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Notes du thème

Personnages riches, influents ou puissants

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EMV 87.4 · Tome 2

L’Evangile tel qu'il m'a été révélé

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87.4 Mais saluons Isaac. Le soir est venu. Je te bénis, serviteur fidèle. Tu sais maintenant que Lazare de Béthanie est notre ami et qu’il veut aider mes amis. Je pars. Toi, reste. Laboure le terrain aride de Juda. Plus tard, je reviendrai. Tu sais, au besoin, où me trouver. Que ma paix soit avec toi ! »

Jésus bénit et embrasse son disciple.

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EMV 88 · Tome 2

L’Evangile tel qu'il m'a été révélé

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Lévi, Joseph, les bergers, sont avec Jésus ; il y a également Jean, Simon le Zélote et Judas. Ils arrivent à la plaine d'Esdrelon. Pendant que Lévi part en avant pour prévenir Jonas, Jésus reste seul avec Jean. Le bien-aimé lui déclare qu'il préfère sa barque aux durs tourments infligés par Doras, et Jésus, plaisantant à moitié, lui demande s'il préfère vraiment sa barque. Jean, impulsif, répond que c'est le Christ qui préfère, car il est l'Amour sur Terre. Jésus prend alors le temps de lui expliquer que l'Amour est avide d'amour et que peu, parmi les hommes, ne sauront aimer Dieu comme il se doit. Aimer sera le propre des Jean et le Seigneur prend l'exemple du blé qui se donne à tous, en nourrissant ses frères et soeurs. Ce doux colloque se termine et Jonas arrive. Le berger maltraité est tout heureux de retrouver son Maître. Ils évoquent Marie, puis les sévices de Doras. Jésuis l'encourage à rester à sa place, à continuer à se sanctifier et à sanctififier les autres. Il pourra continuer l'évangélisation parmi les pauvres qu'il fréquente. Enfin, le Seigneur va voir les autres travailleurs de Doras avec son fidèle ami.

EMV 88.1 · Tome 2

L’Evangile tel qu'il m'a été révélé

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« Tu crois qu’il sera là ? demande Jésus à Lévi.

– Certainement. A cette époque, les moissons sont rentrées et la récolte des fruits n’est pas encore commencée. Les paysans sont donc occupés à surveiller les vignobles et les pommeraies contre les voleurs, et ils ne s’en écartent pas, surtout quand les patrons sont exigeants comme celui de Jonas. La Samarie est proche et quand ces renégats le peuvent... ils nous pillent volontiers, nous qui venons d’Israël. Ne savent-ils pas qu’après cela, les serviteurs passent à la bastonnade ? Bien sûr qu’ils le savent, mais ils nous haïssent, voilà tout.

– N’aie pas de rancoeur, Lévi, dit Jésus.

– Non. Mais tu verras comment par leur faute Jonas fut mis à mal il y a cinq ans. Depuis lors il passe la nuit à monter la garde. Car la flagellation est un supplice cruel...

– C’est encore loin ?

– Non, Maître, regarde, là où finit cette terre désolée et où se trouve une tache sombre. Ce sont les pommeraies de Doras, le dur pharisien. Si tu permets, je te précède pour me faire reconnaître par Jonas.

– Va.

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EMV 88.4 · Tome 2

L’Evangile tel qu'il m'a été révélé

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– Tu as été sur le point de mourir ? Quand ?

– Quand j’ai été fouetté presque à mort parce qu’on avait pillé deux vignes. Regarde toutes ces blessures ! »

Il descend son vêtement et montre ses épaules toutes balafrées de cicatrices irrégulières.

« Il m’a frappé avec un fouet garni de fer. Il a compté les grappes enlevées, cela se voyait par la trace du pédoncule arraché, et m’a assené un coup pour chaque grappe. Puis il m’a laissé sur place, à demi mort. J’ai été secouru par Marie, la jeune femme d’un compagnon à moi. Elle m’a toujours bien aimé. Son père était régisseur avant moi et, à mon arrivée ici, je me suis attaché à cette petite parce qu’elle s’appelait Marie. Elle m’a soigné, et je suis guéri depuis deux mois car, à cause de la chaleur, les plaies s’étaient infectées, ce qui me donnait une forte fièvre. J’ai dit au Dieu d’Israël : “ Peu importe. Laisse-moi revoir ton Messie. Ces souffrances ne comptent plus guère. Accepte-les en sacrifice. Je ne peux jamais aller t’offrir un sacrifice. Je suis le serviteur d’un homme cruel et tu le sais. Même à la Pâque, il ne me laisse pas venir à ton autel. Prends-moi comme hostie, mais donne-le-moi, Lui ! ”

88.4 – Et le Très-Haut t’a donné satisfaction.

EMV 88.5 · Tome 2

L’Evangile tel qu'il m'a été révélé

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88.5 – Seigneur, ne dédaignes-tu pas d’entrer chez moi ? Si tu m’assures que le voleur ne pénétrera pas dans le domaine, je voudrais te donner l’hospitalité et appeler autour de toi les quelques personnes qui te connaissent par ma parole. Le patron nous a méprisés et piétinés comme de mauvaises herbes. Nous n’avons que l’espérance d’une récompense éternelle. Mais si tu te montres à des coeurs brisés, ils auront en eux une autre force.

– Je viens. Ne crains pas pour les arbres et les vignes. Peux-tu croire que les anges monteront une garde fidèle à ta place ?

– Oh ! Seigneur, je les ai vus, tes serviteurs célestes. Je crois et je viens avec toi en toute sécurité. Bénis soient-ils, ces arbres et ces vignes pour lesquels la brise sera vol des ailes d’anges et chants des voix angéliques ! Béni soit-il, ce sol que tu sanctifies de ton pied ! Viens, Seigneur Jésus ! Ecoutez, arbres et vignes. Ecoutez, campagnes. Maintenant, ce Nom que je vous avais confié pour ma consolation, je le lui dis à lui. Jésus est ici. Ecoutez et que dans les branches et les sarments tressaille la sève. Le Messie est avec nous. »

Tout se termine sur ces joyeuses paroles.

Détail

Jonas veille sur les vignes de Doras, par crainte de quelques voleurs, car il y a cinq ans, il y a eu effectivement des larcins et le berger en a été puni sévèrement. Il a reçu la flagellation. Alors Jonas demande à Jésus :

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EMV 89 · Tome 2

L’Evangile tel qu'il m'a été révélé

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Jésus quitte Jonas, le berger de Bethléem. Celui-ci est triste que le Maître s'en aille et pleure, mais Jésus l'encourage à rester à sa place et il lui promet qu'il lui amènera Marie, sa Mère. Il appose finalement un sceau sur les terres de Doras pour que rien ne puisse faire de mal à son domaine. Simon le Zélote demande alors à parler au Maître et il propose que le rachat de sa maison serve à libérer Jonas. Le Zélote propose ainsi de passer par Lazare et Jésus accepte. Il lui dit ensuite qu'il souffre de voir souffrir les bons, mais que Dieu ne pourvoie pas à tout, car il commettrait alors un vol envers ses amis, ceux-ci devant aussi être miséricorde et charité. Simon comprend sa pensée, et dit que plus il avance, plus il entrevoit la Perfection qu'est Dieu. Jésus donne alors une définition très belle du Très-Haut, et Lévi, le berger, demande d'aller avec lui à Nazareth, au nom de sa Mère. Jésus accepte.

Plus tard, Jésus arrive dans sa ville. Il salue des femmes, dont Marie d'Alphée, qui est venue prendre des brocs d'eau pour la Vierge. Jésus lui prend ses brocs et va lui-même sur place pour faire une surprise à sa Maman. Celle-ci est tout heureuse de revoir son Fils, mais voit bien qu'il est las et fatigué. Celui-ci souhaite se reposer auprès d'elle et il finit par s'endormir sur le Coeur de Marie.

EMV 89.1 · Tome 2

L’Evangile tel qu'il m'a été révélé

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89.1 A peine une lueur de lumière. Sur la porte d’une misérable cabane – ce serait lui faire trop d’honneur de la qualifier de mai­son –, Jésus se trouve avec les siens et Jonas ainsi que d’autres paysans pauvres comme lui. C’est l’heure de l’adieu.

« Je ne te verrai plus, mon Seigneur ? demande Jonas. Tu as apporté la lumière à nos coeurs. Ta bonté a fait de ces jours une fête qui durera toute la vie. Mais tu as vu comment nous sommes traités. On prend mieux soin des animaux que de nous et on traite plus humainement les arbres : ils représentent de l’argent. Nous ne sommes, nous, que des machines à procurer de l’argent. Et on nous exploite jusqu’à ce que nous mourions, à bout de forces. Mais tes paroles ont été pour nous de véritables caresses d’ailes angéliques. Le pain nous a semblé plus abondant et meilleur parce que tu l’as mangé avec nous, ce pain qu’il ne donne même pas à ses chiens. Reviens le rompre avec nous, Seigneur. C’est seulement parce que c’est toi que j’ose le dire. Pour tout autre, ce serait l’offenser que de lui offrir un abri et une nourriture que dédaigne le mendiant. Mais toi...

– Mais moi, j’y trouve un parfum et une saveur célestes parce que foi et amour y règnent. Je reviendrai, Jonas, je reviendrai. Pour ta part, reste à ta place, comme un animal lié aux brancards. Que ta place soit ton échelle de Jacob. Et, réellement, les anges vont et viennent entre le Ciel et toi, attentifs à recueillir tous tes mérites pour les porter à Dieu. Mais je viendrai vers toi, pour élever ton âme. Demeurez-moi tous fidèles. Ah ! Je voudrais vous donner une paix humaine également. Mais je ne le puis. Il me faut vous dire : souffrez encore. Et c’est douloureux pour une personne qui aime...

– Seigneur, si tu nous aimes, il n’est plus de souffrance. Auparavant, nous n’avions personne pour nous aimer... Ah, si je pouvais, moi au moins, voir ta Mère !

– Ne t’inquiète pas, je te l’amènerai. Quand la saison sera plus douce, je viendrai avec elle. Ne t’expose pas à des châtiments inhumains par hâte de la voir. Sache l’attendre comme on attend le lever d’une étoile, de la première étoile. Elle t’apparaîtra à l’improviste comme la première étoile du soir qu’on ne voyait pas et qui soudain scintille dans le ciel. Pense même que, dès maintenant, elle répand ses dons d’amour sur toi. Adieu, vous tous ! Que ma paix vous protège contre les duretés qui vous angoissent. Adieu, Jonas. Ne pleure pas. Tu as attendu tant d’années avec une foi patiente ! Je te promets maintenant une attente qui sera bien courte. Ne pleure pas. Je ne te laisserai pas seul. Ta bonté a essuyé mes larmes d’enfant. Ma bonté ne suffit-elle pas à essuyer les tiennes ?

– Oui... mais tu pars... et moi je reste...

– Mon ami, Jonas, ne me laisse pas partir accablé par le poids de ne pouvoir te soulager...

– Je ne pleure pas, Seigneur... Mais comment ferai-je pour vivre sans plus te voir, maintenant que je te sais en vie ? »

Jésus caresse encore le visage défait du vieillard, puis s’éloigne. Mais, parvenu la limite de la misérable cour, il ouvre les bras et bénit la campagne. Puis il s’éloigne.

« Qu’est-ce que tu as fait ? demande Simon qui a remarqué ce geste inhabituel.

– J’ai imprimé un sceau sur toutes les choses pour que les démons ne puissent, en leur nuisant, nuire à ces malheureux. Je ne pouvais rien de plus...

EMV 89.1 · Tome 2

L’Evangile tel qu'il m'a été révélé

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« (...) Maître... marchons un peu plus vite. Je voudrais te parler discrètement. »

Ils se détachent encore plus du groupe, et Simon dit :

« Je voudrais te dire que Lazare a ordre d’employer l’argent pour venir en aide à tous ceux qui ont recours à lui au nom de Jésus. Ne pourrions-nous pas affranchir Jonas ? Cet homme est usé et n’a plus que la joie de te posséder. Donnons-la-lui. Quel travail peut-il encore accomplir ici ? Libre, il serait ton disciple dans cette plaine si belle et désolée. Les hommes les plus riches d’Israël possèdent ici des terres excellentes et les exploitent avec une usure cruelle, exigeant de leurs travailleurs cent pour un. Je le sais depuis des années. Il te sera difficile de séjourner beaucoup ici, car la secte des pharisiens y règne en maître et je ne crois pas qu’elle te sera jamais amie. Ces travailleurs opprimés et sans lumière comptent parmi les plus malheureux en Israël. Tu l’as entendu : même pour la Pâque, on ne les laisse pas prier en paix, pendant que leurs durs patrons se placent au premier rang des fidèles avec de grands gestes et des mises en scène. Ils auront au moins la joie de savoir que tu es ici, d’entendre répéter tes paroles par quelqu’un qui n’en changera pas un iota. Si c’est ton avis, Maître, donne des ordres et Lazare le fera.

– Simon, j’avais compris pourquoi tu t’es dépouillé de tout. Les pensées de l’homme ne me sont pas inconnues et je t’ai aimé aussi pour cette raison. En rendant heureux Jonas, c’est Jésus que tu rends heureux.

Détail

Simon le Zélote vient de quitter Jonas avec Jésus. Le berger de Bethléem a une vie misérable sous les ordres de Doras.

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EMV 90.7 · Tome 2

L’Evangile tel qu'il m'a été révélé

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90.7 Maintenant venez. Pendant que les femmes travaillent pour nous, faisons une halte sous la tonnelle fraîche. Comme il est beau d’être avec ses amis ! Nous irons ensuite, tous ensemble, parcourir la Galilée et même plus loin. Ou plutôt, pas tous. Lévi, maintenant qu’il est satisfait, retournera auprès d’Elie pour lui dire que Marie le salue. N’est-ce pas, Maman ?

– Que je le bénis, tout comme Isaac et les autres. Mon Fils m’a promis de m’emmener avec lui... et je viendrai chez vous, les premiers amis de mon Bébé.

– Maître, je voudrais que Lévi porte à Lazare le document que tu sais.

– Prépare-le, Simon. Aujourd’hui, c’est fête. Demain soir, Lévi partira, à temps pour arriver avant le sabbat. Venez, mes amis... »

Ils sortent dans le jardin tout vert, et tout prend fin.

Détail

Jésus a présenté deux bergers de Bethléem à sa Mère (Lévi et Joseph). Il lui présente également Judas, Jean, Simon le Zélote. Après que Pierre soit rentré, il conclut :

EMV 93.2-3 · Tome 2

L’Evangile tel qu'il m'a été révélé

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– Il a déjà rattaché tous les sarments qui s’étaient défaits, note Marie. Il a étayé le poirier trop chargé et passé des cordages sous le grenadier qui ne s’est développé que d’un côté.

– Oui ! Il ressemble à un vieux pharisien : il penche du côté qui lui plaît. Je l’ai arrangé comme une voile et je lui ai dit : “ Ne sais-tu pas que c’est le juste milieu qui est approprié ? Viens par-là, tête dure, pour ne pas rompre sous le poids. ” je m’occupe maintenant du figuier, mais c’est par égoïsme : je pense à l’appétit de tout le monde pour les figues fraîches et le pain chaud ! Ah ! Hérode Antipas en personne n’a pas un si bon repas ! Mais il faut y aller doucement, car le figuier a des branches tendres comme le coeur d’une fillette quand elle fait son premier aveu d’amour, or moi je suis lourd, et les meilleures figues sont tout en haut. Elles sont déjà toutes ressuyées sous ce premier rayon de soleil. Elles doivent être délicieuses.

93.3 Hé ! Mon garçon ! Ne te contente pas de me regarder. Réveille-toi ! Passe-moi ce panier. »

Jean, qui sort de l’atelier, obéit et grimpe lui aussi sur le gros figuier. Quand les deux pêcheurs en redescendent, Simon le Zélote, Joseph et Judas sont eux aussi sortis de l’atelier. Je ne vois pas les autres.

Détail

Pierre travaille dans le jardin de Marie. Celle-ci dit à son Fils :