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Apôtres

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EMV 57 · Tome 1

L’Evangile tel qu'il m'a été révélé

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Détail

Jésus arrive à Nazareth avec ses apôtres. Il propose à ses disciples de l'accompagner chez lui pour rencontrer sa Mère. A son arrivée, le Christ est accueilli par une ribambelle d'enfants. Il leur répond, puis, il arrive à sa maison. Sa Mère est naturellement heureuse de le voir, mais elle a aussi été angoisssée, car sa parenté lui a appris ce qu'il a fait au Temple. Après leurs retrouvailles, les disciples font sa connaissance (sauf Jean qui l'a déjà rencontrée) et ils s'installent tous à table. Marie d'Alphée est présente dans la maison, et Jude lui confie sa décision de suivre Jésus. Elle en est heureuse et le groupe partage des anecdotes sur la vie de Jésus. La vision cesse là.

EMV 57.1 · Tome 1

L’Evangile tel qu'il m'a été révélé

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57.1 Jésus arrive avec son cousin et les six disciples à proximité de Nazareth. Du haut du coteau où ils se trouvent, on voit la petite ville, blanche parmi la verdure, qui monte et descend au gré des déclivités sur lesquelles elle est construite. Le terrain on­dule doucement. A certains endroits, c’est à peine visible, ailleurs plus accentué.

« Nous sommes arrivés, mes amis. Voici ma maison. Ma Mère est à l’intérieur car je vois la fumée qui s’élève de la maison. Peut-être fait-elle le pain. Je ne vous dis pas de rester, parce que je pense que vous avez hâte de regagner votre demeure mais, si vous voulez rompre le pain avec moi et connaître celle que Jean connaît déjà, je vous dis : “ Venez. ” »

Les six hommes, que leur séparation imminente attristait déjà, redeviennent tout joyeux et acceptent de bon coeur.

« Eh bien ! Allons-y. »

Ils descendent vivement la petite colline et prennent la grande route. Le soir est proche. Il fait encore chaud, mais déjà les ombres s’étendent sur la campagne où les blés commencent à mûrir. Ils entrent dans le village. Des femmes qui vont à la fontaine ou en reviennent, des hommes, sur le seuil de minuscules ateliers ou dans les jardins, saluent Jésus et Jude.

Détail

Jésus invite les disciples à rencontrer sa Mère pour la première fois (sauf Jean qui la connait déjà).

EMV 57.3.4 · Tome 1

L’Evangile tel qu'il m'a été révélé

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57.3 Puis il ajoute :

« Eh bien ! Tu vois, je suis ici, et pas tout seul. Mes premiers disciples m’accompagnent, et j’en ai d’autres en Judée. Mon cousin Jude lui aussi est avec moi et me suit...

– Jude ?

– Oui, Jude. Je sais pourquoi tu es étonnée. Sûrement, parmi ceux qui ont parlé de cet événement, il y avait Alphée et ses fils... et je ne me trompe pas en disant qu’ils m’ont critiqué. Mais n’aie pas peur. Aujourd’hui, c’est comme cela, demain ce sera autrement. L’homme doit être cultivé comme la terre, et des roses s’épanouissent là où il y avait des épines. Jude, que tu aimes bien, est déjà avec moi.

– Où est-il en ce moment ?

– Là dehors, avec les autres. As-tu assez de pain pour tous ?

– Oui, mon Fils. Marie, femme d’Alphée, est au four, en train de défourner. Elle est très bonne avec moi, et plus particulièrement en ce moment.

– Dieu lui donnera la gloire. »

Il va à la porte et appelle :

« Jude, ta mère est ici. Venez, mes amis ! »

(...) Marie, femme d’Alphée, accourt, toute rouge et pleine de farine. Elle salue Jésus qui la bénit, puis conduit les six hommes au jardin, vers la vasque. Elle revient tout heureuse.

« Oh ! Marie ! Dit-elle à la Vierge, Jude m’a parlé. Comme je suis contente ! Pour Jude comme pour toi, ma belle-soeur. Je sais que les autres me gronderont. Mais peu importe. Je serai heureuse le jour où je saurai que tous appartiennent à Jésus. Nous, les mères, nous savons... nous sentons ce qui est bien pour nos enfants. Et moi, je sens que le bien de mes enfants, c’est toi, Jésus. »

Jésus lui caresse la tête en souriant.

Détail

Jésus a retrouvé sa Mère. Il écoute, puis, c'est à lui de prendre la parole.

EMV 57.3-6 · Tome 1

L’Evangile tel qu'il m'a été révélé

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« Venez, mes amis! »

Ils entrent et saluent. Jude embrasse Marie et court chercher sa mère.

Jésus nomme ses cinq disciples : Pierre, André, Jacques, Nathanaël, Philippe. Pour ce qui est de Jean, Marie le connaît déjà. Il l’a saluée tout de suite après Jude, s’est incliné et a reçu sa bénédiction.

57.4 Marie les salue et les invite à s’asseoir. C’est la maîtresse de maison et, tout en portant sur son Jésus un regard d’adoration – son âme continue un muet entretien avec son Fils par ses yeux –, elle s’occupe de ses hôtes. Elle voudrait leur apporter de l’eau pour qu’ils puissent se rafraîchir, mais Pierre s’écrie :

« Non, Femme, je ne peux pas te le permettre. Reste auprès de ton Fils, Mère sainte. Moi, j’irai, nous irons au jardin pour nous rafraîchir. »

Marie, femme d’Alphée, accourt, toute rouge et pleine de farine. Elle salue Jésus qui la bénit, puis conduit les six hommes au jardin, vers la vasque. Elle revient tout heureuse.

« Oh ! Marie ! Dit-elle à la Vierge, Jude m’a parlé. Comme je suis contente ! Pour Jude comme pour toi, ma belle-soeur. Je sais que les autres me gronderont. Mais peu importe. Je serai heureuse le jour où je saurai que tous appartiennent à Jésus. Nous, les mères, nous savons... nous sentons ce qui est bien pour nos enfants. Et moi, je sens que le bien de mes enfants, c’est toi, Jésus. »

Jésus lui caresse la tête en souriant.

Les disciples reviennent, et Marie, femme d’Alphée, sert le pain tout chaud, les olives, le fromage. Elle apporte une petite amphore de piquette rouge que Jésus verse à ses amis. C’est toujours Jésus qui offre et distribue.

57.5 Un peu gênés au début, les disciples prennent ensuite de l’assurance. Ils parlent de leurs maisons, du voyage à Jérusalem, des miracles que Jésus a faits. Ils sont pleins de zèle et d’affection, et Pierre essaie de se faire une alliée de Marie pour obtenir de pouvoir tout de suite rester auprès de Jésus, sans devoir attendre à Bethsaïde.

« Faites ce qu’il vous dit, lui conseille Marie avec un doux sourire. Cette attente vous sera plus utile qu’une union immédiate. Mon Jésus fait bien tout ce qu’il fait. »

L’espoir de Pierre disparaît, mais il se résigne de bonne grâce. Il demande seulement :

« Est-ce que l’attente sera longue ? »

Jésus le regarde avec un sourire, mais ne dit rien d’autre. Marie interprète ce sourire comme un signe de bienveillance :

« Simon, fils de Jonas, il sourit... aussi, je te dis : le temps de ton attente obéissante sera rapide comme le vol de l’hirondelle sur le lac.

– Merci, Femme.

57.6 – Tu ne dis rien, Jude ?... Et toi, Jean ?

– Je te regarde, Marie.

– Et moi aussi.

– Moi aussi, je vous regarde... et, savez-vous ? Il me revient à l’esprit une époque lointaine. En ce temps-là déjà, j’avais trois paires d’yeux qui s’attachaient à mon visage avec amour. Tu te souviens, Marie, de mes trois écoliers ?

– Oh ! Si je m’en souviens ! C’est vrai ! Maintenant aussi, ils sont trois, d’âge sensiblement égal. Ils te regardent avec tout leur amour. Et celui-ci, Jean, je crois, ressemble au Jésus d’alors, cheveux blonds et joues roses, et le plus jeune de tous. »

Les autres veulent savoir. On raconte des souvenirs et des anecdotes. Le temps passe et le soir arrive.

« Mes amis, je n’ai pas de pièces meublées. Mais là se trouve l’atelier où je travaillais. Si vous voulez y trouver un refuge... mais il n’y a que des bancs.

– C’est un lit confortable pour des pêcheurs habitués à dormir sur des planches étroites. Merci, Maître. Dormir sous ton toit est un honneur et une sanctification. »

Ils se retirent après maintes salutations. Jude lui aussi s’é­loigne avec sa mère ; ils vont chez eux.

Jésus et Marie restent seuls dans la pièce, assis sur le coffre, à la lueur d’une petite lampe, chacun ayant le bras autour des épaules de l’autre. Jésus raconte et Marie écoute, ravie, tremblante, heureuse...

La vision cesse alors.

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Marie a une discussion avec Pierre et donne un conseil semblable à celui de Cana : "Faites ce qu'il vous dira".

EMV 57.6 · Tome 1

L’Evangile tel qu'il m'a été révélé

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57.6 – Tu ne dis rien, Jude ?... Et toi, Jean ?

– Je te regarde, Marie.

– Et moi aussi.

– Moi aussi, je vous regarde... et, savez-vous ? Il me revient à l’esprit une époque lointaine. En ce temps-là déjà, j’avais trois paires d’yeux qui s’attachaient à mon visage avec amour. Tu te souviens, Marie, de mes trois écoliers ?

– Oh ! Si je m’en souviens ! C’est vrai ! Maintenant aussi, ils sont trois, d’âge sensiblement égal. Ils te regardent avec tout leur amour. Et celui-ci, Jean, je crois, ressemble au Jésus d’alors, cheveux blonds et joues roses, et le plus jeune de tous. »

Les autres veulent savoir. On raconte des souvenirs et des anecdotes. Le temps passe et le soir arrive. (...)

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Ressemblance de Jean avec Jésus.

EMV 58.3-4 · Tome 1

L’Evangile tel qu'il m'a été révélé

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58.3 Jésus interpelle son apôtre :

« La pêche sera-t-elle bonne ?

– Le temps est favorable. L’eau est calme et il y aura un clair de lune. Les poissons remonteront du fond et mon filet les entraînera.

– Nous y allons seuls ?

– Oh ! Maître, mais comment veux-tu que nous manipulions seuls tout ce dispositif de filets ?

– Je n’ai encore jamais pêché et j’attends que tu me l’apprennes. »

Jésus descend tout doucement vers le lac et s’arrête sur la rive de gros sable caillouteux, près de la barque.

« Regarde, Maître, comment on fait : je sors à côté de la barque de Jacques, fils de Zébédée, et on va ainsi ensemble vers l’endroit favorable. Puis, on descend le filet. Nous en tenons un bout, nous. Tu m’as dit que tu veux le tenir ?

– Oui, si tu me dis ce que je dois faire.

– Il n’y a qu’à surveiller la descente. Il faut que le filet descende lentement et sans faire de noeuds. Lentement parce que nous serons sur le lieu de pêche et un mouvement trop brusque peut éloigner les poissons, et sans noeuds pour ne pas fermer le filet qui doit s’ouvrir comme une bourse ou, si tu préfères, une voile gonflée par le vent. Puis, une fois la descente terminée, nous ramerons doucement ou bien nous avancerons à la voile selon ce qu’il faudra, en faisant un demi-cercle sur le lac. Quand la vibration de la cheville de sécurité nous indiquera que la pêche est bonne, nous nous dirigerons vers la terre et là, presque à la rive – mais pas trop tôt pour ne pas risquer que la proie nous échappe, pas trop tard pour ne pas abîmer les poissons et le filet sur les cailloux –, nous hisserons le filet. C’est alors qu’il faut avoir l’oeil car les barques doivent se rapprocher au point qu’on puisse prendre l’extrémité du filet que passe l’autre barque sans pourtant nous heurter pour ne pas écraser le filet plein de poissons.

58.4 Fais attention, Maître, c’est notre gagne-pain. Garde toujours un oeil sur le filet pour qu’il ne s’ouvre pas sous les secousses des poissons. Ils défendent leur liberté par de forts coups de queue et s’ils sont nombreux... Tu comprends... Ce sont de petites bêtes, mais à dix, cent, mille, ils deviennent forts comme le Léviathan.

– C’est la même chose avec les fautes, Pierre. Au fond, une seule, ce n’est pas irréparable. Mais si, au lieu de s’arrêter à cette “ première ”, on ne cesse de les accumuler, il arrive un moment où la petite faute – peut-être une simple omission, une simple faiblesse – devient toujours plus forte, se transforme en habitude pour finir en vice capital. Parfois on commence par un regard de concupiscence et on termine avec un adultère consommé. D’autres fois, c’est un manque de charité verbal à l’égard d’un parent qui finit en violence contre le prochain. Soyez vigilants dès le début pour que les fautes n’augmentent pas leur poids sous leur nombre ! Elles deviennent dangereuses et toutes puissantes, comme le Serpent infernal lui-même, et elles vous entraînent à l’abîme de la géhenne.

– Tu parles bien, Maître... Mais nous sommes si faibles !

– Il y faut vigilance et prière pour être fort et avoir du secours, et ferme volonté de ne pas pécher. Et aussi une grande confiance dans la justice pleine d’amour du Père.

EMV 58.3-5 · Tome 1

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58.3 Jésus interpelle son apôtre :

« La pêche sera-t-elle bonne ?

– Le temps est favorable. L’eau est calme et il y aura un clair de lune. Les poissons remonteront du fond et mon filet les entraînera.

– Nous y allons seuls ?

– Oh ! Maître, mais comment veux-tu que nous manipulions seuls tout ce dispositif de filets ?

– Je n’ai encore jamais pêché et j’attends que tu me l’apprennes. »

Jésus descend tout doucement vers le lac et s’arrête sur la rive de gros sable caillouteux, près de la barque.

« Regarde, Maître, comment on fait : je sors à côté de la barque de Jacques, fils de Zébédée, et on va ainsi ensemble vers l’endroit favorable. Puis, on descend le filet. Nous en tenons un bout, nous. Tu m’as dit que tu veux le tenir ?

– Oui, si tu me dis ce que je dois faire.

– Il n’y a qu’à surveiller la descente. Il faut que le filet descende lentement et sans faire de noeuds. Lentement parce que nous serons sur le lieu de pêche et un mouvement trop brusque peut éloigner les poissons, et sans noeuds pour ne pas fermer le filet qui doit s’ouvrir comme une bourse ou, si tu préfères, une voile gonflée par le vent. Puis, une fois la descente terminée, nous ramerons doucement ou bien nous avancerons à la voile selon ce qu’il faudra, en faisant un demi-cercle sur le lac. Quand la vibration de la cheville de sécurité nous indiquera que la pêche est bonne, nous nous dirigerons vers la terre et là, presque à la rive – mais pas trop tôt pour ne pas risquer que la proie nous échappe, pas trop tard pour ne pas abîmer les poissons et le filet sur les cailloux –, nous hisserons le filet. C’est alors qu’il faut avoir l’oeil car les barques doivent se rapprocher au point qu’on puisse prendre l’extrémité du filet que passe l’autre barque sans pourtant nous heurter pour ne pas écraser le filet plein de poissons.

58.4 Fais attention, Maître, c’est notre gagne-pain. Garde toujours un oeil sur le filet pour qu’il ne s’ouvre pas sous les secousses des poissons. Ils défendent leur liberté par de forts coups de queue et s’ils sont nombreux... Tu comprends... Ce sont de petites bêtes, mais à dix, cent, mille, ils deviennent forts comme le Léviathan.

– C’est la même chose avec les fautes, Pierre. Au fond, une seule, ce n’est pas irréparable. Mais si, au lieu de s’arrêter à cette “ première ”, on ne cesse de les accumuler, il arrive un moment où la petite faute – peut-être une simple omission, une simple faiblesse – devient toujours plus forte, se transforme en habitude pour finir en vice capital. Parfois on commence par un regard de concupiscence et on termine avec un adultère consommé. D’autres fois, c’est un manque de charité verbal à l’égard d’un parent qui finit en violence contre le prochain. Soyez vigilants dès le début pour que les fautes n’augmentent pas leur poids sous leur nombre ! Elles deviennent dangereuses et toutes puissantes, comme le Serpent infernal lui-même, et elles vous entraînent à l’abîme de la géhenne.

– Tu parles bien, Maître... Mais nous sommes si faibles !

– Il y faut vigilance et prière pour être fort et avoir du secours, et ferme volonté de ne pas pécher. Et aussi une grande confiance dans la justice pleine d’amour du Père.

– Tu dis qu’il ne se montrera pas trop sévère pour le pauvre Simon ?

– Pour le vieux Simon, il pouvait encore se montrer sé­vère. Mais pour mon Pierre, l’homme nouveau, l’homme de son Christ... non, Pierre, il t’aime et continuera à t’aimer.

– Et moi ?

– Toi aussi, André ; et avec toi, Jean et Jacques, Philippe et Nathanaël. Vous êtes mes premiers élus.

58.5 – Il en viendra d’autres ? Il y a ton cousin, et en Judée...

– Ah oui, beaucoup ! Mon Royaume est ouvert à tout le genre humain et, en vérité, je te dis que, au cours de la nuit des siècles, ma pêche sera plus abondante que la plus abondante des tiennes... que chaque siècle est une nuit où le guide et la lumière ne sont pas la pure lumière d’Orion ni celle de la lune qui parcourt le ciel, mais la parole du Christ et la grâce qui viendra de lui. Cette nuit connaîtra l’aurore d’un jour sans crépuscule, d’une lumière dans laquelle tous les fidèles vivront, d’un soleil qui revêtira les élus et les rendra beaux, éternels, heureux comme des dieux. Des dieux inférieurs au Père dont ils sont les fils et semblables à moi... Vous ne pouvez pas encore comprendre, mais en vérité, je vous dis que votre vie chrétienne vous obtiendra de ressembler à votre Maître et ce seront les mêmes signes qui vous feront resplendir dans le Ciel. Eh bien ! J’aurai, malgré la haine de Satan et la faible volonté de l’homme, une pêche plus abondante que la tienne.

– Mais serons-nous tes seuls apôtres ?

– Jaloux, Pierre ? Non, ne le sois pas. D’autres viendront et dans mon coeur, il y aura de l’amour pour tous. Ne sois pas avare, Pierre. Tu ne sais pas encore qui est celui qui t’aime. As-tu jamais compté les étoiles ? Et les pierres qui tapissent le fond du lac ? Non, tu ne le pourrais pas, mais encore moins pourrais-tu compter les battements d’amour dont mon coeur est capable. As-tu jamais pu compter le nombre de fois où la mer dépose sur le rivage le baiser de ses eaux au cours de douze lunes ? Non, tu ne le pourrais pas, mais tu pourrais encore moins compter les vagues d’amour qui se déversent de ce coeur pour donner ses baisers aux hommes. Sois sûr, Pierre, de mon amour. »

Pierre prend la main de Jésus et l’embrasse. Il est fortement ému.

André regarde et n’ose pas, mais Jésus lui pose la main dans les cheveux et dit :

« Toi aussi, je t’aime beaucoup. A l’heure de ton aurore, tu verras se réfléchir sur la voûte du ciel – tu le verras sans devoir lever les yeux – ton Jésus qui te sourira pour te dire : “ Je t’aime, viens ”, et ton entrée dans l’aurore te sera plus douce que l’entrée dans une chambre nuptiale...

Détail

André est mis en avant vers 58.5 mais il est présent tout le long de l'enseignement de Jésus.

EMV 58.4 · Tome 1

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– Pour le vieux Simon, il pouvait encore se montrer sé­vère. Mais pour mon Pierre, l’homme nouveau, l’homme de son Christ... non, Pierre, il t’aime et continuera à t’aimer.

– Et moi ?

– Toi aussi, André ; et avec toi, Jean et Jacques, Philippe et Nathanaël. Vous êtes mes premiers élus.

Détail

Pierre demande si le Père ne se montrera pas trop sévère pour le pauvre Simon. Jésus lui répond :

EMV 58.6 · Tome 1

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58.6 – Simon ! Simon ! André ! J’arrive... »

Jean accourt, tout essoufflé.

« Oh ! Maître, je t’ai fait attendre ? »

Jean porte sur Jésus un regard brûlant d’amour.

Pierre répond :

« Vraiment, je commençais à penser que tu ne viendrais plus... Prépare vite ta barque. Et Jacques ?...

– Voilà : c’est à cause d’un aveugle que nous sommes en retard. Il croyait que Jésus était chez nous, et il est venu. Nous lui avons dit : “ Il est ailleurs. Demain peut-être, il te guérira. Attends. ” Mais il refusait d’attendre. Jacques disait : “ Tu as tellement attendu la lumière, qu’est-ce qu’attendre une nuit ? ” Mais il n’a pas voulu entendre raison...

– Jean, si tu étais aveugle, aurais-tu hâte de revoir ta mère ?

– Oui, bien sûr !

– Alors ? Où est l’aveugle ?

– Il arrive avec Jacques. Il s’est attaché à son manteau et ne le lâche pas, mais il marche lentement, car la rive est couverte de pierres et il trébuche... Maître, me pardonnes-tu d’avoir été dur ?

– Oui, mais, pour réparer, va aider l’aveugle et amène-le moi. »

Jean s’éloigne en courant.

EMV 60 · Tome 1

L’Evangile tel qu'il m'a été révélé

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Pierre demande à Jésus de venir dans sa maison, à Capharnaüm (qui est la maison de sa femme et de sa belle-mère en vérité). Sa belle-mère est malade et Simon demande à son Maître de la guérir. Jésus va donc sur place et on rencontre les belles-soeurs de Pierre. L'une d'elle leur apprend que sa belle-maman a une forte fièvre et qu'elle ne mange plus. Le médecin a même dit qu'elle allait mourir. Jésus entre cependant dans la chambre et fait un miracle. Toute surprise, la belle-mère de Simon ne pense même pas à remercier le Maître, ou alors de manière un peu tard. Pierre en est estomaqué et Jésus lui dit de laisser faire. Il raconte qu'il y en aura d'autres, comme ça, et qu'il y en a m^me eu à Nazareth, alors qu'il a sauvé la maman de l'enfant Sarah. Pierre ne supporte pas qu'on n'aime pas le Christ, mais celui-ci lui affirme qu'il y aura bien d'autres animosités, dont les "saints" qui méprisent les publicains, les prostituées, les païens et les pécheurs, alors que ceux-ci les surpasseront.

La belle-mère de Pierre revient et leur offre un repas. Elle fait alors des reproches à son gendre et Jésus l'encourage à revenir habiter dans la maison de Capharnaüm. Jean, Jacques y viendront aussi, comme ils sont associés.

Enfin surgit l'enfant Jacques qui vient remettre une bourse d'un inconnu. Pierre veut savoir de qui il s'agit mais l'enfant se tait... Et Jésus aussi.