de foi pour l'appeler, pour recevoir sa miséricorde et son pardon. Le Sauveur souligne d'ailleurs que Dieu est resté fidèle à sa promesse de ne plus envoyer le Déluge, alors que l'homme, lui, ne tient pas ses promesses. Pourtant, Dieu nous aiderait une fois de plus si la majorité d'entre nous l'appelait avec foi et amour.

Il déclare enfin à ceux qui essaient de contrebalancer la sévérité de Dieu de ne pas craindre, car le Très-Haut saura nous envoyer son ange pour nous consoler. Il faut rester unis à la Croix car elle a toujours triomphé.

Contenu du chapitre : 32.1 : À travers la campagne. 32.2 : et dans la ville. 32.3 : La purification de la mère. 32.4 : La présentation de l’enfant. 32.5 : Les prophéties de Syméon. 32.6 : La prophétesse Anne de Phanuel. 32.7 : La bonne volonté ne se déploie pas dans les pratiques extérieures, mais dans la prière. 32.8 : Syméon avait cette bonne volonté et la persévérance. 32.9 : Mettez votre angoisse aux pieds de Dieu.

EMV 32.3-4 · Tome 1

L’Evangile tel qu'il m'a été révélé

Voir dans son contexte

Citation

32.3 Ils se dirigent d’abord vers un portique où se tiennent ceux que Jésus fustigera plus tard vigoureusement : les vendeurs de tourterelles et d’agneaux, ainsi que les changeurs. Joseph achète deux colombes blanches. Il ne change pas d’argent. On comprend qu’il a ce qu’il lui faut.

Joseph et Marie s’avancent maintenant vers une porte latérale à huit marches,­ comme toutes les portes, à ce qu’il me semble, de sorte que le cube du Temple est surélevé par rapport au sol. Cette porte a un grand vestibule, comme les portes cochères de nos maisons en ville, pour vous en donner une idée, mais plus vaste et mieux décoré. A droite et à gauche, il s’y trouve deux espèces d’autels, deux constructions rectangulaires dont je ne saisis pas immédiatement à quoi elles peuvent bien servir. On dirait des bassins peu profonds, car l’intérieur est plus bas que le bord extérieur surélevé de quelques centimètres.

Un prêtre accourt ; je ne sais si c’est Joseph qui l’a appelé ou s’il vient de lui-même. Marie offre les deux pauvres colombes et, comme je comprends leur sort, je détourne les yeux. J’observe les ornements du lourd portail, du plafond, du vestibule. Du coin de l’oeil, il me semble toutefois voir le prêtre asperger Marie d’eau. Ce doit être de l’eau, car je ne vois aucune tache sur son vêtement. Ensuite Marie, qui avait donné au prêtre une poignée de pièces avec les colombes (j’avais oublié de le dire), pénètre avec Joseph dans le Temple proprement dit, en compagnie du prêtre.

Je regarde de tous côtés. C’est un endroit très orné. Sculptures à tête d’ange, palmes et ornements courent le long des colonnes, sur les murs et au plafond. La lumière entre par des fenêtres curieuses, longues et étroites, sans vitre naturellement, disposées en diagonale sur les murs. Je suppose que c’est pour empêcher les averses d’entrer.

32.4 Marie avance jusqu’à un certain point, puis s’arrête. A quelques mètres d’elle il y a d’autres marches, et au-dessus une autre sorte d’autel au-delà duquel se trouve un autre édifice.

Je me rends compte que je croyais être dans le Temple, alors que je me trouve dans des bâtiments qui entourent le Temple proprement dit, c’est-à-dire le Saint, au-delà duquel il semble que personne ne puisse entrer, hormis les prêtres. Ce que je croyais être le Temple n’est donc qu’un vestibule clos qui, sur trois côtés, entoure le Temple qui renferme le Tabernacle. Je ne sais si je me suis bien expliquée. Mais je ne suis ni architecte ni ingénieur...

Marie présente au prêtre l’Enfant, qui s’est éveillé et regarde innocemment autour de lui avec ce regard étonné des bébés qui n’ont que quelques jours. Il le prend dans ses bras et le soulève à bras tendus, tourné vers le Temple, en se tenant contre une sorte d’autel édifié au-dessus des marches. Le rite est accompli. L’Enfant est rendu à sa Mère, et le prêtre s’en va.

32.4 Marie avance jusqu’à un certain point, puis s’arrête. A quelques mètres d’elle il y a d’autres marches, et au-dessus une autre sorte d’autel au-delà duquel se trouve un autre édifice.

Je me rends compte que je croyais être dans le Temple, alors que je me trouve dans des bâtiments qui entourent le Temple proprement dit, c’est-à-dire le Saint, au-delà duquel il semble que personne ne puisse entrer, hormis les prêtres. Ce que je croyais être le Temple n’est donc qu’un vestibule clos qui, sur trois côtés, entoure le Temple qui renferme le Tabernacle. Je ne sais si je me suis bien expliquée. Mais je ne suis ni architecte ni ingénieur...

Marie présente au prêtre l’Enfant, qui s’est éveillé et regarde innocemment autour de lui avec ce regard étonné des bébés qui n’ont que quelques jours. Il le prend dans ses bras et le soulève à bras tendus, tourné vers le Temple, en se tenant contre une sorte d’autel édifié au-dessus des marches. Le rite est accompli. L’Enfant est rendu à sa Mère, et le prêtre s’en va.

Détail

Marie et Joseph vont présenter Jésus au Temple.

EMV 40 · Tome 1

L’Evangile tel qu'il m'a été révélé

Voir dans son contexte

Détail

La Sainte Famille se présente au Temple de Jérusalem. Après avoir prié, Joseph et Jésus vont dans une salle pour que Jésus se fasse examiner par des docteurs de la Loi. Joseph leur présente son Fils puis les hommes s'adressent à l'Enfant. Celui-ci décline son nom et affirme qu'il sait lire les symboles et le vrai sens de l'Ecriture. En l'écoutant, les docteurs recommandent à Joseph de le confier à Hilled ou Gamaliel.

On fait lire au Christ une partie du Décalogue. Il doit continuer par coeur, et à chaque fois qu'il prononce le nom du Seigneur, il s'incline. Il affirme en effet quen si on s'incline devant des rois de la terre qui ne sont que poussière, on doit encore plus s'incliner devant le Roi des Rois, de qui dépend toute créature.

On lui pose ensuite une question sur la loi du sabbat et la sanctification des fêtes. Est-ce que la poule qui pond un oeuf ou est-ce que la brebis qui enfante ce jour-là commet un péché ? Non, parce que la bête obéit aux lois du Créateur et elle ne commet pas de péché. Si l'homme la fait travailler un jour de sabbat, c'est son maître qui porte son péché.

Les docteurs sont impressionnés. Ils posent une dernière question en lui faisant lire un passage du second livre des Chroniques. Ce passage, qui a eu lieu quelques siècles plus tôt, parle du scribe Saphan. Il lit un livre du prêtre Elchias devant le roi et déchire ces vêtements après cela parce que peuple ne suit plus les prescriptions du Seigneur et sa colère est grande. Y a-t-il un symbole dans ce texte ? Jésus répond qu'il est rare qu'il n'y en ait pas, et dit qu'il ne faut pas circonscrire dans le temps ce qui est éternel. Le Verbe déclare qu'Israël n'a plus la sagesse qui vient de Dieu, et ce malgré les six-cent treize préceptes, car on les connaît, mais on ne les met plus en pratique.

Les docteurs déclarent que l'enfant est parfait et qu'il est majeur. La célébration se termine et Joseph et Jésus vont retrouver Marie.

EMV 40.1 · Tome 1

L’Evangile tel qu'il m'a été révélé

Voir dans son contexte

Citation

40.1 Le Temple, aux jours de fête. La foule entre et sort par les portes de l’enceinte, traverse les cours, les atriums et les por­tiques, disparaît dans tel ou tel édifice situé aux différents niveaux sur lesquels se répartit l’agglomération du Temple.

Voici qu’entre aussi, en chantant des psaumes à mi-voix, le groupe de la famille de Jésus, d’abord les hommes, puis les femmes. D’autres personnes se sont jointes à eux, peut-être de Nazareth ou encore des amis de Jérusalem. Je ne sais pas.

Après avoir adoré le Très-Haut de l’endroit d’où les hommes peuvent le faire (je le comprends car les femmes se sont arrêtées en contrebas), Joseph se sépare d’eux en compagnie de son Fils, et traverse les cours en sens inverse. Il tourne à un endroit et pénètre dans une vaste pièce qui a l’aspect d’une synagogue. Je ne comprends pas bien. Y avait-il aussi des synagogues dans le Temple ? Il parle avec un lévite, et celui-ci disparaît derrière un rideau à rayures pour revenir ensuite avec des prêtres âgés. Du moins, je crois que ce sont des prêtres ; ce qui est sûr, c’est qu’il s’agit de maîtres pour la connaissance de la Loi, chargés par conséquent d’examiner les fidèles.

EMV 41 · Tome 1

L’Evangile tel qu'il m'a été révélé

Voir dans son contexte

Détail

Jésus est tout seul à Jérusalem. Maria le voit regarder une direction en particulière mais la vision est assez brève. Elle reprend plus tard et la mystique découvre alors l'intérieur du Temple. Il s'y trouve des docteurs de la Loi, dont Gamaliel, Hillel, Chammaï qui discute de la prophétie de David et du Messie. Les deux premiers arguent que le Sauveur est déjà sur Terre, l'autre prétend que l'esclavage d'Iseaël n'a fait que croître et que "la paix qu'aurait dû apporter celui que les prophètent appellent "le Prince de la Paix" est loin de régner sur le monde. Jésus intervient alors et déclare que Gamaliel a raison. On lui demande sur quoi ils se fondent, et pendant un temps, les personnages parlent de la Nativité ainsi que du massacre des Innocents. Puis, Hillel demande d'où vient la sagesse du garcon, et on veut l'examiner dans les règles. On lui donne un rouleau et vient alors le thème du Précurseur. Jésus affirme qu'il est déjà sur la terre et qu'il précédera de peu le Christ. D'ailleurs, le Fils de Joseph prophétise sur le Royaume de Dieu et la Royauté du Christ qui est entièrement spirituel. Il affirme même que le Sanctuaire de Dieu ne sera plus abattu et détruit et Hillel comprend ses paroles en lui citant un autre passage du livre d'Aggée.

Gamaliel lui parle alors de la Paix dont parle le prophète et Jésus lui répond par les paroles du Gloria : "Paix aux hommes de bonne volonté". Cependant, Israël n'a pas cette bonne volonté, elle n'aura donc pas la Paix et rejettera son Messie. Enfin, Jésus revient encore une fois sur le Précurseur suite à une remarque de Chammaï, affirmant qu'il précédera de peu le Christ. Il finit par dire que si tout le monde était juste comme Hillel, le salut arriverait à Israël. Celui-ci le propose bien de rester avec lui, mais l'Enfant affirme qu'il doit rester dans la solitude. La vision finit ainsi.

Maria explique alors comment elle a su qui étai Hillel et Gamaliel (grâce à la voix de son conseiller intérieur). Enfin, Jésus donne une dictée sur le recouvrement de Jésus et de Marie au Temple, et la peine de Marie et de Joseph. Il revient sur la fameuse question : "Mon fils, pourquoi nous as-tu fait cela ?"

EMV 41.2 · Tome 1

L’Evangile tel qu'il m'a été révélé

Voir dans son contexte

Citation

(...) Je me trouve à un endroit que je n’ai jamais vu. Il y a des cours, des fontaines, des portiques, des maisons ­ ou plus exactement des pavillons, car elles ont plus l’air de pavillons que de maisons. Il y a là une foule nombreuse, habillée à l’ancienne mode hébraïque, et beaucoup de brouhaha. En regardant autour de moi, je me rends compte que je suis à l’intérieur de cet ensemble de bâtiments que Jésus regardait. Je vois en effet la muraille crénelée qui l’entoure, la tour de guet et l’imposant édifice qui se dresse au centre et sur lequel s’appuient les très beaux et vastes portiques sous lesquels se presse une foule affairée, qui à une chose, qui à une autre.

Je me rends compte que je me trouve dans l’enceinte du Temple de Jérusalem. Je vois des pharisiens en longs vêtements flottants, des prêtres vêtus d’habits de lin avec une plaque de métal précieux au sommet de la poitrine et sur le front et d’autres points qui luisent çà et là sur leurs vêtements très amples et blancs que retient à la taille une ceinture de grand prix. Il y en a aussi d’autres, moins chamarrés, mais qui doivent eux aussi appartenir à la caste sacerdotale et qui sont entourés de disciples plus jeunes. Je comprends qu’il s’agit des docteurs de la Loi. Je me sens perdue au milieu de tous ces personnages, d’autant plus que je ne sais pas bien ce que j’ai à faire là dedans.

EMV 53 · Tome 1

L’Evangile tel qu'il m'a été révélé

Voir dans son contexte

Détail

Jésus, Jacques, Jean, André, Pierre, Philippe, Barthélémy vont au Temple. Mais c'est une véritable foire, où les marchands du Temple sont des usuriers envers les plus pauvres. Un vieux couple est malmené par un commerçant et Jésus lui déclare que son comportement n'est pas juste : le marchand doit leur donner un meilleur agneau. L'homme n'écoute pas, et Jésus, face à toute l'agitation dans le Temple, devient terrible. Il construit un fouet et renverse les tables, l'argent qui est sur celles-ci. Des prêtres arrivent et lui demande qui il est, ainsi que pourquoi il fait cela. Jésus répond qu'il est Celui qui peut, et que si on détruit le vrai Temple, lui le relèvera. Il promet qu'ils le connaîtront et qu'ils sauront d'où il vient. Ensuite, le Maître donne un discours au sein du Temple, en rappelant des paroles du Deutéronome. Il rappelle qu'il faut être juste avec les pauvres et que les prêtres doivent avoir comme richesse la pureté et la charité, et non pas une richesse purement matérielle. Dieu le Père est leur héritage. Enfin, il invite tout le monde à le suivre, car l'heure de la grâce est venue.

EMV 53.1 · Tome 1

L’Evangile tel qu'il m'a été révélé

Voir dans son contexte

Citation

53.1 Je vois Jésus entrer dans l’enceinte du Temple avec Pierre, André, Jean et Jacques, Philippe et Barthélemy.

Il y a une très grande foule à l’intérieur et à l’extérieur, des pèlerins qui arrivent par bandes de tous les coins de la ville. Du haut de la colline sur laquelle le Temple est construit, on voit les rues de la ville, étroites et sinueuses, qui fourmillent de passants. On dirait qu’un ruban mouvant de mille couleurs s’est déroulé entre le blanc cru des maisons. Oui, la cité a l’aspect d’un jouet bizarre fait de rubans multicolores entre deux alignements de maisons blanches, et tous convergent vers le point où resplendissent les dômes de la Maison du Seigneur.

Mais à l’intérieur, c’est une vraie foire. Plus aucun recueillement dans le lieu saint. On court, on appelle, on achète des agneaux, on crie et on maudit à cause du prix exagéré, on pousse les pauvres bêtes bêlantes dans des parcs – ce sont de rudimentaires enclos délimités par des cordes et des pieux, aux entrées desquelles se tient le marchand ou éventuellement le propriétaire qui attend des acheteurs. Coups de bâtons, bêlements, jurons, appels, insultes contre les serviteurs peu pressés de rassembler et d’enclore les animaux, ou contre les acheteurs qui lésinent sur le prix ou qui s’éloignent, insultes plus fortes contre les gens prévoyants qui ont amené l’agneau de chez eux.

Autour des comptoirs de change, autre vacarme. Je ne sais si c’est toujours ainsi ou seulement à l’occasion de la Pâque ; on se rend compte que le Temple fonctionnait comme... la Bourse ou le marché noir. La valeur des monnaies n’était pas fixée. Il y avait le cours légal qui était certainement déterminé, mais les changeurs en imposaient un autre, en s’appropriant un pourcentage arbitraire pour le change. Et je vous assure qu’ils s’y entendaient à étrangler les clients ! Plus un client était pauvre, plus il venait de loin, plus on le volait : les vieux plus que les jeunes, ceux qui arrivaient d’au-delà de la Palestine plus que les vieux.

De pauvres petits vieux regardaient et regardaient encore leur pécule mis de côté, avec combien de peine, tout le long de l’année, le sortaient et le rentraient cent fois en tournant autour des changeurs et finissaient enfin par revenir au premier qui se vengeait de leur éloignement temporaire en augmentant l’agio du change... Les grosses pièces quittaient alors avec force soupirs les mains de leur propriétaire pour passer dans les griffes de l’usurier en échange de pièces de monnaie plus légères. Et au moment du choix, nouvelle tragédie de comptes et de soupirs devant les marchands d’agneaux qui refilaient aux petits vieux, à moitié aveugles, les agneaux les plus chétifs.