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Notes du thème

Le mystère de la souffrance. Le jeûne, le sacrifice et la pénitence

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EMV 36.9 · Tome 1

L’Evangile tel qu'il m'a été révélé

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Dans cette maison, on est frugal. On l’aurait été même si l’argent n’avait pas manqué. On mange pour vivre, on ne vit pas pour manger, avec l’insatiabilité des goinfres et les caprices des gourmands qui absorbent les aliments jusqu’à s’en alourdir et dilapident leurs biens en produits coûteux sans penser à ceux qui n’ont pas leur content ou doivent se priver, sans réfléchir qu’en se modérant ils pourraient épargner à beaucoup les souffrances de la faim.

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Maria vient de voir une vision de la Sainte Famille en Egypte.

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EMV 40.6 · Tome 1

L’Evangile tel qu'il m'a été révélé

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C’est à lui [à Dieu], et non à de pauvres humains, qu’il faut demander la lumière et il n’y a pas de lumière en l’absence de justice et de fidélité à Dieu. Alors on pèche, et Dieu, dans sa colère, punit.

EMV 41.6 · Tome 1

L’Evangile tel qu'il m'a été révélé

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La voix enfantine de Jésus lit :

« “ Console-toi, ô mon peuple. Parlez au coeur de Jérusalem, consolez-la car son esclavage est fini... Voix de quelqu’un qui crie dans le désert : préparez les chemins du Seigneur... Alors apparaîtra la gloire du Seigneur... ” »

Chammaï : « Tu vois bien, Nazaréen ! On y parle d’esclavage fini. Or jamais nous n’avons été aussi esclaves qu’à notre époque. Et on y parle d’un précurseur. Où est-il donc ? Tu dis n’importe quoi ! »

Jésus : « Je te dis que c’est à toi plus qu’aux autres que s’a­dresse l’invitation du Précurseur. A toi et à tes semblables. Autrement tu ne verras pas la gloire du Seigneur et tu ne comprendras pas la parole de Dieu, car la bassesse, l’orgueil, l’hypocrisie t’empêcheront de voir et d’entendre. »

Chammaï : « C’est ainsi que tu parles à un maître ? »

Jésus : « C’est ainsi que je parle et que je parlerai jusqu’à ma mort. Car au-dessus de mon intérêt il y a celui du Seigneur et l’amour pour la Vérité dont je suis le Fils. Et j’ajoute pour toi, rabbi, que l’esclavage dont parle le prophète et dont je parle moi aussi, n’est pas celui que tu crois, de même que la royauté n’est pas celle à laquelle tu penses. Au contraire, c’est par les mérites du Messie que l’homme sera libéré de l’esclavage du Mal qui le sépare de Dieu ; le signe du Christ s’imprimera sur les âmes libérées de tout joug et elles deviendront des sujets de son Royaume éternel. Toutes les nations inclineront la tête, ô race de David, devant le Germe né de toi et devenu l’arbre qui recouvre toute la terre et s’élève jusqu’au ciel. Au Ciel et sur la terre toute bouche louera son nom et tout genou fléchira devant l’Oint de Dieu, le Prince de la paix, le Chef, celui qui enivrera de lui-même toute âme fatiguée et rassasiera toute âme affamée, le Saint qui conclura une alliance entre la terre et le Ciel. Non pas comme celle qui fut conclue avec les Pères d’Israël quand Dieu les fit sortir d’Egypte, en les traitant encore comme des serviteurs, mais en gravant la pensée de la paternité céleste dans les âmes des hommes par la grâce nouvellement versée en eux par les mérites du Rédempteur. Par lui, tous les bons connaîtront le Seigneur, et le Sanctuaire de Dieu ne sera plus abattu ni détruit. »

Chammaï : « Mais ne blasphème pas, mon enfant ! Rappelle-toi Daniel. Il dit qu’après la mort du Christ, le Temple et la Cité seront détruits par un peuple et un chef qui viendra. Or toi, tu soutiens que le Sanctuaire de Dieu ne sera plus abattu ! Respecte les prophètes ! »

Jésus : « En vérité, je te dis qu’il y a Quelqu’un de plus grand que les prophètes ; tu ne le connais pas et ne le connaîtras pas parce qu’il te manque le désir de le connaître. Et je t’affirme que tout ce que j’ai dit est vrai. Le vrai Sanctuaire ne connaîtra plus la mort mais, comme celui qui le sanctifie, il ressuscitera pour la vie éternelle et à la fin des jours du monde, il vivra au Ciel. »

EMV 41.6.7-8 · Tome 1

L’Evangile tel qu'il m'a été révélé

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L’esclavage dont parle le prophète et dont je parle moi aussi, n’est pas celui que tu crois, de même que la royauté n’est pas celle à laquelle tu penses. Au contraire, c’est par les mérites du Messie que l’homme sera libéré de l’esclavage du Mal qui le sépare de Dieu ; le signe du Christ s’imprimera sur les âmes libérées de tout joug et elles deviendront des sujets de son Royaume éternel. Toutes les nations inclineront la tête, ô race de David, devant le Germe né de toi et devenu l’arbre qui recouvre toute la terre et s’élève jusqu’au ciel. Au Ciel et sur la terre toute bouche louera son nom et tout genou fléchira devant l’Oint de Dieu, le Prince de la paix, le Chef, celui qui enivrera de lui-même toute âme fatiguée et rassasiera toute âme affamée, le Saint qui conclura une alliance entre la terre et le Ciel. Non pas comme celle qui fut conclue avec les Pères d’Israël quand Dieu les fit sortir d’Egypte, en les traitant encore comme des serviteurs, mais en gravant la pensée de la paternité céleste dans les âmes des hommes par la grâce nouvellement versée en eux par les mérites du Rédempteur. Par lui, tous les bons connaîtront le Seigneur, et le Sanctuaire de Dieu ne sera plus abattu ni détruit. »

Chammaï : « Mais ne blasphème pas, mon enfant ! Rappelle-toi Daniel. Il dit qu’après la mort du Christ, le Temple et la Cité seront détruits par un peuple et un chef qui viendra. Or toi, tu soutiens que le Sanctuaire de Dieu ne sera plus abattu ! Respecte les prophètes ! »

Jésus : « En vérité, je te dis qu’il y a Quelqu’un de plus grand que les prophètes ; tu ne le connais pas et ne le connaîtras pas parce qu’il te manque le désir de le connaître. Et je t’affirme que tout ce que j’ai dit est vrai. Le vrai Sanctuaire ne connaîtra plus la mort mais, comme celui qui le sanctifie, il ressuscitera pour la vie éternelle et à la fin des jours du monde, il vivra au Ciel. »

(...) Gamaliel : « Dis-moi, Jésus. La paix dont parlent les prophètes, comment peut-on l’espérer si la guerre vient détruire ce peuple ? Parle et éclaire-moi, moi aussi. »

Jésus : « Ne te souviens-tu pas, Maître, de ce qu’ont dit ceux qui étaient présents la nuit de la naissance du Christ ? Que les troupes angéliques ont chanté : “ Paix aux hommes de bonne volonté. ” Mais ce peuple ne fait preuve d’aucune bonne volonté et il n’obtiendra pas la paix. Il méconnaîtra son Roi, le Juste, le Sauveur, parce qu’il attend un roi revêtu de la puissance humaine alors qu’il est le Roi de l’esprit. Ce peuple ne l’aimera pas, car le Christ prêchera ce qui ne plaît pas à ce peuple. Le Christ ne combattra pas des ennemis pourvus de chars et de cavalerie, mais les ennemis de l’âme qui inclinent vers des jouissances infernales le coeur de l’homme créé pour le Seigneur. Or ce n’est pas la victoire qu’Israël attend de lui. Il viendra, Jérusalem, ton Roi monté sur l’“ ânesse et l’ânon ”, c’est-à-dire les justes d’Israël et les païens. Mais l’ânon, je vous le dis, lui sera plus fidèle et le suivra en précédant l’ânesse et il grandira sur la voie de la vérité et de la vie. Israël, à cause de sa volonté mauvaise, perdra la paix et souffrira en lui-même, pendant des siècles, ce qu’il a fait souffrir à son Roi qu’il aura réduit à être l’Homme des douleurs dont parle Isaïe. »

41.8 Chammaï : « Ta bouche profère à la fois des enfantillages et des blasphèmes, Nazaréen. Réponds : et où se trouve le Précurseur ? Quand l’avons-nous eu ? »

Jésus : « Il existe. Malachie ne dit-il pas : “ Voici que j’envoie mon ange préparer devant moi le chemin ; alors viendra aussitôt à son Temple le Dominateur que vous cherchez et l’Ange du Testament que vous désirez ardemment ” ? Donc, le Précurseur précède immédiatement le Christ. Il est déjà là, comme le Christ. S’il y avait des années entre celui qui prépare le chemin du Seigneur et le Christ, tous les chemins s’encombreraient et dévieraient. Dieu le sait et il a décidé que le Précurseur précèderait d’une seule heure le Maître. Quand vous verrez ce Précurseur, vous pourrez dire : “ La mission du Christ est commencée. ” Et je te dis, à toi : le Christ ouvrira beaucoup d’yeux et beaucoup d’oreilles quand il viendra sur ces chemins. Mais ni les tiens ni ceux de tes semblables, car vous lui donnerez la mort en échange de la Vie qu’il vous apporte. Mais lorsque le Rédempteur sera sur son trône et sur son autel, plus haut que ce Temple, plus haut que le tabernacle enfermé dans le Saint des Saints, plus haut que la gloire que soutiennent les chérubins, la malédiction pour les déicides et la vie pour les païens couleront de ses milliers de blessures. Car lui, ô maître qui l’ignores, n’est pas, je le répète, le roi de quelque domination humaine, mais d’un Royaume spirituel, et ses sujets seront uniquement ceux qui sauront renaître spirituellement par amour et, comme Jonas, renaître sur d’autres rivages après une première naissance : “ ceux qui appartiennent à Dieu ” par la régénération spirituelle advenue par le Christ qui donnera la vraie vie à l’humanité. »

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Jésus parle à Chammaï et dit :

EMV 41.11-13 · Tome 1

L’Evangile tel qu'il m'a été révélé

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L’angoisse de la Mère et la réponse du Fils

41.11 Jésus dit :

« Revenons en arrière, très en arrière. Revenons au Temple où, à l’âge de douze ans, je suis en train de discuter. Revenons même sur les chemins qui mènent à Jérusalem et de Jérusalem au Temple.

Tu vois la douleur de Marie lorsque, au moment où les groupes d’hommes et de femmes se réunissent, elle se rend compte que je ne suis pas avec Joseph.

Elle ne s’emporte pas en durs reproches envers son époux. Toutes les femmes l’auraient fait. Elles l’auraient fait pour bien moins que cela, en oubliant que l’homme est toujours le chef de famille.

Mais la douleur qui se manifeste sur le visage de Marie transperce le coeur de Joseph plus qu’aucun reproche. Marie ne s’abandonne pas à des scènes dramatiques. Vous le faites pour bien moins que cela afin qu’on vous remarque et pour vous attirer la pitié. Mais sa douleur contenue est si évidente, à voir le tremblement qui la saisit, la pâleur de son visage, ses yeux dilatés, qu’elle émeut davantage qu’une scène de pleurs et de cris.

Elle ne sent plus la fatigue ni la faim. Pourtant, l’étape avait été longue et depuis si longtemps elle n’avait rien pris ! Mais elle laisse tout : la couchette que l’on préparait, la nourriture qui va être distribuée. Elle revient sur ses pas. C’est le soir et la nuit tombe. Peu importe. Chaque pas la rapproche de Jérusalem. Elle arrête les caravanes, les pèlerins, elle les interroge. Joseph la suit et l’aide. Une journée de marche à rebours, et puis l’angoissante recherche dans toute la ville.

Où, où donc peut être son Jésus ? Dieu permet que, pendant de si longues heures, elle ne sache pas où me chercher. Chercher un enfant au Temple n’avait pas de sens. Que pouvait bien faire un enfant au Temple ? Tout au plus s’il était perdu en ville et y était revenu, porté par ses petits pas, sa voix plaintive aurait appelé sa maman et attiré l’attention des adultes, des prêtres, qui auraient pensé à rechercher ses parents au moyen d’écriteaux apposés sur les portes. Or il n’y avait aucun écriteau. Personne en ville ne savait rien de cet enfant. Beau ? Blond ? Robuste ? Mais il y en a tellement ! C’était insuffisant pour pouvoir affirmer : “ Je l’ai vu, il était ici ou là ! ”

41.12 Puis, après trois jours ­ qui symbolisent les trois jours de sa future angoisse, Marie, à bout de forces, pénètre dans le Temple, traverse les cours et les vestibules. Rien. Elle cherche, elle court, la pauvre Maman, partout où elle entend une voix d’enfant. Les bêlements des agneaux eux-mêmes lui paraissent être la voix de celui qu’elle cherche. Mais Jésus ne pleure pas : il enseigne. Voilà que Marie entend, par delà une barrière de personnes, la chère voix qui dit : “ Ces pierres frémiront... ” Elle tente de se frayer un chemin à travers la foule et elle y réussit après beaucoup d’efforts. Le voilà, son Fils, les bras ouverts, bien droit au milieu des docteurs.

Marie est la Vierge prudente mais, cette fois, le chagrin la fait sortir de sa réserve. C’est un ouragan qui abat tout obstacle. Elle court vers son Fils, l’embrasse en le soulevant de son siège et le pose à terre en s’écriant :

“ Oh ! Pourquoi nous as-tu fait cela ? Cela fait trois jours que nous marchons à ta recherche. Ta Mère se meurt de chagrin, mon Enfant. Ton père tombe de fatigue. Pourquoi, Jésus ? ”

On ne demande pas “ pourquoi ” à Celui qui sait. Le “ pourquoi ” de sa façon d’agir. A ceux qui sont appelés, on ne de­mande pas “ pourquoi ” ils laissent tout pour suivre la voix de Dieu. J’étais la Sagesse et je savais. J’étais “ appelé ” à une mission et je l’accomplissais. Au-dessus du père et de la mère de la terre, il y a Dieu, le Père divin. Ses intérêts dépassent les nôtres, ses affections passent avant toutes les autres. C’est ce que je réponds à ma Mère.

Je termine l’enseignement aux docteurs par l’enseignement à Marie, Reine des docteurs. Et elle ne l’a jamais oublié. Le soleil est revenu dans son coeur, tandis qu’elle me tient par la main, humble et obéissant, mais mes paroles lui sont restées au plus profond du coeur. Beaucoup de jours ensoleillés ou nuageux passeront au cours de ces vingt et une années où je serai encore sur terre. Beaucoup de joies et beaucoup de peines et de pleurs alterneront dans son coeur pendant les vingt et une autres années qui suivront, mais elle ne demandera plus : “ Pourquoi, mon Fils, nous as-tu fait cela ? ”

Apprenez cette leçon, ô hommes arrogants.

41.13 J’ai voulu instruire et éclairer moi-même cette vision, parce que tu n’es pas en état de faire plus. »

EMV 42.8 · Tome 1

L’Evangile tel qu'il m'a été révélé

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Marie s’est toujours serrée contre Dieu aux heures les plus graves de sa vie. Au Temple, appelée au mariage, à Nazareth, appelée à la maternité, à Nazareth encore, dans les larmes de son veuvage, à Nazareth lors de ce supplice que fut la séparation d’avec son Fils, sur le Calvaire devant la torture du spectacle de ma mort.

EMV 42.9 · Tome 1

L’Evangile tel qu'il m'a été révélé

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Retenez cette leçon, vous qui pleurez, vous qui mourez, vous qui vivez pour mourir. Tâchez de mériter les paroles que j’ai dites à Joseph. Elles seront votre paix dans votre agonie. A l’heure de votre mort, soyez dignes d’avoir Jésus à vos côtés pour vous soutenir. Et même si vous ne l’avez pas mérité, osez également m’appeler auprès de vous. Je viendrai, les mains pleines de grâces et de réconfort, le coeur débordant de pardon et d’amour, et sur les lèvres des paroles d’absolution et d’encouragement.

La mort perd toute âpreté lorsqu’elle survient entre mes bras, sachez-le bien. Je ne puis abolir la mort, mais je la rends douce à ceux qui meurent en se confiant à moi.

Le Christ l’a dit, pour vous tous, sur sa croix : “ Seigneur, je remets mon esprit entre tes mains. ” Dans sa propre agonie, il l’a dit en pensant à vos agonies, à vos terreurs, à vos erreurs, à vos craintes, à vos désirs de pardon. Il l’a dit, le coeur déchiré, avant que la lance ne le perce, d’un déchirement spirituel plus que physique, pour que les agonies de ceux qui meurent en pensant à lui soient adoucies par le Seigneur et que l’esprit passe de la mort à la Vie, de la douleur à la joie éternelle.

Détail

Jésus vient de montrer la mort de Joseph et parle de la douleur de Marie.

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