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Notes du thème

Vertus, qualités chrétiennes et qualités humaines

Page 61 sur 157

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EMV 109.3 · Tome 2, p. 214

L’Evangile tel qu'il m'a été révélé

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Debout, les garçons ! Il ne va pas vous manger ! Ayez confiance ! Pensez que c’est pour vous un ami.

Détail

Pierre parle à des paysans. Ca vaut pour nous quand on prie ou qu'on veut s'adresser à Dieu.

EMV 109.5 · Tome 2, p. 215-216

L’Evangile tel qu'il m'a été révélé

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109.5 « Comme ils sont bons, tes amis ! Dit le plus hardi des serviteurs de Yokhanan. C’est toi qui les as rendus comme ça ?

– J’ai donné une direction à leur bonté, comme tu le fais avec la serpe de l’émondeur. Mais la bonté était déjà présente en eux. Maintenant elle s’épanouit, parce qu’il y a quelqu’un pour en prendre soin.

– Ils sont humbles aussi. Ils sont tes amis, et pourtant ils rendent un tel service à de pauvres serviteurs !

– On ne peut être avec moi sans aimer l’humilité, la douceur, la continence, l’honnêteté et l’amour, par-dessus tout l’amour, parce que celui qui aime Dieu et son prochain possède par suite toutes les vertus et gagne le Ciel.

– Nous aussi, nous pourrons l’avoir, nous qui n’avons le temps ni de prier, ni d’aller au Temple, ni même de lever la tête au-dessus du sillon ?

– Répondez : y a-t-il en vous de la haine pour celui qui vous traite aussi durement ? Y a-t-il en vous de la révolte et des reproches à Dieu de vous avoir placés parmi les derniers de la terre ?

– Oh non, Maître ! C’est notre sort. Mais quand, recrus de fatigue, nous nous jetons sur notre couche, nous disons : “ Eh bien, le Dieu d’Abraham sait que nous n’en pouvons plus et que nous ne pouvons que lui dire : ‘ Sois béni, Seigneur ! ’ ” et nous disons aussi : “ Aujourd’hui encore, nous avons vécu sans pécher ”... Tu sais... Nous pourrions encore frauder un petit peu et manger un fruit avec notre pain, ou verser de l’huile sur les légumes cuits à l’eau. Mais le maître a dit : “ Les serviteurs ont assez avec le pain et les légumes cuits et, au temps de la moisson, un peu de vinaigre dans l’eau pour étancher la soif et donner des forces. ” Alors nous obéissons. Enfin... ça pourrait être pire.

– Et moi, je vous dis qu’en vérité le Dieu d’Abraham sourit à vos coeurs, et qu’il tourne un visage sévère vers ceux qui l’insultent au Temple par des prières mensongères, alors qu’ils n’aiment pas leurs semblables.

Détail

Des disciples aident des paysans de Yokhanan à travailler les champs et ceux-ci louent leur bonté.

EMV 109.5 · Tome 2, p. 215

L’Evangile tel qu'il m'a été révélé

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– On ne peut être avec moi sans aimer l’humilité, la douceur, la continence, l’honnêteté et l’amour, par-dessus tout l’amour, parce que celui qui aime Dieu et son prochain possède par suite toutes les vertus et gagne le Ciel.

EMV 109.14 · Tome 2, p. 225-226

L’Evangile tel qu'il m'a été révélé

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– Mais à ma mort, qu'en sera-t-il du bien que j'ai fait ?

– Celui qui vient au Dieu vrai retrouve ce bien dans l’autre vie.

– Je nais une seconde fois ? Je deviens tribun, ou même empereur ?

– Non, tu deviens semblable à Dieu en t’unissant à son éternelle béatitude dans le Ciel.

– Comment ? Moi, dans l’Olympe, parmi les dieux ?

– Il n’y a pas plusieurs dieux. Il n’y a que le Dieu vrai, celui que je prêche, celui qui t’entend et remarque ta bonté et ton désir de connaître le bien.

– Cela me plaît ! Je ne savais pas que Dieu pouvait s’occuper d’un pauvre soldat païen.

– C’est lui qui t’a créé, Publius, c’est pourquoi il t’aime et te voudrait avec lui.

EMV 110.2 · Tome 2, p. 228

L’Evangile tel qu'il m'a été révélé

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110.2 A la pointe sud du lac (dont la forme est ovale), passe une grande route qui s’allonge d’est en ouest, ou plutôt du nord-est au sud-ouest. Elle est assez bien entretenue et très fréquentée par des voyageurs qui se rendent dans les villages disséminés dans la région. C’est sur cette route que Jésus s’avance avec les siens.

La journée est plutôt grise et Pierre déclare :

« Il aurait mieux valu ne pas aller chez cette femme. Les jours deviennent de plus en plus courts et sombres... et Jérusalem est encore loin.

– Nous arriverons à temps. Crois-moi, Pierre, il vaut mieux obéir à Dieu en faisant le bien que d’assister à une cérémonie extérieure. Maintenant, cette femme bénit Dieu avec tous ses enfants, autour du chef de famille qui est si bien guéri qu’il pourra se trouver à Jérusalem pour la fête des Tentes, alors qu’il aurait dû, à ce moment-là, reposer dans un tombeau sous les bandelettes et au milieu des aromates. Ne confondez jamais la foi avec les actes extérieurs. Il ne faut jamais critiquer. Mais comment les pharisiens peuvent-ils t’étonner si, toi-même, tu t’illusionnes avec une piété mal comprise, et si tu fermes ton coeur au prochain en disant : “ Je sers Dieu. Cela suffit ” ?

– Tu as raison, Maître. Je suis plus ignorant qu’un ânon.

– Et je te garde avec moi pour te rendre sage.

Détail

Jésus est près du lac de Méron.

EMV 110.4-6 · Tome 2, p. 231-233

L’Evangile tel qu'il m'a été révélé

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« Paix à cette maison. Je te demande un abri pour la nuit pour mes compagnons et moi » dit Jésus sur le seuil de la porte.

L’homme lève la tête.

« Entre » dit-il « et que Dieu te rende la paix que tu donnes. Mais... parler de paix ici ! Elle est l’ennemie de Jacob, depuis quelque temps. Entre, entre !... Entrez tous. Le feu est l’unique chose que je puisse vous offrir en abondance... parce que... Oh ! Mais... Mais toi, maintenant que tu as enlevé le capuchon (Jésus s’était couvert la tête avec un pan de son manteau, en le tenant serré sous la gorge avec la main) et que je te vois bien... Tu es, oui, tu es le Rabbi galiléen, celui qu’on nomme Messie et qui fait des miracles... Est-ce toi ? Dis-le, au nom de Dieu.

– Je suis Jésus de Nazareth, le Messie. Tu me connais ?

– A la dernière lune, je t’ai entendu parler chez Jude et Anne... j’étais au nombre des vendangeurs car... je suis pauvre... Une série de malheurs : la grêle, les chenilles, des arbres et des brebis malades... Pour moi, qui suis seul avec une servante, mes biens me suffisaient. Mais maintenant j’ai accumulé des dettes parce que le malheur s’acharne sur moi... Pour ne pas vendre toutes mes brebis, j’ai travaillé dans la maison des autres... Et puis, mes champs !... On aurait dit que la guerre y était passée tant ils étaient brûlés, et tant les vignes et les oliviers étaient stériles. Depuis la mort de ma femme, cela fait six ans, on dirait que Mammon s’amuse à mes dépens. Tu vois ? Je suis en train de travailler sur cette charrue. Mais le bois en est tout abîmé. Comment faire ? Je ne suis pas du métier, et j’attache, j’attache. Mais cela ne sert à rien. Il me faut aussi veiller à ma bourse, désormais... Je vais vendre une autre brebis pour réparer les outils. Le toit fait eau... mais les champs m’inquiètent plus que la maison. Quel dommage ! Les brebis sont toutes pleines... j’espérais reconstituer le troupeau... Mais voilà...

– Je vois que je viens apporter des ennuis, là où il y en a déjà tant.

– Des ennuis, toi ? Non. Je t’ai entendu parler et... tes paroles me sont restées au fond du coeur. C’est vrai que j’ai travaillé honnêtement, et pourtant... Mais je pense que je ne devais pas encore être assez bon. Je pense que celle qui était bonne, c’était peut-être ma femme qui avait pitié de tout le monde. Pauvre Lia, morte trop tôt, trop tôt pour son mari... Je pense que la prospérité de ces temps-là venait du Ciel grâce à elle. Et je veux devenir meilleur pour pratiquer ce que tu dis et imiter mon épouse. Je ne demande pas grand-chose : seulement de rester dans cette maison où elle est morte et où, moi, je suis né... et d’avoir du pain pour moi et pour la servante qui remplace ma femme, sert de bergère et m’aide comme elle le peut. Je n’ai plus de serviteur. J’en avais deux et ils me suffisaient, car je travaillais moi aussi aux champs et à l’oliveraie... Mais je n’ai plus de pain que pour moi, et encore bien peu...

– Ne te prive pas de pain pour nous...

– Non, Maître, même si je n’en avais qu’une bouchée, je te la donnerais. C’est un honneur pour moi de t’avoir... Je ne l’aurais jamais espéré. Mais je te parle de mes misères parce que tu es bon et que tu comprends.

– Oui, je comprends. 110.6 Donne-moi ce marteau. Ce n’est pas comme ça qu’il faut faire. Tu abîmes le bois. Donne-moi aussi ce poinçon, mais après l’avoir rougi au feu. Il percera mieux le bois et nous y passerons sans difficulté une cheville de fer. Laisse-moi faire. J’étais menuisier...

– Toi, travailler pour moi ? Non !

– Laisse-moi faire. Tu me donnes l’hospitalité. Moi, je t’aide. Il faut s’aimer entre hommes, en donnant chacun ce qu’il peut.

– Tu donnes la paix. Tu donnes la sagesse. Tu donnes des miracles. Tu donnes déjà beaucoup, beaucoup !

– Je donne aussi le travail. Allez, obéis... »

Jésus, qui n’a gardé que son habit, travaille rapidement et avec dextérité au timon abîmé. Il perce, attache, cheville, l’essaie jusqu’à ce qu’il le voie solide.

« Il pourra encore servir longtemps, jusqu’à l’année prochaine. Tu pourras le changer à ce moment-là.

– Je le crois bien. Cette charrue est passée par tes mains et me bénira la terre.

– Ce n’est pas la raison pour laquelle elle sera bénie, Jacob.

– Pourquoi, alors, mon Seigneur ?

– Parce que tu fais preuve de miséricorde. Tu ne te renfermes pas dans la rancoeur de l’égoïsme et de l’envie, mais tu reçois mon enseignement et le mets en pratique. Bienheureux les miséricordieux. Ils obtiendront miséricorde.

– En quoi est-ce que j’en fais preuve pour toi, mon Seigneur ? C’est à peine si j’ai une place et la nourriture dont tu as besoin. Je n’ai que de la bonne volonté, et jamais je n’ai tant souffert d’être pauvre pour n’avoir pas de quoi vous faire honneur, à toi et à tes amis.

– Ton désir suffit. En vérité, je te dis que même un seul verre d’eau donné en mon nom est une grande chose aux yeux de Dieu. J’étais un voyageur fatigué sous la bourrasque : tu m’as abrité. L’heure du repas arrive et tu me dis : “ Je t’offre ce que j’ai. ” La nuit tombe, et tu m’offres un toit ami. Que veux-tu faire de plus ? Fais confiance, Jacob. Le Fils de l’homme ne fait pas attention au luxe de la réception et de la nourriture. Il regarde les sentiments du coeur. Le Fils de Dieu dit au Père : “ Père, bénis mes bienfaiteurs et tous ceux qui, en mon nom, sont miséricordieux pour leurs frères. ” Cela, je le dis pour toi.

Détail

Cas concret dans l'EMV

EMV 110.5 · Tome 2, p. 232

L’Evangile tel qu'il m'a été révélé

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Citation

– Tu donnes la paix. Tu donnes la sagesse. Tu donnes des miracles. Tu donnes déjà beaucoup, beaucoup !

– Je donne aussi le travail. Allez, obéis...

Détail

Jésus veut réparer la roue d'une charrue et il demande les outils nécessaires au propriétaire de la maison. Celui-ci fait alors la remarque suivante.