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Lieux dans L'Evangile tel qu'il m'a été révélé

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EMV 174.15

L’Evangile tel qu'il m'a été révélé

Citation

« Cet événement vous indigne. Cela fait deux jours que notre refuge, bien au-dessus de la boue, est troublé par les sifflements de Satan. Ce n’est donc plus un refuge, et nous allons le quitter. Mais je veux terminer pour vous ce code du “ plus parfait ” devant cette ampleur de lumière et d’horizon. Ici, Dieu apparaît réellement dans sa majesté de Créateur et, à la vue de ses merveilles, nous pouvons croire fermement que le Maître, c’est lui et non pas Satan. Le Malin ne pourrait pas créer le moindre brin d’herbe. Mais Dieu peut tout. Que cela nous réconforte. Mais vous êtes maintenant tous au soleil. Et cela vous gêne. Dispersez-vous donc sur les pentes. Il y a de l’ombre et de la fraîcheur. Prenez votre repas, si vous voulez. Je vous parlerai du même sujet. Plusieurs raisons nous ont retardés. Mais ne le regrettez pas. Ici, vous êtes avec Dieu. »

La foule crie : « Oui, oui, avec toi », et les gens se dispersent sous les bosquets épars du côté de l’orient de façon que le versant de la colline et les branches les abritent d’un soleil déjà trop chaud.

Détail

Marie-Madeleine a interrompu sans vergogne un discours de Jésus. Elle est alors une grande pécheresse et le Christ reprend la parole.

Annotation

Cela fait deux jours que notre refuge, bien au-dessus de la boue, est troublé par les sifflements de Satan. Hier c'était l'interruption d'un scribe, aujourd'hui c'est celle de Marie Madeleine.

Dispersez-vous donc sur les pentes. Il y a de l’ombre et de la fraîcheur. Cohérent : Il est près de midi, le soleil est au sud. Les pentes à l'intérieur de "la selle des cornes d'Hattin" sont maintenant au soleil. Les pentes au nord-est commencent à être à l'ombre.

EMV 174.16 · Tome 3, p. 141-142

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Citation

Pensif, Judas Iscariote est resté dans un coin. Jésus l’appelle par trois fois parce qu’il n’entend pas. Finalement, il se retourne :

« Tu veux quelque chose, Maître ? demande-t-il.

– Oui, va toi aussi prendre ton repas et aider tes compagnons.

– Je n’ai pas faim. Et toi non plus.

– Moi non plus, mais pour des motifs opposés. Tu es troublé, Judas ?

– Non, Maître. Fatigué…

– Nous allons nous rendre sur le lac, puis en Judée, Judas. Et chez ta mère. Je te l’ai promis… »

Judas se sent mieux.

« Tu viens bien avec moi, seul ?

– Mais certainement. Aime-moi, Judas. Je voudrais que tu m’aimes au point que cela te préserve de tout mal.

– Maître… je suis un homme. Je ne suis pas un ange. J’ai des moments de fatigue. Est-ce un péché d’avoir besoin de dormir ?

– Non, si tu dors sur ma poitrine. Regarde ces gens, et vois comme ils sont heureux et comme le paysage d’ici est riant. Cependant, la Judée aussi doit être très belle au printemps.

– Très belle, Maître. Seulement, là-bas, sur les montagnes qui sont plus élevées qu’ici, le printemps est plus tardif. Mais les fleurs sont très belles. Les pommeraies sont une splendeur. La mienne est l’une des plus belles, grâce aux soins de Maman. Et quand elle s’y promène avec des colombes qui courent après elle pour avoir du grain, tu peux être sûr que c’est une vue apaisante pour le cœur.

– Je le crois. Si ma Mère n’est pas trop fatiguée, j’aurais plaisir à l’amener chez la tienne. Elles s’aimeraient, car elles sont bonnes toutes les deux. »

Judas, séduit par cette idée, s’apaise. Il oublie son manque d’appétit et sa fatigue, et court vers ses compagnons en riant joyeusement. Grand comme il est, il défait sans fatigue les nœuds les plus élevés et mange son pain et ses olives, avec la joie d’un enfant.

Jésus le regarde avec compassion, puis il se dirige vers ses apôtres.

Détail

Marie-Madeleine a fait irruption sur le mont des Béatitudes. Elle est alors grande pécheresse. Suite à un discours de Jésus, elle est partie en étant furieuse. Après son intervention, Jésus va voir Judas.

Annotation

Je te l'ai promis : Rappel de la promesse faite à Judas en EMV 139.1.

Seulement, là-bas sur les montagnes qui sont plus élevées qu'ici, le printemps est plus tardif. Exact : le décalage y est de 3 ou 4 semaines.

Si ma Mère n'est pas trop fatiguée, j'aurais plaisir à l'amener chez la tienne. Elles s'aimeraient, car elles sont bonnes toutes les deux. Jésus veut associer les deux mères qui auront tant à souffrir. 

EMV 174.22 · Tome 3, p. 147

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Citation

« J’en ai fini. Je descends maintenant vers le lac et je vous bénis au nom du Dieu un et trine. Que ma paix soit avec vous. »

Mais la foule crie :

« Nous allons avec toi. Laisse-nous venir ! Personne n’a des paroles comme les tiennes ! »

Et ils se mettent à suivre Jésus qui descend, non pas du côté par où il est monté, mais par le côté opposé, qui mène directement à Capharnaüm.

La descente est plus abrupte, mais beaucoup plus rapide, et ils ont vite fait de dévaler la montagne pour déboucher dans une plaine verte et fleurie.

Annotation

Jésus descend non pas du côté par où il est monté, mais par le côté opposé, qui mène directement à Capharnaüm. Ils ne repassent donc pas par Dalmanuta, mais vont à travers les gorges d'Arbel, vers la plaine de Génésareth, comme l'évoque Matthieu 8,1 : Jésus étant descendu de la montagne, une grande multitude le suivit.

Ils ont vite fait de dévaler la montagne pour déboucher dans une plaine verte et fleurie. Les gorges d'Arbel sont en pente vive et débouchent près de Magdala et de la plaine de Gennesareth.

EMV 175 · Tome 3, p. 147-152

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Titre du chapitre : Le lépreux guéri au pied de la Montagne. La générosité du scribe Jean.

Date de la vision : Mercredi 30 mai 1945

Calendrier : Vendredi 18 février 28 (5 Adar)

Lieux (carte) : Cornes d'Hattin

Cycle : Sermon sur la montagne

Résumé : Un lépreux approche la foule et Jésus pendant qu'ils descendent de la montagne. La foule est terrorisée, mais Jésus les calme et le malade implore la pitié du Christ. Celui-ci le guérit, et comme le pauvre le possède rien, la foule lui offre de loin certaine de ses possessions : des sandales, un manteau... Le miraculé s'en va ensuite se présenter au prêtre et Jésus lui demande de ne pas parler dire au prêtre que c'est Lui qui l'a guéri.

Le sabbat commence et les apôtres sont inquiets car ils n'ont rien à donner à manger à la foule. Mais Jésus est calme et confiant et assure que le Père ne manquera pas en aide à son Messie. Effectivement, le scribe Jean vient voir le Maître et lui dit qu'il est parti la veille pour aller préparer du pain pour toute cette foule. Le Seigneur accepte son don et Jean se retire sans lui donner son identité. C'est quelqu'un dans la foule qui le lui donne plus tard. Une fois la conversation avec le peuple terminée, Jésus prend à part les Douze et leur reproche leur manque de foi. Il s'en va ensuite prier le Père pour le remercier de sa bonté.

Contenu du chapitre : 175.1 : Guérison d'un lépreux perdu au milieu des fleurs. 175.2 : La foule fait assaut de charité envers le lépreux. 175.3 : Le soir tombe et la foule restante n’a plus assez à manger. 175.4 : Le scribe Jean s'offre à nourrir la foule à lui seul. 175.5 : Jésus reproche aux apôtres leur incrédulité et se retire pour prier.

Ancienne édition : Tome 3, chapitre 35

EMV 176 · Tome 3, p. 153-158

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Titre du chapitre : Pendant la pause du sabbat, le dernier sermon sur la Montagne : aimer la volonté de Dieu.

Date de la vision : Vendredi 1er juin 1945

Calendrier : Samedi 19 février 28

Lieux (carte) : Plaine de Génésareth (près des Cornes d'Hattin)

Cycle : Sermon sur la montagne

Résumé : Jésus est parti prier et les apôtres le rejoignent. Quand ceux-ci l'interrogent, le Maître leur dit que sa force se nourrit de la prière, et qu'il a prié pour Jean ainsi que pour les disciples du Précurseur. Ses amis veulent le consoler car Jésus est affligé et il leur demande de l'aimer, d'aimer surtout la volonté de Dieu. Thomas fait donc remarquer si tout vient d'elle, les erreurs elle-même en proviendront, et Jésus lui répond que cela n'est le cas. Mais ils vont à la rencontre de Jean, le scribe, qui nourrit la foule, et puis, à sa demande, il parle à ceux qui se trouvent là.

Après avoir déclaré qu'il est juste de sanctifier le sabbat, Jésus souligne que toute la Création peut être un lieu de prière. Puis, il revient sur la remarque de Thomas et il déclare qu'un père ne peut vouloir que son enfant se trompe et se rende coupable. Si le père est juste et montre le bien qu'il faut suivre et le mal qu'il faut éviter, il n'est pas responsable si ses enfants ne l'écoutent pas et se rendent coupable d'un méfait. Il en est ainsi de Dieu, qui conseille mais ne force pas. Et ceux qui connaissent la volonté de Dieu mais agissent à l'opposé de celle-ci ne font donc pas ce que le Père désire.

Jésus revient ensuite sur le Royaume de Dieu et affirme que tout le monde n'y entreras pas. Ce ne sont pas ceux qui disent "Seigneur ! Seigneur !" qui entreront dans le Royaume des Cieux, et pour embrayer ses propos, le Christ parle de la fin du monde. Il sera alors un Juge, qui rassemblera les brebis imprégnées de la vérité, celles qui ont mélangé la vérité et l'erreur, et celles qui auront voulu volontairement l'erreur. Et quand on lui dira, "Mais Seigneur, n'avons nous pas prophétisé et agi en ton nom ?", il répondra qu'ils ont osé revenir son nom pour se faire paraître saint, mais qu'ils auront en fait été sataniques. Ses vrais serviteurs ne sont pas ainsi, mais amènent Dieu aux âmes et accomplissent la volonté du Père, en étant humble, doux pacifiques et ordonnés. Il enverra donc loin ces serviteurs d'iniquité.

Son discours se termine, avec Jean le scribe à ses côtés, et le cycle sur la montagne est donc terminé.

Contenu du chapitre : 176.1 : Jésus a prié toute la nuit pour ses disciples ... et pour lui. 176.2 : Les enfants papillonnent autour de lui. Le scribe Jean arrive avec sa nourriture. 176.3 : La création est aussi un lieu de prière où l’on peut louer Dieu. 176.4 : Ce ne sont pas ceux qui me disent : "Seigneur ! Seigneur !" qui entreront dans le Royaume des Cieux, mais ceux qui font la volonté de mon Père. 176.5 : Viendra un jour où je serai Juge. 176.6 : Le cycle du Sermon sur la Montagne est terminé.

Ancienne édition : Tome 3, chapitre 36

EMV 176.3 · Tome 3, p. 155-156

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Citation

A plus forte raison, cet endroit est saint puisqu’il parle de Dieu, Père et Créateur, par ses couleurs, ses parfums, la pureté de l’air, la richesse des moissons, les perles de la rosée et proclame : “ Je crois. Et vous, veuillez croire, car nous sommes les témoins de Dieu. ” Que cet endroit soit donc la synagogue de ce sabbat et lisons ici les pages éternelles sur les corolles et les épis, éclairés par la lampe sacrée du soleil.

Je vous ai nommé Daniel. Je vous ai dit : “ Que cet endroit soit notre synagogue. ” Il nous rappelle le joyeux “ Bénissez ” des trois saints enfants au milieu des flammes de la fournaise : “ Cieux et eaux, rosées et giboulées, glaces et neiges, feux et couleurs, lumières et ténèbres, éclairs et nuées, montagnes et collines, toute chose germant sur la terre, oiseaux, poissons et bêtes sauvages, louez et bénissez le Seigneur avec les hommes saints et humbles de cœur. ” Voilà le résumé du cantique : il est d’un grand enseignement pour les humbles et les saints. Nous pouvons prier et mériter le Ciel partout. Nous le méritons quand nous faisons la volonté du Père.

Détail

Jésus parle du fait que "toute la création peut être lieu de prière si la créature sait le rendre tel en élevant son âme vers le Père" et il revient sur les Cornes d'Hattin.

EMV 177 · Tome 3, p. 158-161

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Titre du chapitre : La guérison du serviteur du Centurion.

Date de la vision : Samedi 2 juin 1945.

Calendrier : Dimanche 20 février 28 (7 Adar I 3788).

Lieux (carte) : Capharnaüm

Cycle : Apostolat en Galilée

Résumé : Jésus arrive à Capharnaüm et rencontre le centurion romain. Celui-ci lui révèle qu'il a suivi le sermon sur la montagne, et il lui confie l'état de son serviteur, atteint d'une maladie grave. le Romain lui demande de le guérir, mais il a une telle foi que Jésus peut, selon lui, le guérir à distance. Les notables de Capharnaüm demande au Maître d'accéder à sa demande, et Jésus réitère sa proposition d'aller chez lui. Le centurion confesse alors que s'il dit une seule parole, son serviteur sera guéri. Tout se passe alors comme il le désire : Jésus effectue le miracle, et il déclare aux Juifs que toutes les nations viendront à lui, comme le prophétise Isaïe. Mieux, les païens surpasseront Israël. Jésus s'en va alors chez lui, dans la maison qu'il habite à Capharnaüm.

Contenu du chapitre : 177.1 : Le centurion romain aborde Jésus qu’il a entendu prêcher. 177.2 : Il demande la guérison d'un serviteur. 177.3 : Les notables du lieu apprécient ce romain. Jésus guérit le serviteur à distance. 177.4 : Discours : les nations afflueront. 177.5 : Qu’on aille vérifier chez le centurion la guérison effective.

Ancienne édition : Tome 3, chapitre 37

EMV 178 · Tome 3, p. 161-164

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Titre du chapitre : Trois hommes qui veulent suivre Jésus.

Date de la vision : Dimanche 3 juin 1945

Calendrier : Lundi 21 février 28 (8 Adar I 3788) selon maria-valtorta.org ou mercredi 1er mars 28 selon Valtorta.fr

Lieux (carte) : Capharnaüm

Cycle : Apostolat en Galilée

Résumé : Jésus se dirige avec difficultés vers le rivage du lac de Tibériade, car la foule le retient. Mais le Christ appartient à tout le monde et beaucoup doivent le posséder. Il promet donc qu'il reviendra. Le temps qu'il atteigne la barque de Pierre, trois hommes l'accostent. Le premier parce qu'il a été conquis par les paroles du Seigneur et il promet qu'il le suivra. Il demande donc quelle route il compte prendre et ne se satisfait pas de la première réponse de Jésus - qui lui indique qu'il prend la voie du Ciel. Quand il demande dans quelles maisons il s'arrêtera, Jésus lui répond que le Fils de l'Homme n'a pas d'endroit où poser sa tête, et l'homme comprend que sa maison est partout. Le Maître rappelle ensuite qu'il faut sacrifice, obéissance, charité pour tous, et soigner les plaies de nos frères, sans s'éloigner d'eux parce qu'ils sont dans la boue. Son interlocuteur lui demande d'essayer de suivre sa voie et Jésus l'encourage effectivement d'essayer.

Le deuxième homme, c'est le Sauveur qui l'interpelle. Le Christ l'enjoint à le suivre mais Elie a perdu son père, et Jésus lui dit de "laisser les morts enterrer leurs morts". Il enseigne que la mutilation des affections peut servir pour donner des ailes au serviteur de Dieu. Comme l'homme réfléchit, il fait prier à voix haute un petit enfant, et le jeune se décide. Jésus le soutient dans son effort.

Enfin, un troisième lui demande de le suivre après avoir dit adieux à ses parents. Mais chez lui, il y a trop d'humanité, encore. Il doit déraciner les racines qui plongent encore trop dans l'humain, et s'il n'y arrive pas, il doit les arracher. Car pour être disciple, il faut être totalement libre en esprit, et Dieu est exigeant. Il faut donc savoir porter sa croix et savoir mettre la main à la charrue sans regarder en arrière. Celui-là, Jésus l'invite à se travailler lui-même avant de le suivre. Puis le Maître monte sur la barque de Pierre.

Contenu du chapitre : 178.1 : Jésus marche vers la rive avec difficulté à travers la foule. 178.2 : Réponse à un scribe qui hésite à suivre Jésus : Les renards ont leurs tanières mais le Fils de l'homme n'a pas où reposer sa tête. 178.3 : Un jeune homme s'y décide carrément, laissant les morts enterrer les morts. 178.4 : Un troisième homme viendra plus tard : Personne, après avoir mis la main à la charrue ne peut plus se retourner pour regarder ce qu'il a quitté.

Ancienne édition : Tome 3, chapitre 38

EMV 179 · Tome 3, p. 164-173

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Titre du chapitre : La parabole du semeur. À Chorazeïn avec Élie, le nouveau disciple.

Date de la vision : Lundi 4 juin 1945

Calendrier : Lundi 21 février 28 (8 Adar I 3788) selon maria-valtorta.org ou mercredi 1er mars 28 selon Valtorta.fr

Lieux (carte) : Bethsaïde puis Chorazeïn. Jésus retourne ensuite à Bethsaïde, dans la maison de Pierre.

Cycle : Apostolat en Galilée

Résumé : Jésus donne une légère dictée pour expliquer pourquoi la ville ne paraît plus être sur les rives du lac mais à l'intérieur des terres. Cela s'explique par les vingt siècles d'alluvions apportées par le fleuve et les éboulis descendus des collines de Bethsaïde. Puis, la vision commence et Maria voit Jésus et les Douze accoster à Bethsaïde. Ils vont à sa maison, à Bethsaïde, qui n'est pas celle de sa belle-mère à Capharnaüm. Porphyrée s'y trouve aussi.

Pierre est très content, mais très râleur, car on demande le Maître, et l'apôtre voudrait l'avoir tout à lui. Il finit alors par avouer qu'il a l'impression de ne rien retenir des enseignements de Jésus. Quand il l'entend, il comprend tout, mais après, il ne se souvient de rien et il pense avec terreur au moment où le Christ les quittera. Les autres apôtres appuient ses dires. Jésus atteste alors qu'un jour, chaque parole a déposé une semence. Un peu plus loin, il évoquera même la future Pentecôte et l'Esprit éternel. En attendant, il demande au groupe apostolique de profiter de leur moment d'intimité pour l'interroger afin qu'il leur explique sa Parole. Suite à quoi, il prend congé et salue Porphyrée pour aller parler à ceux qui l'attendent.

Jésus revient alors brièvement sur les trois hommes qui l'ont abordés, dans l'EMV 178, en disant que celui qui avait le coeur vraiment préparé était celui qui a perdu son père. L'héroïsme explique une forte préparation spirituelle : les plus préparés, quelle que soit leur caste ou leur culture, viennent à au Sauveur avec une promptitude et une foi absolues ; les moins préparés observent le Christ comme un comme qui sortent de l'ordinaire ; d'autres encore le dénigrent par diverses accusations. Dans le peuple élu, on devrait accueillir le Messie, puisque ce peuple a été préparé par les prophètes et puisqu'il voit les miracles du Rédempteur. Mais on lutte malheureusement contre Lui et c'est finalement les païens qui l'accueillent. Parce que les Israélites sont saturés de leur sagesse et ne savent pas accueillir celle du Christ, en accueillant le nécessaire. Les autres n'ont eux aucune ancre, mais des fardeaux d'erreurs et de péchés, qu'ils délaissent volontiers. Pour expliquer les différents fruits d'un même travail, Jésus donne la parabole du semeur telle que racontée dans l'Evangile.

Ensuite, Jésus s'éloigne avec Pierre. Il discute alors avec Elie de Capharnaüm, celui qui n'a pas été enterré son père. Ce dernier raconte que sa mère pleure son mari, et Jésus décide d'aller à Chorazeïn, là où se trouve la famille de son nouveau disciple. En passant, ils vont voir Isaac l'Adulte, qui a prêché Jésus à Elie, et le Seigneur le remercie pour son apostolat. Puis, il enjoint les frères d'Elie à faire la paix avec leur cadet, et leur mère aide le Seigneur en ce sens. Puis, ils repartent tous et le jeune homme suit son Sauveur.

Contenu du chapitre : 179.1 : Commentaire de Jésus : Situation de Bethsaïde à l’époque. 179.2 : Arrivée dans la maison de Pierre qui regrette de n'avoir pas Jésus à lui seul. 179.3 : Il se plaint d’écouter avec bonheur ce que dit Jésus, mais sans rien retenir. 179.4 : Juché sur une barque, Jésus commente à la foule l’accueil divers fait à ceux qui ont voulu le suivre. 179.5 : La parabole du semeur : les grains tombés dans la bonne terre. 179.6 : Les grains tombés dans d’autres sortes de terrains. 179.7 : Jésus marche vers la famille endeuillée du nouveau disciple, à Chorazeïn. 179.8 : Jésus remercie Isaac de Chorazeïn qui informe Élie que sa mère a compris son départ. 179.9 : Jésus prie sur le tombeau du père d'Élie. Il justifie la conduite d'Élie qui revient avec lui à Bethsaïde.

Ancienne édition : Tome 3, chapitre 39

EMV 179.1 · Tome 3, p. 164

L’Evangile tel qu'il m'a été révélé

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Citation

179.1 Jésus me montre le cours du Jourdain, ou plutôt l’endroit où il se jette dans le lac de Tibériade, là où s’étend la cité de Bethsaïde sur la rive droite du fleuve quand on regarde vers le nord, et il me dit :

« Actuellement, la ville ne paraît plus être sur les rives du lac mais un peu à l’intérieur dans les terres et cela déconcerte les spécialistes. On doit en chercher l’explication dans le fait que, de ce côté, le lac a été comblé par vingt siècles d’alluvions apportées par le fleuve et par les éboulis descendus des collines de Bethsaïde. A l’époque, la ville se situait exactement à l’embouchure du fleuve dans le lac. Mieux, aux saisons où les eaux du fleuve étaient plus hautes, les barques les plus petites remontaient le fleuve lui-même sur un assez long parcours, presque jusqu’à la hauteur de Chorazeïn. Et, les jours de tempête sur le lac, le fleuve servait toujours de port et d’abri aux barques de Bethsaïde. Je ne dis pas cela pour toi, à qui ce fait importe peu, mais pour les docteurs pointilleux. Et maintenant, va de l’avant. »

Annotation

L'emplacement exact de Bethsaïde était encore ignoré en 1945, quand Maria Valtorta écrivit ces lignes.

Ce n'est qu’en 1987, quarante ans après cette dictée, que des fouilles ont permis de situer cet ancien village de pêcheurs sur une colline à 1,5 km du lac. Voir, à l’appui, la photo des alluvions déversées par le Jourdain dans le lac de Tibériade.