Aller au contenu

Notes du thème

Personnages dans L'Evangile tel qu'il m'a été révélé

Page 115 sur 223

Confort de lecture

Aa

EMV 116.7 · Tome 2, p. 270-271

L’Evangile tel qu'il m'a été révélé

Voir dans son contexte

Citation

116.7 – Maître, tu es triste et déçu. Tu as raison. Tous t’écoutent, et croient en toi uniquement pour obtenir des miracles. Même un courtisan d’Hérode qui devait forcément avoir corrompu sa bonté naturelle dans cette cour incestueuse, et même encore des soldats romains croient en toi. Il n’y a que nous, de Sion, qui sommes si durs... Mais pas tous. Tu le vois... Maître, nous savons que tu es venu de la part de Dieu, et qu’il n’existe pas de plus grand docteur que toi. Même Gamaliel le dit. Personne ne peut faire les miracles que tu fais, s’il n’a pas Dieu avec lui. Cela, même les savants comme Gamaliel le croient. Alors comment se fait-il que nous ne puissions avoir la foi que possèdent les petits d’Israël ?

Détail

Jésus a annoncé à Nicodème qu'il se retirait un temps de la Judée et ce dernier lui répond.

EMV 116.7-9 · Tome 2, p. 271-273

L’Evangile tel qu'il m'a été révélé

Voir dans son contexte

Citation

Comment se fait-il que nous ne puissions avoir la foi que possèdent les petits d’Israël ? Ah ! Dis-le-moi exactement. Je ne te trahirai pas, même si tu me disais : “ J’ai menti pour mettre en valeur mes sages paroles sous un sceau que personne ne peut ridiculiser. ” Es-tu le Messie du Seigneur ? l’Attendu ? la Parole du Père, incarnée pour instruire et racheter Israël conformément à l’Alliance ?

– Me poses-tu cette question de toi-même ou d’autres t’envoient-ils pour me la poser ?

– De moi-même, Seigneur. C’est pour moi un vrai tourment. Je subis une bourrasque : vents opposés et voix contraires. Pourquoi n’ai-je pas en moi, qui suis un homme mûr, cette certitude paisible que possède celui-ci, presque analphabète et tout jeune, qui lui met un tel sourire sur le visage, une telle lumière dans les yeux, un tel soleil dans le coeur ? Comment crois-tu, Jean, pour être si assuré ? Mon fils, apprends-moi ton secret, le secret qui te permet de savoir, voir et reconnaître le Messie en Jésus de Nazareth ! »

Jean rougit comme une pivoine, puis il baisse la tête comme pour s’excuser de dire une chose si grande, et il répond simplement :

« En aimant.

– En aimant ! Et toi, Simon, qui es un homme probe au seuil de la vieillesse, toi qui es instruit et tellement éprouvé que tu es poussé à redouter partout la fourberie ?

– En méditant.

– En aimant ! En méditant ! Moi aussi, j’aime et je médite et je n’ai pas encore acquis cette certitude ! »

116.8 Jésus lui répond vivement :

« Je vais te confier le véritable secret. Eux, ils ont su renaître, avec un esprit nouveau, libre de toute chaîne, vierge de toute idée. C’est ainsi qu’ils ont compris Dieu. A moins de renaître, on ne peut voir le Royaume de Dieu, ni croire en son Roi.

– Comment quelqu’un peut-il renaître s’il est déjà adulte ? Une fois sorti du sein maternel, l’homme ne peut jamais plus y rentrer. Tu fais peut-être allusion à la réincarnation à laquelle croient beaucoup de païens ? Mais non. Tu ne peux pas supposer cela. Et puis, ce ne serait pas rentrer dans le sein, mais reprendre une chair au-delà du temps. Par conséquent, il ne s’agit pas de renaître maintenant. Comment ? Comment ?

– Il n’y a qu'une seule existence pour la chair sur la terre et une seule vie éternelle de l’âme au-delà. Je ne parle pas en ce moment de la chair et du sang. Je parle de l’âme immortelle qui, par l’intermédiaire de deux choses, renaît à la vie : par l’eau et par l’Esprit. Mais la plus grande, c’est l’Esprit sans lequel l’eau n’est qu’un symbole. Celui qui s’est lavé avec l’eau doit se purifier ensuite avec l’Esprit et avec lui s’allumer et resplendir, s’il veut vivre dans le sein de Dieu ici-bas et dans le Royaume éternel. Car ce qui est engendré par la chair est et demeure chair, puis meurt après en avoir servi les désirs et les péchés. Mais ce qui est engendré par l’Esprit est esprit, et vit en revenant à l’Esprit qui l’a engendré, après l’avoir élevé à l’âge parfait. Le Royaume des Cieux ne sera habité que par des êtres parvenus à l’âge parfait de l’esprit. Ne t’étonne donc pas si je dis : “ Il faut que vous naissiez à nouveau. ” Ces disciples-ci ont su renaître. Le jeune a tué la chair et fait renaître son âme en plaçant son moi sur le bûcher de l’amour. Tout a été brûlé de ce qui était matière. Des cendres surgit sa nouvelle fleur spirituelle, tel un merveilleux tournesol qui sait s’orienter vers le Soleil éternel. Le vieux a mis la hache d’une honnête méditation aux pieds de sa vieille pensée, et a déraciné le vieil arbre en laissant seulement le bourgeon de sa bonne volonté, d’où il a fait naître sa nouvelle façon de voir. Maintenant, il aime Dieu avec un esprit nouveau et il le voit.

116.9 Chacun a sa méthode pour parvenir au port. N’importe quel vent convient pour celui qui sait se servir de la voile. Vous entendez souffler le vent, et vous pouvez vous baser sur sa direction pour diriger la manoeuvre. Mais vous ne pouvez dire d’où il vient, ni appeler celui qu’il vous faut. L’Esprit aussi appelle, il arrive en appelant et il passe. Mais seul celui qui est attentif peut le suivre. Comme un fils connaît la voix de son père, l’âme engendrée par l’Esprit connaît sa voix.

Détail

Nicodème interroge Jésus et le sujet de la réincarnation arrive peu après. Le Christ dit que le secret de Jean et de Simon pour avancer dans la sainteté, c'est qu'ils ont tout anéanti d'eux-mêmes. Ils ont su renaître avec un esprit nouveau.

EMV 117 · Tome 2, p. 275-280

L’Evangile tel qu'il m'a été révélé

Voir dans son contexte

Détail

Jésus va à Béthanie suite à l'hostilité des pharisiens. Lazare lui donne alors les terres de la Belle-Eau. On découvre dans ce chapitre que le fils de Théophile est beaucoup intervenu dans le secret, en faveur de Jésus et de son ami Simon. Le Seigneur parle alors de la bonté spirituelle de son ami et promet que le Père lui réserve une grande récompense. Il parle de sa sanctification future au Ciel, et par extension des saints et des bienheureux qui s'y trouveront.

EMV 117.1 · Tome 2, p. 276

L’Evangile tel qu'il m'a été révélé

Voir dans son contexte

Citation

On arrive au plateau élevé sur lequel Béthanie resplendit au soleil d’une sereine journée de novembre. Vers l’orient, on voit la vallée du Jourdain et la route qui vient de Jéricho. Jésus donne l’ordre à Jean d’aller avertir Lazare de son arrivée. Pendant que Jean s’y rend rapidement, Jésus avance lentement avec ses disciples. Des habitants le saluent un peu partout.

117.2 La première à arriver de la maison de Lazare est une femme qui se prosterne à terre en disant :

« Heureuse journée pour la maison de ma maîtresse. Viens, Maître. Voici Maximin et, déjà à la grille, voilà Lazare. »

Maximin accourt. Je ne sais pas exactement de qui il s’agit. J’ai l’impression que ça doit être un parent moins riche auquel les fils de Théophile donnent l’hospitalité, ou bien un régisseur de leurs importantes propriétés, mais traité en ami pour ses qualités et la longue durée de ses services dans la maison. Ou encore ce peut être le fils d’un régisseur du père qui lui a succédé dans cette charge auprès des fils de Théophile. Un peu plus âgé que Lazare, il doit avoir environ trente-cinq ans, pas davantage.

EMV 117.1-5 · Tome 2, p. 275-280

L’Evangile tel qu'il m'a été révélé

Voir dans son contexte

Citation

117.1 Jésus gravit le sentier escarpé qui mène au plateau sur lequel est construite Béthanie.

Cette fois, il ne suit pas la route principale. Il a pris le sentier plus raide, mais plus direct, qui monte du nord-ouest vers l’est, et qui est beaucoup moins fréquenté, peut-être à cause de sa forte déclivité. Seuls les voyageurs pressés l’utilisent, ainsi que ceux qui conduisent des troupeaux et préfèrent éviter la circulation de la route principale ou ceux qui, comme Jésus aujourd’hui, ne veulent pas se faire remarquer d’un grand nombre de personnes. Il monte en avant en parlant tout bas avec Simon le Zélote. Il est suivi d’un premier groupe où se trouvent ses cousins avec Jean et André, puis d’un autre groupe comprenant Jacques, fils de Zébédée, Matthieu, Thomas, Philippe ; en dernier viennent Barthélemy avec Pierre et Judas.

On arrive au plateau élevé sur lequel Béthanie resplendit au soleil d’une sereine journée de novembre. Vers l’orient, on voit la vallée du Jourdain et la route qui vient de Jéricho. Jésus donne l’ordre à Jean d’aller avertir Lazare de son arrivée. Pendant que Jean s’y rend rapidement, Jésus avance lentement avec ses disciples. Des habitants le saluent un peu partout.

117.2 La première à arriver de la maison de Lazare est une femme qui se prosterne à terre en disant :

« Heureuse journée pour la maison de ma maîtresse. Viens, Maître. Voici Maximin et, déjà à la grille, voilà Lazare. »

Maximin accourt. Je ne sais pas exactement de qui il s’agit. J’ai l’impression que ça doit être un parent moins riche auquel les fils de Théophile donnent l’hospitalité, ou bien un régisseur de leurs importantes propriétés, mais traité en ami pour ses qualités et la longue durée de ses services dans la maison. Ou encore ce peut être le fils d’un régisseur du père qui lui a succédé dans cette charge auprès des fils de Théophile. Un peu plus âgé que Lazare, il doit avoir environ trente-cinq ans, pas davantage.

« Nous n’espérions pas t’avoir si tôt, dit-il.

– Je viens demander l’hospitalité pour la nuit.

– Si c’était pour toujours, tu nous ferais plaisir. »

Ils se tiennent sur le seuil. Lazare étreint et embrasse Jésus et salue les disciples. Puis, entourant de son bras la taille de Jésus, il entre avec lui dans le jardin, s’isole des autres et demande tout à coup :

« A quoi dois-je la joie de te voir ?

– A la haine des membres du Sanhédrin.

– Ils t’ont fait du mal ? Encore ?

– Non, mais ils veulent m’en faire. Or l’heure n’en est pas encore venue. Tant que je n’aurai pas labouré toute la Palestine et répandu la semence, je ne dois pas être abattu.

– Tu dois aussi moissonner, bon Maître. Il est juste qu’il en soit ainsi.

– La moisson, ce sont mes amis qui la récolteront. Ils passeront la faux là où j’ai semé. 117.3 Lazare, j’ai décidé de m’éloigner de Jérusalem. Je sais que cela ne me sert pas personnellement, je le sais d’avance. Mais cela me donnera la possibilité d’évangéliser, à défaut d’autre résultat. A Sion on m’a refusé même cela.

– Je t’avais envoyé dire par Nicodème d’aller dans une de mes propriétés. Personne n’ose les violer. Tu pourrais y exercer ton ministère sans ennuis. Et ma maison serait la plus heureuse de toutes mes maisons parce qu’elle serait sanctifiée par ton enseignement, puisque tu y respirerais ! Donne-moi la joie de t’être utile, mon Maître.

– Tu vois que je suis déjà en train de te la donner ; mais je ne puis rester à Jérusalem. On ne me ferait pas d’ennuis personnellement, mais on s’en prendrait à ceux qui viendraient. Je vais du côté d’Ephraïm, entre cette localité et le Jourdain. Là, j’évangéliserai et je baptiserai comme Jean-Baptiste.

– J’y possède une petite maison dans les environs. Mais c’est un abri pour les outils des travailleurs. De temps à autre ils y dorment, à la fenaison ou aux vendanges. Elle est misérable. C’est un simple toit posé sur quatre murs. Mais elle est toujours sur mes terres, et on le sait... Ce sera un épouvantail pour les chacals. Accepte, Seigneur. J’enverrai des serviteurs pour la mettre en état...

– Inutile. Si tes paysans y dorment, elle ira tout aussi bien pour nous.

– Je n’y mettrai pas de luxe. Mais je compléterai le nombre des lits, oh ! De pauvres lits comme tu le veux ; je ferai porter des couvertures, des sièges, des amphores et des coupes. Il vous faudra aussi manger et vous couvrir, surtout pendant ces mois d’hiver. Laisse-moi faire.

117.4 Ce ne sera pas moi qui m’en occuperai. Voici Marthe qui vient vers nous. Elle possède le génie pratique et intelligent de l’organisation. Elle est faite pour la maison, et pour être le réconfort physique et spirituel de ceux qui l’habitent. Viens, ma douce et pure hôtesse ! Tu le vois ? Moi aussi je me suis réfugié sous sa maternelle protection, dans sa part d’héritage. Ainsi je ne regrette pas trop douloureusement ma mère. Marthe, Jésus se retire dans la plaine de la Belle Eau. De beau, il n’y a que le sol fertile. La maison est un bercail. Mais il veut une maison de pauvres. Il faut y mettre ce qui est nécessaire. Donne des ordres, toi qui sais y faire ! »

Et Lazare baise la main très belle de sa soeur qu’elle lève ensuite en un geste de caresse avec un véritable amour maternel.

Puis Marthe dit :

« J’y vais tout de suite. J’emmène avec moi Maximin et Marcelle. Les hommes du char aideront pour l’organisation. Bénis-moi, Maître, ainsi j’emporterai avec moi quelque chose de toi.

– Oui, ma douce hôtesse. Je t’appellerai comme Lazare. Je te donne mon coeur pour que tu l’emportes avec toi, dans le tien.

117.5 – Sais-tu, Maître, qu’aujourd’hui Isaac se trouve avec Elie et les autres dans ces campagnes ? Ils m’ont demandé ce pâturage en bas, dans la plaine, pour être un peu ensemble, et j’y ai consenti. Aujourd’hui, ils changent de pâturage, et je les attends pour le repas.

– J’en suis heureux, et je leur donnerai des instructions...

– Oui, pour pouvoir garder le contact. Mais de temps en temps tu viendras, n’est-ce pas ?...

– Je viendrai. J’en ai déjà parlé avec Simon. Et, comme il n’est pas raisonnable que j’envahisse la maison avec les disciples, j’irai dans la maison de Simon...

– Non, Maître. Pourquoi me faire de la peine ?

– Ne cherche pas à comprendre, Lazare, je sais que je fais bien.

– Mais alors...

– Mais alors, je serai toujours dans ton domaine. Ce que Simon ignore encore, moi je le sais. Celui qui a voulu acquérir, sans se montrer et sans discuter, simplement pour rester près de Lazare de Béthanie, c’était le fils de Théophile, le fidèle ami de Simon le Zélote et le grand ami de Jésus de Nazareth. La personne qui a doublé la somme pour le rachat de Jonas et n’a pas pris sur les biens de Simon pour donner à ce dernier le plaisir de pouvoir faire beaucoup pour le Maître qui est pauvre et pour les pauvres du Maître, porte le nom de Lazare. L’homme discret et attentif qui met en train, dirige, soutient tous les bons efforts pour me donner aide, réconfort et protection, c’est Lazare de Béthanie. Je le sais.

– Oh ! Ne le dis pas ! J’avais cru si bien faire, et en secret !

– Pour les hommes, c’est un secret. Mais pas pour moi. Moi, je lis dans les coeurs.

117.6 Veux-tu que je te dise pourquoi la bonté que tu as déjà naturellement se teinte d’une perfection surnaturelle ? C’est parce que tu demandes un don surnaturel : tu demandes le salut d’une âme bien précise en même temps que ta sainteté et celle de Marthe. Tu te rends compte qu’il ne suffit pas d’être bon suivant les idées du monde, mais qu’il faut être bon selon les lois de l’esprit, pour obtenir la grâce de Dieu. Tu n’as pas entendu mes paroles, mais j’ai dit :

“ Quand vous faites le bien, faites-le en secret, et le Père vous en récompensera grandement. ” Tu as agi par un penchant naturel à l’humilité. Et, en vérité, je te dis que le Père te prépare une récompense que tu ne peux pas même imaginer.

– La rédemption de Marie ?

– Cela, et bien plus encore.

– Quoi donc, Maître, de plus impossible ? »

Jésus le regarde et sourit. Puis il dit, sur le ton d’un psaume :

« Le Seigneur règne, et ses saints avec lui.

De ses rayons, il tresse une couronne et la pose sur le front de ses saints d’où, éternellement, elle resplendit aux yeux de Dieu et de l’univers. De quel métal est-elle faite ? De quelles pierreries est-elle décorée ? Le cercle de la couronne est d’or, d’un or très pur obtenu au double feu de l’amour divin et de l’amour de l’homme, ciselé par la volonté qui frappe, lime, taille et affine.

Cette couronne porte des perles en abondance, des émeraudes plus vertes que l’herbe qui pousse en avril, des turquoises couleur de ciel, des opales couleur de lune, des améthystes pudiques comme des violettes, et aussi des jaspes, des saphirs, des hyacinthes et des topazes. Ce sont toutes des pierres enchâssées pour la vie. Et puis, pour achever l’ouvrage, un cercle de rubis, un grand cercle sur le front glorieux.

Puisque cet homme béni aura possédé foi et espérance, qu’il aura eu douceur et chasteté, tempérance et force, justice et prudence, miséricorde sans mesure, et qu’au fond de son coeur il aura écrit de son sang mon nom, sa foi en moi et son amour pour moi, alors son nom sera dans le Ciel.

Exultez dans le Seigneur, vous les justes. L’homme ignore et Dieu voit.

Il inscrit dans les livres éternels mes promesses et vos oeuvres, et avec elles vos noms, princes du siècle à venir, triomphateurs éternels avec le Christ du Seigneur. »

Lazare le regarde avec étonnement. Puis il murmure :

« Ah !... moi... je ne serai pas capable...

– Tu crois cela ? »

Jésus cueille sur le sentier un rameau flexible de saule pleureur et dit :

« Regarde : aussi facilement que ma main plie ce rameau, ainsi l’amour pliera ton âme et en fera une couronne éternelle. L’amour est le rédempteur de l’individu. Celui qui aime commence sa rédemption. Le Fils de l’homme la complètera. »

Tout prend fin.

Mots-clés

EMV 117.3-4 · Tome 2, p. 276-277

L’Evangile tel qu'il m'a été révélé

Voir dans son contexte

Citation

« Lazare, j’ai décidé de m’éloigner de Jérusalem. Je sais que cela ne me sert pas personnellement, je le sais d’avance. Mais cela me donnera la possibilité d’évangéliser, à défaut d’autre résultat. A Sion on m’a refusé même cela.

– Je t’avais envoyé dire par Nicodème d’aller dans une de mes propriétés. Personne n’ose les violer. Tu pourrais y exercer ton ministère sans ennuis. Et ma maison serait la plus heureuse de toutes mes maisons parce qu’elle serait sanctifiée par ton enseignement, puisque tu y respirerais ! Donne-moi la joie de t’être utile, mon Maître.

– Tu vois que je suis déjà en train de te la donner ; mais je ne puis rester à Jérusalem. On ne me ferait pas d’ennuis personnellement, mais on s’en prendrait à ceux qui viendraient. Je vais du côté d’Ephraïm, entre cette localité et le Jourdain. Là, j’évangéliserai et je baptiserai comme Jean-Baptiste.

– J’y possède une petite maison dans les environs. Mais c’est un abri pour les outils des travailleurs. De temps à autre ils y dorment, à la fenaison ou aux vendanges. Elle est misérable. C’est un simple toit posé sur quatre murs. Mais elle est toujours sur mes terres, et on le sait... Ce sera un épouvantail pour les chacals. Accepte, Seigneur. J’enverrai des serviteurs pour la mettre en état...

– Inutile. Si tes paysans y dorment, elle ira tout aussi bien pour nous.

– Je n’y mettrai pas de luxe. Mais je compléterai le nombre des lits, oh ! De pauvres lits comme tu le veux ; je ferai porter des couvertures, des sièges, des amphores et des coupes. Il vous faudra aussi manger et vous couvrir, surtout pendant ces mois d’hiver. Laisse-moi faire.

117.4 Ce ne sera pas moi qui m’en occuperai. Voici Marthe qui vient vers nous. Elle possède le génie pratique et intelligent de l’organisation. Elle est faite pour la maison, et pour être le réconfort physique et spirituel de ceux qui l’habitent. Viens, ma douce et pure hôtesse ! Tu le vois ? Moi aussi je me suis réfugié sous sa maternelle protection, dans sa part d’héritage. Ainsi je ne regrette pas trop douloureusement ma mère. Marthe, Jésus se retire dans la plaine de la Belle Eau. De beau, il n’y a que le sol fertile. La maison est un bercail. Mais il veut une maison de pauvres. Il faut y mettre ce qui est nécessaire. Donne des ordres, toi qui sais y faire ! »

Et Lazare baise la main très belle de sa soeur qu’elle lève ensuite en un geste de caresse avec un véritable amour maternel.

Puis Marthe dit :

« J’y vais tout de suite. J’emmène avec moi Maximin et Marcelle. Les hommes du char aideront pour l’organisation. Bénis-moi, Maître, ainsi j’emporterai avec moi quelque chose de toi.

– Oui, ma douce hôtesse. Je t’appellerai comme Lazare. Je te donne mon coeur pour que tu l’emportes avec toi, dans le tien. »

EMV 117.3 · Tome 2, p. 276-277

L’Evangile tel qu'il m'a été révélé

Voir dans son contexte

Citation

Ils se tiennent sur le seuil. Lazare étreint et embrasse Jésus et salue les disciples. Puis, entourant de son bras la taille de Jésus, il entre avec lui dans le jardin, s’isole des autres et demande tout à coup :

« A quoi dois-je la joie de te voir ?

– A la haine des membres du Sanhédrin.

– Ils t’ont fait du mal ? Encore ?

– Non, mais ils veulent m’en faire. Or l’heure n’en est pas encore venue. Tant que je n’aurai pas labouré toute la Palestine et répandu la semence, je ne dois pas être abattu.

– Tu dois aussi moissonner, bon Maître. Il est juste qu’il en soit ainsi.

– La moisson, ce sont mes amis qui la récolteront. Ils passeront la faux là où j’ai semé. 117.3 Lazare, j’ai décidé de m’éloigner de Jérusalem. Je sais que cela ne me sert pas personnellement, je le sais d’avance. Mais cela me donnera la possibilité d’évangéliser, à défaut d’autre résultat. A Sion on m’a refusé même cela.

– Je t’avais envoyé dire par Nicodème d’aller dans une de mes propriétés. Personne n’ose les violer. Tu pourrais y exercer ton ministère sans ennuis. Et ma maison serait la plus heureuse de toutes mes maisons parce qu’elle serait sanctifiée par ton enseignement, puisque tu y respirerais ! Donne-moi la joie de t’être utile, mon Maître.

– Tu vois que je suis déjà en train de te la donner ; mais je ne puis rester à Jérusalem. On ne me ferait pas d’ennuis personnellement, mais on s’en prendrait à ceux qui viendraient. Je vais du côté d’Ephraïm, entre cette localité et le Jourdain. Là, j’évangéliserai et je baptiserai comme Jean-Baptiste.

– J’y possède une petite maison dans les environs. Mais c’est un abri pour les outils des travailleurs. De temps à autre ils y dorment, à la fenaison ou aux vendanges. Elle est misérable. C’est un simple toit posé sur quatre murs. Mais elle est toujours sur mes terres, et on le sait... Ce sera un épouvantail pour les chacals. Accepte, Seigneur. J’enverrai des serviteurs pour la mettre en état...

– Inutile. Si tes paysans y dorment, elle ira tout aussi bien pour nous.

– Je n’y mettrai pas de luxe. Mais je compléterai le nombre des lits, oh ! De pauvres lits comme tu le veux ; je ferai porter des couvertures, des sièges, des amphores et des coupes. Il vous faudra aussi manger et vous couvrir, surtout pendant ces mois d’hiver. Laisse-moi faire. »

Détail

Suite à l'hostilité des pharisiens, Jésus va à Béthanie et Lazare arrive.

EMV 117.4 · Tome 2, p. 277-278

L’Evangile tel qu'il m'a été révélé

Voir dans son contexte

Citation

« Marthe, Jésus se retire dans la plaine de la Belle Eau. De beau, il n’y a que le sol fertile. La maison est un bercail. Mais il veut une maison de pauvres. Il faut y mettre ce qui est nécessaire. Donne des ordres, toi qui sais y faire ! »

Et Lazare baise la main très belle de sa soeur qu’elle lève ensuite en un geste de caresse avec un véritable amour maternel.

Puis Marthe dit :

« J’y vais tout de suite. J’emmène avec moi Maximin et Marcelle. Les hommes du char aideront pour l’organisation. Bénis-moi, Maître, ainsi j’emporterai avec moi quelque chose de toi.

– Oui, ma douce hôtesse. Je t’appellerai comme Lazare. Je te donne mon coeur pour que tu l’emportes avec toi, dans le tien. »

Détail

Jésus veut aller à la Belle-Eau et Lazare s'adresse à sa soeur.

EMV 117.4 · Tome 2, p. 277

L’Evangile tel qu'il m'a été révélé

Voir dans son contexte

Citation

Voici Marthe qui vient vers nous. Elle possède le génie pratique et intelligent de l’organisation. Elle est faite pour la maison, et pour être le réconfort physique et spirituel de ceux qui l’habitent. Viens, ma douce et pure hôtesse ! Tu le vois ? Moi aussi je me suis réfugié sous sa maternelle protection, dans sa part d’héritage. Ainsi je ne regrette pas trop douloureusement ma mère.

Détail

Lazare parle de sa soeur Marthe et évoque sa mère.

EMV 117.5 · Tome 2, p. 278

L’Evangile tel qu'il m'a été révélé

Voir dans son contexte

Citation

117.5 – (...) De temps en temps tu viendras, n’est-ce pas ?...

– Je viendrai. J’en ai déjà parlé avec Simon. Et, comme il n’est pas raisonnable que j’envahisse la maison avec les disciples, j’irai dans la maison de Simon...

– Non, Maître. Pourquoi me faire de la peine ?

– Ne cherche pas à comprendre, Lazare, je sais que je fais bien.

– Mais alors...

– Mais alors, je serai toujours dans ton domaine. Ce que Simon ignore encore, moi je le sais. Celui qui a voulu acquérir, sans se montrer et sans discuter, simplement pour rester près de Lazare de Béthanie, c’était le fils de Théophile, le fidèle ami de Simon le Zélote et le grand ami de Jésus de Nazareth. La personne qui a doublé la somme pour le rachat de Jonas et n’a pas pris sur les biens de Simon pour donner à ce dernier le plaisir de pouvoir faire beaucoup pour le Maître qui est pauvre et pour les pauvres du Maître, porte le nom de Lazare. L’homme discret et attentif qui met en train, dirige, soutient tous les bons efforts pour me donner aide, réconfort et protection, c’est Lazare de Béthanie. Je le sais.

– Oh ! Ne le dis pas ! J’avais cru si bien faire, et en secret !

– Pour les hommes, c’est un secret. Mais pas pour moi. Moi, je lis dans les coeurs.

Détail

Intervention discrète de Lazare pour que Simon puisse garder ses maigres richesses et faire plaisir au Maître