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Lieux dans L'Evangile tel qu'il m'a été révélé

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EMV 183.2 · Tome 3, p. 199

L’Evangile tel qu'il m'a été révélé

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Le groupe chemine, à présent en silence. La route principale devient une rue pavée avec des pierres d’un palme carré. Les maisons sont toujours plus riches et plus belles parmi des potagers et des jardins luxuriants et fleuris. J’ai l’impression que la Magdala élégante était pour les Palestiniens une sorte de lieu de plaisir comme certaines villes de nos lacs de Lombardie : Stresa, Gardone, Pallanza, Bellagio, etc. Aux riches palestiniens se mêlent des romains, venus probablement d’autres lieux comme Tibériade ou Césarée où il devait certainement y avoir, autour du Gouverneur, toutes sortes de fonctionnaires et de négociants pour exporter à Rome les plus beaux produits de la colonie palestinienne.

Détail

Maria Valtorta énonce Césarée et Tibériade dans un commentaire sur Magdala.

Annotation

Tibériade et Magdala étaient deux villes du lac à forte population romaine et grecque.

EMV 184 · Tome 3, p. 202-211

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Titre du chapitre : Le petit Benjamin de Magdala et deux paraboles sur le Royaume des Cieux.

Date de la vision : Dimanche 10 juin 1945. C'est le troisième dimanche après la Pentecôte. La liturgie du jour (missel de St Pie V) célébrait la brebis perdue et la drachme retrouvée (Luc 15). L’épisode annonce la conversion de Marie-Madeleine.

Calendrier : Mercredi 23 février 28 (10 Adar I 3788) selon maria-valtorta.org ; samedi 4 mars 28 selon Valtorta.fr

Lieux (carte) : Magdala

Cycle : Apostolat en Galilée

Résumé : Jésus se dirige vers le quartier pauvre de Magdala et demande l'hospitalité à une mère de famille, qui accepte de l'accueillir. Elle est accompagnée d'un enfant qui fait beaucoup de bruit. Sa mère voulant écouter le Maître, elle le rabroue et lui donne une claque, et le petit va pleurer sur les genoux du Christ. Jésus cherche des circonstances atténuantes à sa maman, mais l'enfant répond avec franchise qu'elle veut simplement l'écouter. Jésus dialogue alors un peu avec elle, et quand elle sous-entend que les femmes dévergondées ont la vie facile, il lui répond ne sont pas heureuses, même si elles paraissent l'être. La femme demande alors à rester, et Jésus propose alors de dire deux paraboles qui plairont au petit Benjamin. Il énonce donc Marie de Magdala, car les apôtres doutent qu'elle revienne au bien. Alors il donne la parabole où le divin Semeur jette la semence. Celle-ci grandit, le grain se forme, et quand il est mûr, le semeur revient et passe la faux. Ainsi la parole de dieu accomplit le même travail, mais celui-ci est lent et il faut laisser l'âme se travailler. A la demande du Seigneur, Mathieu confirme d'ailleurs que c'est la patience de Jésus qui l'a le plus aidé.

La mère de Benjamin s'est absentée pour aller chercher ses frères et l'enfant continue à dialoguer avec le groupe apostolique. Il classe les apôtres un à un et n'aime pas Judas, si bien que ce dernier rie jaune. Entretemps, sa génitrice est revenue avec une douzaine de personne, dont son mari, et comme elle le supplie de parler, Jésus donne encore une parabole sur le Royaume des Cieux. Il donne la parabole de la graine de sénevé et explique que c'est par les petites réalités de chaque jour qu'on construit le Royaume en nous. L'amour, surtout, est le moyen pour obtenir la paix et la gloire des Cieux.

Jésus bénit cette famille hospitalière, puis reprend la route.

Contenu du chapitre : 184.1 : Un jeune garçon reçoit une claque de sa mère. 184.2 : Une mère ne doit pas envier le sort d’une prostituée. 184.3 : Vous doutez que Marie (de Magdala) revienne au Bien. 184.4 : La parabole du grain planté en terre. 184.5 : La patience de Jésus plus que les reproches des pharisiens, a amené Matthieu à la conversion. 184.6 : Matthieu s’est converti par amour. 184.7 : Benjamin fait passer l’examen des bons apôtres auquel Judas échoue. 184.8 : La parabole du grain de sénevé. L'amour dans les cœurs. 184.9 : Un mari étonné, découvre les mérites de sa femme.

Ancienne édition : Tome 3, chapitre 44

EMV 184.1 · Tome 3, p. 202

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A Magdala, le quartier des pauvres se trouve en périphérie de la ville.

Mots-clés

EMV 185 · Tome 3, p. 211-214

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Titre du chapitre : L’épisode de la tempête apaisée et les faits qui précèdent.

Date de la vision : Le dimanche 30 janvier 1944.

Calendrier : Mercredi 15 mars 28 (2 Nissan 3788) selon maria-valtorta.org. Mardi 14 mars 28 selon Valtorta.fr

Lieux (carte) : Lac de Tibériade

Cycle : Apostolat en Galilée

Résumé : Les apôtres et Jésus sont sur le lac. Le Christ dort, et pendant qu'ils sont sur les eaux, une tempête survient. Les disciples sont bientôt dépassés et il demande l'aide du Seigneur. Celui-ci apaise alors les flots. Jésus donne alors une dictée : il savait que la tempête arrivait, mais les apôtres étaient des hommes, fiers de leurs capacités. On voulait qu'il se repose, alors le Christ s'est endormi, en constatant que les hommes veulent agir par eux-mêmes sans qu'ils ne se rendent compte que Dieu souhaite les aider. Mais Pierre l'appelle ensuite et aussitôt, il agit en tant que Sauveur. Le deuxième enseignement porte sur les malheurs en général. Si Dieu détruisait le mal, l'être humain viendrait à se prendre pour l'auteur du bien et à pécher par orgueil. Or la souffrance nous rappelle que nous avons un Père et nous persuade de notre néant, de notre erreur et nos défauts...

Contenu du chapitre : 185.1 : Un épisode inattendu. 185.2 : Jésus dort à la poupe. 185.3 : Une brusque tempête met les flots en furie. 185.4 : Jésus apaise la tempête. 185.5 : Commentaire de Jésus : L’Homme croit suffire à lui-même. 185.6 : Les épreuves servent à vous persuader de votre néant. Hors-texte : Le visage de béatitude de Maria Valtorta.

Ancienne édition : Tome 3, chapitres 45 et 46

EMV 186 · Tome 3, p. 215-222

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Titre du chapitre : Les deux possédés géraséniens.

Date de la vision : Lundi 11 juin 1945

Calendrier : Jeudi 16 mars 28 (5 Nisan 3788)

Lieux (carte) : Près de Gamla (ou Gamala) et d'Ippo (Hippos).

Cycle : Apostolat en Galilée

Résumé : Jésus a traversé le lac et débarque près d'Hippos. Le groupe apostolique marche ensuite sur un sentier qui grimpe sur un rocher. Il s'y trouve un troupeau de porcs. Les disciples sont dégoûtés et ils parlent des environs, que Simon le Zélote connaît. Ils en viennent à parler de leur dégoûts pour les animaux porcins et Jésus leur fait remarquer que le péché est beaucoup plus impur que les animaux. Les apôtres s'interrogent alors sur la raison pour laquelle les porcs ont été déclarés impurs et Jésus leur répond.

A la fin de l'explication, deux possédés arrivent. L'épisode est fidèle au récit évangélique : les démons parlent, demande à Jésus de les envoyer dans le bétail autour d'eux et le troupeau va alors se jeter de la falaise. Leurs gardiens en sont effrayés et ils demandent à Jésus de partir. Celui-ci s'exécute avec douceur et il retourne à leur barque.

Contenu du chapitre : 186.1 : Instructions. 186.2 : Près d'Hippo, à travers un troupeau de porcs. 186.3 : Le panorama du sommet d'un rocher. 186.4 : Discours : pourquoi l'impureté des porcs ? 186.5 : L'exorcisme des deux possédés. Leurs démons sont chassés dans des porcs. 186.6 : Les deux miraculés sont abasourdis. 186.7 : Les habitants chassent Jésus. 186.8 : Retour vers les barques. L'un des miraculés restera pour témoigner.

Ancienne édition : Tome 3, chapitre 47

EMV 186.2 · Tome 3, p. 215

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Citation

Jésus, après avoir traversé le lac du nord-ouest au sud-est, recommande à Pierre de débarquer près de Hippos. Pierre obéit sans discuter et descend en barque jusqu’à l’embouchure d’un torrent que les pluies de printemps et un récent orage ont rempli et rendu bruyant, et qui débouche dans le lac par une gorge resserrée et rocheuse comme toute la côte à cet endroit. Les employés attachent les barques – il y en a un par barque – et reçoivent l’ordre d’at­tendre jusqu’au soir pour le retour à Capharnaüm.

« Et soyez muets comme les poissons si l’on vous interroge, conseille Pierre. Si l’on vous demande où se trouve le Maître, répondez avec assurance : “ Je ne sais pas. ” La même chose si l’on veut savoir quelle direction il a prise. C’est la vérité : vous l’ignorez. »

On se sépare et Jésus entreprend la montée d’un sentier abrupt qui grimpe presque à pic sur le rocher. Les apôtres le suivent par ce chemin difficile jusqu’au sommet du rocher, qui s’adoucit en un plateau planté de chênes sous lesquels paissent de nombreux porcs.

EMV 186.3 · Tome 3, p. 216-217

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Le panorama est superbe. Surélevé de quelques dizaines de mètres à peine au-dessus du lac, il permet pourtant de dominer tout le miroir d’eau avec les villes éparses sur ses rives. En face de l’endroit où se trouvent les apôtres, Tibériade resplendit de toutes ses belles constructions. Juste au-dessous d’eux, au pied du rocher de basalte, la grève étroite ressemble à un petit coussin de verdure, alors que, sur la rive opposée, de Tibériade à l’embouchure du Jourdain, il y a une plaine plutôt large que les eaux du fleuve rendent marécageuse. Après avoir ralenti dans le lac paisible, le fleuve semble s’y attarder avant de reprendre sa course. Cette plaine est remplie de toutes sortes de plantes et de buissons particuliers aux marécages. On y voit toute une population d’oiseaux aquatiques aux couleurs bariolées comme s’ils étaient couverts de joyaux. On pourrait prendre cet endroit pour un jardin. Les oiseaux s’envolent des touffes d’herbe et des roseaux, s’élèvent au-dessus du lac, y plongent pour attraper un poisson, en ressortent encore plus merveilleux grâce à l’eau qui a ravivé les couleurs de leur plumage et reviennent vers la plaine fleurie sur laquelle le vent s’amuse à déplacer les couleurs.

Ici, au contraire, se trouvent des bois de très grands chênes sous lesquels l’herbe est douce et d’un vert émeraude. Au-delà de cette bande boisée, la montagne remonte après un vallon, en formant un mamelon abrupt et rocailleux sur lequel s’incrustent les maisons construites sur des terrasses rocheuses. Je crois que la montagne ne fait qu’un avec les constructions, offrant ses cavernes pour l’habitat, en un mélange de cité troglodytique et de ville ordinaire. C’est bien caractéristique, avec cette montée en terrasses grâce à laquelle le toit des maisons inférieures est au même niveau que l’entrée du rez-de-chaussée des maisons du plateau du dessus. Sur les côtés où la montagne est plus abrupte, abrupte au point d’interdire toute construction, il y a des cavernes, des excavations profondes et des sentiers escarpés qui descendent vers la vallée. Par forte pluie, ces sentiers doivent devenir autant de petits torrents capricieux. Des blocs de toutes sortes, entraînés dans la vallée par les alluvions, forment un piédestal chaotique à cette petite montagne si abrupte et si sauvage, bossue et impertinente comme un hobereau qui veut à tout prix qu’on le respecte.

EMV 186.3 · Tome 3, p. 217

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« N’est-ce pas Gamla ? demande Simon le Zélote.

– Si, c’est Gamla. Tu connais ? dit Jésus.

– J’y suis passé comme fugitif, une nuit, il y a bien longtemps. Plus tard, la lèpre est venue et je ne suis plus sorti des tombeaux.

– On t’a poursuivi jusqu’ici ? demande Pierre.

– Je venais de Syrie où j’étais allé chercher refuge, mais ils m’ont découvert et seule la fuite en ces terres a empêché ma capture. Après, je suis descendu lentement – et toujours menacé – jusqu’au désert de Teqoa et de là, désormais lépreux, à la Vallée des Morts. La lèpre me sauvait de mes ennemis…

– Ces gens-là sont païens, n’est-ce pas ? demande Judas Iscariote.

– Presque tous. Quelques juifs pour le commerce et un mélange de croyants et de gens tout à fait incroyants. Ils ne se sont pourtant pas montrés mauvais envers moi, qui étais un fugitif.

– Un pays de bandits ! Quelles gorges ! S’exclament plusieurs.

– Oui. Mais, vous pouvez en être sûrs, il y a bien plus de bandits de l’autre côté, dit Jean encore sous le coup de la capture de Jean-Baptiste.

– De l’autre côté, il y a des bandits même parmi ceux qu’on qualifie de justes » ajoute son frère.

Annotation

Concernant Jean-Baptiste, voir l'EMV 180.

EMV 186.8 · Tome 3, p. 222-223

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Dans l'EMV 186, la configuration du lieu est reproduite sur cette image, (cliquez sur le lien) comme Maria Valtorta l'a dessinée sur la dernière page du cahier manuscrit. De gauche à droite, les noms des villes bordant le lac sont : Tarichée, Tibériade, Magdala, Capharnaüm, Bethsaïde, Guerguesa, Hippos. Au sud de Hippos, après le torrent, il est indiqué "lieu du débarquement" et Gamla dans l'arrière-pays. Entre ces derniers se trouvent des petits points, expliqués en bas de page de la manière suivante : "L’endroit en pointillé représente les bois de chênes." Au nord se trouve Chorazeïn.

EMV 187 · Tome 3, p. 222-228

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Titre du chapitre : De Tarichée à Jérusalem pour la Pâque. Jean pris par l’amour de la mer.

Date de la vision : Mardi 12 juin 1945

Calendrier : Jeudi 16 mars 28 (3 Nissan 3788).

Lieux (carte) : Près de Tarichée. Vers le Mont Thabor

Cycle : Le second voyage pascal

Résumé : Le groupe apostolique fait escale sur la rive opposée à Gamala. Ils sont dans un milieu plus sauvage. Jésus est ravi d'être dans la nature, là où les apôtres bougonnent beaucoup plus. Seul Jacques d'Alphée, Jean et Simon le Zélote s'intéressent à ce qui plaît à Jésus. Puis vient une remarque qui pousse Pierre à maugréer et le Christ leur fait savoir qu'il est affligé par tant de haine. Il a besoin de réconfort et les disciples sont touchés par sa tristesse. Le Seigneur leur promet cependant qu'ils retrouveront un terrain plus praticable, et il dit qu'ils vont apporter la Pâque aux gens qui souffrent. Ils rejoindront le mont Thabor, En-Dor, Naïm et la plaine d'Esdrelon, sans passer par Nazareth. Il obéit d'une part à sa mère et d'autre part, il ne veut pas blesser le pharisien Simon qui lui a fait des recommandations.

Jean révèle alors qu'il veut voir la grande mer, qu'on aperçoit depuis le mont Thabor. Jésus l'interroge et l'apôtre révèle son affection pour cette vaste étendue d'eau, car elles lui font penser à Dieu. Il souhaite aller évangéliser à Rome, en Grèce, "vers des lieux ténébreux pour y apporter la lumière". Les apôtres écoutent avec respect ses propos et Jésus promet qu'ils iront voir la mer pour le faire rêver encore à l'avenir de son Royaume dans le monde. Judas demande alors à aller aussi à En-dor, car il a encore l'amertume du jugement du petit Benjamin, dans l'EMV 184. Depuis, l'Iscariote a l'impression d'être diminué aux yeux du Maître. Le Seigneur le rassure, en disant qu'il doit uniquement craindre sa conduite et le jugement de Dieu, mais il accepte d'aller dans cette ville pour le persuader qu'il lui est toujours aussi cher qu'avant. Il le mets seulement en garde de ne pas souffrir de cette visite par la suite, car son apôtre a un désir dans le coeur qui n'est pas forcément sain.

Contenu du chapitre : 187.1 : Jésus est heureux dans la nature sauvage. 187.2 : Les apôtres, eux, sont mécontents. 187.3 : Jésus ira bénir les amis de Jonas qui ne peuvent se rendre à Jérusalem. 187.4 : Jean s'émeut à la pensée de la Grande Mer et désire aller évangéliser le monde. 187.5 : Judas obtient d'aller à En-Dor.

Ancienne édition : Tome 3, chapitre 47