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Défense de l'Oeuvre

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EMV 196.7-8 · Tome 3, p. 286-288

L’Evangile tel qu'il m'a été révélé

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Citation

« Parle-nous encore de ta Mère. Son enfance est si lumineuse ! Elle nous rend l’âme vierge par simple reflet ; or, moi, pauvre pécheur, j’en ai bien besoin !

– Que dois-je vous raconter ? Il y a tant d’épisodes, tous plus doux l’un que l’autre...

– C’est elle qui te les a racontés ?

– Quelques-uns, oui, mais Joseph beaucoup plus. C’est lui qui m’a fait les plus beaux récits quand j’étais petit. Et aussi Alphée, fils de Sarah, qui était de six ans plus âgé que ma Mère et fut son ami pendant les quelques années où elle vécut à Nazareth.

– Oh, raconte ! » demande instamment Jean.

Ils sont tous en cercle, assis à l’ombre des oliviers avec au milieu Yabeç qui regarde fixement Jésus, comme s’il écoutait un conte paradisiaque.

« Je vais vous rapporter la leçon de chasteté que ma Mère a donnée, quelques jours avant d’entrer au Temple, à son petit ami et à beaucoup d’autres.

Ce jour-là, une jeune fille de Nazareth, parente de Sarah, s’était mariée. Joachim et Anne avaient été invités eux aussi aux noces, et avec eux la petite Marie qui, avec d’autres enfants, était chargée de jeter des pétales effeuillés sur le chemin de l’épouse. On dit qu’elle était très belle depuis sa plus tendre enfance, et tout le monde se la disputait, après la joyeuse entrée de l’épouse. Il était très difficile de voir Marie parce qu’elle vivait beaucoup à la maison, affectionnant, plus que tout autre lieu, une petite grotte qu’elle appelle toujours la grotte “ de ses fiançailles ”. Aussi, quand on la voyait, blonde, rose, gracieuse, on l’accablait de caresses. On l’appelait : “ Fleur de Nazareth ” ou bien : “ Perle de la Galilée ” ou encore : “ Paix de Dieu ” en souvenir d’un immense arc-en-ciel qui était survenu à l’improviste à son premier vagissement. Effectivement, elle était et reste tout cela, et plus encore. C’est la Fleur du Ciel et de la création, c’est la Perle du Paradis et la Paix de Dieu... Oui, la paix. Je suis le Pacifique car je suis le Fils du Père et le fils de Marie : la paix infinie et la paix douce.

Ce jour-là, tous voulaient lui donner des baisers et la prendre sur leurs genoux. Or elle, écartant les baisers et les contacts, dit avec une gracieuse gravité : “ Je vous en prie, ne me froissez pas. ” Ils crurent qu’elle parlait de son vêtement de lin ceint d’une bande bleue à la taille et aussi à ses petits poignets et autour de son cou... ou de la petite guirlande de fleurs bleues dont Anne l’avait couronnée pour tenir en place les boucles légères de ses cheveux. Ils l’assurèrent qu’ils n’allaient froisser ni son vêtement ni sa guirlande. Mais elle, avec assurance, comme une petite femme de trois ans debout au milieu d’un cercle de grandes personnes, dit avec sérieux : “ Je ne pense pas à ce qui se répare. Je parle de mon âme. Elle appartient à Dieu et je veux que Dieu seul y touche. ” On lui objecta : “ Mais c’est à toi que nous donnons des baisers, pas à ton âme. ” Elle rétorqua : “ Mon corps est le temple de mon âme et l’Esprit en est le prêtre. On n’admet pas le peuple dans l’enceinte des prêtres. Je vous en prie, n’entrez pas dans l’enceinte de Dieu. ”

Alphée, qui avait alors plus de huit ans et qui l’aimait beaucoup, fut frappé par cette réponse. Le lendemain, il la trouva près de sa petite grotte occupée à cueillir des fleurs, et il lui demanda : “ Marie, quand tu seras grande, me voudrais-tu pour époux ? ” Il était encore animé par l’effervescence de la fête nuptiale à laquelle il avait assisté. Mais elle lui répondit : “ Je t’aime bien, mais je ne te vois pas comme homme. Je te dis un secret : je vois seulement l’âme des vivants. Elle, je l’aime beaucoup, de tout mon coeur, mais je ne vois personne d’autre que Dieu comme ‘Vrai Vivant’ à qui je pourrais me donner moi-même. ” Voilà un épisode.

– “ Vrai Vivant ” ! Mais tu sais que c’est une parole profonde ! » s’exclame Barthélemy.

Souriant, Jésus répond humblement :

« Elle était la Mère de la Sagesse.

– Elle était... ? Mais n’avait-elle pas trois ans ?

– Elle l’était. Je vivais déjà en elle, car j’étais Dieu en elle, dès sa conception, dans son Unité et sa très parfaite Trinité.

196.8 – Mais, excuse-moi si j’ose parler, moi qui suis coupable, mais

Joachim et Anne savaient-ils qu’elle était la Vierge élue ? demande Judas.

– Non, ils l’ignoraient.

– Dans ce cas, comment Joachim pouvait-il dire que Dieu l’avait sauvée d’avance ? Cela ne fait-il pas allusion à son privilège par rapport à la faute ?

– C’est une allusion. Mais, comme pour tous les prophètes, c’est Dieu qui parlait par la bouche de Joachim. Lui non plus n’a pas compris la sublime vérité surnaturelle que l’Esprit mettait sur ses lèvres, car Joachim était un juste, au point de mériter cette paternité, et c’était un humble – puisqu’il n’y a pas de justice là où règne l’orgueil. Lui, il était juste et humble. Il consola sa fille par son amour de père. Il l’instruisit par sa science de prêtre, car il l’était en tant que tuteur de l’Arche de Dieu. Il la consacra comme pontife par le titre le plus doux : “ La femme sans tache. ” Un jour viendra où un autre Pontife aux cheveux blancs dira au monde : “ Elle est la Femme conçue immaculée ” ; il donnera aux croyants cette vérité, comme un article de foi incontestable, pour que, dans le monde d’alors, en train de s’enfoncer toujours plus dans une grisaille nébuleuse d’hérésies et de vices, resplendisse ouvertement la Toute-Belle de Dieu, couronnée d’étoiles, vêtue des rayons de la lune moins purs qu’elle, et appuyée sur les astres, la Reine du créé et de l’incréé ; car, dans son Royaume, Dieu-Roi a pour Reine Marie.

– Alors Joachim était prophète ?

– C’était un juste. Son âme répétait comme un écho ce que Dieu disait à son âme aimée de Dieu.

Détail

Matthieu demande à Jésus de parler de sa Mère.

Annotation

Je vais vous rapporter la leçon de chasteté que ma Mère a donnée, quelques jours avant d’entrer au Temple, à son petit ami et à beaucoup d’autres. Probablement Alphée de Sara.

J’étais Dieu en elle, dès sa conception, dans son Unité et sa très parfaite Trinité. Dieu en elle : Maria Valtorta note sur une copie dactylographiée : Marie, sanctuaire perpétuel et très pur en qui le Dieu un et trine fit sa perpétuelle demeure, ne fut jamais séparée de la Sagesse : le Verbe de Dieu fut toujours en elle, vraie Arche qui porte la Parole éternelle, et aucune créature n’a connu aussi bien qu’elle cette Parole qui est Sagesse divine, qui allait prendre chair en elle, et qui allait encore et toujours rester en elle.

Un jour viendra où un autre Pontife aux cheveux blancs dira au monde : “ Elle est la Femme conçue immaculée ” Le Dogme de l'Immaculée conception a été proclamé par Pie IX le 8 décembre 1854 par la bulle Ineffabilis Deus. C’était un sujet séculaire de polémiques et ce fut un des motifs de la farouche opposition de la théologie établie à l’encontre de Maria de Ágreda qui l’exprimait, ayant reçue cette révélation dans ses visions.

(...) La Toute-Belle de Dieu, couronnée d’étoiles, vêtue des rayons de la lune moins purs qu’elle, et appuyée sur les astres, la Reine du créé et de l’incréé ; car, dans son Royaume, Dieu-Roi a pour Reine Marie. Cf. Apocalypse 12,1-2.

Livre de l'Apocalypse 12, 1-2

Ap 12, 1-2 : "Un grand signe apparut dans le ciel : une femme, vêtue du soleil, la lune sous les pieds, et sur la tête une couronne de douze étoiles. Elle était enceinte et criait dans le travail et les douleurs de l’enfantement."

EMV 207.9 · Tome 3, p. 271-384

L’Evangile tel qu'il m'a été révélé

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Citation

Es-tu content, Simon-Pierre ? Tu ne dis rien et c’est à peine si tu respires…

– Tellement content… à tel point qu’il me semble être hors du monde, dans un lieu encore plus saint que si j’étais au-delà du velarium du Temple… Tellement content que… que, maintenant que je t’ai vue à cet endroit, et avec la lumière d’alors, je crains de t’avoir traitée, avec respect, certes, comme une grande femme, mais toujours comme une femme. Désormais… désormais je n’oserai plus te dire comme avant : “ Marie. ” Tu étais auparavant pour moi la Mère de mon Maître. Maintenant, maintenant je t’ai vue au sommet de ces flots célestes, je t’ai vue comme une Reine et moi, misérable, voici ce que je fais de cet esclave que je suis. »

Et il se jette à terre, en baisant les pieds de Marie.

C’est maintenant Jésus qui parle :

« Simon, relève-toi, et viens ici, tout près de moi. »

Pierre va à gauche de Jésus car Marie est à sa droite.

« Que sommes-nous, maintenant ? demande Jésus.

– Nous ? Mais nous sommes Jésus, Marie et Simon.

– C’est bien, mais combien sommes-nous ?

– Trois, Maître.

– Une trinité, donc. Un jour, au Ciel, il vint une pensée à la divine Trinité : “ Il est temps que le Verbe aille sur la terre ”, et, dans un frémissement d’amour, le Verbe vint sur la terre. Il se sépara donc du Père et de l’Esprit Saint. Il vint œuvrer sur la terre. Au Ciel, les deux Personnes divines qui étaient restées contemplèrent les œuvres du Verbe et restaient plus unies que jamais pour répandre la Pensée et l’Amour afin d’aider la Parole qui œuvrait sur la terre. Un jour viendra où cet ordre arrivera du Ciel : “ C’est le moment de revenir, car tout est accompli ” ; alors le Verbe retournera au Ciel, ainsi… (Jésus fait un pas en arrière en laissant Marie et Pierre à leur place) et, du haut des Cieux, il contemplera les œuvres des deux restés sur la terre. Ceux-ci, en un mouvement saint, s’uniront plus que jamais pour associer le pouvoir à l’amour et en faire le moyen d’accomplir le désir du Verbe : la rédemption du monde par l’enseignement continu de son Eglise. Et le Père, le Fils et l’Esprit Saint feront de leur rayonnement une chaîne pour resserrer toujours plus les deux qui seront restés sur terre : ma Mère, l’amour ; toi, le pouvoir. Tu devras donc bien traiter Marie en reine, oui, mais sans être un esclave. Es-tu d’accord ?

– Je suis d’accord avec tout ce que tu veux. Je suis anéanti ! Moi, le pouvoir ? Ah, si je dois être le pouvoir, alors oui, je dois m’appuyer sur elle ! Oh, Mère de mon Seigneur ! Ne m’abandonne jamais, jamais, jamais…

– N’aie pas peur. Je te tiendrai toujours par la main, comme cela, comme je le faisais avec mon Bébé jusqu’à ce qu’il soit capable de marcher tout seul.

– Et après ?

– Après, je te soutiendrai par la prière. Allons, Simon, ne doute jamais de la puissance de Dieu. Je n’en ai pas douté, moi, ni Joseph. Toi non plus, tu ne dois pas douter. Dieu nous donne son secours, heure après heure, si nous restons humbles et fidèles…

Détail

La Vierge vient de raconter la Nativité avec ses propres mots.

Annotation

Trinité céleste - Trinité terrestre : Afin d’établir un parallèle entre Trinité céleste (Père, Fils et Esprit-Saint) et trinité terrestre (Jésus, Marie et Pierre), l’explication doit recourir à l’expédient d’attribuer à Dieu des pensées et des comportements humains, en établissant des séparations et des réunions entre Personnes divines.    

Il n’est pas question pour autant, note Maria Valtorta sur une copie dactylographiée, de nier l’union hypostatique (= union des deux natures, divine et humaine) par laquelle le Verbe, étant réellement dans la chair du Fils de Dieu et de Marie, n’a pas cessé de faire un avec le Père et donc avec l’Amour ; il n’a pas cessé d’être le Saint des saints, car il l’était par sa nature divine et il l’était dans sa nature humaine, par grâce et par volonté très parfaites

La présente note, accompagnée des textes d’EMV 207.11 |EMV 324.3 | EMV 567.17 | EMV 630.21 et EMV 634.11 ainsi que des notes d’EMV 54.5 | EMV 68.1 | EMV 342.5 et EMV 346.5 peuvent aussi servir à interpréter correctement les expressions que l’on trouve en EMV 62.2 (pour m’unir au Père) | EMV 62.4 (j’étais dans le Père) | EMV 123.5 (j’ai quitté le Ciel) | EMV 126.1 (non pas à moi, mais à Celui qui m’a envoyé) | EMV 126.10 | EMV 128.2 (pas moi. Dieu) | EMV 129.3 (Dieu est au Ciel. Lui, il adore et va vers Lui) | EMV 249.4 | EMV 254.3 (Il faudrait le demander à celui qui les a faits) | EMV 272.2 | EMV 287.6 (À Dieu, pas à son Serviteur) | EMV 298.6 (Non pas de moi, mais du Père) | EMV 317.5 | EMV 371.6 | EMV 399.4 (Il a quitté le Père) | EMV 452.11 | EMV 479.2 (Il retourne vers le Père) | EMV 487.9 | EMV 517.2 (Une part de l’union que j’ai laissée) | EMV 534.8 (La Sagesse a quitté les Cieux) |EMV 600.21 (J’ai quitté le Père) | EMV 618.5 (je ne suis plus séparé du Père) | EMV 632.34 (Il a quitté le Ciel) | EMV 637.6 (J’ai quitté le Ciel) | EMV 642.9, etc.

Il faut enfin relever le concept exprimé par Maria Valtorta dans le texte de EMV 474.2/3 : la divinité, toujours unie hypostatiquement à Jésus Homme, n’était pas à tout instant sensible à l’Homme Rédempteur, qui devait aller jusqu’à faire l’expérience de cette douleur.      

EMV 215.2 · Tome 3, p. 443-444

L’Evangile tel qu'il m'a été révélé

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Citation

Ils ont atteint le sommet de la montagne. Un vaste panorama s’ouvre à cet endroit, et il est beau de le regarder en se tenant à l’ombre des arbres touffus qui en couronnent la cime : c’est tout un enchevêtrement de chaînes de montagnes variées et ensoleillées qui vont en tous sens comme les lames pétrifiées d’un océan battu par des vents contraires ; puis, comme dans une baie tranquille, tout s’apaise dans une luminosité sans limite, prélude à une vaste plaine où s’élève, solitaire comme un phare à l’entrée d’un port, une petite montagne.

« Voici : ce pays qui s’étend ainsi sur la crête comme pour profiter pleinement du soleil, et où nous séjournerons, sert de pivot à tout un éventail de lieux historiques. Approchez : là (au nord), se trouve Gerimot. Vous souvenez-vous de Josué ? C’est le lieu de la défaite des rois qui voulurent assaillir le camp d’Israël, renforcé par son alliance avec les Gabaonites. Et, tout près, Bet-Shémesh, la cité sacerdotale de Juda, où les Philistins rendirent l’Arche avec l’offrande en or, imposée au peuple par les devins et les prêtres pour être libérés des fléaux qui tourmentaient les Philistins coupables. Et voilà là-bas Çoréa, en plein soleil, la patrie de Samson et, un peu plus à l’est, Timna, où il se maria et où il fit tant de prouesses, mais aussi de sottises. Et là, Azeqa et Soko, alors camp philistin. Plus bas encore, voici Zanuah, une des villes de Judée. Et ici – tournez-vous – voici la vallée du Térébinthe où David battit Goliath. Là, c’est Maqqeda, où Josué défit les Amorrites. Tournez-vous encore. Vous voyez cette montagne solitaire au milieu de la plaine qui appartenait autrefois aux Philistins ? Là se trouve Gat, patrie de Goliath et lieu de refuge pour David auprès d’Akish pour fuir la folle colère de Saül. Ce sage roi y feignit la folie, car le monde défend les fous contre les sages. Cet horizon ouvert, ce sont les plaines de la terre très fertile des Philistins. Nous irons par là jusqu’à Ramlé. Maintenant, entrons à Bet-Ginna. Toi, oui toi, Philippe, qui me regardes avec des yeux implorants, tu traverseras le village avec André. Pendant ce temps, nous resterons près de la fontaine ou sur la place du village.

– Oh ! Seigneur ! Ne nous y envoie pas seuls ! Viens, toi aussi ! Disent les deux apôtres d’un ton suppliant.

– Je vous ai dit d’y aller. L’obéissance vous aidera davantage que ma présence muette. »

Détail

Près de Bet-Ginna. Pour ce qui est de la défense de l'oeuvre, voir l'annotation avec les commentaires de Jean-François Lavère.

Annotation

Approchez : là (au nord), se trouve Gerimot. Vous souvenez-vous de Josué ? C’est le lieu de la défaite des rois qui voulurent assaillir le camp d’Israël, renforcé par son alliance avec les Gabaonites. Gerimot, Jarmout, Yarmouth : La description fournie est parfaitement cohérente avec les découvertes archéologiques récentes, qui ont permis de retrouver des traces de fortifications à Khirbit el Yarmuk, à 27 km à l'ouest-sud-ouest de Jérusalem, et à moins de deux kilomètres de Beth Shemesh. Pourtant à l'époque de Maria Valtorta, la localisation supposée était indiquée plus à l’est – Jean-François Lavère, Dictionnaire géographique de l’Évangile d’après Maria Valtorta et l’Enigme Valtorta tome 1, page 101.     

C’est le lieu de la défaite des rois qui voulurent assaillir le camp d’Israël, renforcé par son alliance avec les Gabaonites Josué 10,1-14. : Adonisédec, roi de Jérusalem, apprit que Josué s’était emparé d’Haï et l’avait dévouée par anathème, qu’il avait traité Haï et son roi comme il avait traité Jéricho et son roi, et que les habitants de Gabaon, ayant fait la paix avec Israël, étaient au milieu d’eux. Il eut alors une grande crainte ; car Gabaon était une grande ville, comme une des villes royales, plus grande même qu’Haï, et tous ses hommes étaient vaillants. Adonisédec, roi de Jérusalem, envoya dire à Oham, roi d’Hébron, à Pharam, roi de Jérimoth, à Japhia, roi de Lachis, et à Dabir, roi d’Eglon : « Montez vers moi et venez à mon aide, afin que nous frappions Gabaon, car elle a fait la paix avec Josué et avec les enfants d’Israël. » Ainsi cinq rois des Amorrhéens, le roi de Jérusalem, le roi d’Hébron, le roi de Jérimoth, le roi de Lachis et le roi d’Eglon, se rassemblèrent et montèrent avec toutes leurs armées ; ils établirent leur camp près de Gabaon et l’assiégèrent. Les gens de Gabaon envoyèrent dire à Josué, au camp de Galgala : « Ne refuse pas ta main à tes serviteurs, hâte-toi de monter vers nous, délivre-nous, donne-nous du secours ; car tous les rois des Amorrhéens qui habitent la montagne se sont ligués contre nous. » Josué monta de Galgala, lui et tous les gens de guerre avec lui, et tous les vaillants guerriers. Yahweh dit à Josué : « Ne les crains point, car je les ai livrés entre tes mains, et pas un d’eux ne tiendra devant toi. » Josué vint sur eux subitement ; il avait monté de Galgala toute la nuit. Et Yahweh jeta sur eux le trouble devant Israël ; Israël leur infligea une grande défaite près de Gabaon, les poursuivit sur le chemin qui monte à Béthoron, et les battit jusqu’à Azéca et Macéda. Comme ils fuyaient devant Israël, à la descente de Béthoron, Yahweh fit tomber du ciel sur eux de grosses pierres jusqu’à Azéca, et ils moururent ; ceux qui moururent par les pierres de grêle furent plus nombreux que ceux qui furent tués par l’épée des enfants d’Israël. Alors Josué parla à Yahweh, le jour où Yahweh livra les Amorrhéens aux enfants d’Israël, et il dit à la vue d’Israël : Soleil, arrête-toi sur Gabaon, et toi, lune, sur la vallée d’Ajalon ! Et le soleil s’arrêta, et la lune se tint immobile, jusqu’à ce que la nation se fut vengée de ses ennemis. Cela n’est-il pas écrit dans le livre du Juste ? Et le soleil s’arrêta au milieu du ciel, et ne se hâta point de se coucher, presque un jour entier. Il n’y eut pas, ni avant ni après, de jour comme celui-là, où Yahweh obéit à la voix d’un homme ; car Yahweh combattait pour Israël.  

Et, tout près, Bet-Shémesh, la cité sacerdotale de Juda, où les Philistins rendirent l’Arche avec l’offrande en or, imposée au peuple par les devins et les prêtres pour être libérés des fléaux qui tourmentaient les Philistins coupables. 1 Samuel 6,1-15 : L’arche de Yahweh fut sept mois dans le pays des Philistins. Et les Philistins appelèrent les prêtres et les devins et leur dirent : « Que ferons-nous de l’arche de Yahweh ? Faites-nous connaître comment nous devons la renvoyer en son lieu. » Ils répondirent : « Si vous renvoyez l’arche du Dieu d’Israël, ne la renvoyez pas à vide, mais ne manquez pas de lui faire une offrande de réparation ; vous guérirez alors et vous saurez pourquoi sa main ne s’est pas retirée de vous. Les Philistins dirent : « Quelle offrande de réparation lui feront-nous ? » Ils répondirent : « Cinq tumeurs d’or et cinq souris d’or, selon le nombre des princes des Philistins, car une même plaie a été sur vous et sur vos princes. Faites donc des figures de vos tumeurs et des figures de vos souris qui ravagent le pays, et donnez ainsi gloire au Dieu d’Israël : peut-être cessera-t-il d’appesantir sa main sur vous, sur vos dieux et sur votre pays. Pourquoi endurciriez-vous votre cœur, comme l’Égypte et Pharaon ont endurci le leur ? N’ont-il pas, lorsqu’il eut exercé ses châtiments sur eux, laissé partir les enfants d’Israël ? Maintenant donc faites un chariot neuf, et prenez deux vaches qui allaitent et qui n’aient point porté le joug ; attelez les vaches au chariot, et ramenez loin d’elles leurs petits à l’étable. Vous prendrez l’arche de Yahweh et vous la mettrez sur le chariot ; puis, ayant placé à côté d’elle, dans un coffret, les objets d’or que vous aurez donnés en offrande de réparation, vous la renverrez et elle s’en ira. Suivez-la du regard : si elle monte par le chemin de sa frontière, vers Beth-Samès, c’est Yahweh qui nous a fait ce grand mal ; sinon, nous saurons que ce n’est pas sa main qui nous a frappés, et que cela nous est arrivé par hasard. »

Ces gens firent ainsi ; ayant pris deux vaches qui allaitaient, ils les attelèrent au chariot et ils enfermèrent leurs petits dans l’étable. Ils mirent sur le chariot l’arche de Yahweh, et le coffret avec les souris d’or et les figures de leurs tumeurs. Les vaches prirent tout droit le chemin de Beth-Samès ; elles suivirent toujours la même route en marchant et en mugissant, sans se détourner ni à droite ni à gauche. Les princes des Philistins allèrent derrière elles jusqu’à la frontière de Beth-Samès. Les gens de Beth-Samès étaient à moissonner le blé dans la vallée. Levant les yeux, ils aperçurent l’arche, et se réjouirent en la voyant. Le chariot arriva dans le champ de Josué le Bethsamite et s’y arrêta. Il y avait là une grosse pierre. On fendit le bois du chariot et l’on offrit les vaches en holocauste à Yahweh. Les Lévites, après avoir descendu l’arche de Yahweh, et le coffret qui était auprès, renfermant les objets d’or, posèrent le tout sur la grosse pierre. Les gens de Beth-Samès offrirent en ce jour-là des holocaustes et des sacrifices à Yahweh.

Et voilà là-bas Çoréa, en plein soleil, la patrie de Samson. Saràa, Sar’a, Tsor’ah, Tsorea, Çoréa, Soréa. Cf. Juges 13,2 : Il y avait un homme de Saraa, de la famille des Danites, nommé Manué ; sa femme était stérile, et n’avait pas enfanté.

Et, un peu plus à l’est, Timna, où il se maria et où il fit tant de prouesses, mais aussi de sottises.  Timnata, Timnatha, Timna. D'après Maria Valtorta, Timnatah se situerait donc un peu à l'est de Saara, ce qui reste tout à fait compatible avec le contexte biblique Juges 13,1-6 | Juges 14,1-5 | Josué 15,10-57 | Josué 19,43 | 2 Chroniques 28,18. Ce qui inciterait à la rechercher à une vingtaine de kilomètres à l'ouest de Bethléem. (Jean-François Lavère, Dictionnaire géographique de l’Évangile d’après Maria Valtorta).        

Où il se maria et où il fit tant de prouesses, mais aussi de sottises   Juges 14,1-20 : Samson descendit à Thamna, et il vit à Thamna une femme d’entre les filles des Philistins. Lorsqu’il fut remonté, il le déclara à son père et à sa mère, en disant : « J’ai vu à Thamna une femme d’entre les filles des Philistins ; prenez-la maintenant pour être ma femme. » Son père et sa mère lui dirent : « N’y a-t-il point de femme parmi les filles de tes frères et dans tout notre peuple, que tu ailles prendre une femme chez les Philistins, qui sont incirconcis ? » Et Samson dit à son père : « Prends celle-là pour moi, car elle me plaît. » Son père et sa mère ne savaient pas que cela venait de Yahweh ; car il cherchait une occasion de querelle venant des Philistins. — En ce temps-là les Philistins dominaient sur Israël. Samson descendit avec son père et sa mère à Thamna. Lorsqu’ils arrivèrent aux vignes de Thamna, voici qu’un jeune lion rugissant vint à sa rencontre. L’Esprit de Yahweh saisit Samson ; et, sans avoir rien à la main, Samson déchira le lion comme on déchire un chevreau. Et il ne raconta pas à son père et à sa mère ce qu’il avait fait.

Il descendit et parla à la femme, et elle lui plut. Quelque temps après, s’étant rendu de nouveau à Thamna pour la prendre, il fit un détour pour voir le cadavre du lion, et voici qu’il y avait un essaim d’abeilles et du miel dans le corps du lion. Il en prit dans ses mains et en mangea chemin faisant ; et lorsqu’il fut arrivé près de son père et de sa mère, il leur en donna et ils en mangèrent ; mais il ne leur dit pas qu’il avait pris le miel dans le corps du lion. Le père de Samson descendit chez la femme ; et là, Samson donna un festin, car c’était la coutume des jeunes gens. Dès qu’on le vit, on invita trente compagnons pour être avec lui.

Samson leur dit : « Je vais vous proposer une énigme. Si vous me l’expliquez pendant les sept jours du festin et si vous la devinez, je vous donnerai trente tuniques et trente vêtements de rechange ; mais si vous me pouvez pas me l’expliquer, c’est vous qui me donnerez trente tuniques et trente vêtements de rechange. » Ils lui dirent : « Propose ton énigme, que nous l’entendions. » Il leur dit : « De celui qui mange est sorti ce qui se mange, du fort est sorti le doux. » Pendant trois jours, ils ne purent expliquer l’énigme. Le septième jour, ils dirent à la femme de Samson : « Persuade à ton mari de nous expliquer l’énigme ; sinon, nous te brûlerons, toi et la maison de ton père. C’est pour nous dépouiller que vous nous avez invités, sans doute ? » La femme de Samson pleurait auprès de lui et disait : « Tu n’as pour moi que de la haine, et tu me m’aimes pas. Tu as proposé une énigme aux fils de mon peuple, et tu ne me l’as pas expliquée ! » Il lui répondit : « Je ne l’ai expliquée ni à mon père ni à ma mère, et je te l’expliquerais ! » Elle pleura ainsi devant lui pendant les sept jours que dura le festin ; le septième jour, comme elle le tourmentait, il lui expliqua l’énigme, et elle l’expliqua aux enfants de son peuple. Les gens de la ville dirent à Samson, le septième jour, avant le coucher du soleil : « Quoi de plus doux que le miel, et quoi de plus fort que le lion ? » Et il leur dit : « Si vous n’aviez pas labouré avec ma génisse, vous n’auriez pas deviné mon énigme. »

L’Esprit de Yahweh le saisit, et il descendit à Ascalon. Il y tua trente hommes et, ayant pris leurs dépouilles, il donna les vêtements de rechange à ceux qui avaient expliqué l’énigme. Puis, enflammé de colère, il monta à la maison de son père. La femme de Samson fut donnée à l’un de ses compagnons qu’il s’était choisi pour ami.

Et là, Azeqa et Soko, alors camp philistin. 1 Samuel 17,1 : Les Philistins, ayant rassemblé leurs armées pour faire la guerre, se réunirent à Socho, qui appartient à Juda ; ils campèrent entre Socho et Azéca, à Ephès-Dommim.

Plus bas encore, voici Zanuah, une des villes de Judée. Szanoé, Zanuah, Zanoah, Zano’akh. Citée en Josué 15,56 : « Jezraël, Jucadam, Zanoé »  

Et ici – tournez-vous – voici la vallée du Térébinthe où David battit Goliath. Cf. 1 Samuel 17,2-54 : Saül et les hommes d’Israël se rassemblèrent aussi et campèrent dans la vallée de Térébinthe ; ils se rangèrent en bataille en face des Philistins. Les Philistins étaient postés sur la montagne d’un côté, et Israël était posté sur la montagne de l’autre côté : la vallée était entre eux. Alors sortit des camps des Philistins un champion ; il se nommait Goliath, il était de Geth, et sa taille était de six coudées et un palme. Un casque d’airain couvrait sa tête, et il portait une cuirasse à écailles ; et le poids de la cuirasse était de cinq mille sicles d’airain. Il avait aux pieds une chaussure d’airain et un javelot d’airain entre ses épaules. Le bois de sa lance était comme une ensouple de tisserand, et la pointe de sa lance pesait six cents sicles de fer ; celui qui portait son bouclier marchait devant lui. Goliath s’arrêta et, s’adressant aux bataillons d’Israël, il leur cria : « Pourquoi êtes-vous sortis pour vous ranger en bataille ? Ne suis-je pas le Philistin, et n’êtes-vous pas les esclaves de Saül ? Choisissez un homme qui descende contre moi. S’il l’emporte en se battant avec moi et qu’il me tue, nous vous serons assujettis ; mais si je l’emporte sur lui et que je le tue, vous nous serez assujettis et vous nous servirez. »

Le Philistin ajouta : « Je jette aujourd’hui ce défi à l’armée d’Israël : Donnez-moi un homme, et nous nous battrons ensemble. » En entendant ces paroles du Philistin, Saül et tout Israël furent effrayés et saisis d’une grande crainte. Or David était fils de cet Ephratéen de Bethléem de Juda nommé Isaï, qui avait huit fils ; cet homme, au temps de Saül, était vieux, avancé en âge. Les trois fils aînés d’Isaï étaient allés suivre Saül à la guerre ; et les noms de ces trois fils qui étaient allés à la guerre étaient Eliab l’aîné, Abinadab le second, et Samma le troisième. David était le plus jeune. Les trois aînés suivaient Saül, et David allait et venait d’auprès de Saül, pour paître les brebis de son père à Bethléem. Le Philistin s’avançait matin et soir, et il se présenta pendant quarante jours. Isaï dit à David, son fils : « Prends pour tes frères cet épha de grain rôti et ces dix pains, et cours au camp vers tes frères. Et ces dix fromages, porte-les au chef de leur millier. Tu visiteras tes frères pour voir s’ils se portent bien, et tu prendras d’eux un gage. Saül et eux, et tous les hommes d’Israël, sont dans la vallée de Térébinthe, faisant la guerre aux Philistins. »

David se leva de bon matin et, laissant les brebis à un gardien, il prit les provisions et partit, comme Isaï le lui avait commandé. Quand il arriva au campement, l’armée sortait du camp pour se ranger en bataille et on poussait des cris de guerre. Israélites et Philistins se rangèrent en ligne, troupe contre troupe. David déposa ses bagages entre les mains du gardien des bagages, et courut vers la troupe. Aussitôt arrivé, il demanda à ses frères comment ils se portaient. Pendant qu’il s’entretenait avec eux, voici que le champion, — il se nommait Goliath, le Philistin de Geth, — s’avança hors des rangs des Philistins, tenant les mêmes discours et David l’entendit. En voyant cet homme, tous ceux d’Israël se retirèrent devant lui, saisis d’une grande crainte. Un Israélite dit : « Voyez-vous cet homme qui s’avance ? C’est pour défier Israël qu’il s’avance. Celui qui le tuera, le roi le comblera de grandes richesses, il lui donnera sa fille et il affranchira de toute charge la maison de son père en Israël. » David dit aux hommes qui se tenaient près de lui : « Que fera-t-on à celui qui tuera ce Philistin et qui ôtera l’opprobre de dessus Israël ? Qui est donc ce Philistin, cet incirconcis, pour insulter les troupes du Dieu vivant ? » Le peuple lui répéta les mêmes paroles, en disant : « Voilà ce qu’on fera à celui qui le tuera. » Eliab, son frère aîné, l’entendit parler aux hommes, et la colère d’Eliab s’enflamma contre David, et il dit : « Pourquoi es-tu descendu, et à qui as-tu laissé ce petit nombre de brebis dans le désert ? Je connais ton orgueil et la malice de ton cœur ; c’est pour voir la bataille que tu es descendu. »

David répondit : « Qu’ai-je fait maintenant ? N’est-ce pas une simple parole ? » Et, se détournant de lui pour s’adresser à un autre, il tint le même langage ; et le peuple lui répondit comme la première fois. Lorsqu’on eut entendu les paroles prononcées par David, on les rapporta à Saül, qui le fit venir. David dit à Saül : « Que le cœur ne défaille à personne ! Ton serviteur ira combattre contre ce Philistin. » Saül dit à David : « Tu ne peux aller contre ce Philistin pour combattre avec lui, car tu es un enfant, et il est un homme de guerre depuis sa jeunesse. » David dit à Saül : « Lorsque ton serviteur faisait paître les brebis de son père, et qu’un lion ou un ours venait et enlevait une brebis du troupeau, je me mettais à sa poursuite, je le frappais et j’arrachais la brebis de sa gueule ; s’il se dressait contre moi, je le saisissais à la mâchoire, je le frappais et je le tuais. Ton serviteur a tué le lion comme l’ours, et il en sera du Philistin, de cet incirconcis, comme de l’un d’eux, car il a insulté les troupes du Dieu vivant. » David ajouta : « Yahweh qui m’a délivré du lion et de l’ours, me délivrera aussi de la main de ce Philistin. » Et Saül dit à David : « Va, et que Yahweh soit avec toi ! »

Saül fit revêtir David de ses habits, mit sur sa tête un casque d’airain et l’endossa d’une cuirasse ; puis David ceignit l’épée de Saül par-dessus son armure, et il essaya de marcher, car il n’avait jamais essayé d’armure. David dit à Saül : « Je ne puis marcher avec ces armes, je n’y suis point accoutumé. » Et, s’en étant débarrassé, David prit en main son bâton, choisit dans le torrent cinq cailloux polis et les mit dans son sac de berger, dans sa gibecière. Puis, sa fronde à la main, il s’avança vers le Philistin. Le Philistin s’approcha peu à peu de David, précédé de l’homme qui portait le bouclier. Le Philistin regarda, vit David et le méprisa, car il était très jeune, blond et beau de visage. Le Philistin dit à David : « Suis-je un chien, que tu viennes à moi avec un bâton ? » Et le Philistin maudit David par ses dieux. Et le Philistin dit à David : « Viens à moi, que je donne ta chair aux oiseaux du ciel et aux bêtes des champs. » David répondit au Philistin : « Tu viens à moi avec l’épée, la lance et le javelot ; et moi je viens à toi au nom de Yahweh des armées, du Dieu des bataillons d’Israël, que tu as insulté. Aujourd’hui Yahweh te livrera entre mes mains, je te frapperai et j’enlèverai ta tête de dessus toi ; aujourd’hui je donnerai les cadavres de l’armée des Philistins aux oiseaux du ciel et aux animaux de la terre ; et toute la terre saura qu’Israël a un Dieu ; et toute cette multitude saura que ce n’est ni par l’épée ou par la lance que Yahweh sauve, car à Yahweh appartient la guerre, et il vous a livrés entre nos mains. »

Le Philistin, s’étant levé, se mit en marche et s’avança au-devant de David, et David se hâta de courir, vers le front de la troupe, à la rencontre du Philistin. David mit la main dans sa gibecière, en retira une pierre et la lança avec sa fronde ; il frappa le Philistin au front, et la pierre s’enfonça dans son front, et il tomba le visage contre terre. Ainsi David, avec une fronde et une pierre, fut plus fort que le Philistin, il frappa à mort le Philistin. Et il n’y avait pas d’épée dans la main de David. David courut, s’arrêta près du Philistin et, s’étant saisi de son épée qu’il tira du fourreau, il le tua et lui coupa la tête avec elle. Voyant leur héros mort, les Philistins prirent la fuite. Et les hommes d’Israël et de Juda se levèrent, en poussant des cris, et poursuivirent les Philistins jusqu’à l’entrée de Geth et jusqu’aux portes d’Accaron. Les cadavres des Philistins jonchèrent le chemin de Saraïm jusqu’à Geth et jusqu’à Accaron. À leur retour de la poursuite des Philistins, les enfants d’Israël pillèrent leur camp. David prit la tête du Philistin et la fit porter à Jérusalem, et il mit dans sa tente les armes du Philistin.

Là, c’est Maqqeda, où Josué défit les Amorrites. Macéda, Makkedah, Maqqeda. Cf. Josué 10,10-41 | Josué 15,41.  Josué 10, 10-41 : Et Yahweh jeta sur eux le trouble devant Israël ; Israël leur infligea une grande défaite près de Gabaon, les poursuivit sur le chemin qui monte à Béthoron, et les battit jusqu’à Azéca et Macéda. Comme ils fuyaient devant Israël, à la descente de Béthoron, Yahweh fit tomber du ciel sur eux de grosses pierres jusqu’à Azéca, et ils moururent ; ceux qui moururent par les pierres de grêle furent plus nombreux que ceux qui furent tués par l’épée des enfants d’Israël. Alors Josué parla à Yahweh, le jour où Yahweh livra les Amorrhéens aux enfants d’Israël, et il dit à la vue d’Israël : Soleil, arrête-toi sur Gabaon, et toi, lune, sur la vallée d’Ajalon ! Et le soleil s’arrêta, et la lune se tint immobile, jusqu’à ce que la nation se fut vengée de ses ennemis. Cela n’est-il pas écrit dans le livre du Juste ? Et le soleil s’arrêta au milieu du ciel, et ne se hâta point de se coucher, presque un jour entier. Il n’y eut pas, ni avant ni après, de jour comme celui-là, où Yahweh obéit à la voix d’un homme ; car Yahweh combattait pour Israël.   

Josué, et tout Israël avec lui, passa de Lebna à Lachis ; il établit son camp devant elle et l’attaqua. Et Yahweh livra Lachis entre les mains d’Israël, qui la prit le second jour, et la frappa du tranchant de l’épée, elle et tous les êtres vivants qui s’y trouvaient, comme il avait fait pour Lebna. — Alors Horam, roi de Gaser, monta pour secourir Lachis ; Josué le battit, lui et son peuple, sans laisser échapper personne. Josué, et tout Israël avec lui, passa de Lachis à Eglon ; ils établirent leur camp devant elle et l’attaquèrent. Ils la prirent le même jour, et la frappèrent du tranchant de l’épée ; tous les êtres vivants qui s’y trouvaient, Josué les dévoua par anathème ce jour-là, selon tout ce qu’il avait fait pour Lachis.

Josué, et tout Israël avec lui, monta d’Églon à Hébron, et ils l’attaquèrent. L’ayant prise, ils la frappèrent du tranchant de l’épée, elle, son roi, toutes les villes de sa dépendance et tous les êtres vivants qui s’y trouvaient, sans laisser échapper personne, comme Josué avait fait pour Eglon ; et il la dévoua par anathème, avec tous les êtres vivants qui s’y trouvaient. Josué, et tout Israël avec lui, se tourna vers Dabir, et il l’attaqua. Il la prit, elle, son roi et toutes les villes de sa dépendance ; et ils les frappèrent du tranchant de l’épée, et ils dévouèrent par anathème tous les êtres vivants qui s’y trouvaient, sans laisser échapper personne. Josué traita Dabir et son roi comme il avait traité Hébron, et comme il avait traité Lebna et son roi. Josué frappa tout le pays : la Montagne, le Négéb, le bas pays et les coteaux, avec tous leurs rois, sans laisser échapper personne, dévouant par anathème tout ce qui avait vie, comme l’avait ordonné Yahweh, le Dieu d’Israël. Josué les battit de Cadès-Barné à Gaza, et tout le pays de Gosen jusqu’à Gabaon.

Josué 15, 41 : Gideroth, Beth-Dagon, Naama et Macéda : seize ville et leurs villages.

Tournez-vous encore. Vous voyez cette montagne solitaire au milieu de la plaine qui appartenait autrefois aux Philistins ? Là se trouve Gat, patrie de Goliath et lieu de refuge pour David auprès d’Akish pour fuir la folle colère de Saül. Get, Gath, Tel es-Safieh. Plusieurs fois mentionnée dans la Bible (dont 1 Samuel 17,4). Le site fut identifié en 1887 mais c’est seulement en 2001 que des fouilles ont confirmé les hypothèses antérieures. La description de Maria Valtorta n’en est que plus remarquable (Jean-François Lavère, Dictionnaire géographique de l’Évangile d’après Maria Valtorta).         

Là se trouve Gat, patrie de Goliath et lieu de refuge pour David auprès d’Akish pour fuir la folle colère de Saül. Cf. 1 Samuel 27,1-4 : David se dit à lui-même : « Je périrai un jour par la main de Saül ; il n’y a rien de mieux pour moi que de me réfugier promptement au pays des Philistins, afin que Saül renonce à me chercher encore dans tout le territoire d’Israël ; j’échapperai ainsi à sa main. » Et David s’étant levé, lui et les six cents hommes qui étaient avec lui, ils passèrent chez Achis, fils de Maoch, roi de Geth. David demeura auprès d’Achis, à Geth, lui et ses gens, chacun avec sa famille, et David avec ses deux femmes, Achinoam de Jezraël, et Abigaïl de Carmel, femme de Nabal. On annonça à Saül que David s’était enfui à Geth, et il ne recommença pas à le poursuivre.    

Cet horizon ouvert, ce sont les plaines de la terre très fertile des Philistins. Nous irons par là jusqu’à Ramlé. Ramlé, Ramla, Ramleh. Ramlé est présentée par les historiens comme la seule cité de Palestine fondée par les arabes, bâtie vers 705-715 par le calife Suleiman ibn Abed al-Malik. Le fait que le nom soit «cité par Jésus» semble indiquer une existence bien antérieure au 8e siècle (Jean-François Lavère, Dictionnaire géographique de l’Évangile d’après Maria Valtorta).          

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Livre de Josué 10, 1-51 (Gérimot | Maggeda)

Jos 10,1-51 : Adonisédec, roi de Jérusalem, apprit que Josué s’était emparé d’Haï et l’avait dévouée par anathème, qu’il avait traité Haï et son roi comme il avait traité Jéricho et son roi, et que les habitants de Gabaon, ayant fait la paix avec Israël, étaient au milieu d’eux. Il eut alors une grande crainte ; car Gabaon était une grande ville, comme une des villes royales, plus grande même qu’Haï, et tous ses hommes étaient vaillants. Adonisédec, roi de Jérusalem, envoya dire à Oham, roi d’Hébron, à Pharam, roi de Jérimoth, à Japhia, roi de Lachis, et à Dabir, roi d’Eglon : « Montez vers moi et venez à mon aide, afin que nous frappions Gabaon, car elle a fait la paix avec Josué et avec les enfants d’Israël. » Ainsi cinq rois des Amorrhéens, le roi de Jérusalem, le roi d’Hébron, le roi de Jérimoth, le roi de Lachis et le roi d’Eglon, se rassemblèrent et montèrent avec toutes leurs armées ; ils établirent leur camp près de Gabaon et l’assiégèrent. Les gens de Gabaon envoyèrent dire à Josué, au camp de Galgala : « Ne refuse pas ta main à tes serviteurs, hâte-toi de monter vers nous, délivre-nous, donne-nous du secours ; car tous les rois des Amorrhéens qui habitent la montagne se sont ligués contre nous. » Josué monta de Galgala, lui et tous les gens de guerre avec lui, et tous les vaillants guerriers. Yahweh dit à Josué : « Ne les crains point, car je les ai livrés entre tes mains, et pas un d’eux ne tiendra devant toi. » Josué vint sur eux subitement ; il avait monté de Galgala toute la nuit. Et Yahweh jeta sur eux le trouble devant Israël ; Israël leur infligea une grande défaite près de Gabaon, les poursuivit sur le chemin qui monte à Béthoron, et les battit jusqu’à Azéca et Macéda. Comme ils fuyaient devant Israël, à la descente de Béthoron, Yahweh fit tomber du ciel sur eux de grosses pierres jusqu’à Azéca, et ils moururent ; ceux qui moururent par les pierres de grêle furent plus nombreux que ceux qui furent tués par l’épée des enfants d’Israël. Alors Josué parla à Yahweh, le jour où Yahweh livra les Amorrhéens aux enfants d’Israël, et il dit à la vue d’Israël : Soleil, arrête-toi sur Gabaon, et toi, lune, sur la vallée d’Ajalon ! Et le soleil s’arrêta, et la lune se tint immobile, jusqu’à ce que la nation se fut vengée de ses ennemis. Cela n’est-il pas écrit dans le livre du Juste ? Et le soleil s’arrêta au milieu du ciel, et ne se hâta point de se coucher, presque un jour entier. Il n’y eut pas, ni avant ni après, de jour comme celui-là, où Yahweh obéit à la voix d’un homme ; car Yahweh combattait pour Israël.

Josué, et tout Israël avec lui, passa de Lebna à Lachis ; il établit son camp devant elle et l’attaqua. Et Yahweh livra Lachis entre les mains d’Israël, qui la prit le second jour, et la frappa du tranchant de l’épée, elle et tous les êtres vivants qui s’y trouvaient, comme il avait fait pour Lebna. — Alors Horam, roi de Gaser, monta pour secourir Lachis ; Josué le battit, lui et son peuple, sans laisser échapper personne. Josué, et tout Israël avec lui, passa de Lachis à Eglon ; ils établirent leur camp devant elle et l’attaquèrent. Ils la prirent le même jour, et la frappèrent du tranchant de l’épée ; tous les êtres vivants qui s’y trouvaient, Josué les dévoua par anathème ce jour-là, selon tout ce qu’il avait fait pour Lachis.

Josué, et tout Israël avec lui, monta d’Églon à Hébron, et ils l’attaquèrent. L’ayant prise, ils la frappèrent du tranchant de l’épée, elle, son roi, toutes les villes de sa dépendance et tous les êtres vivants qui s’y trouvaient, sans laisser échapper personne, comme Josué avait fait pour Eglon ; et il la dévoua par anathème, avec tous les êtres vivants qui s’y trouvaient. Josué, et tout Israël avec lui, se tourna vers Dabir, et il l’attaqua. Il la prit, elle, son roi et toutes les villes de sa dépendance ; et ils les frappèrent du tranchant de l’épée, et ils dévouèrent par anathème tous les êtres vivants qui s’y trouvaient, sans laisser échapper personne. Josué traita Dabir et son roi comme il avait traité Hébron, et comme il avait traité Lebna et son roi. Josué frappa tout le pays : la Montagne, le Négéb, le bas pays et les coteaux, avec tous leurs rois, sans laisser échapper personne, dévouant par anathème tout ce qui avait vie, comme l’avait ordonné Yahweh, le Dieu d’Israël. Josué les battit de Cadès-Barné à Gaza, et tout le pays de Gosen jusqu’à Gabaon.

Livre de Josué 15, 41 (Macéda)

Js 15, 41 : Gideroth, Beth-Dagon, Naama et Macéda : seize ville et leurs villages.

Livre de Josué 15, 56 (Zanuah)

Js 15,56 : « Jezraël, Jucadam, Zanoé »

Premier Livre de Samuel 6, 1-15 (Bet-Shémesh - L'Arche rendue par les Philistins)

1 S 6,1-15 : L’arche de Yahweh fut sept mois dans le pays des Philistins. Et les Philistins appelèrent les prêtres et les devins et leur dirent : « Que ferons-nous de l’arche de Yahweh ? Faites-nous connaître comment nous devons la renvoyer en son lieu. » Ils répondirent : « Si vous renvoyez l’arche du Dieu d’Israël, ne la renvoyez pas à vide, mais ne manquez pas de lui faire une offrande de réparation ; vous guérirez alors et vous saurez pourquoi sa main ne s’est pas retirée de vous. Les Philistins dirent : « Quelle offrande de réparation lui feront-nous ? » Ils répondirent : « Cinq tumeurs d’or et cinq souris d’or, selon le nombre des princes des Philistins, car une même plaie a été sur vous et sur vos princes. Faites donc des figures de vos tumeurs et des figures de vos souris qui ravagent le pays, et donnez ainsi gloire au Dieu d’Israël : peut-être cessera-t-il d’appesantir sa main sur vous, sur vos dieux et sur votre pays. Pourquoi endurciriez-vous votre cœur, comme l’Égypte et Pharaon ont endurci le leur ? N’ont-il pas, lorsqu’il eut exercé ses châtiments sur eux, laissé partir les enfants d’Israël ? Maintenant donc faites un chariot neuf, et prenez deux vaches qui allaitent et qui n’aient point porté le joug ; attelez les vaches au chariot, et ramenez loin d’elles leurs petits à l’étable. Vous prendrez l’arche de Yahweh et vous la mettrez sur le chariot ; puis, ayant placé à côté d’elle, dans un coffret, les objets d’or que vous aurez donnés en offrande de réparation, vous la renverrez et elle s’en ira. Suivez-la du regard : si elle monte par le chemin de sa frontière, vers Beth-Samès, c’est Yahweh qui nous a fait ce grand mal ; sinon, nous saurons que ce n’est pas sa main qui nous a frappés, et que cela nous est arrivé par hasard. »

Ces gens firent ainsi ; ayant pris deux vaches qui allaitaient, ils les attelèrent au chariot et ils enfermèrent leurs petits dans l’étable. Ils mirent sur le chariot l’arche de Yahweh, et le coffret avec les souris d’or et les figures de leurs tumeurs. Les vaches prirent tout droit le chemin de Beth-Samès ; elles suivirent toujours la même route en marchant et en mugissant, sans se détourner ni à droite ni à gauche. Les princes des Philistins allèrent derrière elles jusqu’à la frontière de Beth-Samès. Les gens de Beth-Samès étaient à moissonner le blé dans la vallée. Levant les yeux, ils aperçurent l’arche, et se réjouirent en la voyant. Le chariot arriva dans le champ de Josué le Bethsamite et s’y arrêta. Il y avait là une grosse pierre. On fendit le bois du chariot et l’on offrit les vaches en holocauste à Yahweh. Les Lévites, après avoir descendu l’arche de Yahweh, et le coffret qui était auprès, renfermant les objets d’or, posèrent le tout sur la grosse pierre. Les gens de Beth-Samès offrirent en ce jour-là des holocaustes et des sacrifices à Yahweh.

Premier livre de Samuel 17, 1-54 (Gat | Soco | Azéqa | Vallée de Tébérinthe | David et Goliath)

1 S 17,1 : Les Philistins, ayant rassemblé leurs armées pour faire la guerre, se réunirent à Socho, qui appartient à Juda ; ils campèrent entre Socho et Azéca, à Ephès-Dommim.

1 S 17,2-54 : Saül et les hommes d’Israël se rassemblèrent aussi et campèrent dans la vallée de Térébinthe ; ils se rangèrent en bataille en face des Philistins. Les Philistins étaient postés sur la montagne d’un côté, et Israël était posté sur la montagne de l’autre côté : la vallée était entre eux. Alors sortit des camps des Philistins un champion ; il se nommait Goliath, il était de Geth, et sa taille était de six coudées et un palme. Un casque d’airain couvrait sa tête, et il portait une cuirasse à écailles ; et le poids de la cuirasse était de cinq mille sicles d’airain. Il avait aux pieds une chaussure d’airain et un javelot d’airain entre ses épaules. Le bois de sa lance était comme une ensouple de tisserand, et la pointe de sa lance pesait six cents sicles de fer ; celui qui portait son bouclier marchait devant lui. Goliath s’arrêta et, s’adressant aux bataillons d’Israël, il leur cria : « Pourquoi êtes-vous sortis pour vous ranger en bataille ? Ne suis-je pas le Philistin, et n’êtes-vous pas les esclaves de Saül ? Choisissez un homme qui descende contre moi. S’il l’emporte en se battant avec moi et qu’il me tue, nous vous serons assujettis ; mais si je l’emporte sur lui et que je le tue, vous nous serez assujettis et vous nous servirez. »

Le Philistin ajouta : « Je jette aujourd’hui ce défi à l’armée d’Israël : Donnez-moi un homme, et nous nous battrons ensemble. » En entendant ces paroles du Philistin, Saül et tout Israël furent effrayés et saisis d’une grande crainte. Or David était fils de cet Ephratéen de Bethléem de Juda nommé Isaï, qui avait huit fils ; cet homme, au temps de Saül, était vieux, avancé en âge. Les trois fils aînés d’Isaï étaient allés suivre Saül à la guerre ; et les noms de ces trois fils qui étaient allés à la guerre étaient Eliab l’aîné, Abinadab le second, et Samma le troisième. David était le plus jeune. Les trois aînés suivaient Saül, et David allait et venait d’auprès de Saül, pour paître les brebis de son père à Bethléem. Le Philistin s’avançait matin et soir, et il se présenta pendant quarante jours. Isaï dit à David, son fils : « Prends pour tes frères cet épha de grain rôti et ces dix pains, et cours au camp vers tes frères. Et ces dix fromages, porte-les au chef de leur millier. Tu visiteras tes frères pour voir s’ils se portent bien, et tu prendras d’eux un gage. Saül et eux, et tous les hommes d’Israël, sont dans la vallée de Térébinthe, faisant la guerre aux Philistins. »

David se leva de bon matin et, laissant les brebis à un gardien, il prit les provisions et partit, comme Isaï le lui avait commandé. Quand il arriva au campement, l’armée sortait du camp pour se ranger en bataille et on poussait des cris de guerre. Israélites et Philistins se rangèrent en ligne, troupe contre troupe. David déposa ses bagages entre les mains du gardien des bagages, et courut vers la troupe. Aussitôt arrivé, il demanda à ses frères comment ils se portaient. Pendant qu’il s’entretenait avec eux, voici que le champion, — il se nommait Goliath, le Philistin de Geth, — s’avança hors des rangs des Philistins, tenant les mêmes discours et David l’entendit. En voyant cet homme, tous ceux d’Israël se retirèrent devant lui, saisis d’une grande crainte. Un Israélite dit : « Voyez-vous cet homme qui s’avance ? C’est pour défier Israël qu’il s’avance. Celui qui le tuera, le roi le comblera de grandes richesses, il lui donnera sa fille et il affranchira de toute charge la maison de son père en Israël. » David dit aux hommes qui se tenaient près de lui : « Que fera-t-on à celui qui tuera ce Philistin et qui ôtera l’opprobre de dessus Israël ? Qui est donc ce Philistin, cet incirconcis, pour insulter les troupes du Dieu vivant ? » Le peuple lui répéta les mêmes paroles, en disant : « Voilà ce qu’on fera à celui qui le tuera. » Eliab, son frère aîné, l’entendit parler aux hommes, et la colère d’Eliab s’enflamma contre David, et il dit : « Pourquoi es-tu descendu, et à qui as-tu laissé ce petit nombre de brebis dans le désert ? Je connais ton orgueil et la malice de ton cœur ; c’est pour voir la bataille que tu es descendu. »

David répondit : « Qu’ai-je fait maintenant ? N’est-ce pas une simple parole ? » Et, se détournant de lui pour s’adresser à un autre, il tint le même langage ; et le peuple lui répondit comme la première fois. Lorsqu’on eut entendu les paroles prononcées par David, on les rapporta à Saül, qui le fit venir. David dit à Saül : « Que le cœur ne défaille à personne ! Ton serviteur ira combattre contre ce Philistin. » Saül dit à David : « Tu ne peux aller contre ce Philistin pour combattre avec lui, car tu es un enfant, et il est un homme de guerre depuis sa jeunesse. » David dit à Saül : « Lorsque ton serviteur faisait paître les brebis de son père, et qu’un lion ou un ours venait et enlevait une brebis du troupeau, je me mettais à sa poursuite, je le frappais et j’arrachais la brebis de sa gueule ; s’il se dressait contre moi, je le saisissais à la mâchoire, je le frappais et je le tuais. Ton serviteur a tué le lion comme l’ours, et il en sera du Philistin, de cet incirconcis, comme de l’un d’eux, car il a insulté les troupes du Dieu vivant. » David ajouta : « Yahweh qui m’a délivré du lion et de l’ours, me délivrera aussi de la main de ce Philistin. » Et Saül dit à David : « Va, et que Yahweh soit avec toi ! »

Saül fit revêtir David de ses habits, mit sur sa tête un casque d’airain et l’endossa d’une cuirasse ; puis David ceignit l’épée de Saül par-dessus son armure, et il essaya de marcher, car il n’avait jamais essayé d’armure. David dit à Saül : « Je ne puis marcher avec ces armes, je n’y suis point accoutumé. » Et, s’en étant débarrassé, David prit en main son bâton, choisit dans le torrent cinq cailloux polis et les mit dans son sac de berger, dans sa gibecière. Puis, sa fronde à la main, il s’avança vers le Philistin. Le Philistin s’approcha peu à peu de David, précédé de l’homme qui portait le bouclier. Le Philistin regarda, vit David et le méprisa, car il était très jeune, blond et beau de visage. Le Philistin dit à David : « Suis-je un chien, que tu viennes à moi avec un bâton ? » Et le Philistin maudit David par ses dieux. Et le Philistin dit à David : « Viens à moi, que je donne ta chair aux oiseaux du ciel et aux bêtes des champs. » David répondit au Philistin : « Tu viens à moi avec l’épée, la lance et le javelot ; et moi je viens à toi au nom de Yahweh des armées, du Dieu des bataillons d’Israël, que tu as insulté. Aujourd’hui Yahweh te livrera entre mes mains, je te frapperai et j’enlèverai ta tête de dessus toi ; aujourd’hui je donnerai les cadavres de l’armée des Philistins aux oiseaux du ciel et aux animaux de la terre ; et toute la terre saura qu’Israël a un Dieu ; et toute cette multitude saura que ce n’est ni par l’épée ou par la lance que Yahweh sauve, car à Yahweh appartient la guerre, et il vous a livrés entre nos mains. »

Le Philistin, s’étant levé, se mit en marche et s’avança au-devant de David, et David se hâta de courir, vers le front de la troupe, à la rencontre du Philistin. David mit la main dans sa gibecière, en retira une pierre et la lança avec sa fronde ; il frappa le Philistin au front, et la pierre s’enfonça dans son front, et il tomba le visage contre terre. Ainsi David, avec une fronde et une pierre, fut plus fort que le Philistin, il frappa à mort le Philistin. Et il n’y avait pas d’épée dans la main de David. David courut, s’arrêta près du Philistin et, s’étant saisi de son épée qu’il tira du fourreau, il le tua et lui coupa la tête avec elle. Voyant leur héros mort, les Philistins prirent la fuite. Et les hommes d’Israël et de Juda se levèrent, en poussant des cris, et poursuivirent les Philistins jusqu’à l’entrée de Geth et jusqu’aux portes d’Accaron. Les cadavres des Philistins jonchèrent le chemin de Saraïm jusqu’à Geth et jusqu’à Accaron. À leur retour de la poursuite des Philistins, les enfants d’Israël pillèrent leur camp. David prit la tête du Philistin et la fit porter à Jérusalem, et il mit dans sa tente les armes du Philistin.

Premier livre de Samuel 27, 1-4 (Gat, Geth | David, Akish, Saül)

1 S 27,1-4 : David se dit à lui-même : « Je périrai un jour par la main de Saül ; il n’y a rien de mieux pour moi que de me réfugier promptement au pays des Philistins, afin que Saül renonce à me chercher encore dans tout le territoire d’Israël ; j’échapperai ainsi à sa main. » Et David s’étant levé, lui et les six cents hommes qui étaient avec lui, ils passèrent chez Achis, fils de Maoch, roi de Geth. David demeura auprès d’Achis, à Geth, lui et ses gens, chacun avec sa famille, et David avec ses deux femmes, Achinoam de Jezraël, et Abigaïl de Carmel, femme de Nabal. On annonça à Saül que David s’était enfui à Geth, et il ne recommença pas à le poursuivre.

Livre des Juges 13, 2 (Corea)

Jg 13,2 : Il y avait un homme de Saraa, de la famille des Danites, nommé Manué ; sa femme était stérile, et n’avait pas enfanté.

Livre des Juges 14, 1-20 (Samsom - Timna)

Jg 14,1-20 : Samson descendit à Thamna, et il vit à Thamna une femme d’entre les filles des Philistins. Lorsqu’il fut remonté, il le déclara à son père et à sa mère, en disant : « J’ai vu à Thamna une femme d’entre les filles des Philistins ; prenez-la maintenant pour être ma femme. » Son père et sa mère lui dirent : « N’y a-t-il point de femme parmi les filles de tes frères et dans tout notre peuple, que tu ailles prendre une femme chez les Philistins, qui sont incirconcis ? » Et Samson dit à son père : « Prends celle-là pour moi, car elle me plaît. » Son père et sa mère ne savaient pas que cela venait de Yahweh ; car il cherchait une occasion de querelle venant des Philistins. — En ce temps-là les Philistins dominaient sur Israël. Samson descendit avec son père et sa mère à Thamna. Lorsqu’ils arrivèrent aux vignes de Thamna, voici qu’un jeune lion rugissant vint à sa rencontre. L’Esprit de Yahweh saisit Samson ; et, sans avoir rien à la main, Samson déchira le lion comme on déchire un chevreau. Et il ne raconta pas à son père et à sa mère ce qu’il avait fait.

Il descendit et parla à la femme, et elle lui plut. Quelque temps après, s’étant rendu de nouveau à Thamna pour la prendre, il fit un détour pour voir le cadavre du lion, et voici qu’il y avait un essaim d’abeilles et du miel dans le corps du lion. Il en prit dans ses mains et en mangea chemin faisant ; et lorsqu’il fut arrivé près de son père et de sa mère, il leur en donna et ils en mangèrent ; mais il ne leur dit pas qu’il avait pris le miel dans le corps du lion. Le père de Samson descendit chez la femme ; et là, Samson donna un festin, car c’était la coutume des jeunes gens. Dès qu’on le vit, on invita trente compagnons pour être avec lui.

Samson leur dit : « Je vais vous proposer une énigme. Si vous me l’expliquez pendant les sept jours du festin et si vous la devinez, je vous donnerai trente tuniques et trente vêtements de rechange ; mais si vous me pouvez pas me l’expliquer, c’est vous qui me donnerez trente tuniques et trente vêtements de rechange. » Ils lui dirent : « Propose ton énigme, que nous l’entendions. » Il leur dit : « De celui qui mange est sorti ce qui se mange, du fort est sorti le doux. » Pendant trois jours, ils ne purent expliquer l’énigme. Le septième jour, ils dirent à la femme de Samson : « Persuade à ton mari de nous expliquer l’énigme ; sinon, nous te brûlerons, toi et la maison de ton père. C’est pour nous dépouiller que vous nous avez invités, sans doute ? » La femme de Samson pleurait auprès de lui et disait : « Tu n’as pour moi que de la haine, et tu me m’aimes pas. Tu as proposé une énigme aux fils de mon peuple, et tu ne me l’as pas expliquée ! » Il lui répondit : « Je ne l’ai expliquée ni à mon père ni à ma mère, et je te l’expliquerais ! » Elle pleura ainsi devant lui pendant les sept jours que dura le festin ; le septième jour, comme elle le tourmentait, il lui expliqua l’énigme, et elle l’expliqua aux enfants de son peuple. Les gens de la ville dirent à Samson, le septième jour, avant le coucher du soleil : « Quoi de plus doux que le miel, et quoi de plus fort que le lion ? » Et il leur dit : « Si vous n’aviez pas labouré avec ma génisse, vous n’auriez pas deviné mon énigme. » L’Esprit de Yahweh le saisit, et il descendit à Ascalon. Il y tua trente hommes et, ayant pris leurs dépouilles, il donna les vêtements de rechange à ceux qui avaient expliqué l’énigme. Puis, enflammé de colère, il monta à la maison de son père. La femme de Samson fut donnée à l’un de ses compagnons qu’il s’était choisi pour ami.

EMV 217.4 · Tome 3, p. 459-460

L’Evangile tel qu'il m'a été révélé

Voir dans son contexte

Citation

« Venez, allons chercher un lit dans les sables, qui ne sont plus loin maintenant. Nous aurons toujours les étoiles pour compagnes et la rosée nous rafraîchira. Dieu, qui a envoyé la manne à Israël, pourvoira à nous nourrir nous aussi, qui sommes pauvres et qui lui sommes fidèles. »

Jésus plante là le groupe hargneux et part avec ses disciples alors que la nuit tombe avec les premières ombres violettes…

Ils trouvent finalement une haie de figuiers d’Inde aux sommets desquels, hérissées de piquants, des figues commencent à mûrir. Mais tout est bon pour qui a faim et, en se piquant les doigts, ils cueillent les plus mûres et vont à l’endroit où les champs font place à des dunes de sable. De loin arrive la rumeur de la mer.

« Arrêtons-nous ici. Le sable est fin et chaud. Demain, nous entrerons à Ashqelôn », dit Jésus, et tous tombent de fatigue au pied d’une haute dune.

Détail

Contestation émise : les figuiers de barbarie sont un anachronisme. Voir l'annotation.

Contextualisation : Jésus s'en va après avoir été accosté par un groupe de pharisiens hostile.

Annotation

Ils trouvent finalement une haie de figuiers d’Inde aux sommets desquels, hérissées de piquants, des figues commencent à mûrir. Cette mention intrigue : le figuier d’Inde ou figuier de Barbarie est censé avoir été importé du Mexique par Christophe Colomb. S’agit-il d’un anachronisme grossier ou d’une connaissance rare de Maria Valtorta ? Voir le commentaire ainsi qu'une vidéo sur le sujet.