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Enfants

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EMV 162.2 · Tome 3, p. 23

L’Evangile tel qu'il m'a été révélé

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« Sais-tu, Isaac ? Nous avons été les hôtes du rabbi Gamaliel. Il s’est montré bien bon. Ensuite, j’ai rencontré le chef de la synagogue de la Belle Eau. Il vient, lui aussi. Je te le confie. Et puis… et puis… j’ai trois nouveaux disciples… »

Jésus sourit, manifestement heureux.

« De qui s’agit-il ?

– D’un vieillard de Chorazeïn. Je lui ai rendu service autrefois, et, pour me montrer son amour, ce pauvre homme, un vrai juif sans préventions, a travaillé la région pour moi comme un parfait laboureur le fait pour son sol. Le second est un enfant de cinq ans, guère plus, intelligent, hardi. Je lui avais déjà parlé la première fois que je suis allé à Bethsaïde, et il s’en est souvenu mieux que les adultes. Le troisième est un ancien lépreux. Je l’ai guéri un soir près de Chorazeïn, il y a déjà longtemps, puis je l’ai quitté. Je le retrouve maintenant parlant de moi sur les monts de Nephtali. Et pour confirmer ses dires, il lève ce qui lui reste de ses mains, guéries mais partiellement diminuées, et il montre ses pieds, guéris mais déformés, avec lesquels il fait pourtant beaucoup de route. A ce qui lui reste, les gens comprennent à quel point il a été malade et ils croient à ses paroles accompagnées de larmes de reconnaissance. Il m’a été facile de parler là-bas, parce que quelqu’un m’avait déjà fait connaître et avait amené les autres à croire en moi. J’ai ainsi pu faire de nombreux miracles. Celui qui croit réellement peut tant ! »

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Jésus parle à Isaac de Yutta, le berger de la Nativité.

EMV 162.3 · Tome 3, p. 24

L’Evangile tel qu'il m'a été révélé

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« Eli est arrivé avec des serviteurs et de nombreux cadeaux. Mais il souhaiterait te parler.

– Je viens tout de suite. Ou plutôt, fais-le monter. »

Suzanne sort et revient peu après avec le vieil Eli accompagné de deux serviteurs qui portent un grand panier. Derrière, les femmes – Marie exceptée – observent avec curiosité.

« Que Dieu soit avec toi, mon bienfaiteur, salue le pharisien.

– Et avec toi, Eli. Entre. Que veux-tu ? Ton petit-fils est encore malade ?

– Oh ! Il va très bien ! Il saute dans le jardin comme un cabri. Mais, tout à l’heure, j’étais tellement bouleversé, tellement sens dessus dessous que j’ai manqué à tous mes devoirs. Je désire te prouver ma reconnaissance et je te prie de ne pas refuser les petits cadeaux que je t’offre : un peu de nourriture pour tes disciples et toi. Ce sont des produits de mes domaines. Et puis… je voudrais… je voudrais t’avoir à table demain pour te dire encore merci et te faire honneur en compagnie d’amis. Ne refuse pas, Maître. Je pourrais croire que tu ne m’aimes pas et que, si tu as guéri Elisée, c’est seulement par amour pour lui, pas pour moi.

– Je te remercie. Mais ces cadeaux n’étaient pas nécessaires.

– Tous les grands et les savants les acceptent. C’est l’usage.

– Moi aussi.

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Elie le pharisien vient voir Jésus et ils parlent un instant de son petit-fils.

EMV 163.1 · Tome 3, p. 28-29

L’Evangile tel qu'il m'a été révélé

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Jésus caresse le petit Elisée qui joue dans la cour et ne garde plus du danger passé que quatre petites marques rouges sur la main. S’il ne se rappelle même plus sa peur, il se souvient bien de Jésus et veut l’embrasser et être embrassé par lui, avec la spontanéité des enfants. Les bras enlacés autour du cou de Jésus, il lui parle dans les cheveux et lui confie que, quand il sera grand, il ira avec lui. Il lui demande :

« Tu veux bien de moi ?

– Je veux tout le monde. Sois gentil et tu viendras avec moi. »

L’enfant part en sautillant.

EMV 167.2 · Tome 3, p. 55

L’Evangile tel qu'il m'a été révélé

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167.3 Ils se dirigent vers une tonnelle faite de tout un enchevêtrement de roses de toutes les couleurs. Sur le seuil, trois Romaines sont aux aguets : Plautina, Valéria et Lydia. Hésitantes, la première et la dernière restent à leur place, alors que Valéria court et s’incline en disant :

« Salut, Sauveur de ma petite Fausta !

– Paix et lumière à toi et à tes amies. »

Détail

Jésus est avec Jeanne de Kouza et il va voir les dames romaines. La mère de Fausta se précipite et reconnaît qu'il a sauvé son enfant dans l'EMV 155.

EMV 167.4-5 · Tome 3, p. 56-57

L’Evangile tel qu'il m'a été révélé

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167.4 « Vous vous occupiez de fleurs ? Continuez donc. Nous pourrons parler tout aussi bien pendant que vous cueillez ces magnifiques œuvres du Créateur que sont les fleurs et que vous les disposez, avec cette habilité qui caractérise Rome, dans ces coupes précieuses pour prolonger leur existence, hélas trop brève… Si nous admirons ce bouton de rose qui esquisse à peine le sourire de ses pétales d’un jaune rosé, comment ne pas regretter de les voir mourir ? Ah ! Comme les juifs seraient étonnés de me l’en­tendre dire ! Mais c’est qu’en cette créature qui s’épanouit, nous sentons un je-ne-sais-quoi qui vit. Et d’en voir la mort nous peine. Pourtant, la plante est plus sage que nous. Elle sait que, sur toute blessure de la tige que l’on taille, naît un rejet qui donne une nouvelle rose. C’est là que notre esprit doit accueillir cet enseignement et faire, de l’amour quelque peu sensuel que nous avons pour une fleur, une invitation à une pensée plus élevée.

– Laquelle, Maître ? demande Plautina, qui écoute avec attention et que séduit la pensée élégante du Maître juif.

– Celle-ci : tout comme une plante ne meurt pas tant que ses racines sont nourries par le sol et n’est pas entraînée dans la mort par la mort de la tige, l’humanité ne meurt pas quand cesse la vie terrestre d’un être. Au contraire, de nouvelles fleurs ne cessent d’y bourgeonner. Et voici une pensée encore plus élevée, capable de nous faire bénir le Créateur : alors que la fleur une fois morte ne revit pas – et c’est bien triste ! –, l’homme endormi de son dernier sommeil n’est pas mort, il mène une vie plus éclatante en recevant par ce qu’il y a de meilleur en lui, vie éternelle et splendeur du Créateur qui l’a formé.

167.5 Par conséquent, Valéria, si ta petite fille était morte, tu n’aurais pas perdu ses caresses pour autant. Les baisers de ton enfant, séparée mais pas oublieuse de ton amour, se seraient toujours déposés sur ton âme. Vois-tu comme il est doux d’avoir foi en la vie éternelle ? Où est ta fille en ce moment ?

– Dans ce berceau couvert. Je ne m’en étais jamais séparée auparavant, car mon amour pour mon époux et mon amour pour ma fille étaient les deux buts de mon existence. Mais maintenant que je sais ce que c’est de la voir mourir, je ne l’abandonne pas un seul instant. »

Jésus se dirige vers un siège sur lequel est posé une sorte de petit berceau en bois, recouvert entièrement d’une riche couverture. Il la découvre et regarde la petite fille qui dort et que l’air plus vif réveille doucement. Elle ouvre des yeux étonnés, sa bouche esquisse un sourire d’ange et ses menottes, qui étaient fermées, s’ouvrent pour essayer d’attraper les cheveux ondulés de Jésus pendant qu’un babil de moineau marque la progression de sa pensée. Enfin, elle crie ce grand mot universel :

« Maman !

– Prends-la, prends-la, dit Jésus, qui s’écarte pour permettre à Valéria de se pencher sur le berceau.

– Mais elle va t’ennuyer ! Je vais appeler une esclave et la faire conduire dans le jardin.

– M’ennuyer ? Oh non ! Les enfants ne m’ennuient jamais. Ce sont toujours mes amis.

– Tu as des enfants ou des neveux, Maître ? demande Plautina, qui observe avec quels sourires Jésus essaie de faire rire l’enfant.

– Je n’ai ni enfant ni neveu, mais j’aime les enfants comme j’aime les fleurs, parce qu’ils sont purs et sans malice. Et même, femme, donne-moi ta petite fille. Il m’est si doux de serrer sur mon cœur un petit ange ! »

Sur ce, il s’assied avec l’enfant qui l’observe et lui dépeigne la barbe, puis trouve plus intéressant de s’amuser avec les franges de son manteau et le cordon de son vêtement auxquels elle adresse un long et mystérieux discours.

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Jésus parle des fleurs, et il va ainsi en venir à l'immortalité de l'âme et à l'enfant de Valeria.

EMV 167.5 · Tome 3, p. 57

L’Evangile tel qu'il m'a été révélé

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« Où est ta fille en ce moment ?

– Dans ce berceau couvert. Je ne m’en étais jamais séparée auparavant, car mon amour pour mon époux et mon amour pour ma fille étaient les deux buts de mon existence. Mais maintenant que je sais ce que c’est de la voir mourir, je ne l’abandonne pas un seul instant. »

Jésus se dirige vers un siège sur lequel est posé une sorte de petit berceau en bois, recouvert entièrement d’une riche couverture. Il la découvre et regarde la petite fille qui dort et que l’air plus vif réveille doucement. Elle ouvre des yeux étonnés, sa bouche esquisse un sourire d’ange et ses menottes, qui étaient fermées, s’ouvrent pour essayer d’attraper les cheveux ondulés de Jésus pendant qu’un babil de moineau marque la progression de sa pensée. Enfin, elle crie ce grand mot universel :

« Maman !

– Prends-la, prends-la, dit Jésus, qui s’écarte pour permettre à Valéria de se pencher sur le berceau.

– Mais elle va t’ennuyer ! Je vais appeler une esclave et la faire conduire dans le jardin.

– M’ennuyer ? Oh non ! Les enfants ne m’ennuient jamais. Ce sont toujours mes amis.

– Tu as des enfants ou des neveux, Maître ? demande Plautina, qui observe avec quels sourires Jésus essaie de faire rire l’enfant.

– Je n’ai ni enfant ni neveu, mais j’aime les enfants comme j’aime les fleurs, parce qu’ils sont purs et sans malice. Et même, femme, donne-moi ta petite fille. Il m’est si doux de serrer sur mon cœur un petit ange ! »

Sur ce, il s’assied avec l’enfant qui l’observe et lui dépeigne la barbe, puis trouve plus intéressant de s’amuser avec les franges de son manteau et le cordon de son vêtement auxquels elle adresse un long et mystérieux discours.

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Jésus demande à Valéria :

EMV 167.8-9 · Tome 3, p. 59-60

L’Evangile tel qu'il m'a été révélé

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167.8 Dieu est celui qui, par sa pensée, a fait du Néant le Tout. La fable des pierres qui se changent en hommes peut-elle vous persuader et vous satisfaire ? En vérité, certains hommes sont plus durs et plus mauvais que des pierres, et certaines pierres sont plus utiles que l’homme. Mais ne t’est-il pas plus doux, Valéria, de penser en regardant ta petite fille : “ C’est une vivante volonté de Dieu créée et formée par lui, dotée par lui d’une seconde vie qui ne meurt pas, de sorte que je l’aurai encore, ma petite Fausta, et pour l’éternité, si je crois au vrai Dieu. ” Au lieu de dire : “ Cette chair rose, ces cheveux plus fins que les fils d’une toile d’araignée, ces yeux sereins viennent d’une pierre ” ? Ou encore : “ Je suis en tout point semblable à la louve ou à la jument : je m’accouple comme une bête, j’enfante comme une bête, j’élève comme une bête ma fille qui est le fruit de mon instinct animal, elle est une bête qui me ressemble, et demain, quand nous serons toutes les deux mortes, nous serons deux charognes qui se décomposeront dans la puanteur et qui jamais plus ne se reverront ” ? Dis-moi laquelle de ces deux explications ton cœur de mère préférerait.

– Sûrement pas la seconde, Seigneur ! Si j’avais su que Fausta n’était pas une chose qui pouvait se décomposer pour toujours, ma douleur, lors de son agonie, aurait été moins atroce. Car je me serais dit : “ J’ai perdu une perle, mais elle existe encore et je la retrouverai. ”

– Tu l’as dit.

167.9 Quand je suis venu vers vous, votre amie m’a dit qu’elle s’étonnait de votre passion pour les fleurs. Elle craignait même que cela me choque. Mais je l’ai rassurée en lui disant : “ Moi aussi, je les aime, nous allons donc bien nous entendre. ” Mais je veux vous amener à aimer les fleurs comme j’amène Valéria à aimer son enfant dont, j’en suis sûr, elle prendra un plus grand soin maintenant qu’elle sait que Fausta possède une âme, c’est-à-dire une parcelle de Dieu enfermée dans le corps qu’elle, sa mère, lui a fait ; une parcelle qui ne meurt pas et que sa mère retrouvera au Ciel, si elle croit au vrai Dieu.

Annotation

Parcelle de Dieu semble avoir été modifié en parcelle née de Dieu par une correction peu claire de Maria Valtorta sur une copie dactylographiée, sur laquelle elle a ajouté la note suivante : "Il ne faut pas donner au mot parcelle le sens de “partie de Dieu” infusée en nous, mais de “lieu-trône”, “siège” infusé ou “spiré” (par le “souffle de vie” dont parle Genèse 2, 7) par Dieu, donc chose de Dieu venue de Dieu en l’homme. Saint Thomas d’Aquin l’appelle “une capacité de Dieu” que Dieu remplit de lui-même, afin que nous participions tous à sa vie divine."

Il faut garder à l’esprit cette explication de Maria Valtorta (ainsi que le texte d’EMV 10.9) chaque fois que l’œuvre parle de l’âme comme une “partie” ou une “parcelle” de Dieu.

On le reliera aux notes qui se trouvent en EMV 4.6, EMV 54.5, EMV 165.4, EMV 170.4, EMV 365.16, EMV 444.4, EMV 463.4, EMV 524.7, EMV 537.11.

EMV 167.10-11 · Tome 3, p. 61-62

L’Evangile tel qu'il m'a été révélé

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Comme s’il était le plus adroit des pères, Jésus sort de la tonnelle en soutenant la petite fille qui fait ses premiers pas et veut aller vers un jet d’eau qui ondule au soleil. (...) Jésus, qui rit parce que l’enfant veut attraper le spectre solaire du jet d’eau, mais ne prend que de la lumière… et elle insiste tant et plus en pépiant comme un poussin de ses lèvres roses.

Détail

Jésus s'occupe de la jeune Fausta, la fille de Valeria.

EMV 176.2 · Tome 3, p. 154

L’Evangile tel qu'il m'a été révélé

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Ils descendent pendant que de plus en plus de dormeurs s’éveillent. Gais comme des pinsons, les enfants babillent, courent et sautent déjà dans les prés. Ils se mouillent avec la rosée et on entend voler quelques claques suivies de pleurs. Mais ensuite, les enfants courent vers Jésus qui les caresse, retrouvant son sourire, comme s’il reflétait en lui-même cette gaieté innocente.

Une fillette veut lui passer à la ceinture un petit bouquet de fleurs cueillies dans les prés car, dit-elle, “ ton vêtement est plus beau comme ça ” ; Jésus la laisse faire, sans se soucier des apôtres qui grommellent, et il leur dit :

« Réjouissez-vous donc que, eux, ils m’aiment ! La rosée enlève la poussière des fleurs. L’amour des enfants enlève la tristesse de mon cœur. »

EMV 177.1 · Tome 3, p. 158

L’Evangile tel qu'il m'a été révélé

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Jésus, venant de la campagne, entre à Capharnaüm. Il est accompagné des douze ou plutôt des onze apôtres, car Jean n’est pas là. Salutations habituelles des gens sur une gamme très variée d’expressions, depuis celles toutes simples des enfants à celles un peu timides des femmes, de celles extatiques des miraculés, jusqu’aux salutations curieuses ou ironiques. Il y en a pour tous les goûts. Et Jésus répond à tous, de la même façon dont il est salué : des caresses pour les enfants, des bénédictions pour les femmes, des sourires aux miraculés, et une marque de profond respect pour les autres.