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Notes du thème

Vices, défauts, imperfections, péchés et penchants mauvais

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EMV 172.11 · Tome 3, p. 114-115

L’Evangile tel qu'il m'a été révélé

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« J’aime beaucoup les vieillards qui sont saints et si je peux leur accorder un crépuscule serein, j’en suis heureux.

– Tu aimes aussi les enfants…

– Oui, et les malades…

– Et ceux qui pleurent…

– Et ceux qui sont seuls…

– Ah ! Mon Maître, mais tu ne te rends pas compte que tu aimes tout le monde ? Même tes ennemis ?

– Je ne m’en aperçois pas, Simon. C’est ma nature d’aimer. »

Détail

Jésus est avec Simon le Zélote et il dit :

EMV 173.2-4 · Tome 3, p. 116-118

L’Evangile tel qu'il m'a été révélé

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173.2 « Que la paix soit avec vous tous !

Hier, je vous ai parlé de la prière, de la parole donnée, du jeûne. Aujourd’hui, je veux vous instruire sur d’autres perfections. Elles sont elles aussi prière, confiance, sincérité, amour, religion.

La première dont je vais parler, c’est le juste usage des richesses, changées, par la bonne volonté du serviteur fidèle, en autant de richesses célestes. Les trésors de la terre ne durent pas, mais les trésors du Ciel sont éternels. Avez-vous l’amour de ce qui vous appartient ? Cela vous fait-il de la peine de mourir, parce que vous ne pouvez plus vous occuper de vos biens et que vous devez les laisser ? Alors transportez-les au Ciel ! Vous demandez : “ Ce qui est de la terre n’entre pas au Ciel et tu enseignes que l’argent est la chose la plus dégoûtante de la terre. Comment donc pouvons-nous le transporter au Ciel ? ” Non, vous ne pouvez pas emporter les pièces de monnaie, qui sont matérielles, dans le Royaume où tout est spirituel, mais vous pouvez emporter la fécondité de cet argent.

Quand vous confiez votre or à un banquier, quel est votre but ? qu’il le fasse fructifier. Evidemment, vous ne vous en privez pas, même momentanément, pour qu’il vous le rende tel quel : vous voulez que pour dix talents, il vous en rende un de plus, si ce n’est davantage. Vous vous en réjouissez et vous faites l’éloge du banquier. Sinon, vous déclarez : “ Il est honnête, mais c’est un imbécile. ” Et puis si, au lieu de onze talents, il ne vous en rend que neuf en disant : “ J’ai perdu le reste ”, vous le dénoncez et le faites jeter en prison.

Qu’est-ce que le produit de l’argent ? Est-ce que le banquier sème vos deniers et les arrose pour les faire croître ? Non. Ce bénéfice est produit par un astucieux maniement des affaires, de sorte qu’avec les hypothèques et les prêts à intérêt, l’argent s’accroît de l’intérêt justement requis pour l’or qui a été prêté. N’en est-il pas ainsi ?

Or, écoutez : Dieu vous donne des richesses terrestres, à certains beaucoup, à d’autres à peine le nécessaire pour vivre, et il vous dit : “ c’est maintenant à toi. Je te les ai données. Utilise ces moyens comme mon amour le désire pour ton bien. Je te les confie, mais pas pour que tu en fasses naître un mal. A cause de l’estime que j’ai pour toi, par reconnaissance pour mes dons, fais fructifier tes biens en vue de cette vraie Patrie. ”

173.3 Et voici la méthode à suivre pour arriver à cette fin.

Ne désirez pas accumuler vos trésors sur la terre en vivant pour eux, en vous montrant cruels à cause d’eux, en vous attirant les malédictions de votre prochain et de Dieu à cause d’eux. Ils ne le méritent pas. Ils ne sont jamais en sécurité ici-bas. Les voleurs peuvent toujours vous les dérober. Le feu peut détruire les maisons. Les maladies des plantes ou des troupeaux peuvent anéantir les fruits ou les animaux. Que de dangers guettent les biens ! Qu’ils soient immobiliers comme les maisons ou incorruptibles comme l’or, ou bien qu’ils soient, par nature, périssables comme tout ce qui vit, comme les végétaux et les animaux, ou encore qu’il s’agisse d’étoffes précieuses, qui peuvent se détériorer. Les maisons sont menacées par la foudre, les incendies ou les inondations ; les champs le sont par les voleurs, la rouille, la sécheresse, les rongeurs, ou les insectes ; le tournis, les fièvres, les mutilations, les épidémies guettent les animaux ; les mites peuvent s’attaquer aux étoffes précieuses et les rats aux meubles de prix ; l’oxydation érode la vaisselle, les lampes comme aussi les grilles artistiques : absolument tout peut être détérioré.

Mais si vous transformez tous ces biens terrestres en un bien surnaturel, alors il échappe à toute détérioration du temps, des hommes et des intempéries. Faites-vous des trésors au Ciel, là où n’entrent pas les voleurs et où il n’arrive aucun malheur. Appliquez miséricordieusement votre travail à toutes les misères de la terre. Caressez vos pièces de monnaie, embrassez-les si vous voulez, réjouissez-vous des moissons prospères, des vignes chargées de grappes, des oliviers qui ploient sous le poids d’innombrables olives, des brebis au sein fécond et aux mamelles gonflées. Faites tout cela. Mais que ce ne soit pas d’une façon stérile, humaine. Faites-le par amour et admiration, joyeusement et par calcul surnaturel.

“ Merci, mon Dieu, pour cet argent, pour ces moissons, pour ces arbres, pour ces brebis, pour ces bonnes affaires ! Merci, brebis, arbres, prés, bonnes affaires qui m’êtes si utiles ! Soyez tous bénis, parce que par ta bonté, ô Eternel, par votre bonté, ô choses, je peux faire beaucoup de bien à ceux qui ont faim, ou qui sont nus, sans toit, malades, seuls… L’an dernier, je l’ai fait pour dix. Cette année – bien que j’aie beaucoup donné en aumônes, j’ai davantage d’argent, les moissons sont plus abondantes et les troupeaux plus nombreux –, je vais donner deux fois, trois fois plus que l’an passé, pour que tous, même ceux qui n’ont rien à eux, se réjouissent avec moi et te bénissent avec moi, toi, Seigneur éternel. ” Voilà la prière du juste. Cette prière, unie à l’action, transporte vos biens au Ciel et non seulement vous les conserve pour l’éternité, mais vous les fait trouver augmentés des fruits saints de l’amour.

Ayez votre trésor au Ciel, pour y avoir votre cœur, au-dessus et au-delà du danger pour que non seulement l’or, les maisons, les champs ou les troupeaux ne puissent subir des malheurs, mais pour que votre propre cœur ne soit pas attaqué, enlevé, corrompu, brûlé, tué par l’esprit du monde. Si vous agissez ainsi, vous aurez votre trésor dans votre cœur parce que vous aurez Dieu en vous, jusqu’au jour bienheureux où vous serez en lui.

173.4 pour ne pas diminuer le fruit de votre charité, veillez donc à être charitables par esprit surnaturel. Ce que je vous ai dit de la prière et du jeûne vaut aussi pour la bienfaisance et pour toutes les bonnes œuvres que vous pouvez faire.

Gardez le bien que vous faites à l’abri des violations de la sensualité du monde. Gardez-le vierge des éloges humains. Ne profanez pas la rose parfumée de votre charité et de vos bonnes actions – ce véritable encensoir de parfums agréables au Seigneur –. Ce qui profane le bien, ce sont l’esprit d’orgueil, le désir d’être remarqué quand on fait le bien et la recherche de louanges. La rose de la charité est alors souillée et corrompue par les limaçons visqueux de l’orgueil satisfait, et l’encensoir se remplit des pailles puantes de la litière sur laquelle l’orgueilleux se complaît comme un animal repu.

Ah ! Ces actes de bienfaisance accomplis pour qu’on parle de vous ! Il vaut bien mieux ne pas en faire ! Celui qui n’en fait pas pèche par dureté. Celui qui les accomplit en révélant la somme donnée et le nom du bénéficiaire, en mendiant les éloges, pèche par orgueil. C’est comme s’il disait : “ Vous voyez ce que je peux ? ” Il pèche par manque de charité car il humilie le bénéficiaire en révélant son nom, il pèche par avarice spirituelle en voulant accumuler les éloges humains… C’est de la paille, de la paille, rien de plus. Agissez en sorte que ce soit Dieu et ses anges qui vous louent.

Vous, quand vous faites l’aumône, ne sonnez pas de la trompette pour attirer l’attention des passants et être honorés comme les hypocrites qui cherchent les applaudissements des hommes et pour cela ne donnent leur argent que là où ils peuvent être vus d’un grand nombre. Eux aussi ont déjà reçu leur récompense et n’en recevront pas d’autre de Dieu. Vous, ne tombez pas dans cette même faute et dans cette présomption. Mais quand vous faites l’aumône, que votre main gauche ne sache pas ce que fait la main droite, tant est cachée et pudique votre obole, puis oubliez-la. Ne restez pas à applaudir votre acte en vous gonflant comme le crapaud qui s’admire de ses yeux voilés dans l’étang et qui, apercevant dans l’eau paisible le reflet des nuages, des arbres, du char arrêté près de la rive et se voyant si petit par rapport à eux, se gonfle d’air jusqu’à en éclater. Votre charité elle-même n’est rien, comparée à l’infini de la charité de Dieu, et si vous voulez devenir semblables à lui et rendre votre petite charité grande au point d’égaler la sienne, vous vous remplirez du vent de l’orgueil et finirez par périr.

Oubliez l’acte lui-même. Il vous en restera toujours la présence d’une lumière, d’une parole douce comme le miel, et cela vous rendra le jour lumineux, doux, bienheureux. Car cette lumière sera le sourire de Dieu, ce miel la paix spirituelle qui est encore Dieu, cette voix la voix du Dieu Père qui vous dira : “ Merci. ” Lui, il voit le mal caché et le bien qui se cache et il vous en récompensera. »

EMV 173.3 · Tome 3, p. 117-118

L’Evangile tel qu'il m'a été révélé

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Ne désirez pas accumuler vos trésors sur la terre en vivant pour eux, en vous montrant cruels à cause d’eux, en vous attirant les malédictions de votre prochain et de Dieu à cause d’eux. Ils ne le méritent pas. Ils ne sont jamais en sécurité ici-bas. Les voleurs peuvent toujours vous les dérober. Le feu peut détruire les maisons. Les maladies des plantes ou des troupeaux peuvent anéantir les fruits ou les animaux. Que de dangers guettent les biens ! Qu’ils soient immobiliers comme les maisons ou incorruptibles comme l’or, ou bien qu’ils soient, par nature, périssables comme tout ce qui vit, comme les végétaux et les animaux, ou encore qu’il s’agisse d’étoffes précieuses, qui peuvent se détériorer. Les maisons sont menacées par la foudre, les incendies ou les inondations ; les champs le sont par les voleurs, la rouille, la sécheresse, les rongeurs, ou les insectes ; le tournis, les fièvres, les mutilations, les épidémies guettent les animaux ; les mites peuvent s’attaquer aux étoffes précieuses et les rats aux meubles de prix ; l’oxydation érode la vaisselle, les lampes comme aussi les grilles artistiques : absolument tout peut être détérioré.

Mais si vous transformez tous ces biens terrestres en un bien surnaturel, alors il échappe à toute détérioration du temps, des hommes et des intempéries. Faites-vous des trésors au Ciel, là où n’entrent pas les voleurs et où il n’arrive aucun malheur. Appliquez miséricordieusement votre travail à toutes les misères de la terre. Caressez vos pièces de monnaie, embrassez-les si vous voulez, réjouissez-vous des moissons prospères, des vignes chargées de grappes, des oliviers qui ploient sous le poids d’innombrables olives, des brebis au sein fécond et aux mamelles gonflées. Faites tout cela. Mais que ce ne soit pas d’une façon stérile, humaine. Faites-le par amour et admiration, joyeusement et par calcul surnaturel.

“ Merci, mon Dieu, pour cet argent, pour ces moissons, pour ces arbres, pour ces brebis, pour ces bonnes affaires ! Merci, brebis, arbres, prés, bonnes affaires qui m’êtes si utiles ! Soyez tous bénis, parce que par ta bonté, ô Eternel, par votre bonté, ô choses, je peux faire beaucoup de bien à ceux qui ont faim, ou qui sont nus, sans toit, malades, seuls... L’an dernier, je l’ai fait pour dix. Cette année – bien que j’aie beaucoup donné en aumônes, j’ai davantage d’argent, les moissons sont plus abondantes et les troupeaux plus nombreux –, je vais donner deux fois, trois fois plus que l’an passé, pour que tous, même ceux qui n’ont rien à eux, se réjouissent avec moi et te bénissent avec moi, toi, Seigneur éternel. ” Voilà la prière du juste. Cette prière, unie à l’action, transporte vos biens au Ciel et non seulement vous les conserve pour l’éternité, mais vous les fait trouver augmentés des fruits saints de l’amour.

Ayez votre trésor au Ciel, pour y avoir votre coeur, au-dessus et au-delà du danger pour que non seulement l’or, les maisons, les champs ou les troupeaux ne puissent subir des malheurs, mais pour que votre propre coeur ne soit pas attaqué, enlevé, corrompu, brûlé, tué par l’esprit du monde. Si vous agissez ainsi, vous aurez votre trésor dans votre coeur parce que vous aurez Dieu en vous, jusqu’au jour bienheureux où vous serez en lui.

Annotation

Evangile de Matthieu 6, 19-21

Mt 6, 19-21 : Ne vous faites pas de trésors sur la terre, là où les mites et les vers les dévorent, où les voleurs percent les murs pour voler. Mais faites-vous des trésors dans le ciel, là où il n’y a pas de mites ni de vers qui dévorent, pas de voleurs qui percent les murs pour voler. Car là où est ton trésor, là aussi sera ton cœur.

EMV 173.4 · Tome 3, p. 118-119

L’Evangile tel qu'il m'a été révélé

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173.4 Pour ne pas diminuer le fruit de votre charité, veillez donc à être charitables par esprit surnaturel. Ce que je vous ai dit de la prière et du jeûne vaut aussi pour la bienfaisance et pour toutes les bonnes oeuvres que vous pouvez faire.

Gardez le bien que vous faites à l’abri des violations de la sensualité du monde. Gardez-le vierge des éloges humains. Ne profanez pas la rose parfumée de votre charité et de vos bonnes actions – ce véritable encensoir de parfums agréables au Seigneur –. Ce qui profane le bien, ce sont l’esprit d’orgueil, le désir d’être remarqué quand on fait le bien et la recherche de louanges. La rose de la charité est alors souillée et corrompue par les limaçons visqueux de l’orgueil satisfait, et l’encensoir se remplit des pailles puantes de la litière sur laquelle l’orgueilleux se complaît comme un animal repu.

Ah ! Ces actes de bienfaisance accomplis pour qu’on parle de vous ! Il vaut bien mieux ne pas en faire ! Celui qui n’en fait pas pèche par dureté. Celui qui les accomplit en révélant la somme donnée et le nom du bénéficiaire, en mendiant les éloges, pèche par orgueil. C’est comme s’il disait : “ Vous voyez ce que je peux ? ” Il pèche par manque de charité car il humilie le bénéficiaire en révélant son nom, il pèche par avarice spirituelle en voulant accumuler les éloges humains... C’est de la paille, de la paille, rien de plus. Agissez en sorte que ce soit Dieu et ses anges qui vous louent.

EMV 173.4 · Tome 3, p. 119-120

L’Evangile tel qu'il m'a été révélé

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Vous, quand vous faites l’aumône, ne sonnez pas de la trompette pour attirer l’attention des passants et être honorés comme les hypocrites qui cherchent les applaudissements des hommes et pour cela ne donnent leur argent que là où ils peuvent être vus d’un grand nombre. Eux aussi ont déjà reçu leur récompense et n’en recevront pas d’autre de Dieu. Vous, ne tombez pas dans cette même faute et dans cette présomption. Mais quand vous faites l’aumône, que votre main gauche ne sache pas ce que fait la main droite, tant est cachée et pudique votre obole, puis oubliez-la. Ne restez pas à applaudir votre acte en vous gonflant comme le crapaud qui s’admire de ses yeux voilés dans l’étang et qui, apercevant dans l’eau paisible le reflet des nuages, des arbres, du char arrêté près de la rive et se voyant si petit par rapport à eux, se gonfle d’air jusqu’à en éclater. Votre charité elle-même n’est rien, comparée à l’infini de la charité de Dieu, et si vous voulez devenir semblables à lui et rendre votre petite charité grande au point d’égaler la sienne, vous vous remplirez du vent de l’orgueil et finirez par périr.

Oubliez l’acte lui-même. Il vous en restera toujours la présence d’une lumière, d’une parole douce comme le miel, et cela vous rendra le jour lumineux, doux, bienheureux. Car cette lumière sera le sourire de Dieu, ce miel la paix spirituelle qui est encore Dieu, cette voix la voix du Dieu Père qui vous dira : “ Merci. ” Lui, il voit le mal caché et le bien qui se cache et il vous en récompensera.

Annotation

Matthieu 6, 1-4

Mt 6, 1-4 : « Ce que vous faites pour devenir des justes, évitez de l’accomplir devant les hommes pour vous faire remarquer. Sinon, il n’y a pas de récompense pour vous auprès de votre Père qui est aux cieux. Ainsi, quand tu fais l’aumône, ne fais pas sonner la trompette devant toi, comme les hypocrites qui se donnent en spectacle dans les synagogues et dans les rues, pour obtenir la gloire qui vient des hommes. Amen, je vous le déclare : ceux-là ont reçu leur récompense. Mais toi, quand tu fais l’aumône, que ta main gauche ignore ce que fait ta main droite afin que ton aumône reste dans le secret ; ton Père qui voit dans le secret te le rendra.

EMV 173.6 · Tome 3, p. 121 et 122

L’Evangile tel qu'il m'a été révélé

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Citation

Je vous disais que Dieu vous récompensera, même si vous ne lui demandez pas de récompense pour le bien que vous aurez fait. Néanmoins, ne faites pas le bien pour obtenir une récompense, pour avoir une garantie pour le lendemain. Ne faites pas le bien en le mesurant, retenus par cette crainte : “ En aurai-je encore pour moi ? Et si je n’ai plus rien, qui viendra à mon aide ? Trouverai-je quelqu’un pour faire pour moi ce que j’ai fait aux autres ? Et quand je ne pourrai plus rien donner, est-ce qu’on m’aimera encore ? ” (...) Ne craignez donc rien. Même si vous n’avez pas de quoi faire l’aumône, il suffit que vous ayez l’amour et la sainteté pour faire du bien à qui est pauvre, épuisé ou affligé.

EMV 173.7 · Tome 3, p. 122-124

L’Evangile tel qu'il m'a été révélé

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C’est pourquoi je vous dis : ne vous inquiétez pas trop de posséder peu : vous aurez toujours le nécessaire. Ne vous inquiétez pas trop en pensant à l’avenir : personne ne sait quel avenir l’attend. Ne vous préoccupez pas de ce que vous mangerez pour vous garder en vie, ni de quoi vous vous couvrirez pour garder votre corps au chaud : la vie de votre âme est bien plus précieuse que votre ventre et vos membres, elle a bien plus de prix que la nourriture et le vêtement, comme la vie matérielle a plus de prix que la nourriture, et le corps plus que le vêtement. Et votre Père le sait. Sachez-le donc, vous aussi. Regardez les oiseaux du ciel : ils ne sèment ni ne moissonnent, ils n’amassent pas dans des greniers et pourtant ils ne meurent pas de faim car le Père céleste les nourrit. Or vous, les hommes, les créatures préférées du Père, vous valez beaucoup plus qu’eux.

Qui de vous peut ajouter par tout son savoir-faire une seule coudée à sa taille ? Si vous ne réussissez pas à allonger votre taille d’un pouce, comment pouvez-vous penser à changer votre future situation en augmentant vos richesses pour vous garantir une longue et heureuse vieillesse ? Pouvez-vous dire à la mort : “ Tu viendras me prendre quand je voudrai ” ? C’est impossible. Dans ce cas, pourquoi vous préoccuper du lendemain ? Et pourquoi vous faites-vous autant de soucis par crainte de rester sans vêtements ? Regardez comment croissent les lys des champs : ils ne travaillent pas, ne filent pas, ne vont pas chez les marchands de drap faire des achats. Et pourtant je vous assure que Salomon lui-même, dans toute sa gloire, ne fut jamais vêtu comme l’un d’eux. Si donc Dieu revêt ainsi l’herbe des champs qui vit aujourd’hui et qui servira demain à chauffer le four ou à nourrir le troupeau pour finir en cendres ou en fumier, combien plus prendra-t-il soin de vous, qui êtes ses enfants.

Ne soyez pas des hommes de peu de foi. Ne vous inquiétez pas pour un avenir incertain : “ Quand je serai vieux, comment mangerai-je ? Que boirai-je ? Comment m’habillerai-je ? ” laissez ces préoccupations aux païens qui n’ont pas la certitude lumineuse de la paternité divine. Vous, vous l’avez et vous savez que votre Père connaît vos besoins et qu’il vous aime. Ayez donc confiance en lui. Recherchez d’abord ce qui est vraiment nécessaire : la foi, la bonté, la charité, l’humilité, la miséricorde, la pureté, la justice, la douceur, les trois ou quatre vertus principales et toutes les autres encore, de façon à être les amis de Dieu et à avoir droit à son Royaume. Je vous assure que le reste vous sera accordé par surcroît, sans même que vous le demandiez. Il n’est pas de riche plus riche que le saint et de plus assuré que lui. Dieu est avec le saint. Le saint est avec Dieu. Il ne demande rien pour son corps et Dieu lui fournit le nécessaire. Mais il travaille pour son âme, à qui Dieu se donne lui-même ici-bas, puis le Paradis après la vie.

Ne vous mettez donc pas en peine pour ce qui ne le mérite pas. Affligez-vous d’être imparfaits et non d’être mal approvisionnés en biens terrestres. Ne vous mettez pas à la torture pour le lendemain. Demain pensera à lui-même, et vous y penserez au moment où vous le vivrez. Pourquoi vous en soucier dès aujourd’hui ? La vie n’est-elle pas déjà suffisamment encombrée par les souvenirs pénibles d’hier et les pensées torturantes d’aujourd’hui pour éprouver le besoin d’y ajouter les cauchemars des “ que sera demain ” ? Laissez à chaque jour ses ennuis ! Il y aura toujours dans la vie plus de peines que nous ne le voudrions, sans encore ajouter les peines à venir aux présentes ! Répétez sans cesse la grande parole de Dieu : “ Aujourd’hui. ” Vous êtes ses enfants, créés à sa ressemblance. Dites donc avec lui : “ Aujourd’hui. ”

Annotation

Demain pensera à lui-même. Cette pensée, devenue proverbiale, est rapportée en Matthieu 6,34. Elle est à nouveau évoquée par Jésus au EMV 584.15.

EMV 174.7 · Tome 3, p. 130-131

L’Evangile tel qu'il m'a été révélé

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Le troisième homme se présente :

« Maître, mon père est mort. Nous croyions qu’il avait beaucoup d’argent. Nous n’en avons pas trouvé. Et ce ne serait que demi-mal car entre frères nous ne manquons pas de pain. Mais moi, étant l’aîné, je vivais avec mon père. Mes deux frères m’accusent d’avoir fait disparaître l’argent et ils veulent me faire un procès pour vol. Tu vois mon cœur. Je n’ai pas volé le moindre sou. Mon père gardait ses deniers dans un coffret, dans une cassette en fer. A sa mort, nous avons ouvert le coffret et la cassette n’y était plus. Ils prétendent : “ C’est toi qui l’as prise cette nuit, pendant que nous dormions. ” Ce n’est pas vrai. Aide-moi à rétablir la paix et l’estime entre nous. »

Jésus le regarde fixement et sourit.

« Pourquoi souris-tu, Maître ?

– Parce que le coupable, c’est ton père : une faute d’enfant qui cache son jouet pour qu’on ne le lui prenne pas.

– Mais il n’était pas avare, tu peux le croire. Il faisait du bien.

– Je le sais, mais il était très âgé… Ce sont les maladies des vieillards… Il voulait mettre son argent à l’abri dans votre intérêt et il a mis la brouille entre vous par excès d’affection. La cassette est enterrée au pied de l’escalier de la cave. Je te le dis pour que tu saches que je le sais. Pendant que je te parle, par pur hasard, ton frère cadet en frappant le sol avec colère l’a fait vibrer et ils l’ont découverte. Ils sont confus et regrettent de t’avoir accusé. Retourne tranquillement chez toi et sois gentil avec eux. Ne leur reproche pas leur manque d’estime.

– Non, Seigneur. Je n’y vais même pas. Je reste à t’écouter. Je partirai demain.

– Et s’ils t’enlèvent de l’argent ?

– Tu dis qu’il ne faut pas être avide. Je ne veux pas l’être. Il me suffit que la paix règne entre nous. Du reste… je ne savais pas ce qu’il y avait dans la cassette et je ne me mettrai pas en peine pour une déclaration inexacte. Je pense que cet argent aurait pu être perdu… S’ils me le refusent, je vivrai maintenant comme je vivais auparavant. Il me suffit qu’ils ne me traitent pas de voleur.

– Tu es très avancé sur le chemin de Dieu. Continue et que la paix soit avec toi. »

Et lui aussi repart satisfait.

EMV 174.8 · Tome 3, p. 131

L’Evangile tel qu'il m'a été révélé

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La vie "s’écoule entre le passé et l’avenir, entre le mal et le bien. Au milieu se trouve l’homme avec sa volonté et son libre arbitre ; aux extrémités, d’une part Dieu et son Ciel, d’autre part Satan et son enfer. L’homme peut choisir. Personne ne le force".