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Nouveau Testament

Page 91 sur 189

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EMV 122.6.13 · Tome 2, p. 315 et 321-322

L’Evangile tel qu'il m'a été révélé

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« Qu’a-t-elle, cette femme ? »

Ils sont déjà dans la cour et Jésus remarque une femme qui pleure.

« Je ne le sais pas. Elle était là déjà hier, et hier aussi elle pleurait. Quand tu parlais avec Manahen, elle a failli venir à ta rencontre, puis elle s’en est allée. Elle doit habiter au village ou dans le voisinage, puisqu’elle est revenue. Elle ne paraît pas malade...

– Que la paix soit avec toi, femme », dit Jésus, en passant auprès d’elle.

Elle répond doucement : « Et avec toi. » Rien d’autre.

Il doit y avoir au moins trois cents personnes. Sous l’appentis il y a des estropiés, des aveugles, des muets ; il y en a un qui est tout agité par un tremblement ; il y a un tout jeune garçon, manifestement hydrocéphale, qu’un homme tient par la main. Il ne fait que geindre, baver, remuer la tête, l’air hébété.

« C’est peut-être le fils de cette femme ? demande Jésus.

– Je l’ignore. Simon s’occupe des pèlerins et il est au courant. »

On appelle Simon le Zélote et on l’interroge. Mais l’homme n’est pas avec la femme. Elle est seule.

« Elle ne fait que pleurer et prier. Elle m’a demandé, il y a peu de temps : “ Est-ce que le Maître guérit aussi les coeurs ? ” explique Simon.

– Ce sera quelque femme trahie » commente Pierre.

Pendant que Jésus se dirige vers les malades, Barthélemy et Matthieu se rendent à la purification avec de nombreux pèlerins.

La femme pleure dans son coin et ne bouge pas. (...)

[Le Christ donne un discours à la Belle-Eau sur le Commandement : "Tu honoreras ton père et ta mère. Il parle également de la maladie peu avant son discours. Ensuite, il congédie tous ceux qui sont présents.]

122.13 Ceux qui partent s’en vont rapidement. Ceux qui restent entrent dans la troisième pièce. Ils mangent leur pain ou celui que les disciples leur offrent au nom de Dieu. On a disposé des planches et de la paille sur des chevalets rudimentaires et les pèlerins peuvent y dormir.

La femme voilée s’en va d’un pas rapide. Celle qui pleurait auparavant et a continué de pleurer pendant que Jésus parlait, tourne sur place, incertaine, puis se décide à partir.

Jésus entre dans la cuisine pour prendre sa nourriture, mais à peine a-t-il commencé de manger que l’on frappe à la porte.

André, qui en est le plus près, se lève et sort dans la cour. Il parle, puis rentre :

« Maître, une femme, celle qui pleurait, te demande. Elle dit qu’elle doit partir et qu’elle doit te parler.

– Mais si c’est comme ça, comment et quand va manger le Maître ? s’exclame Pierre.

– Il fallait lui dire de revenir plus tard, dit Philippe.

– Silence. Je mangerai après. Continuez, vous autres. »

Jésus sort. La femme est là, dehors.

« Maître... un mot... Tu as dit... Oh ! Viens derrière la maison ! Il m’est pénible de parler de ma souffrance ! »

Jésus la satisfait sans mot dire. C’est seulement quand il arrive derrière la maison qu’il demande :

« Que désires-tu de moi ?

– Maître... je t’ai écouté d’abord quand tu parlais parmi nous... et puis je t’ai écouté quand tu as prêché. On dirait que tu as parlé pour moi. Tu as dit que dans toute maladie physique ou morale, il y a Satan... J’ai un fils qui a le coeur malade. S’il t’avait entendu quand tu parlais des parents ! C’est mon tourment. Il s’est fourvoyé avec de mauvais camarades et il est... il est exactement comme tu dis... un voleur... il l’est à la maison pour l’instant, mais... Il aime les rixes... il veut dominer... Jeune comme il est, il se ruine en débauche et en ripailles. Mon mari veut le chasser. Moi... moi, je suis sa mère... et je souffre à en mourir. Tu vois comme je suis angoissée ? Mon coeur se brise sous tant de douleur. C’est depuis hier que je veux te parler car... j’espère en toi, mon Dieu. Mais je n’osais rien dire. C’est si pénible pour une mère d’avouer : “ Mon fils est un vaurien ” ! »

La femme pleure, courbée et douloureuse, devant Jésus.

« Ne pleure plus. Il va guérir de son mal.

– S’il pouvait t’entendre, oui. Mais il ne veut pas t’écouter. Ah ! Il ne guérira jamais !

– Mais as-tu de la foi pour lui ? Le veux-tu pour lui ?

– C’est à moi que tu le demandes ? Je suis venue de Haute-Pérée pour te prier en sa faveur...

– Alors, va ! Quand tu arriveras chez toi, ton fils viendra à ta rencontre, repenti.

– Mais comment ?

– Comment ? Crois-tu que Dieu ne puisse faire ce que je lui demande ? Ton fils est là-bas. Je suis ici. Mais Dieu est partout. Je dis à Dieu : “ Père, pitié pour cette mère. ” Et Dieu fera retentir son appel dans le coeur de ton fils. Va, femme. Un jour je passerai dans la région de ton village et toi, fière de ton garçon, tu viendras à ma rencontre avec lui. Quand il pleurera sur tes genoux en te demandant pardon et en te racontant la lutte mystérieuse d’où il est sorti avec une âme nouvelle, et qu’il te demandera comment cela est arrivé, dis-lui : “ C’est par Jésus que tu es né une seconde fois, au bien, cette fois. ” Parle-lui de moi. Si tu es venue vers moi, cela veut dire que tu sais. Fais en sorte que lui, il sache et pense à moi pour trouver en lui la force qui sauve. Adieu. Paix à la mère qui a eu foi, au fils qui revient, au père joyeux, à la famille rassemblée. Va. »

La femme s’en va vers le village et tout prend fin.

Détail

Une mère accablée a un fils perverti et mauvais, Philippe d'Arbela. Elle est broyée et pleure beaucoup. Après le discours de Jésus, sur le Commandement "Tu honoreras ton père et ta mère", la femme vient le trouver pour parler de son fils.

EMV 122.6.7 · Tome 2, p. 315-317

L’Evangile tel qu'il m'a été révélé

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Citation

Il doit y avoir au moins trois cents personnes. Sous l’appentis il y a des estropiés, des aveugles, des muets ; il y en a un qui est tout agité par un tremblement ; il y a un tout jeune garçon, manifestement hydrocéphale, qu’un homme tient par la main. Il ne fait que geindre, baver, remuer la tête, l’air hébété. (...)

Jésus ne refuse le miracle à personne. Comme il est beau, celui du simplet à qui, par son souffle, il infuse l’intelligence, en tenant sa grosse tête entre ses longues mains. Tout le monde se presse autour d’eux. Même la femme voilée – peut-être parce qu’il y a beaucoup de monde – ose s’approcher un peu et se tient auprès de la femme en pleurs.

Jésus dit au simple d’esprit :

« Je veux en toi la lumière de l’intelligence pour qu’elle te conduise à la lumière de Dieu. Ecoute : dis avec moi : “ Jésus. ” Dis-le, je le veux. »

Le pauvret qui auparavant geignait comme une bête, et rien d’autre, bredouille avec peine : « Jésus », ou plutôt : « Jegiu. »

« Encore, ordonne Jésus en tenant toujours entre ses mains la tête difforme et en le maîtrisant du regard.

– Jés-sus.

– Encore !

– Jésus ! » dit finalement le simplet.

Son oeil n’est plus inexpressif, sa bouche a un sourire différent.

« Homme, dit Jésus au père. Tu as eu la foi, ton fils est guéri. Interroge-le. Le nom de Jésus est miraculeux contre les maladies et les passions. »

L’homme dit à son fils :

« Qui suis-je ? »

Et le garçon :

« Mon père. »

L’homme serre son fils sur son coeur et explique :

« Il est né comme ça. Ma femme est morte en le mettant au monde et lui, il était handicapé mental et ne parlait pas. Maintenant, voyez. J’ai eu la foi, oui. Je viens de Joppé. Que dois-je faire pour toi, Maître ?

– Etre bon, et ton fils avec toi. Rien de plus.

– Et t’aimer. Oh ! Allons tout de suite le dire à la mère de ta mère. C’est elle qui m’a décidé à venir. Qu’elle soit bénie ! »

Les deux hommes repartent, tout heureux. Il ne reste de l’infirmité passée du garçon que sa grosse tête. L’expression et la parole sont normales.

122.8 « Mais c’est par ta volonté qu’il est guéri, ou par la puissance de ton nom ? demandent plusieurs.

– Par la volonté du Père, toujours bienveillant pour le Fils. Mais mon nom aussi est salut. Vous le savez : Jésus veut dire Sauveur. Il y a la santé de l’âme et celle du corps. Celui qui invoque le nom de Jésus avec une vraie foi se relève des maladies et du péché car, dans toute maladie spirituelle ou physique, il y a la griffe de Satan. Il crée les maladies physiques pour amener à la révolte et au désespoir par la souffrance de la chair, et les maladies morales ou spirituelles pour conduire à la damnation.

– Alors, selon toi, dans toutes les afflictions du genre humain, Belzébuth n’est pas étranger.

– Il n’y est pas étranger. C’est par lui que la maladie et la mort sont entrées dans le monde. C’est par lui également que sont entrés dans le monde le crime et la corruption. Quand vous voyez une personne tourmentée par quelque malheur, pensez que c’est par Satan qu’elle souffre. Quand vous voyez qu’une personne est cause de malheur, pensez aussi qu’elle est un instrument de Satan.

– Mais les maladies viennent de Dieu.

– Les maladies sont un désordre dans l’ordre. Dieu, en effet, a créé l’homme en bonne santé et parfait. Le désordre amené par Satan dans l’ordre donné par Dieu a suscité les infirmités de la chair et les conséquences qui en découlent, à savoir la mort ou bien les hérédités funestes. L’homme a hérité d’Adam et d’Eve le péché originel, mais pas cela seulement. Et le péché s’étend toujours plus, embrassant les trois branches de l’homme : la chair toujours plus vicieuse et par là faible et malade, le moral toujours plus orgueilleux et par là plus corrompu, l’âme toujours plus incrédule, c’est-à-dire toujours plus idolâtre. A cause de cela, il faut, comme je l’ai fait avec ce simple d’esprit, enseigner le nom qui met Satan en fuite, le graver dans l’esprit et dans le coeur, le mettre sur le moi comme un sceau de propriété.

– Mais est-ce que tu nous possèdes ? Qui es-tu, pour te croire aussi grand ?

– S’il en était ainsi ! Mais non. Si je vous possédais, vous seriez déjà sauvés. Et ce serait mon droit. Car moi, je suis le Sauveur et je devrais posséder ceux que j’ai sauvés. Mais je sauverai ceux qui auront foi en moi.

Détail

Jésus guérit un handicapé mental de naissance en lui faisant répéter son Nom : "Jésus". Le nom de Jésus est salut.

EMV 122.8 · Tome 2, p. 317

L’Evangile tel qu'il m'a été révélé

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Citation

– Mais est-ce que tu nous possèdes ? Qui es-tu, pour te croire aussi grand ?

– S’il en était ainsi ! Mais non. Si je vous possédais, vous seriez déjà sauvés. Et ce serait mon droit. Car moi, je suis le Sauveur et je devrais posséder ceux que j’ai sauvés. Mais je sauverai ceux qui auront foi en moi.

Détail

Jésus dit qu'il faut poser son nom sur nos âmes et nos coeurs, tel un sceau qui nous protège de la griffe de Satan. On lui demande alors :

EMV 122.9 · Tome 2, p. 318

L’Evangile tel qu'il m'a été révélé

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Citation

« Eux [les pharisiens], ils sont pleins de rancoeur parce que tu attires les foules. Le sais-tu ?

– Je le sais » répond brièvement Jésus.

Il s’ensuit une discussion sur les raisons ou du moins la façon d’agir des pharisiens. Mais Jésus coupe court par un : « Ne critiquez pas » qui n’admet pas de réplique.

EMV 122.10.12 · Tome 2, p. 318-321

L’Evangile tel qu'il m'a été révélé

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« Que la paix soit avec vous tous.

Puisque maintenant vous venez ici dès le matin, j’ai pensé qu’il serait plus pratique que je vous parle de Dieu le matin et que vous partiez à midi. J’ai pensé aussi à loger les pèlerins qui ne peuvent pas retourner chez eux dans la soirée. Je suis pèlerin, à mon tour, et je ne possède que le minimum indispensable que m’a donné la piété d’un ami. Jean possède encore moins que moi. Mais vers Jean vont des personnes en bonne santé ou simplement peu malades, estropiées, aveugles, muettes. Pas des mourants ou de grands fiévreux comme vers moi. Ils vont à lui pour le baptême de pénitence. Vous venez aussi à moi pour obtenir la guérison physique. La Loi dit :

“ Aime ton prochain comme toi-même. ” Je pense et je dis : comment montrerais-je mon amour pour mes frères si je fermais mon cœur à leurs besoins, même physiques ? Et je conclus : je leur donnerai ce qu’on m’aura donné. Je tendrai la main aux riches, je quêterai pour recevoir le pain des pauvres. En renonçant à mon lit, j’accueillerai celui qui est fatigué et souffrant.

Nous sommes tous frères. Or l’amour ne se prouve pas par des mots mais par des actes. Celui qui ferme son coeur à son semblable a un coeur de Caïn. Celui qui n’a pas d’amour est rebelle au commandement de Dieu. Nous sommes tous frères. Et pourtant je vois et vous voyez que, à l’intérieur même des familles – là où un même sang, une même chair scellent la fraternité qui nous vient d’Adam –, il existe haines et désaccords. Les frères s’opposent à leurs frères, les enfants à leurs parents, les conjoints deviennent des ennemis l’un pour l’autre.

Mais, pour n’être pas toujours de mauvais frères, et des époux un jour adultères, il faut apprendre dès le premier âge le respect de la famille, cet organisme qui est à la fois le plus petit et le plus grand du monde. Le plus petit par rapport à l’organisme d’une cité, d’une région, d’une nation, d’un continent. Mais le plus grand parce que le plus ancien et parce qu’il fut établi par Dieu quand l’idée de patrie, de pays n’existait pas encore. Mais déjà le noyau familial était vivant et actif, source pour la race et pour les races, petit royaume dont l’homme est le roi, la femme la reine et les fils des sujets. Un royaume peut-il durer si la division et l’inimitié prévalent chez ses habitants ? Impossible. Et en vérité une famille ne se maintient pas sans obéissance, respect, économie, bonne volonté, amour du travail et affection.

122.11 “ Honore ton père et ta mère ” dit le Décalogue.

Comment les honore-t-on ? Pourquoi doit-on les honorer ?

L’honneur suppose une obéissance véritable, un amour sans faille, un respect confiant, une crainte respectueuse qui n’exclut pas la confiance, mais en même temps ne nous fait pas traiter les personnes âgées comme si nous étions des esclaves et des inférieurs. On doit les honorer car, après Dieu, nos parents nous ont donné la vie et ont subvenu à tous nos besoins matériels, ils ont été les premiers maîtres et les premiers amis du jeune être arrivé sur la terre.

On dit : “ Que Dieu te bénisse ”, on dit : “ merci ” à quelqu’un qui ramasse un objet tombé ou nous donne un morceau de pain. Et à ceux qui se tuent au travail pour nous rassasier, pour tisser nos vêtements et les tenir propres, à ceux qui se lèvent pour surveiller notre sommeil, se refusent le repos pour nous soigner, nous font un lit de leur sein lors de nos fatigues les plus douloureuses, nous ne dirions pas, avec amour : “ Que Dieu te bénisse ” et “ merci ” ?

Ce sont nos maîtres. Un maître, on le craint et on le respecte. Mais le maître nous prend en charge quand nous savons déjà ce qui est indispensable pour nous conduire, nous nourrir et dire les choses essentielles, et il nous laisse quand le plus dur enseignement de la vie, c’est-à-dire “ le savoir-vivre ”, doit nous être encore enseigné. Et ce sont nos parents qui nous préparent à l’école d’abord, puis à la vie.

Ce sont nos amis. Quel ami peut être plus ami qu’un père ? Quelle amie plus amie qu’une mère ? Pouvez-vous avoir peur d’eux ? Pouvez-vous dire : “ Il me trahit, elle me trahit ” ? Et pourtant, voici le jeune homme sot et la jeune fille encore plus sotte qui prennent pour amis des étrangers, ferment leur coeur à leur père et à leur mère et se gâtent l’esprit et le coeur par des relations imprudentes, pour ne pas dire coupables, qui sont cause de larmes pour leurs parents, des larmes qui coulent comme des gouttes de plomb fondu sur leur coeur. Ces larmes, pourtant, je vous le dis, ne tombent pas dans la poussière et l’oubli. Dieu les recueille et les compte. Le martyre d’un père que l’on méprise sera récompensé par le Seigneur. Mais le supplice qu’un fils inflige à son père ne sera pas non plus oublié, même si ses parents, poussés par leur amour douloureux, implorent la pitié de Dieu pour leur fils coupable.

“ Honore ton père et ta mère si tu veux vivre longuement sur la terre ”, est-il dit. Et j’ajoute : “ Et éternellement dans le Ciel. ” le châtiment de vivre peu sur la terre pour avoir fait tort à ses parents serait trop léger ! L’au-delà n’est pas une fable et, dans l’au-delà, on sera récompensé ou puni d’après la vie que l’on aura menée sur la terre. Celui qui pèche contre son père, pèche contre Dieu, car Dieu a donné en faveur du père un commandement d’amour, et celui qui ne l’aime pas pèche. Aussi perd-il de cette façon plus que la vie matérielle, mais aussi la vraie vie dont je vous ai parlé : il va à la rencontre de la mort, il est déjà mort puisque son âme n’est plus en grâce auprès de son Seigneur. Il porte déjà le crime en lui, parce qu’il blesse l’amour le plus saint après celui de Dieu. Il porte en lui les germes des futurs adultères car un mauvais fils devient un époux infidèle. Il a en lui des tendances à la perversion sociale, parce que d’un mauvais fils sort un futur voleur, un assassin sinistre et violent, un froid usurier, un libertin séducteur, un jouisseur cynique, l’être répugnant qui trahit sa patrie, ses amis, ses enfants, son épouse, tout le monde. Or pouvez-vous avoir de l’estime et de la confiance pour celui qui n’a pas hésité à trahir l’amour d’une mère, et s’est moqué des cheveux blancs d’un père ?

122.12 Cependant, écoutez encore, car au devoir des enfants correspond un semblable devoir des parents. Malédiction aux enfants coupables ! Mais malédiction aussi aux parents coupables ! Agissez de façon que vos enfants ne puissent vous critiquer ni vous imiter dans le mal. Faites-vous aimer par un amour donné avec justice et miséricorde. Dieu est miséricorde. Que les parents, qui viennent tout de suite après Dieu, soient miséricorde. Soyez l’exemple et le réconfort de vos enfants. Soyez pour eux la paix et leur guide. Soyez leur premier amour. Une mère est toujours la première image de l’épouse que nous voudrions avoir. Un père a, pour ses jeunes filles, le visage dont elles rêvent pour époux. Faites surtout que vos fils et vos filles choisissent sagement leurs futurs conjoints, en pensant à leur mère, à leur père, et en voulant retrouver chez eux ce qui se trouve en leur père, en leur mère : une vertu vraie.

Si je devais parler jusqu’à épuiser ce sujet, le jour et la nuit n’y suffiraient pas. J’abrège donc par amour pour vous. Pour le reste, que l’Esprit éternel vous le dise. Moi, je jette la semence et puis je m’en vais. Mais chez les bons, la semence fera pousser des racines et produira un épi. Allez. Que la paix soit avec vous. »

Détail

La prédication sur le commandement "Tu honoreras ton père et ta mère" commence en 122.11.

Annotation

Puisque maintenant vous venez ici dès le matin, j’ai pensé qu’il serait plus pratique que je vous parle de Dieu le matin et que vous partiez à midi. J’ai pensé aussi à loger les pèlerins qui ne peuvent pas retourner chez eux dans la soirée : Jésus s'adresse aux pèlerins de la Belle-Eau.

EMV 122.11 · Tome 2, p. 320

L’Evangile tel qu'il m'a été révélé

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Citation

“ Honore ton père et ta mère si tu veux vivre longuement sur la terre ”, est-il dit. Et j’ajoute : “ Et éternellement dans le Ciel. ” Le châtiment de vivre peu sur la terre pour avoir fait tort à ses parents serait trop léger ! L’au-delà n’est pas une fable et, dans l’au-delà, on sera récompensé ou puni d’après la vie que l’on aura menée sur la terre. Celui qui pèche contre son père, pèche contre Dieu, car Dieu a donné en faveur du père un commandement d’amour, et celui qui ne l’aime pas pèche. Aussi perd-il de cette façon plus que la vie matérielle, mais aussi la vraie vie dont je vous ai parlé : il va à la rencontre de la mort, il est déjà mort puisque son âme n’est plus en grâce auprès de son Seigneur. Il porte déjà le crime en lui, parce qu’il blesse l’amour le plus saint après celui de Dieu. Il porte en lui les germes des futurs adultères car un mauvais fils devient un époux infidèle. Il a en lui des tendances à la perversion sociale, parce que d’un mauvais fils sort un futur voleur, un assassin sinistre et violent, un froid usurier, un libertin séducteur, un jouisseur cynique, l’être répugnant qui trahit sa patrie, ses amis, ses enfants, son épouse, tout le monde. Or pouvez-vous avoir de l’estime et de la confiance pour celui qui n’a pas hésité à trahir l’amour d’une mère, et s’est moqué des cheveux blancs d’un père ?