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Notes du thème

Eléments dans la vie chrétienne

Page 39 sur 120

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EMV 106.6 · Tome 2

L’Evangile tel qu'il m'a été révélé

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Maman, si le Fils de l’homme devait aller uniquement là où on l’aime, il devrait tourner le dos à cette terre et retourner au Ciel. J’ai partout des ennemis. Car on hait la Vérité et moi je suis la Vérité. Mais je ne suis pas venu pour trouver un amour facile. Je suis venu faire la volonté du Père et racheter l’homme. L’amour, tu l’es, Maman. Tu es mon amour qui compense pour moi tout le reste. Toi et ce petit troupeau qui chaque jour s’accroît de quelque brebis que j’arrache au loup des passions et que j’amène au bercail de Dieu. Pour le reste, c’est mon devoir. Je suis venu accomplir ce devoir, et je dois l’accomplir jusqu’à me briser contre les pierres de leurs coeurs réfractaires au bien. Et même, ce n’est que lorsque je serai tombé, baignant de mon sang ces coeurs, que je les attendrirai en y imprimant mon Signe qui efface celui de l’Ennemi. Maman, c’est pour cela que je suis descendu du Ciel. Je ne puis qu’en désirer l’accomplissement.

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Jésus s'adresse à sa Mère et dit :

EMV 106.7 · Tome 2

L’Evangile tel qu'il m'a été révélé

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106.7 « Je vais m’absenter quelque temps, pour te faire plaisir. Quand je serai dans le voisinage, je te ferai prévenir.

– Envoie Jean. Il me semble un peu te voir quand je le vois. Sa mère aussi est pleine d’égards pour moi et pour toi. Elle espère, il est vrai, une place privilégiée pour ses fils. C’est une femme et une maman, Jésus. Il faut l’excuser. Elle t’en parlera à toi aussi. Mais elle t’est sincèrement dévouée. Quand elle sera libérée de l’humanité qui fermente en elle et chez ses fils, comme chez les autres, comme chez tous, mon Fils, elle deviendra une femme de grande foi. Il est douloureux de constater que tous attendent de toi quelque bienfait humain, un bienfait qui, même s’il n’est pas humain, est égoïste. Mais le péché est en eux, avec sa concupiscence. Elle n’est pas encore venue, l’heure bénie et tellement redoutable où tu effaceras le Péché, bien que l’amour de Dieu et de l’homme me la fasse désirer. Ah, cette heure ! Comme le coeur de ta Maman tremble devant cette heure ! Que vont-ils te faire, mon Fils Rédempteur dont les prophètes prédisent un tel martyre ?

– N’y pense pas, Maman. Cette heure venue, Dieu t’aidera. Dieu nous aidera, toi et moi. Ensuite, ce sera la paix. Je te le dis, encore une fois. Maintenant, va. La nuit va tomber et le chemin est long. Je te bénis. »

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Jésus a été chassé de Nazareth et il dit à Marie :

EMV 106.12 · Tome 2

L’Evangile tel qu'il m'a été révélé

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Ce n’est pas seulement le saint désir du paradis que je veux que vous ayez, ni le désir humain que votre sainteté soit reconnue. Pour un peu d’amour donné à Celui auquel je vous ai dit que vous devez vous donner tout entier, c’est aussi une avidité de changeur, d’usurier, qui vous incite à prétendre à une place à ma droite au Ciel.

Non, mes enfants, non. Il faut d’abord savoir boire toute la coupe que j’ai bue. Entièrement : y compris sa charité témoignée en réponse à la haine, sa chasteté en réponse aux voix de la sensualité, son héroïcité dans les épreuves, son sacrifice par amour pour Dieu et pour ses frères. Puis, quand vous aurez rempli intégralement votre devoir, dites encore : “ Nous sommes des serviteurs inutiles ” et attendez que mon Père – qui est aussi le vôtre –, vous accorde, par bonté, une place dans son Royaume. Comme tu m’as vu être dépouillé de mes vêtements au Prétoire, il convient de se dépouiller de tout ce qui est humain et de ne garder que cet indispensable qui est respect envers ce don de Dieu qu’est la vie et envers les frères auxquels nous pouvons être plus utiles du Ciel que sur la terre, puis laisser Dieu vous revêtir de l’étole immortelle purifiée dans le sang de l’Agneau."

EMV 108.3 · Tome 2, p. 207

L’Evangile tel qu'il m'a été révélé

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108.3 Le crépuscule s’approche et le travail cesse lentement. Les paysans se sont tous rassemblés dans la grande cour rustique où se répand l’odeur des raisins écrasés. D’autres paysans viennent aussi des maisons voisines.

Jésus monte sur un escalier qui conduit à une aile à arcades sous laquelle sont abrités des sacs de produits et des instruments agricoles. Comme il jubile, Jésus, en montant ces quelques marches ! J’aperçois son sourire à travers ses cheveux soyeux que fait onduler la brise du soir. Et je voudrais bien connaître la raison de ce bonheur si lumineux. Tel le vin dont parlait le maître de la maison, la joie de ce sourire pénètre dans mon coeur – qui était très triste aujourd’hui – et le réconforte. (...)

Il se retourne. Il s’assied sur la dernière marche, au haut de l’escalier qui devient une tribune pour les plus favorisés des auditeurs, c’est-à-dire les maître et maîtresse de maison, les apôtres et Marie. Celle-ci, toujours humble, n’avait pas cherché à monter à cette place d’honneur, mais y avait été amenée par la maîtresse de maison. Elle est assise exactement sur la marche au-dessous de Jésus de sorte que sa tête blonde est au niveau des genoux de son Fils ; assise de côté, elle peut le regarder de face, de son regard de colombe pleine d’amour. Le doux profil de Marie se détache nettement, comme sur un marbre, sur le mur sombre du bâtiment rustique.

EMV 108.4 · Tome 2, p. 209

L’Evangile tel qu'il m'a été révélé

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Annoncé par les prophètes, le Rejeton de la souche de Jessé est venu. Maintenant, il est parmi vous, tel une grappe merveilleuse qui vous apporte le suc de la Sagesse éternelle et qui ne demande qu’à être cueillie et pressée pour être vin pour les hommes. Vin de joie sans fin pour ceux qui se nourriront de lui. Cependant, malheur à ceux qui, ayant eu ce vin à leur portée, l’auront repoussé et trois fois malheur à ceux qui, après s’en être nourris, l’auront rejeté ou mélangé aux nourritures de Mammon.

EMV 108.4 · Tome 2, p. 208

L’Evangile tel qu'il m'a été révélé

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Doit-on seulement craindre le Dieu éternel ? Non. Ecoutez. Il vous a été dit : “ Crains le Seigneur ton Dieu. ” Et les patriarches ont tremblé, les prophètes ont tremblé quand le visage de Dieu ou un ange du Seigneur est apparu à leurs esprits de justes. Et aux temps de la colère divine, l’apparition du surnaturel doit vraiment faire trembler le coeur. Qui, même s’il est pur comme un petit enfant, ne tremble pas devant le Puissant, devant l’éclat éternel duquel se tiennent en adoration les anges empressés à chanter l’alléluia du paradis ? Dieu tempère l’insoutenable éclat d’un ange par un voile miséricordieux, pour permettre à oeil humain de le contempler sans que soient brûlés sa pupille et son esprit. Que sera-ce donc que de voir Dieu ?

Mais cela vaut tant que dure la colère. Quand la paix vient prendre sa place, quand le Dieu d’Israël dit : “ Je l’ai juré et je tiendrai parole. Voici celui que j’envoie, et c’est moi tout en n’étant pas moi, mais ma Parole qui se fait chair pour être Rédemption ”, alors à la crainte doit succéder l’amour et c’est seulement de l’amour qu’il faut manifester au Dieu éternel, joyeusement, car l’âge de la paix est venu pour la terre ainsi qu’entre Dieu et l’homme. Lorsque les premiers vents du printemps répandent le pollen des fleurs de la vigne, l’agriculteur doit encore craindre, car les intempéries ou les insectes peuvent encore causer bien des dégâts aux fruits. Mais lorsque arrive l’heure joyeuse de la vendange, alors toute crainte cesse et le coeur jubile dans la certitude de la récolte.

EMV 108.4 · Tome 2, p. 208

L’Evangile tel qu'il m'a été révélé

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« On m’a dit : “ Viens, Jésus, bénir le travail de l’homme. ” Et je suis venu. Au nom de Dieu, je le bénis. Tout travail, quand il est honnête, mérite en effet la bénédiction du Seigneur éternel. Mais je l’ai dit : la première condition pour avoir la bénédiction de Dieu, c’est l’honnêteté de chacun de vos actes.

Maintenant, regardons ensemble quand et à quelles conditions les actions sont honnêtes. Elles le sont, quand on les accomplit en ayant présent à l’esprit le Dieu éternel. Peut-il donc pécher, celui qui dit : “ Dieu me regarde. Dieu a les yeux rivés sur moi, et aucun détail de mes actes ne lui échappe ” ? Non. Cela lui est impossible, car la pensée de Dieu est une pensée salutaire, et plus que toute menace humaine, elle retient l’homme de pécher.

EMV 108.5-6 · Tome 2, p. 209-210

L’Evangile tel qu'il m'a été révélé

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108.5 (...) La première puissance pour avoir la bénédiction de Dieu sur nos oeuvres tant spirituelles qu’humaines, c’est la droiture d’intention.

Est honnête celui qui dit : “ J’observe la Loi, non pour être loué par les hommes, mais par fidélité à Dieu. ” Est honnête celui qui dit : “ Je marche à la suite du Christ, non pour les miracles qu’il fait, mais pour les conseils de vie éternelle qu’il me donne. ” Est honnête encore celui qui dit : “ Je travaille, non par recherche avide de profit, mais parce que le travail a été établi par Dieu comme moyen de sanctification car il a le pouvoir de former, de mortifier, de préserver, d’élever. Je travaille, pour pouvoir aider mon prochain. Je travaille pour faire resplendir les prodiges de Dieu qui transforme un grain minuscule en touffe d’épis, une graine de raisin en grande vigne, un noyau en arbre et qui fait de moi – qui ne suis qu’un homme, un moins que rien tiré du néant de par sa volonté – son aide pour l’oeuvre incessante de perpétuer les blés, les vignes et les fruits, et de peupler la terre des hommes. ”

Il y a des personnes qui travaillent comme des bêtes de somme, mais sans autre religion que celle-ci : augmenter leurs richesses. Leur compagnon plus dépourvu meurt-il de privations et d’épuisement à côté d’eux ? Les enfants de ce pauvre homme meurent-ils de faim ? Qu’importe à celui qui ne pense qu’à accumuler des richesses... Il en est d’autres, encore plus durs, qui ne travaillent pas, mais font travailler et entassent des richesses en exploitant la sueur des autres. D’autres encore dilapident ce que par cupidité ils tirent des efforts d’autrui. En vérité, pour ceux-ci, ce n’est pas un travail honnête. Et ne prétendez pas : “ Pourtant, Dieu les protège. ” Non, il ne les protège pas. Ils ont beau triompher actuellement, ils seront bientôt frappés par la sévérité de Dieu. En ce temps ou dans l’éternité, il leur rappellera le commandement : “ Je suis le Seigneur ton Dieu. Aime-moi par-dessus tout et aime ton prochain comme toi-même. ” Si ces paroles résonnent pour l’éternité, elles seront plus redoutables que les foudres du Sinaï !

108.6 Nombreuses, trop nombreuses sont les paroles que l’on vous dit. Moi, je ne vous dis que celles-ci : “ Aimez Dieu. Aimez votre prochain. ” Elles ressemblent au travail du printemps sur la vigne, qui permettra au cep d’être fécond. L’amour de Dieu et du prochain, c’est la herse qui nettoie le sol de ces mauvaises herbes que sont l’égoïsme et les mauvaises passions. C’est la pioche qui creuse un cercle autour du pied de vigne pour l’isoler des herbes parasites et le nourrir des eaux fraîches de l’arrosage. C’est la serpette qui supprime les pousses superflues pour condenser la sève et la diriger là où le fruit doit se former. C’est le lien qui serre la plante contre le tuteur solide qui la soutient, et enfin c’est le soleil qui fait mûrir les fruits de la bonne volonté et les transforme en fruits de vie éternelle...

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Jésus prêche et dit :

EMV 109.3 · Tome 2, p. 214

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Debout, les garçons ! Il ne va pas vous manger ! Ayez confiance ! Pensez que c’est pour vous un ami.

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Pierre parle à des paysans. Ca vaut pour nous quand on prie ou qu'on veut s'adresser à Dieu.

EMV 109.5 · Tome 2, p. 215-216

L’Evangile tel qu'il m'a été révélé

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109.5 « Comme ils sont bons, tes amis ! Dit le plus hardi des serviteurs de Yokhanan. C’est toi qui les as rendus comme ça ?

– J’ai donné une direction à leur bonté, comme tu le fais avec la serpe de l’émondeur. Mais la bonté était déjà présente en eux. Maintenant elle s’épanouit, parce qu’il y a quelqu’un pour en prendre soin.

– Ils sont humbles aussi. Ils sont tes amis, et pourtant ils rendent un tel service à de pauvres serviteurs !

– On ne peut être avec moi sans aimer l’humilité, la douceur, la continence, l’honnêteté et l’amour, par-dessus tout l’amour, parce que celui qui aime Dieu et son prochain possède par suite toutes les vertus et gagne le Ciel.

– Nous aussi, nous pourrons l’avoir, nous qui n’avons le temps ni de prier, ni d’aller au Temple, ni même de lever la tête au-dessus du sillon ?

– Répondez : y a-t-il en vous de la haine pour celui qui vous traite aussi durement ? Y a-t-il en vous de la révolte et des reproches à Dieu de vous avoir placés parmi les derniers de la terre ?

– Oh non, Maître ! C’est notre sort. Mais quand, recrus de fatigue, nous nous jetons sur notre couche, nous disons : “ Eh bien, le Dieu d’Abraham sait que nous n’en pouvons plus et que nous ne pouvons que lui dire : ‘ Sois béni, Seigneur ! ’ ” et nous disons aussi : “ Aujourd’hui encore, nous avons vécu sans pécher ”... Tu sais... Nous pourrions encore frauder un petit peu et manger un fruit avec notre pain, ou verser de l’huile sur les légumes cuits à l’eau. Mais le maître a dit : “ Les serviteurs ont assez avec le pain et les légumes cuits et, au temps de la moisson, un peu de vinaigre dans l’eau pour étancher la soif et donner des forces. ” Alors nous obéissons. Enfin... ça pourrait être pire.

– Et moi, je vous dis qu’en vérité le Dieu d’Abraham sourit à vos coeurs, et qu’il tourne un visage sévère vers ceux qui l’insultent au Temple par des prières mensongères, alors qu’ils n’aiment pas leurs semblables.

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Des disciples aident des paysans de Yokhanan à travailler les champs et ceux-ci louent leur bonté.