EMV 188.6 · Tome 3, p. 236
L’Evangile tel qu'il m'a été révélé
Citation
Pourquoi veux-tu étonner par d’obscurs prodiges ? Etonne par ta sainteté, et qu’elle soit lumineuse comme une chose qui vient de Dieu.
Notes du thème
Confort de lecture
EMV 188.6 · Tome 3, p. 236
Pourquoi veux-tu étonner par d’obscurs prodiges ? Etonne par ta sainteté, et qu’elle soit lumineuse comme une chose qui vient de Dieu.
EMV 188.6 · Tome 3, p. 236
Ne désire pas le péché, mais la sainteté, mon fils.
EMV 188.6 · Tome 3, p. 236
Que veux-tu savoir de plus que ce que la Parole te dit déjà ? Que veux-tu opérer de plus que ce que ta bonté et ma puissance te permettent d’opérer ? Ne désire pas le péché, mais la sainteté, mon fils.
EMV 188.6 · Tome 3, p. 236
Mets à ton âme des ailes lumineuses, des ailes d’ange. Ce n’est que grâce à leur souffle que tu attireras les cœurs, que tu les transporteras, dans ton sillage, vers Dieu.
EMV 188.7 · Tome 3, p. 237
Ils sortent des ruines et commencent à descendre par le sentier qu’ils avaient pris. L’homme borgne est resté sur place.
« Encore là ? demande Jésus en faisant mine de ne pas remarquer son visage rougi par les larmes.
– Oui. Si tu me le permets ; je te suis. J’ai une chose à te dire…
– Viens donc avec moi. Que veux-tu me dire ?
– Jésus… Je crois que, pour trouver la force de parler, de faire la magie sainte de me changer moi-même, d’invoquer mon âme morte comme la magicienne invoqua Samuel pour Saül, je dois dire ton Nom, doux comme ton regard, saint comme ta voix. Tu m’as donné une vie nouvelle et elle est informe, incapable comme celle d’un nouveau-né dont la naissance a été difficile. Elle se débat encore dans l’étreinte d’une mauvaise écorce. Aide-moi à sortir de ma mort.
– Oui, mon ami.
– Je… j’ai compris que j’ai encore un peu d’humanité dans mon cœur. Je ne suis pas complètement une bête sauvage, et je puis encore aimer et être aimé, pardonner et être pardonné. Ton amour, ton amour qui est pardon me l’apprend. C’est bien cela, n’est-ce pas ?
– Oui, mon ami.
– Alors… emmène-moi avec toi. Je m’appelais Félix ! Quelle ironie ! Mais toi, donne-moi un nouveau nom, afin que le passé soit réellement mort. Je te suivrai comme un chien vagabond qui finit par trouver un maître. Je serai ton esclave, si tu veux. Mais ne me laisse pas seul…
– Oui, mon ami.
– Quel nom me donnes-tu ?
– Un nom qui m’est cher : Jean. Car tu es la grâce que fait le Seigneur.
– Me prends-tu avec toi ?
– Pour l’instant, oui. Après, tu me suivras avec les disciples. Mais ta maison ?
– Je n’ai plus de maison. Je vais laisser aux pauvres ce que j’ai. Donne-moi seulement ton amour et du pain.
– Viens. »
Exemple d'un homme qui vient à Jésus après avoir discuté avec lui.
Invoquer mon âme morte comme la magicienne invoqua Samuel pour Saül : dans le Premier Livre de Samuel, chapitre 28. Nous renvoyons à cette note pour plus de précision.
Je m'appelais Félix : Félix veut dire "heureux" en latin.
EMV 188.10 · Tome 3, p. 240-241
L’homme, qui chemine près de Jésus et fatigue sous le poids de son sac, attire la curiosité de Pierre.
« Mais qu’est-ce que tu as là-dedans de si lourd ? demande-t-il.
– Mes vêtements… et des livres… Ce sont mes amis, après les poulets et avec eux. Je n’ai pu m’en séparer. Mais ils pèsent lourd.
– Eh ! La science, ça pèse ! Bien sûr ! Et à qui cela plaît, hein ?
– Ils m’ont empêché de devenir fou.
– Eh ! Tu dois bien les aimer ! Mais de quels livres s’agit-il ?
– Philosophie, histoire, poésie grecque et romaine…
– C’est beau, beau. Certainement beau. Mais… penses-tu pouvoir les traîner ?
– j’arriverai peut-être même à m’en séparer. Mais on ne peut pas tout faire à la fois, n’est-ce pas, Messie ?
– Appelle-moi Maître. C’est vrai, ce n’est pas possible. Mais je te trouverai un lieu où abriter tes amis, les livres. Ils pourront t’être utiles pour discuter sur Dieu avec les païens.
– Ah ! Ton avis n’a pas la moindre réserve ! »
Jésus sourit et Pierre s’écrie :
« Je crois bien ! Lui, il est la Sagesse !
– Il est la Bonté, sois-en sûr. Toi, tu es cultivé ?
– Moi ? Ah ! Très cultivé ! Je sais distinguer une alose d’une carpe. Ma culture ne va pas plus loin. Je suis pêcheur, mon ami ! »
Pierre rit, humble et franc.
« Tu es honnête. C’est une science qu’on apprend par soi-même. Et c’est très difficile de l’avoir. Tu me plais.
– Toi aussi, tu me plais parce que tu es franc, même quand tu t’accuses. Je pardonne tout. J’aide tout le monde. Mais je suis l’ennemi impitoyable de ceux qui sont faux. Ils me dégoûtent.
– Tu as raison. L’homme faux est un criminel.
– Un criminel, tu l’as dit. Dis, as-tu assez confiance pour me donner un peu ton sac ? Tu peux être sûr que je ne m’en irai pas avec tes livres… Tu me parais fatigué…
– Vingt ans dans les mines vous brisent… Mais pourquoi veux-tu te fatiguer, toi ?
– Parce que le Maître nous a appris à nous aimer comme des frères. Donne-moi cela et prends mes nippes. Elles ne sont pas lourdes… Il n’y a pas d’histoires ni de poésies. Mon histoire, ma poésie et l’autre chose que tu m’as dite, c’est lui, mon Jésus, notre Jésus. »
Je te trouverai un lieu où abriter tes amis, les livres. Ils pourront t’être utiles pour discuter sur Dieu avec les païens. Allusion à Antioche de Syrie où Jean d’En-Dor sera contraint à l’exil mais où, avec l’aide de Syntica, se fondra la future communauté chrétienne dont par les Actes de apôtres.
EMV 191.6 · Tome 3, p. 253
La parole de l’homme peut-elle changer le jugement de Dieu ? L’apologie humaine peut-elle changer ce qui est écrit dans le livre de la Vie ? Non, c’est impossible. Ce qui est jugé est jugé, et ce qui est écrit est écrit.
EMV 191.7 · Tome 3, p. 255
Il n’est pas juste qu’un bienheureux quitte mon sein pour aller se faire offenser par des fils de l’Ennemi. Pour lui, le temps des injures est passé. Il vit désormais dans la paix et y reste sur l’ordre de Dieu qui voit l’inutilité d’une tentative de conversion auprès de ceux qui ne croient même pas à la parole de Dieu et ne la mettent pas en pratique.
Dans la parabole de Lazare et du mauvais riche, Abraham parle et dit la chose suivante.
EMV 191.8 · Tome 3, p. 255
Je voudrais pouvoir vous venir en aide à tous, même matériellement, mais cela m’est impossible, et j’en souffre. Je ne peux que vous montrer le Ciel. Je ne peux que vous enseigner la grande sagesse de la résignation en vous promettant le Royaume à venir. (...) Il vaut mieux être Lazare que le mauvais riche, soyez-en bien sûrs. Arrivez à le croire et vous serez bienheureux.
EMV 191.8 · Tome 3, p. 255-256
N’ayez jamais de haine, pour aucune raison. La Haine est puissante dans le monde, mais la Haine a toujours une limite. L’Amour ne connaît aucune limite de puissance ni de temps. Aimez donc, pour que l’Amour vous défende et vous réconforte sur la Terre, et pour qu’il vous récompense au Ciel.