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Notes du thème

Les fins dernières de l'Homme

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EMV 50.8 · Tome 1

L’Evangile tel qu'il m'a été révélé

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Ne juge pas, mais, pour ton compte, abstiens-toi.

– Mais j’ai des yeux pour voir...

– N’y a-t-il que le mal à regarder, Simon ?

– Non, Maître.

– Dans ce cas pourquoi ne voir que le mal ?

– Tu as raison, Maître.

EMV 52.7 · Tome 1

L’Evangile tel qu'il m'a été révélé

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Ne l’ai-je donc pas dit ? “ Quiconque a mis la main à la charrue et regarde en arrière, pour prendre congé des siens, est impropre au Royaume de Dieu. ” J’avais mis la main à la charrue pour ouvrir par le soc, non pas la terre mais les coeurs, pour y semer la parole de Dieu. Je n’ai enlevé cette main que lorsqu’on m’a arraché de là pour la clouer sur la croix et ouvrir par la torture de ce clou le coeur de mon Père en faisant sortir de la plaie le pardon pour l’humanité.

Annotation

Evangile de Luc 9, 62

Lc 9, 62 : Jésus lui répondit : « Quiconque met la main à la charrue, puis regarde en arrière, n’est pas fait pour le royaume de Dieu. »

EMV 53.6 · Tome 1

L’Evangile tel qu'il m'a été révélé

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C’est Dieu qui est l’héritage de ses prêtres. Lui, le Père d’Israël, est plus Père pour eux qu’aucun autre père ne l’a jamais été, et il pourvoit à leur nourriture comme cela est juste. Mais pas plus. Il n’a promis aux serviteurs de son Sanctuaire ni richesses ni propriétés. Dans l’éternité, ils auront le Ciel pour récompenser leur justice, comme l’ont Moïse et Elie, Jacob et Abraham ; mais sur cette terre ils ne doivent posséder qu’un vêtement de lin et un diadème d’or incorruptible : pureté et charité. Le corps doit être le serviteur de l’âme, qui est le serviteur du Dieu vrai. Ce n’est pas le corps qui doit dominer l’âme et s’opposer à Dieu.

EMV 55.3 · Tome 1

L’Evangile tel qu'il m'a été révélé

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Un jour, les tombeaux scellés vomiront les vrais morts qui apparaîtront pour rire, de leurs yeux vides, de leurs mâchoires décharnées pour la joie lointaine, et pourtant ressentie par les squelettes, des esprits libérés de l’attente des limbes. Ils apparaîtront pour rire de joie à cette libération et pour frémir en sachant à quoi ils la doivent...

EMV 58.5 · Tome 1

L’Evangile tel qu'il m'a été révélé

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58.5 – Il en viendra d’autres ? Il y a ton cousin, et en Judée...

– Ah oui, beaucoup ! Mon Royaume est ouvert à tout le genre humain et, en vérité, je te dis que, au cours de la nuit des siècles, ma pêche sera plus abondante que la plus abondante des tiennes... que chaque siècle est une nuit où le guide et la lumière ne sont pas la pure lumière d’Orion ni celle de la lune qui parcourt le ciel, mais la parole du Christ et la grâce qui viendra de lui. Cette nuit connaîtra l’aurore d’un jour sans crépuscule, d’une lumière dans laquelle tous les fidèles vivront, d’un soleil qui revêtira les élus et les rendra beaux, éternels, heureux comme des dieux. Des dieux inférieurs au Père dont ils sont les fils et semblables à moi... Vous ne pouvez pas encore comprendre, mais en vérité, je vous dis que votre vie chrétienne vous obtiendra de ressembler à votre Maître et ce seront les mêmes signes qui vous feront resplendir dans le Ciel. Eh bien ! J’aurai, malgré la haine de Satan et la faible volonté de l’homme, une pêche plus abondante que la tienne.

– Mais serons-nous tes seuls apôtres ?

– Jaloux, Pierre ? Non, ne le sois pas. D’autres viendront et dans mon coeur, il y aura de l’amour pour tous. Ne sois pas avare, Pierre. Tu ne sais pas encore qui est celui qui t’aime. As-tu jamais compté les étoiles ? Et les pierres qui tapissent le fond du lac ? Non, tu ne le pourrais pas, mais encore moins pourrais-tu compter les battements d’amour dont mon coeur est capable. As-tu jamais pu compter le nombre de fois où la mer dépose sur le rivage le baiser de ses eaux au cours de douze lunes ? Non, tu ne le pourrais pas, mais tu pourrais encore moins compter les vagues d’amour qui se déversent de ce coeur pour donner ses baisers aux hommes. Sois sûr, Pierre, de mon amour. »

Pierre prend la main de Jésus et l’embrasse. Il est fortement ému.

Détail

Pierre demande s'il viendra beaucoup de disciples.

EMV 59.3-4 · Tome 1

L’Evangile tel qu'il m'a été révélé

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Jésus prend le rouleau et lit à l’endroit indiqué :

« “ Lève-toi et sanctifie le peuple et dis-leur : ‘ Sanctifiez-vous pour demain car ainsi parle Yahvé, le Dieu d’Israël : L’anathème est au milieu de toi, Israël. Tu ne pourras pas tenir devant tes ennemis jusqu’à ce que vous ayez écarté l’anathème du milieu de vous. ’ ” »

Il s’arrête, roule le rouleau et le rend. La foule est très attentive. Seul quelqu’un chuchote :

« Nous allons en entendre de belles contre les ennemis !

– C’est le Roi d’Israël, le Promis, qui rassemble son peuple ! »

59.4 Jésus tend les bras dans son attitude oratoire. Le silence est total.

« Celui qui est venu vous sanctifier s’est levé. Il est sorti du secret de la maison où il s’est préparé à cette mission. Il s’est purifié pour vous donner l’exemple de la purification. Il a pris position face aux puissants du Temple et au peuple de Dieu. Et maintenant, il est parmi vous. C’est moi ! Non pas comme le pensent et l’espèrent certains parmi vous qui ont l’esprit obscurci et le coeur troublé. Plus grand et plus noble est le Royaume dont je suis le futur Roi et auquel je vous appelle.

Je vous appelle, hommes d’Israël, avant tout autre peuple, parce que vous êtes ceux qui avez eu dans les pères de vos pères la promesse de cette heure et l’alliance avec le Seigneur Très-Haut. Mais ce ne sera pas à l’aide de foules armées ni par quelque féroce effusion de sang que ce Royaume se formera. Ce ne sont pas les violents ni les dominateurs, pas plus que les orgueilleux, les irascibles, les envieux, les luxurieux, les gens cupides qui y entreront, mais les bons, les doux, les chastes, les miséricordieux, les humbles, les patients, ceux qui aiment Dieu et leur prochain.

Israël ! Ce n’est pas contre les ennemis de l’extérieur que tu es appelé à combattre, mais contre les ennemis de l’intérieur, contre ceux qui se trouvent dans ton coeur, dans le coeur des dizaines de milliers de tes enfants. Otez l’anathème du péché de tous vos coeurs si vous voulez que demain le Seigneur vous rassemble et vous dise : “ Mon peuple, reçois le Royaume qui ne sera plus vaincu, ni envahi, ni attaqué par les ennemis. ”

Demain. Quand viendra ce lendemain ? Dans un an ou dans un mois ? Ne cherchez pas avec la soif malsaine de connaître l’avenir par des moyens qui ont le goût de coupables sorcelleries. Laissez aux païens l’esprit de la Pythie. Laissez au Dieu éternel le secret de son temps. Quant à vous, dès demain – le lendemain qui succèdera à cette heure du soir, celui qui viendra de nuit et surgira avec le chant du coq –, venez vous purifier par une pénitence authentique.

Repentez-vous de vos péchés pour être pardonnés et prêts pour le Royaume. Ecartez de vous l’anathème du péché. Chacun a le sien. Chacun a celui qui est contraire aux dix commandements du salut éternel. Examinez-vous chacun sincèrement et vous trouverez le point sur lequel vous vous êtes trompés. Ayez-en humblement un repentir sincère. Veuillez vous repentir, mais pas en paroles seulement. On ne se moque pas de Dieu et on ne le trompe pas. Mais repentez-vous avec la volonté arrêtée de changer de vie, de revenir à la Loi du Seigneur. Le Royaume des Cieux vous attend. Demain.

Demain ? demandez-vous. Ah ! L’heure de Dieu est toujours un prompt lendemain, même quand elle arrive au terme d’une longue vie comme celle des patriarches. L’éternité n’a pas, pour mesurer le temps, le lent écoulement du sablier. Ces mesures du temps que vous appelez jours, mois, années, siècles sont les battements de coeur de l’Esprit éternel qui vous garde en vie. Mais vous êtes éternels spirituellement et vous devez, spirituellement, garder la même méthode de mesure du temps que votre Créateur. Par conséquent, vous devez vous dire : “ Demain, ce sera le jour de ma mort ! ” Bien plus, il n’y a pas de mort pour celui qui est fidèle, mais un repos dans l’attente, dans l’attente du Messie qui ouvre les portes des Cieux.

En vérité, je vous déclare que parmi ceux qui sont ici présents, vingt-sept seulement devront attendre leur mort. Les autres seront jugés dès avant leur mort et celle-ci les fera passer à Dieu ou à Mammon sans délai, parce que le Messie est venu : il est parmi vous et vous appelle pour vous apporter la bonne nouvelle, vous instruire de la vérité, vous assurer le salut et le Ciel.

Faites pénitence ! Le “ demain ” du Royaume des Cieux est im­minent ; qu’il vous trouve purs pour devenir les possesseurs du Jour éternel !

La paix soit avec vous. »

EMV 59.4 · Tome 1

L’Evangile tel qu'il m'a été révélé

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Repentez-vous avec la volonté arrêtée de changer de vie, de revenir à la Loi du Seigneur. Le Royaume des Cieux vous attend. Demain.

Demain ? demandez-vous. Ah ! L’heure de Dieu est toujours un prompt lendemain, même quand elle arrive au terme d’une longue vie comme celle des patriarches. L’éternité n’a pas, pour mesurer le temps, le lent écoulement du sablier. Ces mesures du temps que vous appelez jours, mois, années, siècles sont les battements de coeur de l’Esprit éternel qui vous garde en vie. Mais vous êtes éternels spirituellement et vous devez, spirituellement, garder la même méthode de mesure du temps que votre Créateur. Par conséquent, vous devez vous dire : “ Demain, ce sera le jour de ma mort ! ” Bien plus, il n’y a pas de mort pour celui qui est fidèle, mais un repos dans l’attente, dans l’attente du Messie qui ouvre les portes des Cieux.

EMV 61.1-2 · Tome 1

L’Evangile tel qu'il m'a été révélé

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61.1 Jésus est monté sur un tas de paniers et de filins à l’entrée du jardin de la maison de la belle-mère de Pierre. Les gens s’entassent dans le jardin et il y en a sur la grève du lac, les uns assis sur le rivage, les autres sur les barques tirées au sec. Il me semble qu’il parle depuis déjà quelque temps car le discours est commencé. J’entends :

« ... Sûrement, vous avez souvent pensé cela au fond de votre coeur. Mais il n’en est pas ainsi. Le Seigneur n’a pas manqué de bonté à l’égard de son peuple, bien que celui-ci lui ait manqué de fidélité, des milliers de fois.

Ecoutez cette parabole : elle vous aidera à comprendre.

Un roi avait dans ses écuries des quantités de chevaux magnifiques. Mais il en aimait un d’un amour tout spécial. Il l’avait désiré, avant même de le posséder ; puis, l’ayant acquis, il l’avait mis dans un endroit délicieux, et il allait le voir, poser sur lui son regard et son coeur, contemplant en lui son préféré, rêvant de faire de lui la merveille de son royaume. Et quand le cheval, révolté contre ses ordres, avait désobéi et s’était enfui chez un autre maître, malgré sa douleur et sa justice, le roi avait promis au révolté le pardon après le châtiment. Fidèle à sa promesse, il veillait de loin sur son préféré, lui envoyant des cadeaux et des gardiens qui rappelleraient son souvenir à son coeur.

Mais le cheval, bien que souffrant de son exil hors du royaume, n’avait pas la constance du roi pour aimer et vouloir un pardon total. Il était tantôt bon, tantôt mauvais, mais le bien ne l’emportait pas sur le mal. C’était plutôt le contraire. Et pourtant le roi patientait et, par des reproches et des caresses, il cherchait à faire de son cheval le plus cher ami docile. Plus le temps passait, plus l’animal devenait rétif. Il appelait son roi, pleurait sous le fouet des autres maîtres, mais ne voulait pas appartenir vraiment au roi. Il n’en avait pas la volonté. Epuisé, accablé, gémissant, il ne disait pas : “ C’est ma faute si je suis ainsi ”, mais il s’en prenait à son roi.

Après avoir tout essayé, le roi tenta un dernier essai. “ Jusqu’à présent, dit-il, j’ai envoyé des messagers et des amis. Je vais lui envoyer mon propre fils. Il a le même coeur que moi et il parlera avec mon propre amour et il donnera des caresses et des cadeaux semblables à ceux que j’avais donnés, et même plus doux encore, car mon fils, c’est moi-même, mais sublimé par l’amour. ” Et il envoya son fils. Voilà la parabole.

61.2 Maintenant, c’est à vous de parler. Vous semble-t-il que ce roi aimait son animal préféré ? »

Les gens s’écriaient unanimement :

« Il l’aimait infiniment.

– L’animal pouvait-il se plaindre de son roi pour tout le mal qu’il avait souffert après l’avoir abandonné ?

– Non, il ne le pouvait pas, répond la foule.

– Répondez encore à cette question : ce cheval, comment vous semble-t-il qu’il a accueilli le fils de son roi qui venait le racheter, le guérir et le ramener dans un lieu de délices ?

– Avec joie, c’est naturel, avec reconnaissance et affection.

– Mais si le fils du roi avait dit au cheval : “ Je suis venu dans ce but et pour te procurer ces avantages, mais tu dois désormais être obéissant, plein de bonne volonté, fidèle envers moi ”, que pensez-vous que le cheval aurait dit ?

– Oh, inutile de le demander ! Il aurait dit, maintenant qu’il savait ce qu’il en coûtait d’être banni du royaume, qu’il voulait correspondre à ce que le fils du roi lui demandait.

– Alors selon vous, quel était le devoir de ce cheval ?

– D’être encore meilleur qu’on ne le lui avait demandé, plus affectueux, plus docile pour se faire pardonner ses fautes passées et par reconnaissance pour le bien qu’on lui avait fait.

– Et s’il n’avait pas agi ainsi ?

– Il serait digne de mort, parce qu’il serait pire qu’une bête sauvage.

– Mes amis, vous avez bien jugé. Agissez donc, vous aussi, comme vous voudriez que ce cheval l’ait fait. Vous, les hommes, vous êtes les créatures de prédilection du Roi des Cieux, Dieu, mon Père et le vôtre ; vous à qui, après les prophètes, Dieu a envoyé son propre Fils, comportez-vous – je vous en conjure pour votre bien et parce que je vous aime comme seul un Dieu peut aimer, ce Dieu qui est en moi pour accomplir le prodige de la Rédemption – comportez-vous au moins comme vous jugez que cet animal doit le faire. Malheur à celui qui, étant homme, s’abaisse à un degré inférieur à celui de l’animal ! Mais s’il pouvait encore y avoir une excuse pour ceux qui jusqu’à présent ont péché, maintenant il n’y en a plus. Auparavant, oui, car trop de temps était passé, le monde avait accumulé trop de poussière sur la Loi, depuis qu’elle avait été donnée. Je suis venu pour présenter de nouveau la parole de Dieu. Le Fils de l’homme est parmi les hommes pour les ramener à Dieu. Suivez-moi. Je suis la Voie, la Vérité et la Vie. »

Détail

Parabole du cheval aimé du roi. L'homme est la créature bien-aimée de Dieu